RETRO 2025 : Mes 10 faits marquants !

FR

7 Janvier 2025 : Dixième anniversaire de l’attentat contre « Charlie Hebdo ». Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi, bras armés d’Al Qaida, attaquaient à Paris la rédaction du journal « Charlie Hebdo ». Douze personnes trouvaient la mort lors de cet attentat islamiste. Les deux auteurs étaient tués lors d’une intervention du GIGN à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, deux jours plus tard.

21 Avril 2025 : Le pape François s’éteint à 88 ans. Le conclave réuni à Rome élit le 8 mai le cardinal américain Robert Prevost, devenu Léon XIV.

31 Mai 2025 : Le PSG remporte la Ligue des champions. Ousmane Dembélé est célébré comme l’un des héros de la compétition et obtiendra plus tard le Ballon d’Or.

12 Juin 2025 : Le Boeing 787 effectuant le vol Air India 171 entre Ahmedabad (Inde) et Londres (Royaume-Uni) s’écrase peu après son décollage de l’aéroport international Sardar-Vallabhbhai-Patel. Les douze membres d’équipage et 229 passagers sont tués dans l’accident qui ne laisse qu’un seul survivant à bord. L’avion s’écrase sur une école de médecine à proximité de l’aéroport, ce qui provoque la mort de 19 personnes supplémentaires et en blesse soixante.

2 Septembre 2025 : Les forces armées américaines affirment avoir frappé un « bateau transportant de la drogue » qui venait de quitter le Venezuela, tuant 11 « narcoterroristes« , selon Donald Trump. Ce n’est que le début…

10 Octobre 2025 : La leader de l’opposition vénézuélienne et militante pro-démocratie María Coria Machado reçoit le prix Nobel de la paix 2025.

19 Octobre 2025 : Vol spectaculaire de joyaux au musée du Louvre. Huit joyaux du XIXᵉ siècle, classés trésors nationaux, sont dérobés en plein jour en seulement huit minutes.

21 Octobre 2025 : Incarcération de Nicolas Sarkozy. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, un ancien président français est emprisonné. Nicolas Sarkozy est incarcéré à la prison de la Santé, après sa condamnation dans l’affaire du financement libyen. Il y sortira le 10 Novembre sous contrôle judiciaire.

21 Octobre 2025 : Le parlement japonais a élu Sanae Takaichi comme première femme Première ministre du pays, une étape historique pour une nation qui se classe 118e sur 148 pays en matière d’égalité entre les hommes et les femmes.

28 Décembre 2025 : Icône du cinéma, Brigitte Bardot meut à l’âge de 91 ans.

EN

7 January 2025: Tenth anniversary of the attack on Charlie Hebdo. On 7 January 2015, the Kouachi brothers, acting on behalf of Al-Qaeda, attacked the Paris offices of the newspaper Charlie Hebdo. Twelve people were killed in this Islamist attack. The two perpetrators were killed two days later during a GIGN intervention in Dammartin-en-Goële, in Seine-et-Marne.

21 April 2025: Pope Francis passes away at the age of 88. The conclave convened in Rome elects on 8 May the American cardinal Robert Prevost, who becomes Leo XIV.

31 May 2025: PSG wins the Champions League. Ousmane Dembélé is celebrated as one of the heroes of the competition and will later receive the Ballon d’Or.

12 June 2025: The Boeing 787 operating Air India Flight 171 between Ahmedabad (India) and London (United Kingdom) crashes shortly after takeoff from Sardar Vallabhbhai Patel International Airport. The twelve crew members and 229 passengers are killed in the accident, which leaves only one survivor on board. The aircraft crashes into a medical school near the airport, causing the deaths of 19 additional people and injuring sixty.

2 September 2025: The U.S. armed forces claim to have struck a “drug‑carrying boat” that had just left Venezuela, killing 11 “narcoterrorists,” according to Donald Trump. This is only the beginning…

10 October 2025: Venezuelan opposition leader and pro‑democracy activist María Coria Machado receives the 2025 Nobel Peace Prize.

19 October 2025: Spectacular jewel theft at the Louvre Museum. Eight 19th‑century jewels, classified as national treasures, are stolen in broad daylight in just eight minutes.

21 October 2025: Incarceration of Nicolas Sarkozy. For the first time in the history of the Fifth Republic, a former French president is imprisoned. Nicolas Sarkozy is incarcerated at La Santé prison following his conviction in the Libyan financing case. He is released on 10 November under judicial supervision.

21 October 2025: The Japanese parliament elects Sanae Takaichi as the country’s first female Prime Minister, a historic milestone for a nation ranked 118th out of 148 countries in terms of gender equality.

