Articles sur le Venezuela

Je publie une série d’articles sur le Venezuela, à la suite de l’agression américaine et le kidnapping du président Nicolas Maduro.

L’armée vénézuélienne a fait le bon choix: éviter un choc frontal

L’armée vénézuélienne a évité le piège d’une guerre frontale où elle risquait d’être décimée.
Si elle doit faire la guerre, elle le fera dans des conditions moins défavorables, plus adaptées à ses capacités.

Nicolas Maduro: l’homme et son image

Avant de détruite un homme, il faut détruire son image. En faire un monstre, une incarnation du diable, un spécimen du mal. C’est ce que les Américains ont tenté de faire avec Maduro. Avec un certain succès,

Le dinar face à un choc imminent

Le dinar dans la tourmente.
Entre le moment où j’ai écrit cet article, à la mi-journée, et maintenant, vendredi à 20 h, il a encore perdu du terrain.
Très inquiétant, mais c’est d’une logique implacable, au vu de ce que fait le gouvernement et ce que ne fait pas la Banque d’Algérie.

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Les guerres de 2025

J’ai écrit une série d’articles courts sur les guerres en 2025. Ces textes ont été publiés par le site al-hirak al ikhbari

1. Inde-Pakistan: deux puissances nucléaires en conflit permanent

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2. En Palestine, le prix effrayant de la banalisation du crime
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3. . Elon Musk, un milliardaire qui décide du sort d’un conflit majeur

https://bit.ly/44VtpUn

4. Au Soudan en RDC, les interminables guerres des pauvres

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5. Au Sahara occidental: alliance entre anciens et nouveaux colons
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6. Israël-Iran: Guerres de 2025: Les fondamentaux des agressions israéliennes

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7. Au Sahel, un cocktail explosif: OTAN, state failed, djihadisme, mercenaires et Wagner

S’accrocher à une connerie. Exemple : l’allocation touristique

Le ministre des Finances annonce qu’une mesure financière importante va être prise pendant le ramadhan ou après l’Aïd.

كي نشربو الما…

Il est ministre des Finances et il ne maîtrise pas le calendrier, il ne sait pas quand il sera prêt.
Pourtant, la mesure a été annoncée il y’a près de deux mois et demi.

J’ajoute ceci.
La formule utilisée (des antennes bancaires délivrant les devises après les formalités de voyage) va créer d’énormes problèmes, des problèmes insolubles: disponibilité de devises dans tous les ports, aéroports et postes frontaliers, sécurité des convois, masse monétaire en liquide à fournir, la Banque d’Algérie obligée de faire un boulot qui n’est pas le sien, etc.

Exemple :
Un avion part de Chlef ou de Tebessa le soir.
L’argent n’est pas disponible à temps pour une raison quelconque
Le voyageur prend le vol et offre à Bruno Retailleau le plaisir de le renvoyer (il n’a pas de quoi financer son séjour), ou il annule son voyage ?

Autre exemple : les touaregs seront tentés de traverser la frontière pour rendre visite à des cousins en Libye, au Niger, au Mali, voire en Mauritanie, ou juste pour faire du change au noir. Comment mettre à leur disposition une allocation touristique sans risque de sécurité ?

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Vivre dans la propagande, perdre le sens du réel

Les français sont tellement dans la com dans cette crise franco-algérienne qu’ils ont perdu tout sens du réel.

Je suis d’ailleurs étonné que l’Algérie n’ait pas pris d’initiative pour enlever aux officiels et aux racistes français certains éléments de propagande.

Un officiel algérien devrait déclarer qu’il se félicite que la France s’apprête à saisir les biens des dignitaires algériens installés en France. (Commencez par Abdessalam Bouchouareb, tiens. C’est ma suggestion personnelle).

Il devrait annoncer que l’Algérie révoque l’accord de 1968, qui a été vidé de son contenu.

Il devrait rappeler que toute mesure concernant les visas ne touchera que deux catégories de personnes: de simples citoyens, qui ont généralement des parents algériens ou bi-nationaux installés en France (empêcher des visites familiales, c’est chic sur le plan humanitaire), ou des réseaux d’affaires qui vendent des produits français en Algérie.

