.: Solstice à la Source :.

Levée à 4h45 pour un départ au plus vite, j’avais cueilli mes bouquets de fleurs la veille au soir, à la fraîche. Millepertuis et immortelle. J’avais en charge le monde du milieu pour le rituel et j’ai donc emporté en offrande un bouquet de fleurs séchées qui m’accompagnait depuis un an. Immortelle et lavande. J’avais relu également « vivre la tradition celtique » de Mara Freeman et en ce qui concerne les gwers, j’en suis à « relier les fêtes entre elles » ( pour faire bref et pas dévoiler quoi que ce soit^^)…donc j’étais parée!

Le tambour, des figues séchées, quelques tisanes, ma guitalélé, mon crâne Bag, ma tenue à améliorer….(je cherche encore ma tenue de célébrations, ou mes tenues, je commence à y attacher une importance au fur et à mesure)

Me voilà partie en catimini après que mon chat Heq ( chaman d’un livre de Jorn Riel) se soit bien frotté contre mon tambour en peau de bouc!

La route ne fut pas des plus agréable…j’ai vu un feu dégueu bien noir, un renard mort…je me dis, ou lalala mais ça commence maaaaal!!! Et puis j’ai prié pour le beau roux, prié pour que le feu soit vite éteint ( maudissant à tord la piste Vaison sport toute proche, alors que c’était un mobile home qui brulait…)

J’ai tenté de voir le beau, et là un camion portait mon prénom en lettre attaché très belle sur sa cabine. Bon , un camion, mais j’ai bien aimé ce clin d’œil ! De plus il était en espagnol, ce qui me touche aussi! ^^’

Je suis arrivée à la Source et bonheur de voir tout le monde en tenue prêt à ritualiser!

Le temps de se changer et de tout caler et nous voilà partis pour une heure trente de célébration et d’échanges. J’ai chanté  » Way to the Well » de Starhawk avec mon tambour ( son nom s’est TUNKASHILA d’ailleurs, je ne pensais pas donner un nom à mon tambour….mais comme quoi, tout arrive!) car elle me semblai être très appropriée à ce temps de solstice. J’avais prévu une compo à la guitalélé mais j’ai eu pitié de ceux qui avait veillé toute la nuit le feu sacré, donc je l’ai gardé pour moi! Cependant, ma guitalélé à chanté toute seule lors de la création de la spirale, une de ses cordes vibrant d’elle même, touchée par la chaleur du soleil.

Pieds nus sur l’herbe, avec mon tambour, les yeux fermés, entourée de personnes avec qui je sais que je peux faire entendre une voix. Je suis d’ailleurs plus à l’aise durant le rituel que dans les temps informels…

Je n’ai pris aucune photo, je n’en prend jamais lors de ces rituels ( avant ou après bien sûr, le temps sacré ne se capture pas ). Je n’ai donc rien pour illustrer ce moment, mais j’ai beaucoup aimé lire cette citation juste en rentrant et en étudiant mes gwers d’Ovate : » L’auto initiation au sein de la tradition druidique, pour important que puissent être ses effets, est un processus que vous n’engagerez qu’une seule fois, tandis que la roue de l’année vous entraînera de saison en saison tant que vous resterez Druide. D’une certaine façon, les stations de l’année représentent votre initiation véritable qui se répète à des niveaux qui vont sans cesse en s’approfondissant au fur et à mesure qu’une année débouche sur la suivante. »

Je suis rentrée tôt, en me perdant, comme d’habitude sur le retour! j’erre toujours 20 minutes en voiture avant de retomber là où je le veux ( misère!).

.:Mise à jour non exhaustive :.

Toc! toc!

C’est moi….une petite Graine dans le vent. Je passe par ici grâce à un Souffle de Lotus qui m’a ramené sur la planète WordPress. Je pense que cela sera très temporaire car le jardin, la forêt, le châtaignier, le hamac, le vent, le soleil et la Terre, l’eau du puits, la vie laborieuse qui ne l’est pas tant en ce moment….font que se poser devant un clavier et raconter ne sont pas ma priorité!