28 December 2025: Cinema icon Brigitte Bardot dies at the age of 91.

Le Salon du Chocolat 2025 à Paris : une édition anniversaire pleine de magie et de gourmandise

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Pour ses 30 ans, le Salon du Chocolat a vu les choses en grand. Installé comme chaque année à Paris Expo Porte de Versailles, l’événement s’est tenu du 29 octobre au 2 novembre 2025, rassemblant plus de 500 exposants venus de 60 pays. J’ai eu la chance d’y assister à deux reprises, et je vous raconte ici mes moments forts.

🎭 Une soirée inaugurale haute en couleurs

Mardi soir, j’ai assisté à la soirée d’ouverture, un moment suspendu dans le temps. Le traditionnel défilé de robes en chocolat a pris cette année la forme d’une comédie musicale, mêlant costumes spectaculaires, chorégraphies entraînantes et créations chocolatées à couper le souffle. L’ambiance était festive, presque féérique, et l’on sentait que cette édition anniversaire voulait marquer les esprits.

🇧🇷 Le Brésil à l’honneur

Cette année, le Salon mettait à l’honneur le Brésil, pays riche en terroirs cacaoyers et en traditions chocolatées. Entre démonstrations de chefs brésiliens, stands aux saveurs exotiques et animations culturelles, le cacao brésilien a été célébré comme il se doit.

🍫 Une escapade familiale gourmande

Vendredi après-midi, j’y suis retourné en famille avec Lili, ma compagne, et notre fille Amy, qui fêtera bientôt ses 2 ans. Le Salon est pensé pour tous les âges, et même les tout-petits y trouvent leur bonheur. Nous avons craqué pour deux merveilles chocolatées : des tablettes de la Maison Origine, réputée pour son travail sur les terroirs, et un chocolat aux quatre épices d’inspiration japonaise, subtil et surprenant.

🍰 Un goûter trompe-l’œil bluffant

Impossible de résister à l’appel des pâtisseries : nous avons partagé un goûter composé de créations en trompe-l’œil qui ont éveillé notre curiosité autant que nos papilles. Parmi elles :

  • Un gâteau cacahuète présenté sous la forme d’une véritable cacahuète, à la fois ludique et savoureux.
  • Une pâtisserie fruit de la passion, acidulée et délicate, qui apportait une touche exotique bienvenue.

Je dois avouer que je ne me rappelle plus le nom du pâtissier derrière ces merveilles… mais son talent nous a laissé un souvenir impérissable.

🐆 Une sculpture monumentale inoubliable

Parmi les œuvres exposées, une sculpture a particulièrement retenu notre attention : une panthère majestueuse, entièrement réalisée en chocolat. Imposante et élégante, elle semblait prête à bondir, figée dans un mouvement saisissant de réalisme. Chaque détail — des muscles tendus à la finesse du pelage — témoignait d’un savoir-faire exceptionnel. Cette œuvre incarnait à elle seule la puissance et la beauté du chocolat comme matière artistique.

🎂 Une édition engagée et inspirante

Au-delà de la gourmandise, cette 30e édition a aussi mis en lumière les enjeux du secteur : la flambée des prix du cacao, les défis climatiques, et l’importance de préserver les savoir-faire artisanaux. Un salon à la fois festif, éducatif et profondément humain.

EN

Salon du Chocolat 2025 in Paris: A Magical and Delicious Anniversary Edition

To celebrate its 30th anniversary, the Salon du Chocolat went all out. Held as always at Paris Expo Porte de Versailles, the event took place from October 29 to November 2, 2025, bringing together over 500 exhibitors from 60 countries. I had the chance to attend twice, and here are the highlights of my experience.

🎭 A Colorful Opening Night

On Tuesday evening, I attended the opening night—a moment suspended in time. The traditional chocolate dress fashion show took the form of a musical, blending spectacular costumes, lively choreography, and breathtaking chocolate creations. The atmosphere was festive, almost magical, and it was clear that this anniversary edition aimed to leave a lasting impression.

🇧🇷 Brazil in the Spotlight

This year, the Salon honored Brazil, a country rich in cacao-growing regions and chocolate-making traditions. With demonstrations by Brazilian chefs, stands offering exotic flavors, and cultural performances, Brazilian cacao was celebrated in style.

🍫 A Family-Friendly Gourmet Escape

On Friday afternoon, I returned with my partner Lili and our daughter Amy, who will soon turn two. The Salon is designed for all ages—even the little ones find joy in it. We indulged in two chocolate delights: bars from Maison Origine, known for its focus on terroir, and a Japanese-inspired chocolate flavored with four spices, both subtle and surprising.

🍰 A Stunning Trompe-l’Œil Tasting

We couldn’t resist the pastry section and shared a tasting of trompe-l’œil creations that delighted both our eyes and taste buds. Among them:

  • A peanut-shaped cake that looked exactly like a real peanut—playful and delicious.
  • A passion fruit pastry, tangy and delicate, adding a welcome exotic touch.

I must admit, I don’t remember the name of the pastry chef behind these masterpieces… but their talent left a lasting impression.