Pour les dignitaires qui se rendent en France pour des soins, il doit dire que la France est libre d’empêcher des malades de se soigner. C’est un acte humanitaire de haute voltige.
Boumediene, Chadli, Tebboune, ont évité la France pour les soins. Seul Bouteflika est allé en France (à l’hôpital des armées françaises, la honte pour un officier de l’ALN), et la France en a tiré un énorme profit.
Deux autres arguments : il y a une multitude d’alternatives à la France, et les médecins algériens installés en France ont une dette…

En fait, aucun argument avancé par la partie française ne tient la route.
D’où cette question qui m’intrigue : pour une fois que les algériens ont en face des gens aussi stupides, pourquoi ils ne dégonflent pas une fois pour toutes cette baudruche de propagande ?

Ps: ceci évidemment sans porter préjudice au travail des institutionnels, mieux informés que le simple citoyen, ni oublier l’importance de négocier pied à pied, avec un partenaire plus sérieux, des conditions plus adaptées à la période actuelle, où le nord pille une partie des gens les mieux formés dans les pays du sud.

Allocation touristique : l’impasse

Ce n’est pas vraiment une surprise. L’augmentation de l’allocation touristique, supposée passer de 95 euros à 750 euros, selon une annonce faite le 8 décembre 2024, n’est pas entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Au 31 décembre, les banques n’avaient reçu aucune notification à ce sujet. Et jeudi 2 janvier, les banques se contentaient d’appliquer les anciennes mesures. Quand cette mesure entrera en vigueur ? Personne n’est en mesure de le dire,en l’absence d’une annonce officielle ferme. Cette cacophonie confirme en fait le côté aléatoire, presque amateur, qui a prévalu lors de la prise de cette décision. J’avais relevé plusieurs anomalies lors de l’annonce de la décision : la mesure a été annoncée par le président de la République, alors qu’elle relève de la Banque d’Algérie ; le montant décidé a été chiffré en euros, ce qui est parfaitement illegal, le gouvernement algérien devant parler monnaie nationale ; l’augmentation décidée est de près de 800 pour cent, ce qui est une aberration en économie ; cette mesure va fortement alimenter le marché noir si des décisions fortes ne sont pas prises en parallèle pour réduire puis éliminer le marché noir, etc. Aujourd’hui, on peut, sans trop de risques de se tromper, dire que l’aspect pratique pour appliquer la décision n’a pas été sérieusement étudié, et que l’ingénierie nécessaire fait visiblement défaut. Comment, du jour au lendemain, alimenter les banques en monnaies étrangères à des volumes huit fois plus élevés? Comment (prenons cet exemple pour simplifier), comment faire en sorte que cette allocation ne serve pas à des dizaines de milliers d’Algériens à aller passer un weekend en Tunisie, y dépenser deux cents euros, et changer le reste au noir pour financer leur voyage et faire un joli bénéfice? Situation complexe. Il est difficile, voire impossible, de revenir sur la décision sans détruire le peu de crédibilité de la gestion économique du pays; mais l’appliquer est trop complexe pour l’administration en place, et trop compliqué par les problèmes qui risquent d’en découler, sous au moins deux aspects : un rush sur les banques impossible à satisfaire, et un marché noir alimenté par le système bancaire lui-même. Ceci dit, il est utile de revenir sur quatre points : 1. L’augmentation de l’allocation touristique va dans la bonne direction. Elle était nécessaire. L’allocation en vigueur est une honte politique et économique. 2. Prendre une telle mesure sans un ensemble de mesures visant à éliminer le marché noir est absurde. C’est anti-economique. Ça va forcément générer de graves distorsions et des dérapages encore plus graves. 3. Décider une telle mesure sans mettre en place l’ingénierie nécessaire révèle un amateurisme dangereux dans la gestion de la monnaie nationale. 4. Une erreur grave a été commise. On a décidé d’augmenter l’allocation touristique (pour répondre à des injonctions, à des pressions, ou de bonne foi, peu importe ), mais au moment de l’appliquer, on s’est rendu compte qu’il fallait adapter tout un environnement, ce qui va forcément déboucher sur du bricolage et du rafistolage de dernière minute. La bonne démarche imposait une démarche inverse : mettre en place un dispositif pour éliminer le marché parallèle des devises, dispositif dans lequel l’augmentation de l’allocation touristique serait un élément secondaire qu’on peut étaler sur une ou deux années, au lieu d’en faire le cœur du sujet, ce qui mène à une impasse.