Pourtant je pense à ceux que je croise ici depuis des années régulièrement. Aegiale, ce grand vide, l’as tu apprivoisé, Valiel, tu m’inspires toujours et je voudrai tant répondre mieux et plus à ce que tu postes, Evor, je t’ai fais des petits coucous rapides sans pouvoir commenter, Libellule je ne sais plus où tu es, Iria j’espère que tu vas bien là bas, Rowan ma semeuse préférée, Maïa hors radar depuis trop longtemps, Revan, ma Yumyum, passeras tu? Et à tous les autres camarades des mondes virtuels dont les avatars se sont désintégrés dans l’hyperespace….

En ce moment, je suis à fond dans l’exploration de mes tarots, je découvre la forêt à côté de chez moi avec d’autres personnes, je la vois encore renouvelée, je sème et sème et sème, je connais quelques victoires et beaucoup d’échecs, mais je ne lâche pas, je marche, je me rends au travail à vélo, je lance des cris d’amour à la forêt qui m’envoie des cœurs en pierre, les émojis c’est has been! Je célèbre à la clairière dès que je peux malgré certains malaises, le positif l’emporte et j’avance. Je bat le tambour qu’une amie a fabriqué et qui m’a tapé dans l’œil. Je le frappe et les silences entre chaque coups sont plus parlant que le son lui même. J’aime encore plus l’entendre poursuivre son voyage et s’atténuer, et laisser de la place à la nature autour.

Je ne sais pas écrire comme certain-e-s mais j’ai pleins d’idées qui fusent, d’envies et de rêves, et pour cela je suis très reconnaissante.

Je suis là, si vous passez pas loin, parlons! Et qui sait, le fil se tissera à nouveau ici sur wordpress, ou ailleurs!

Bien à tout ceux qui liront!

.: Célébration de Mabon :.

Je viens avec quelques semaines de retard parler de la célébration de Mabon, à la clairière druidique.

J’ai adoré encore une fois célébrer ce rituel là bas. La porte de l’ouest magnifiquement tressée, avoir la joie de décorer le centre du cercle avec des feuilles de vigne vierge, des pommes et des coings.

J’avais apporté ma petite guitalele ( celle de mon fils en vraie) et j’ai chanté une de mes compositions difficilement car il faut transposer les notes ou la voix ( la guitare est en mi, la guitalele est en la ^^ enjoy!) J’ai choisi d’adapter la voix et quelle galère! mais après quelques mesures, c’était à peu près correcte. Ce fut un grand pas pour moi, car la première fois que je joue et chante un de mes morceaux en dehors de chez moi, devant les miens ( mari et enfants…point!) Donc, le grand saut.  » this is a sacred place » en est le titre.  » you have to learn yourself, to rise and fall apart, the wolrd is waiting for your understanding » le refrain. Une autre célébrante ayant vécue 20 ans au canada auprès des amérindiens, mariée tout ce temps à un innu, nous a offert un chant dédié à l’eau, signe de l’ouest, direction de Mabon. Accompagnée de son beau tambour rouge.

Le rituel en lui même s’est très bien passé, un pur moment de partage et de bonheur, je me sentais à ma place. Parfois un peu trop écrit à mon goût mais libre à nous de tresser autour du rituel…peu semble se l’autoriser pour l’instant.

J’aurai dû partir juste après….avant le moment où chacun revêt à nouveau sa tenue civile, que les batailles d’ego rebattent leur plein. D’ailleurs, fait intéressant, je suis la seule à venir déjà vêtue, et à repartir telle que je suis venue. Pour moi, le temps sacré commence avant et finis quand je rejoins mon foyer.

J’aurai dû partir avant….Même si j’ai beaucoup appris et apprécié certains échanges. La bascule dans la saison sombre a eu lieu dès la fin du rituel pour moi. Je suis repartie en larmes de ce lieu pour la première fois. Je ne sais même pas comment raconter cela ici, si ce n’est qu’une personne très forte, versée dans les soins énergétiques et férue de magie noire ( quand on l’emmerde il renvoie du lourd comme il dit) m’a complètement démonté et écrabouillé. Cela s’est terminé ainsi: « il faut que tu apprennes à fermer ta gueule » parce que lors d’une conversation, j’ai été enthousiaste et j’ai « coupé » la personne pour appuyer son propos. Les deux autres personnes ici présentes ont laissé ce monsieur me traiter comme une gamine, silencieuses et dominées.