🐆 An Unforgettable Monumental Sculpture

Among the exhibited works, one sculpture particularly caught our attention: a majestic panther, entirely made of chocolate. Imposing and elegant, it seemed ready to leap, frozen in a strikingly realistic pose. Every detail—from the taut muscles to the finesse of the fur—showcased exceptional craftsmanship. This piece alone embodied the power and beauty of chocolate as an artistic medium.

🎂 A Thoughtful and Inspiring Edition

Beyond indulgence, this 30th edition also highlighted key industry issues: the surge in cacao prices, climate challenges, and the importance of preserving artisanal know-how. It was a festive, educational, and deeply human event.

🎉 ORELSAN revient au Main Square Festival en 2026 !

FR

La 20ᵉ édition du Main Square Festival s’annonce déjà mémorable. Après l’annonce de Twenty One Pilots, c’est au tour d’Orelsan d’être confirmé pour un concert exceptionnel le samedi 4 juillet 2026 à la Citadelle d’Arras.

Figure emblématique du rap français, Orelsan prépare une tournée inédite, pleine de surprises. Il l’a annoncé lui-même : « On vous a préparé une toute nouvelle tournée, pleine de surprises. » Et connaissant son sens du spectacle, on peut s’attendre à du très lourd.

Personnellement, j’ai eu la chance de le voir sur cette même scène en 2023, et j’en garde un souvenir incroyable. Son énergie, ses textes percutants, l’ambiance… tout était réuni pour un moment fort. Alors le revoir trois ans plus tard, pour une édition anniversaire du festival, c’est clairement un rendez-vous à ne pas manquer.

📅 Main Square Festival 2026
📍 Citadelle d’Arras
🗓️ Du 3 au 5 juillet 2026
🎶 Avec Orelsan le 4 juillet et Twenty One Pilots le 5 juillet déjà annoncés… et ce n’est que le début !
Restez connectés, d’autres noms devraient suivre très bientôt. Et si vous hésitez encore… je vous le dis : foncez. Ce genre de moment, ça ne se rate pas.

EN

🎉 ORELSAN returns to Main Square Festival in 2026 !

The 20th edition of the Main Square Festival is already shaping up to be unforgettable. After announcing Twenty One Pilots, the festival has now revealed its second major act: Orelsan, performing on Saturday, July 4, 2026, at the Citadel of Arras.

A true icon of French rap, Orelsan is making a powerful comeback with a brand-new show full of surprises. As he said himself: “We’ve prepared a whole new tour, full of surprises.” Knowing his flair for live performances, we can expect something truly special.

I had the chance to see him live at Main Square back in 2023, and it was absolutely amazing. The energy, the lyrics, the crowd… it was one of those moments you don’t forget. Seeing him return three years later for the festival’s anniversary edition is a must-see event.
📅 Main Square Festival 2026
📍 Citadel of Arras
🗓️ From July 3 to 5, 2026
🎶 With Orelsan on July 4 and Twenty One Pilots on July 5 already confirmed… and that’s just the beginning !
Stay tuned—more names will be announced soon. And if you’re still hesitating… trust me, this is one of those experiences you won’t want to miss.

TWENTY ONE PILOTS, premier nom du Main Square Festival 2026

FR

Le Main Square Festival dévoile le premier artiste de sa 20ᵉ édition : le duo américain Twenty One Pilots se produira à la Citadelle d’Arras le dimanche 5 juillet 2026, pour une date exclusive en France.

Originaire de l’Ohio, le groupe composé de Tyler Joseph et Josh Dun s’est imposé comme une référence mondiale avec son style hybride mêlant rock alternatif, hip-hop et électro. Récompensé à de multiples reprises, Twenty One Pilots compte plus de 33 milliards de streams à l’échelle internationale et des titres emblématiques tels que Stressed Out, Heathens ou Jumpsuit.

Ce concert à Arras aura une résonance particulière : il s’agira de leur dernière apparition en France avant une pause annoncée du groupe pour plusieurs années. Leur retour au Main Square intervient quatre ans après leur performance remarquée en 2022, qui avait marqué le renouveau du festival post-pandémie.

Porté par la sortie de leur nouvel album Breach, le duo promet un show intense et mémorable pour célébrer les 20 ans du festival.

Quel plaisir de retrouver Twenty One Pilots au Main Square Festival 2026 ! Je les ai vu en 2019 et leur concert reste un souvenir marquant, une performance intense et pleine d’émotion. Hâte de revivre cette énergie unique à Arras cet été…

📍 Rendez-vous du 3 au 5 juillet 2026 à la Citadelle d’Arras pour une édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle.
🎟️ Ouverture de la billetterie : lundi 6 octobre 2025 à 10h. https://mainsquarefestival.fr/

EN

The Main Square Festival unveils the first artist of its 20th edition: the American duo Twenty One Pilots will perform at the Citadelle d’Arras on Sunday, July 5, 2026, for an exclusive date in France.