La Syrie, les dictatures, l’islamisme, les occidentaux et nous

Le régime syrien, bien avant le dictateur Bachar Al-Assad, a mené le pays à l’impasse puis au chaos devenu inévitable.
(applaudissement des anti-Assad).

Joulani est un intégriste jihadiste, un ancien d’Al-Qaïda et de Daech. Il a pris le pouvoir avec le soutien de la Turquie, d’Israël et des États-Unis, et il va appliquer leur agenda.
(applaudissement des anti-integristes).

Bien.

Une fois qu’on a dit ca, on fait quoi ?
On se réjouit de la chute d’un dictateur, on se désole que la Syrie soit abandonnée au vide et au chaos, on considère que c’est un moindre mal, on tente d’attirer l’attention sur la menace d’intégristes qui viennent de se doter d’un nouveau territoire, ou on fait l’effort d’établir un constat lucide et essayer d’agir en conséquence?

Ce qui se passe après la chute des dictatures dépend rarement du pays lui-même, ce sont souvent des forces extérieures qui dictent sa trajectoire.
Un pays qui sort d’une guerre civile est toujours exsangue, dépourvu de moyens et d’instruments de reconstruction.

En Espagne, au Portugal, en Europe de l’est, la chute des anciens régimes a été accompagnée d’un appui massif des États-Unis et de l’Europe, pour des raisons géopolitiques et économiques. Ces pays ont été hissés à un standard européen.

En Russie, en Iran, en Irak, en Libye, la chute de l’ancien régime (provoquée de l’extérieur pour les deux derniers), a été suivie de sanctions et de mesures aggravantes parce que l’objectif des puissants du moment était autre.
Le résultat a été une descente aux enfers continue.
Il est paradoxal de noter que la Russie et l’Iran se sont relevés grâce à des « dictateurs ».

Revenons à la Syrie.
Le nouveau pharaon du pays, dont les Occidentaux assurent la com (c’est un islamiste modéré, sympa, bcbg, nous dit-on), est originaire du Golan. Le jour où il prenait Damas, Israël annonçait que le Golan serait israélien jusqu’à la fin des temps.
Comment a réagi Joulani à la perte de la terre de ses parents?
Il a dénoncé le Hizbollah et les chiites.

Dans le même temps, Israël menait près de 400 bombardements en Syrie, détruisant l’infrastructure militaire du pays.
Je n’ai pas eu connaissance d’une réaction de Joulani, ce qui conforte l’analyse d’un ami sur les islamistes : ils n’ont pas le sens de l’Etat. Joulani semble ignorer que l’aviation, la marine, les casernes, les usines de fabrication militaire et les aéroports militaires appartiennent à la Syrie, pas à Bachar.

Pendant que les réseaux sociaux s’enflamment pour se féliciter de la chute du régime de Damas ou polémiquer sur le rôle de Joulani, les autres prennent de l’avance. Ils sont déjà dans le coup d’après:

  1. Israël détruit l’infrastructure militaire et économique de la Syrie.
    1. Les États-Unis préparent la nouvelle formule des accords d’Abraham.
      3.La Turquie veut mettre en place le nouvel empire ottoman.
      4.L’Iran tire les leçons de son échec et se prépare à un nouveau déploiement régional.
      5.L’Arabie saoudite prépare la coupe du monde 2034. C’est un des, rares projets importants dans la, region, et il n’est pas négligeable.
      6.Les Palestiniens se préparent à une longue, une très longue éclipse.

Que sera la Syrie de demain ?
Rien.

Qu’elle soit :
un État pauvre et pacifié, dépendant de l’extérieur pour se nourrir et se reconstruire;
Un état intégriste jihadiste belliqueux, servant de prétexte à toutes les agressions américaines et israéliennes ;
Un État en proie à des luttes infinies entre radicaux, modérés, sunnites, chiites, laïcs,
islamistes modérés Israëlo-compatibles, modernistes, démocrates, etc;
un pays normalisateur;

Aucune de ces options ne change rien à nouvelle la carte du Proche-Orient, qui se présente ainsi :1. la Syrie est neutralisée pour au moins un demi-siècle. 2.Israël s'est entouré d'une double ceinture de sécurité, Une ceinture lointaine composée des États-Unis, de L'OTAN, y compris la Turquie, et une ceinture proche, composée d'États défaits (Égypte, Jordanie) ou détruits (Syrie, Liban, irak, Libye). 3.les pays arabes du Moyen-Orient sont des États vassalisés, dépendants, sans perspective d'existence autonome ; 4.la Palestine est militairement défaite, mais il est impossible de l'ignorer ou de la contourner (c'est le principal résultat du 7 octobre, même si le prix paraît élevé, mais en fait, quel est le prix d'un pays?) 5.Les pays arabes de la région sont résignés, avec un puissant sentiment populaire pro-palestinien, mais le sentiment qu'il n'y'a rien à faire.