Je suis partie pleine de doutes quand à ma valeur, quand à mes capacités, quand à ma place, à mes connaissances. Bon, le terrain avait déjà été labouré depuis quelques mois, et les graines du doute avaient un terrain bien fertile à leur portée.

Je pense que cela est une leçon qu’on m’envoie. Sur le « ta gueule  » déjà. J’ai reçu d’autres messages plus subtiles pour me demander de me taire et de regarder. J’arrive pas à l’appliquer encore, mais: message reçu! work in progress!

Il faut que je me protège, que je me taise, que j’écoute, que je prenne confiance en moi. Que j’applique à moi même le refrain de ma chanson!

Je dois apprendre par moi même, les sachants, faut s’en méfier! Rien ne vaut l’expérience faites par soi même. Et la magie noire, ça pu, même pour se protéger. ( ce n’est que mon avis…qui vaut ce qu’il vaut.)

Et les complotistes sont partout! ^^

J’ai eu l’impulsion après tout cela de refaire mon autel pour la saison sombre. Cela m’a fait un bien énorme.

J’y est remis la Grande Terre Mère au centre.Quatre statuettes de cet autel sont des créations de mes mains. Le chaudron reçoit les offrandes de chaque sabbat célébré, quand la roue sera complète je fabriquerai quelque chose avec. Un charme, une offrande, je ne sais pas encore bien précisément, et me laisserai guider.

.: Les Trois Sœurs :.

 » Ce sont trois sœurs, m’avait dit Papa.Dans différentes tribus indiennes, les Trois Sœurs représentent les trois cultures les plus importantes. Le maïs, les haricots et les courges. Les cultures poussent ensemble comme des sœurs. L’ainée est le maïs. Elle est la plus grande et c’est à elle que s’accrochent les tiges de ses sœurs plus jeunes. La seconde c’est le haricot. Elle apporte azote et nourriture au sol, ce qui permet à ses sœurs de devenir fortes et résistantes. La plus jeune, c’est la courge. Elle est la protectrice de ses sœurs. Elle étend ses larges feuilles pour faire de l’ombre à la terre et empêche les mauvaises herbes de s’installer. Ce sont les tiges des courges qui unissent les Trois Sœurs par le lien le plus fort qui soit. »

Extrait du livre  » Betty » de Tiffany Mcdaniel

https://www.tiffanymcdaniel.com/the-real-betty

Un livre d’une beauté saisissante. La poésie y est omniprésente, même dans les moments les plus sombres.

J’y ai trouvé également une nouvelle présentation des trois sœurs, que j’avais découverte dans le livre  » tresser les herbes sacrées » de Robin Wall Kimmerer.

Cette année, je me suis exercée à faire pousser Maïs, Haricots et Courges. Chacune dans leur coin pour le moment, car je découvre mon nouveau terrain sans le mobile home et j’essaie de le faire revivre. Haricot de la main de ma fille a fait une magnifique pousse. Maïs m’a surprise et se plaît ici…Courge est la plus en difficulté car le déséquilibre est encore bien présent sur le terrain et les limaces dévorent ses tendres pousses voracement.

Pour aller plus loin, je me demande quelle sœur je suis. Je suis une sœur ainée, et pas de trois sœurs. Mais quand bien même….Je pense que je suis courge, en difficulté devant les voraces limaces! Mais en quête de protection pour les miens. D’ombre et de tuteur-rice pour pouvoir agripper et pousser plus librement.

Et vous?

.:une famille d’Arbres:.

De Jules Renard

« C’est après avoir traversé une plaine brûlée de soleil que je les rencontre.

Ils ne demeurent pas au bord de la route, à cause du bruit. Ils habitent les champs incultes, sur une source connue des oiseaux seuls.