Originally from Ohio, the group composed of Tyler Joseph and Josh Dun has established itself as a global icon with its hybrid style blending alternative rock, hip-hop, and electro. The multi-award-winning Twenty One Pilots has over 33 billion streams internationally and has released iconic tracks such as « Stressed Out, » « Heathens, » and « Jumpsuit. »

This concert in Arras will have a special impact: it will be their last appearance in France before the group’s announced hiatus of several years. Their return to Main Square comes four years after their remarkable performance in 2022, which marked the festival’s post-pandemic revival.

Buoyed by the release of their new album, Breach, the duo promises an intense and memorable show to celebrate the festival’s 20th anniversary.

What a pleasure to see Twenty One Pilots again at Main Square Festival 2026! I saw them in 2019, and their concert remains a lasting memory, an intense and emotional performance. I can’t wait to relive that unique energy in Arras this summer…

📍 See you from July 3 to 5, 2026, at the Citadel of Arras for what promises to be an exceptional anniversary edition.

🎟️ Tickets open: Monday, October 6, 2025, at 10 a.m. https://mainsquarefestival.fr/

MON MAIN SQUARE 2025

FR

Après une semaine caniculaire, le Main Square Festival 2025 nous a offert un vent de fraîcheur plus que bienvenu !

Ce vendredi 4/07, on prend la route en famille direction Fouquières-les-Lens. Réservé sur le tard, ce gîte de France est situé dans un bourg avec tous commerces situé à un peu moins de 30 min d’Arras. Pour se rendre à la Citadelle, le site du festival, on stationne sur le parking relais Cité Nature à proximité duquel se trouve la navette gratuite. Le soir, même système, on emprunte cette dernière. C’est bien pratique et l’organisation est bien huilée. Peu d’attente et un passage régulier, à l’aller comme au retour.

Pour nous, les festivités commencent avec le live d’Hervé sur la Green Room. Révélation masculine des Victoires de la Musique 2021, je l’ai découvert lors du Printemps de Bourges 2023. L’artiste aux racines bretonnes est fidèle à ses débuts. Débordant d’énergie, il ne ménage pas ses efforts pour capter l’attention du public. Spontané et enthousiaste, ses textes sensibles, ses mélodies, les rythmes électro-pop de ses morceaux, embarquent le public autant que sa personne. Dansant, s’adressant à la foule, se rendant d’un côté à l’autre de la scène en courant, le chanteur-auteur-compositeur se démène sur scène et finit par se joindre aux festivaliers (on le verra même parmi la foule assister à un concert). L’artiste est heureux d’être là et son bonheur, partagé par tous. Son clapping improvisé, ses « Oh putain, je t’aime » lâchés au public, les remerciements à ses musiciens sur l’hymne du RC Lens, avec les festivaliers qui reprennent « Les Corons » (chanson hommage de Pierre Bachelet aux mineurs de charbon du Nord de la France), resteront parmi mes plus beaux souvenirs de ce début de festival.

On enchaîne sur la Main Stage avec Bigflo&Oli et leur Viva el mundo. Le duo toulousain a vu grand, avec une scénographie imposante, constituée d’une façade d’hôtel à leur nom avec terrasse et d’une structure gonflable qui apparaîtra au milieu du concert représentant un gentil monstre violet aux grandes dents, et pas moins de 7 musiciens dont 2 cuivres. Les rappeurs au plus d’un million d’albums vendus se donnent à fond. Ils interprètent leurs plus grands succès, repris en cœur par « la chorale d’Arras« , pour reprendre leurs mots 😉 Assumant leur style accessible et leur public, plutôt familial, l’ambiance est à la fête. Ils invitent les festivaliers à bouger à sauter. Leur bonne humeur est communicative et leur talent indéniable. Les morceaux de leurs quatre albums studios sonnent vrais, sincères, souvent plein d’humour et d’autodérision, surtout sans vulgarité. A 22 et 19 ans, leur premier album était certifié disque d’or ! Passés par le Conservatoire de Toulouse, Flo joue de la batterie, Oli de la trompette. Les frères partagent leur vie, leurs réflexions, leurs moments de doutes, tout autant que des messages positifs, encourageant notamment la jeunesse, « avec tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux« . A noter quelques moments forts lors de leur performance, avec Oli s’offrant un bain de foule, assis sur les épaules d’un vigile. L’ambiance devenue survoltée quand ils entonnent « Freed from Desire » de Gala, l’un des tubes des années 90. Le retour au calme avec le titre « Sur la lune » sur lequel le public allume la lumière des téléphones. Un véritable ciel étoilé.