Retour à la question de départ :
Une fois qu’on a dit ca, on fait quoi ?

Il n’y’a jamais d’impasse totale en politique ni en histoire.

Il suffit de revenir à l’histoire il y’a un siècle.
L’Algérie n’existait pas, et les juifs étaient considérés comme la lie de l’humanité.
Depuis, les sionistes sont devenus le groupe le plus arrogant au monde, et l’Algérie est devenue le pays le plus fier du monde, y compris avec ses faiblesses.

Ces deux cheminements offrent toutes les solutions, toutes les issues, et révèlent toutes les mauvaises solutions qu’il faut éviter.

Allocation touristique: supprimer le marché parallèle des devises en deux ans

L’augmentation de l’allocation touristique à 750 euros, annoncé dimanche 8 décembre 2024, pose un certain nombre de problèmes, mais montre aussi certaines pistes qui peuvent être salutaires pour le pays.

Voici, en 20 points, les remarques que cette décision peut susciter.


1. Le montant annoncé par l’APS est donné en euros. Le conseil des ministres devrait donner ses chiffres en dinars, pas en monnaie étrangère.

2.La mesure relève normalement des prérogatives de la Banque d’Algérie, pas du Président de la République.

3. Le chiffre retenu, 750 euros, est une aberration économique. Sur ce terrain économique et financier, les variations doivent être limitées, pour éviter des secousses, même si, dans ce cas de figure, on part de très bas.
Même si on a envie d’aller vite, multiplier l’allocation par 7,5 en une fois est problématique.



4. Avec le différentiel actuel entre marché officiel et marché parallèle, la différence de change est de 80.000 dinars.
C’est une belle somme. Cinq fois l’allocation chômage
ça va offrir une opportunité d’aubaine et alimenter le trafic de manière évidente. Si j’habitais Annaba ou Tébessa, je peux me payer un week-end en Tunisie et gagner 50.000 dinars.

5. L’application de cette mesure va provoquer une belle pagaille dans les premières semaines.
Supposons que la mesure entre en vigueur le 1er février.
Une bonne partie des gens qui devaient voyager auparavant vont attendre.
Ça va provoquer un rush le jour J, et les agences bancaires n’auront évidemment pas les liquidités nécessaires.

6. Cette mesure va dans le bon sens, mais prise isolément, elle risque de provoquer de sérieuses distorsions. Elle doit être conçue comme un point de départ pour éliminer le marché noir de la devise dans un délai raisonnable. Ceci nécessite évidemment une série d’autres mesures à prendre ou à envisager en parallèle.

7. Ces mesures devraient se baser sur un constat : le prix de la devise au marché noir ne reflète pas valeur réelle du dinar, mais il est gonflé par la rareté de l’offre d’une part, et l’interdit qui pèse sur l’importation de certains produits d’autre part. l’objectif sera donc d’améliorer la disponibilité des devises d’une part, et de d’assurer l’offre de produits actuellement non disponibles.

8. Améliorer l’offre, c’est permettre à certaines catégories d’acquérir des devises légalement, ou d’augmenter l’allocation qui leur est accordée actuelle, auprès du système bancaire, alors qu’elles en sont actuellement exclues : étudiants à l’étranger, personnes qui partent pour des soins, achats d’équipements non disponibles localement, etc.

9. Pour éviter une sortie massive des devises, il faudra faire glisser le dinar de manière progressive. Disons, de manière caricaturale, que si l’objectif est d’amener le dinar à un taux de 200 dinars pour un euro, et qu’il faut atteindre cet objectif en deux ans, il sera alors possible de faire glisser le taux de change d’un demi-dinar par semaine pour atteindre le résultat escompté en en 100 semaines. Il est à noter que la valeur officielle du dinar a augmenté depuis environ deux ans, ce qui est un non sens, et ce qui correspond d’ailleurs à une explosion de l’écart entre marché officiel et marché parallèle.