De loin, ils semblent impénétrables. Dès que j’approche, leurs troncs se desserrent. Ils m’accueillent avec prudence. Je peux me reposer, me rafraîchir, mais je devine qu’ils m’observent et se défient.

Ils vivent en famille, les plus âgés au milieu et les petits, ceux dont les premières feuilles viennent de naître, un peu partout, sans jamais s’écarter.

Ils mettent longtemps à mourir, et ils gardent les morts debout jusqu’à la chute en poussière.

Ils se flattent de leurs longues branches, pour s’assurer qu’ils sont tous là, comme les aveugles. Ils gesticulent de colère si le vent s’essouffle à les déraciner. Mais entre eux aucune dispute. Ils ne murmurent que d’accord.

Je sens qu’ils doivent être ma vraie famille. J’oublierai vite l’autre. Ces arbres m’adopteront peu à peu, et pour le mériter j’apprends ce qu’il faut savoir :

Je sais déjà regarder les nuages qui passent.

Je sais aussi rester en place.

Et je sais presque me taire. »

J’ai découvert ce texte ce matin et ce ne peut être un hasard bien sûr.

Alors que je poursuis mon étude du peuple dressé par le biais de mon parcours d’Ovate, et que plus d’une fois je reçois le message  » tais toi et observe », parfois de manière moins polie d’ailleurs….Je lis ce texte et il me parle. De ce temps où je dois apprendre à observer, voir, et écouter.

C’est la saison sombre et j’ai plongé dedans. J’ai fouttue un beau bazar dans ma vie professionnelle à ne pas écouter les conseils et demandes de l’univers. Tout est leçon, il reste à l’accepter et à transformer ce qui peut l’être et à laisser être ce qui ne le peut pas.

Je lis ce texte et j’entends…cela ne vas pas être facile pour moi, cette leçon fais mal. Le cycle n’attend pas et il m’emporte avec lui, que je le veuille ou non.

Je partage ce texte ici, peut être parlera t’il à d’autres?

Et je médite sur celui ci, pour faire partie de la famille des arbres….

.: Derniers noeuds de Lughnasad :.

Dans la tradition celtique, il est dit que Lughnasad est le pendant de Imbolc. Je l’ai compris cette année.

La présence du feu, on commence à semer, ou à rêver de le faire pour Imbolc. Et le fruit de ces rêves d’abondance et de lumière se réalisent (ou pas) pour Lughnasad ?
La durée de la célébration aussi, durant tout le mois! L’entretien de la flamme de Brighid durant les jours et les nuits de février. Les premières récoltes et moissons, qui s’étalent sur tout août. En Irlande , le mois d’août porte parfois le nom de Lughnasad.

J’ai d’ailleurs noué du jonc fleurie pour faire le lien, un noeud de Lughnasad avec la plante de La Croix de Brighid. Création offerte aussitôt à ma mère.

En illustration, les dernier noeuds:

Le support est en osier, une autre plante que j’associe à Brighid. La fleur jaune est de l’hélicryse , ou immortelle.

.: feu guérisseur :.

Hier, au plus bas, pourquoi ? Aucune idée.
transformation en cours, digestion de mes vieux oripeaux ( conseil de Mme Grenouille), mue… le brouillard sur les collines en face, la perspective de la rentrée… juste envie de me rouler en boule. J’avais besoin de forêt aussi. Mais la pluie et le timing ne m’auront pas offert de fenêtre pour m’y rendre.

Parfois, quand tout est dur à supporter, un feu ça aide!

Réconfortant et rassurant, il est en nous depuis qu’on sait le créer et qu’il a permis de nous réchauffer, de transformer notre nourriture, durcir le bois de nos lances. Le feu , seul élément que l’on doit créer pour le rencontrer? A part l’astre solaire sans doute?

Dès qu’un feu brûle , les enfants et les adultes se serrent autour, faisant bloc, on se rapproche , on échange, on fixe les flammes sans ciller. Dur de le quitter, de s’en éloigner.
J’ai également remarqué que, malade et faible, un feu m’apportait sa vitalité.