On poursuit dans la foulée avec Last Train, cette fois sur la Green Room. Formé à l’âge de 12 ans (!), le groupe originaire d’Alsace délivre un rock puissant, à la fois brut et maîtrisé. Ils deviennent peu à peu l’un des groupes incontournables de la scène française rock. La presse spécialisée notamment Rock and Folk ne tarit d’ailleurs pas d’éloge sur eux. Le groupe qui monte a déjà pas mal roulé sa bosse, qu’il s’agisse de festivals – C’est un plaisir de les retrouver de nouveau après les avoir entendus pour la première fois au Printemps de Bourges – ou de scènes à l’étrangers (clubs en Allemagne, festival au Vietnam, concert aux Etats-Unis, petites salles françaises ou plus grandes – ils ont notamment assuré la première partie de Johnny à Bercy en 2016 …). Quant à leurs influences, elles sont multiples, du rock bien sûr, mais aussi du blues, de la pop, de l’électro.

Après le Rock français, rendez-vous sur la Main Stage pour la tête d’affiche de cette première journée, les Deftones, groupe américain de néo-métal, qui a connu ses heures de gloire dans les années 90. Une découverte pour moi. C’est du Rock énervé ! Les fans ou disons les aficionados, sont bien présents aux premières loges, déchaînés, mouvements de têtes à l’appui. Le groupe donne tout sur scène. Ils ont une grosse présence, avec un son lourd et percutant. Le chanteur Chino Moreno offre une prestation de qualité au public. Ce dernier n’est hélas pas au rendez-vous. On est situé à la fin du premier tiers de la fosse et c’est plutôt « clairsemé ». Même si ce n’est pas mon style de musique, j’apprécie la performance. Pour l’anecdote, on aperçoit des membres du groupe Last Train dans le public, pas loin de nous. C’est ça aussi les festivals, des artistes qui viennent écouter « incognito » d’autres artistes ;-). A noter que les Deftones sortiront un dixième album « privat music » le 22 août prochain.

Un petit passage sur la Green Room pour le début du concert du rappeur de région parisienne Luidji, d’origine haïtienne. C’est son premier festival de l’été et son premier Main Square. « Est-ce que vous êtes capables de chanter une chanson de A à Z ? Est-ce qu’il y a des gens qui m’ont déjà vu en concert ? » Pas mal de mains se lèvent. Ses followers sont bien représentés. Il enchaîne avec son titre « Tu ne vis que pour la caméra », avec des paroles pertinentes critiquant la génération « Bling Bling », « M’as-tu vu ». Sa musique surprend, avec des influences afro-caribéennes, des mélodies mêlant hip hop et soul musique, des textes malgré tout parfois assez crus. Une belle surprise.

On termine cette première journée avec de l’Electro, style musical qui clôture les trois journées du Main Square, avec le trio australien Rüfüs Du Sol. Drôle de nom, dont voici l’explication: « Le groupe était connu sous le nom de Rüfüs depuis sa création jusqu’en janvier 2014, avant de changer de nom pour Rüfüs Du Sol – exclusivement aux États-Unis – afin d’éviter toute confusion avec le groupe de funk Rufus . En mai 2018, le groupe a adopté ce nouveau nom à l’international par souci de cohérence. » Nommé au Grammy Award 2020 pour le meilleur album Dance/electro, détenteur d’un Grammy Award en 2022 pour le titre Alive (meilleur enregistrement dance/electro) et de plusieurs récompenses en Australie, pour quiconque ne les connaît pas, il y a de quoi être curieux. Trois desks, un arsenal de LEDs et lasers et un grand écran en fond, voilà la scénographie du groupe. La voix de Tyrone Lindqvist, le chanteur et guitariste du trio, me transcende. Avec des influences Indie Pop et Rock, des mélodies mélancoliques et d’autres morceaux plus clubbing, féru d’expérimentation, leur musique porte une signature singulière, c’est à la fois planant et dansant. Tyrone fait le show, il danse et communique son énergie au public qui semble au diapason avec le groupe. A la fin du concert, les sourires sont au rendez-vous. Je ne connaissais pas le groupe avant cette soirée, je pense que je ne l’oublierai pas !

Le lendemain matin, on est réveillé à 8h par le son des cloches de l’église, notre gîte étant situé juste en face. Charmant mais un brin matinal pour les festivaliers que nous sommes 🙂 On déjeune sur la Grand Place d’Arras, dans une brasserie de spécialités régionales. A nous le Maroilles ! Suivi d’un café gourmand sur la Place des Héros. Le centre ville d’Arras a un cachet fou, avec ses façades de style baroque-flamand, ses terrasses. Prenez le temps de vous y balader, et de vous poser, c’est vraiment agréable.