10. Une démarche progressive permettra d’apporter les correctifs nécessaires, ralentir le mouvement en cas de hausse brutale des prix, accélérer le mouvement en cas d’embellie financière. En fait, le moment idéal pour appliquer ces mesures, c’était quand les réserves de change avaient atteint 200 milliards de dollars. Une occasion historique a été manquée.

11. Cette démarche implique un risque politique, et une gestion pointue de chaque séquence.

12. Le second risque est lié à l’inflation. Une baisse du dinar entraine de manière mécanique une hausse de l’inflation importée. C’est un vrai risque qu’il faudra maitriser par des ajustements sur les revenus, mais surtout par une offre supplémentaire de la production locale.

13. Mais une baisse du dinar aura une autre vertu : rendre la production locale plus attractive que l’importation. Cela fait partie de l’abc des monnaies sous-évaluées. A partir d’un certain moment, quand ces mesures commencent à produire leurs effets, cela débouche sur un cercle vertueux, où les indicateurs se boostent mutuellement pour favoriser la croissance. Et c’est sur ce terrain, l’Algérie a le potentiel pour avoir une croissance de 8 à 10%.

14. Cela passe par des mesures visant à faciliter l’investissement, algérien et étranger, en établissant des règles simples, pérennes. Cela parait compliqué dans un pays qui se débat depuis des décennies dans des dossiers aussi primaires que le foncier industriel.

15. En partant de la situation actuelle, il faudra agir pour que les courbes du marché noir (260 dinars pour un euro) et celle du marché officiel (140 dinars) se croisent dans un délai de deux ans, délai qui pourra être allongé ou raccourci selon l’évolution des choses. Les deux courbes devraient se croiser autour de 200 dinars pour un euro. Mais il faut se rendre compte de l’état particulièrement grave au vu de la situation actuelle, où le dinar au marché parallèle vaut presque le double de celui du marché officiel.

16. La réussite d’une telle démarche aura un impact immense sur l’économie du pays. On citera trois conséquences.

Produire localement sera plus attractif que l’acte d’importer. Si on ajoute à cela d’autres facteurs encourageants, comme le coût de l’énergie et celui de la main d’œuvre, cela peut provoquer un boom de la production industrielle, qui reste marginale dans le PIB du pays.

17. Disparition de la surfacturation. Un ancien ministre du commerce avait estimé les surfacturations à 30% des importations. Même si elles ne représentent que cinq pour cent des importations, cela représente 2,5 milliards de dollars. Cela couvre l’allocation touristique de plus quatre millions d’Algériens e rendant à l’étranger !

18. la disparition du marché noir signifie que les transferts et mouvements de fonds des algériens établis à l’étranger vont transiter par le circuit bancaire. Amener la communauté algérienne établie à l’étranger à passer par le système bancaire sera une immense victoire économique et un signe de confiance inestimable.

La monnaie, c’est la d’abord la confiance.

C’est mieux que de disposer de deux cents milliards de dollars de change.

19. Si le président Tebboune réussit à faire disparaitre le marché parallèle de la devise, il aura réussi son second mandat.

20. L’objectif de toutes ces mesures doit être clairement affiché : arriver, dans un délai raisonnable, à une convertibilité totale du dinar. Il n’y a pas d’économie viable sans une monnaie convertible.

Le Rassemblement National au gouvernement en France : une question banale

En France, la question n’est plus de savoir si le Rassemblement national va prendre le gouvernement ou pas.
La question est que le Rassemblement national au pouvoir est devenue une hypothèse de travail comme une autre, d’une grande banalité.
Cette hypothèse est devenue envisageable depuis que les leaders des communautés juives l’ont adoubée.

https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-diasporas-juives-extreme-droite-occidentale-alliance-dangereuse-musulmans

Victoire Israëlienne, un répit pour le criminel

Israël a remporté deux victoires importantes.

1. Il a montré que le monde pouvait rester indifférent, ou complice, face aux crimes commis ou appuyés par les puissants.

2. Il a réussi à blanchir l’extrême droite, son nouvel allié (historiquement raciste, xénophobe, antisémite), de tout racisme ou antisémitisme, et a accusé la gauche et les militants antiracistes, d’être antisémites.

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