Un de mes vœux : apprendre à maîtriser l’allumage d’un feu avec un archet et une tablette. Avec la pierre à feu j’ai déjà obtenu des braises mais ce type de pierres ne se trouvant pas partout, je préférerai apprendre la méthode avec l’archet! Ainsi, pour un peu d’avoir un morceau bien sec où frotter, le feu sera possible!

Ce matin , il fumait encore. Si nous avions voulu, il serait reparti de plus belle. Ses cendres iront dans le compost pour nourrir le jardin.

Merci à l’élément Feu pour nous avoir apporté sa lumière, sa chaleur, sa transformation, puisse t’il continuer à briller en nous longtemps…jusqu’au prochain…

.: Lughnasad à la Clairière :.

Aucune photo pour illustrer, car là bas, le temps est sacré et le téléphone n’y a pas sa place, ni un appareil photo. Ma montre s’est carrément arrêtée!Les mots ne suffiront peut être pas non plus. Mon premier « vrai » Lughnasad. Je ne suis pas une fille de l’été, surtout avec le dérèglement climatique. Je suis une fille de l’entre deux, du printemps et de l’automne, entre chien et loup….entre ombre et lumière. Je suis gémeau, ceci expliquant peut être cela?

En tout cas, après une période plutôt sombre et difficile émotionnellement et spirituellement ( physiquement aussi) j’ai ressenti le besoin de me rendre à la Clairière proche de chez moi et j’ai vraiment bien fait.

Ce fut la plus belle célébration pour moi. Pieds nus sur la Terre, des mantras chantés, ma prière à Tellus Mater récitée dans le cercle, un cornemuseur jurassien qui m’a donné les infos sur sa clairière proche de Dole ( en forêt de Chaux.) De nouvelles perspectives et de nouvelles rencontres. Beaucoup de douceur, ce n’était pas ainsi que je voyais Lughnasad et il m’a été donné une autre vision, merci pour cela! J’ai pu offrir mon nœud des moissons et en recevoir un autre. Sur mon autel, chaque plantes reçues lors des célébration se joignent dans un petit chaudron. Quand la roue sera complète, je concocterai quelque chose avec elles. Gui, If, graminés, …

Je me suis aussi inscrite sur le Druid Hearth, magnifique lieu virtuel où échanger avec d’autres membres de l’Obod…5 euros par mois après les 3 mois d’essai gratuit. Je me demande si je passerai le pas, mais pour le moment j’apprécie. Cela reste un système de publication comme fesse de bouc, donc pas évident de partager et de suivre. Mais c’est très beau, et cela me fait pratiquer/travailler l’anglais! Je me rends compte que je comprends plutôt bien, mais m’exprimer me prend du temps.

Pour ces temps de Lughnasad, les récoltes commencent à s’intensifier. jusqu’à présent j’étais frustrée! les pluies empêchaient quelque peu de ramasser et faire sécher!

Mon tournesol va déployer sa fleur sous peu( merci Rowan♥)

plus de 2 mètre de haut le pépère!♥

Je suis assez verte de tous ces câbles qu’on voit derrière! La fibre a été passée ici, et c’est une horreur l’installation qui a été faite. Je me bagarre pour que cela passe autrement ( même coupé le câble une fois, mes voisins m’adorent….) mais je n’ai pas gagné encore….Les installateurs sont entrés chez nous sans autorisation, deux fois! et le câble passe très bas dans nos arbres….je pense que je vais y suspendre des drapeaux de prières pour contrebalancer la nuisance! on se bat comme on peu!^^

.: Préparation de Lughnasad : Le noeud des moissons :.

Je vais aller célébrer Lughnasad avec la Clairière de la Source Aux Fées, et je me suis amusée à tester la réalisation de nœuds des moissons. Comme toujours, j’ai voulu faire à ma sauce, et mes essais furent plus ou moins fructueux! Le tressage scoubidou, ça gaspille trop de matière!^^

Donc, j’ai repris mon courage à deux mains et me suis penchée sur le livre et les explications de Mara Freeman (  » Vivre la tradition celtique au fil des saisons » dont je ne regrette pas l’acquisition! quelle mine d’or!)