On attaque cette deuxième journée avec David Kushner sur la Main Stage, un auteur-compositeur-interprète américain, originaire de Chicago. Le beau gosse a une certaine élégance, avec sa chemisette courte et ses lunettes de soleil. Dès le début de son concert, il met le public dans sa poche en lançant un « I love France so much !  » Facile mais toujours efficace 😉 David Kushner s’est fait connaître sur les réseaux sociaux, (TikTok), avec ses ballades pop folk. La sensibilité dégagée par les morceaux Daylight, Dead Man, Miserable Man, sa voix grave, sa foi assumée, son charisme lui valent d’être considéré par beaucoup comme une « une figure montante de la scène musicale ». On aime son joli timbre de voix et son univers mélancolique. A suivre 😉

Après cette belle entame musicale, direction la Green Room où une foule compacte s’est rassemblée en masse pour Pierre Garnier. Le gagnant de la 11ème saison de la Star Academy est la Révélation de l’année aux Victoires de la musique 2025. Son concert a été traduit en langue des signes, grâce à Perrine Diot, une interprète qui était sur scène à ses côtés. Une volonté d’inclusion, d’accessibilité assez rare dans le milieu pour être signalée et une première pour moi. Une belle initiative, inattendue, à reproduire.


Comme tout bon festival, le Main Square ne se résume pas qu’à sa programmation musicale. En tant que festivalier, on s’attend à vivre une somme d’expérience : gustative, fun, détente, originale, créative, solidaire et engagée. Au programme de cette édition : Tatouage éphémère de Bruno Graffer sur le stand de Dailymotion (on s’est laissé tenter par le poisson avec son casque audio, un p’tit clin d’oeil à notre fille Amy ;-), tatouage permanent, dégustation de pizzas sur le stand Croustipate, un stand Kenzo en partenariat avec Nocibé pour la sortie de la nouvelle eau de parfum Eau Pure (avec séance de maquillage offerte : paillettes, fard à paupières), un photocall, le village des associations. Certains stands sont pris d’assaut, impossible de tout faire. Pas le temps de faire la queue, Gracie Abrams nous attend sur la Main Stage. 😉

Gracie Abrams, l’étoile montante de la pop, et accessoirement, fille de J.J.Abrams (le génial créateur des séries Lost et Alias) est la tête d’affiche de cette deuxième journée. Une prestation à ne pas manquer, l’artiste a assuré la première partie de la tournée de Taylor Swift The Eras Tour, a été sacrée meilleure nouvelle artiste 2024 aux Grammy Awards, a collaboré avec Billie Eilish, … et hormis une date à Paris en février dernier pour son unique concert en France, elle ne se produira que sur un seul festival cet été, ce sera le Main Square. Egérie de la campagne Chanel Printemps-Ete 20025, la « grâce » est là, vêtue d’une robe satinée crème. L’artiste propose une ambiance intimiste à l’image des paroles de ses chansons. Elle est à la fois paisible, touchante et fragile. Le public, assez familial, a répondu présent. Sa voix, ses balades à la guitare, un semblant de vulnérabilité, conquièrent les festivaliers. En artiste de son temps, elle se prend en selfie avec le smartphone d’une fan. Le public, sous le charme, se laisse porter par son univers. Les bras se lèvent, s’agitent au rythme de ses titres. Mon seul regret, qu’elle termine 5 mns avant :-(, ces moments sont si rares … Mais je pourrai dire que j’y étais.

On change de style avec BEN PLG sur la Green Room. Rappeur, poète du quotidien et enfant du Nord, il reflète le réel avec justesse, sans fioriture. Ses textes sont rudes mais portent des notes d’espoirs. Ses fans sont là et l’ambiance est chaude :-). Souhaitons bonne chance à cette figure montante du Rap français.

Concert phare de cette deuxième journée, Julien Doré célèbre sur la Main Stage sa première venue au festival avec un véritable show tout en interaction avec le public, qui est au rendez-vous. C’est blindé ! Sa performance se présente comme une ode aux plaisirs régressifs. Rieur, malicieux, charmeur, sensuel, Julien joue de sa grande popularité avec les festivaliers. « C’est formidable de se rassembler ainsi à une telle époque. Place maintenant à l’amour et à la poésie. » Proche de son public, il fait monter sur scène Alice, 7 ans et demi, qui a brandit une pancarte « Donne-moi ton cœur BB ». S’apercevant une fois la jeune fille redescendue que le verso portait les mots « … ou une photo », il n’hésitera pas à retourner auprès d’elle faire un selfie. Un instant magique comme on les aime. La communion avec le public est totale, il le suit dans toutes ses envies, qu’il s’agisse de rouler en scooter derrière un panda, de reprendre « Les Démons de minuit » pour un karaoké géant, de revisiter « Pourvu qu’elle soit douce » de Mylène Farmer, ou de conclure son concert avec la comptine pour enfants Ah Les crocodiles en lançant de multiples chenilles dans le public. « Merci les amis. C’est que de l’amour. Merci Main Square. »

La soirée se poursuit avec Folamour, un DJ qui distille de la house/disco/électro. Positionné entre la Green Room et la Main Stage, on profite de son concert en mangeant une gaufre au nutella. C’est du bon son avec un style personnel. Je vous invite à écouter son dernier album Manifesto, plébiscité par la critique.

Pour clore cette deuxième journée en apothéose, Martin Garrix, DJ et compositeur hollandais, transforme la Main Stage en un véritable dancefloor géant. Le Main Square 2025 perpétue la tradition avec des DJ de renommée internationale. Martin a été élu meilleur DJ du monde en 2024 (Top 100 DJs de DJ Mag). DJ résident à l’Ushuaïa Ibiza, on connaît ses tubes  AnimalsIn the Name of Love et Scared to be Lonely. La foule est en transe. Visuellement, le set est réussi. La foule est en feu. C’est l’occasion pour beaucoup de festivaliers de le voir en live pour la première fois (ce qui est mon cas). Le public est comblé, ça danse de partout. On peut aller se coucher des étoiles plein les yeux.

Réveillé dimanche matin par une pluie battante, on déjeune au gîte en espérant une meilleure météo pour cet après-midi. On est entendu puisque vers 15h la pluie cesse. 🙂 L’ouverture des portes du festival en sera malgré tout un chouïa retardé. Les artistes en début de programmation en pâtiront un peu.
De notre côté, on commence avec la conférence de presse animée par Armel Campagna, le Directeur du Main Square, et Frédéric Leturque, le Maire d’Arras, qui nous rejoindra 30 minutes plus tard, ayant été retenu par d’autres obligations (le Tour de France passait à Arras en début d’après-midi). Le bilan est dit satisfaisant. Artistiquement, les concerts sont réussis, avec la présence d’artistes internationaux reconnus et une scène française brillante et fédératrice. Pour les entrées, sans être complet, 112 000 personnes ont répondu présentes ce qui assure un bilan économique positif. Armel revendique vouloir conserver un festival populaire et grand public. Il exclut une journée par genre comme le font dorénavant certains festivals avec le rap afin d’attirer les jeunes (ex. Printemps de Bourges 2025) moins présents sur ce type de rassemblement ces dernières années. La formule restera donc inchangée pour 2026, l’idée restant de promouvoir les pass 3 jours, d’entretenir cette curiosité du public pour toutes les musiques, d’agréger les habitants à l’événement en devenant des hôtes locaux, autrement dit les Arrageois louent un bout de leur jardin aux festivaliers (compensant en partie l’absence de camping suite à une fréquentation déclinante),

Côté concerts, on attaque avec Marcel et son orchestre sur la Main Stage. Cette joyeuse bande des Hauts de France au look improbable partage danse, rires et bonne humeur sur un ton transgressif. « Y-a-t-il des punks ? Bruno est con comme un balai ». « Est ce qu’il y a des influenceuses ? influenceurs ? » pour annoncer leur chanson « Autocentré« . Le public est hilare. L’ambiance est festive. Des spectateurs sont portés par la foule. Je vois passer un Spiderman :-). Le groupe organise une battle de bruit à base de tapotage de ventre ! Baptiste, le plus dodu, gagne. C’est ça Marcel et son orchestre, un délire entre potes, un répertoire d’histoires, des tranches de vie qui font rire mais aussi réfléchir. La société, la politique, l’esprit punk dénonciateur ou revendicateur n’est jamais très loin. D’ailleurs, il vous le dit, « Ne votez pas extrême gauche, le pays est assez divisé« .

Direction ensuite le Bastion, la troisième scène du Main Square, la plus petite scène mais aussi la plus conviviale, avec sa configuration Amphithéâtre, pour découvrir Sam Sauvage, un artiste de Boulogne-sur-Mer, qui a rejoint le label de Philippe Katerine Cinq7, et fait la première partie d’Eddy de Pretto. Le chanteur-auteur-compositeur de 25 ans, surgi des réseaux sociaux, navigue entre chansons d’hier et d’aujourd’hui, chansons gaies et mélancoliques. Costume gris et cheveux en pétard, il détonne. Ne passez pas à côté du titre Les gens qui dansent, Ali roule de nuit, ou Femmes. Son style musical difficilement qualifiable, entre chanson populaire à la façon de Brel, sonorité pop et rythme new wave, sa posture de pantin désarticulée, sa voix singulière, séduit en quelques pas de danse le public. Sam fait le plein. Les festivaliers en redemandent. Un vrai coup de cœur. J’adooooooooore !