J’aurai aimé un tuto vidéo, mais je n’en ai pas trouvé! J’aimerai être équipée et douée pour en proposer un…mais ce n’est pas pour aujourd’hui encore ^^’ Cependant, j’ai pu trouver ce site qui propose l’explication en photo. La numérotation des brins sur les illustrations aident pas mal pour comprendre! http://marianne38scrap.canalblog.com/archives/2016/07/02/34039757.html

J’ai réussi à trouver le coup de main, et une fois compris, ce tressage est tout à fait hypnotique et même addictif! J’ai pris de l’avoine qui poussait chez moi, et j’ai adoré le faire en lavande, le tressage est trop beau, le vert de la tige devenant brillant et vert profond…sans parler de l’odeur délicieuse de cette plante! L’avoine est très dur à tresser, mais c’est marrant. Je l’ai donné à ma fille pour son lieu sacré, situé à l’arrière de notre maison…Je crois qu’il me reste quelques épis de blés de mes premiers essais. J’en avais semé un peu sur mon terrain…l’an prochain, j’en mettrai plus car j’aime que ces blés aient poussé par mes soins et soient ensuite tressés pour Lughnasad!

.:Livres jeunesses: histoires de sorcières:.

Je lis beaucoup, pour moi, avec mes enfants, pour mon travail. Le livre est pour moi essentiel, Bd ou roman, pas de sous genre. J’ai découvert quelques pépites dans ma médiathèque ( oui ma médiathèque! dont notre famille à souvent décroché la place des plus gros « emprunteurs de l’année », titre dont nous sommes fiers! ^^)

J’ai envie de venir partager ici nos coups de cœurs, enfants, ados et plus vieux!^^ J’ai sélectionné les derniers livres visuellement très beau et aux textes très poétiques, qui nous ont vraiment tapé dans l’œil. Le thème restera toujours parent de mes préoccupations ici : La Terre, l’écologie, la magie, la sorcellerie, les règnes….

Aujourd’hui, quelques livres de sorcières!

Sorcière et Chanoir de Marina Philipart. Visuellement très beau. Nous rencontrons Sorcière qui un jour découvre Chanoir. Il pleure car il est perdu. Elle lui prépare une tisane et elle promet de le raccompagner au pays des chats. Elle emporte ses herbes et les voilà lancés dans une aventure mystérieuse au sein d’une forêt ancestrale dont Sorcière se rappelle avoir vu pousser la plupart des arbres……Je suis fan des illustrations, et des petites perles de glu phosphorescentes qu’un vers offrira à nos compagnons…

Lena et le Seigneur des Amanites est une collaboration entre trois artistes et auteur-e-s : Myriam Dahman, Nicolas Digard pour les textes et Julia Sardà pour les illustrations. L’histoire commence dans un village situé à l’orée d’une forêt mystérieuse. Les gens qui s’y aventurent disparaissent sans laisser de trace. Lena, Une passeuse,s’inquiète de la disparition d’un jeune homme. Un soir, elle aperçoit une lanterne, et fait la rencontre d’un crapaud qui va l’entrainer chez lui pour un dîner…Ce crapaud est il un nouveau Barbe Bleu? Que cache son mystérieux palais?…Une aventure pleines de symboles, de champignons ( ♥) et de magie.

Hazel la petite sorcière, une année dans la forêt, de Phoebe Wahl ( dont j’ai aussi adoré, « La maison bleue »!♥) est un livre qui nous amène dans la forêt auprès d’une petite sorcière. Nous la suivons durant les quatre saisons durant lesquelles elle vit des aventures avec les autres habitants. Elle apprend à se détendre en été et a profiter avec les autres êtres de la forêt, elle soigne et écoute les animaux en détresse en hiver….les illustrations sont magnifiques, Hazel est superbe avec ses poils aux pattes et ses salopettes, son petit ventre rebondie!

Je n’achète que peu de livre et la majeure partie d’occasion. Ces trois livres valent pour moi le coup de faire partie d’une bibliothèque et sont à lire et à relire….avec une préférence pour Sorcière et Chanoir et Hazel!