On retrouve ensuite sur la Main Stage, Mathieu Chédid, dit M, et Lamomali, un collectif qui célèbre l’Afrique et l’amitié entre les peuples. « On a bcp de chance de vivre ce métissage. On est sur la place du village avec au centre ce totem, équivalent de l’église de nos villages« . Accompagné de Fatoumata Diawara, et des maîtres de la kora malienne, Toumani et Sidiki Diabaté, M. fait raisonner l’âme du Mali. Lamomali se veut une passerelle entre Paris, Bamako, et le Monde. Dans un magnifique mélange de musique africaine, pop et rock, chaleur, bienveillance, ouverture, déferlent sur le festival. Le public vibre à l’écoute de ces voix tellement chargées d’émotion. Sur scène, le jaune domine. Je suis Mali, Manitoumani, Mama, Le Bal de Bamako. Le collectif nous offre un voyage musical incroyable, tout autant qu’un message d’amour, de générosité, et de fraternité.
Autre moment assez jubilatoire, M faisant chanter le public sur « La vie est une machine à fric ». En guest, il a invité le talentueux Matt Bastard (chanteur de Skip the use), qui interpelle le public : « Etes-vous un public funky ? » et se montre taquin avec « les solos de 25 mns de M« . Dommage d’ailleurs qu’il n’ait pas véritablement eu l’occasion de chanter ce soir-là. J’avoue avoir été mal à l’aise de le voir laisser en retrait sur scène, un peu désemparé, sans réel « rôle » à sa mesure :-(. Souvenez-vous de Ghost, Cup of coffee, … Regardez ses prestations lors des Main Square 2012, 2015, et bien d’autres encore (les Lillois y sont comme à la maison, ils mettent le feu à chaque fois ! ;-)). Pour clore son concert, Mathieu Chedid invite le public à reprendre le refrain « Je t’aime », allant même à sa rencontre avec toute la troupe de Lamomali.

Après une pause restauration, on enchaîne avec Mika. C’est full sur la Main Stage. « On était 4 frères et soeurs, 2 lapins et une tortue. Beyrouth, la France, puis à 8 ans, déménagement en Angleterre. Les vacances en France, passage par Calais, Arras, les lapins qui galopent à la citadelle ». L’Anglo-américain s’adresse à son public comme à un ami. Il enchaîne ses tubes. Depuis 2007, il n’a jamais vraiment quitté le paysage audiovisuel français. En véritable showman, il délivre un spectacle à son image, haut en couleurs, et fait la part belle à l’amour, à la différence, à la tolérance. Son énergie, son enthousiasme, son naturel, font là encore un bien fou. Séducteur avec son pantalon argenté et son débardeur, il sait charmer les festivaliers, l’amour règne autant sur scène que dans la citadelle. C’est un artiste engagé, à l’image de l’arc en ciel gonflable qui se déploie sur scène, et des textes de ses chansons. Il fait l’unanimité auprès de ses fans et du public venu le découvrir. « Mika, on t’aime« . peut-on entendre dans le public à la fin de son concert.

En cette fin de troisième journée, la fatigue commence à se faire sentir. 🙂 On s’assoit en fin de fosse sur le beau gazon de la Green Room pour souffler un peu et écouter l’Impératrice, qui promeut son dernier album, Pulsar, avec Louve (Maud Ferron), sa nouvelle chanteuse qui succède à Flore Benguigui. Les coqueluches du disco-funk-pop-électro originaires de Paris se sont imposées comme les dignes représentante de la French Touch. Ils se sont d’ailleurs produits sur la scène du mythique Coachella Festival, l’un des plus importants festivals des Etats-Unis. Depuis plus de dix ans, le groupe nous emmène dans le cosmos avec des sons planants, un univers assez cinématographique, des compos au départ très instrumentales, une ambiance futuriste très électroniques avec des synthés mais aussi des morceaux plus dansants, des mélodies qui groovent accompagnées de la voix délicate de leur nouvelle interprète. Les festivaliers s’en donnent à cœur joie pour danser frénétiquement. Un vrai cocon hypnotique.

Pour terminer de la plus belle des façons cette édition 2025, DJ SNAKE nous attend sur la Main Stage pour un set annoncé comme mémorable. Le DJ qui a composé pour les plus grandes stars mondiales avait promis, aux dires du directeur du Main Square Festival, de « détruire » la citadelle. On confirme, les briques ont effectivement bien tremblé ! La grosse artillerie est là : scénographie lumière qui claque, feux d’artifice, sons « bass », lance-flamme, drones et j’en passe. Il enchaîne les tubes planétaires et les festivaliers s’embrasent. Un club à ciel ouvert dans lequel j’ai apprécié les multiples interactions : il invite sur scène Manon pour ses 20 ans et lui fait lancer le prochain track ! Un sacré souvenir pour la jeune femme ! Il évoque ensuite sa jeunesse passée dans le Nord, bien qu’il rappelle représenter Paris, le PSG, nouveau champion d’Europe, « le Nord a toujours une place spéciale dans son cœur« , lance-t-il au public. « On a que de l’amour pour le LOSC. « A droite, c’est chaud. A gauche, c’est les VIP, influenceurs, c’est mou« . Il revisite Phil Collins, avec son sample « Paradise ». De l’émotion, un peu de répit avant de lancer un pogo géant, le « mur de la mort ». Il clôture son set et donc le festival avec son tube planétaire « Let Me Love You » featuring Justin Bieber. Un Au Revoir inoubliable !

Mon bilan

Cette édition a tenu toutes ses promesses. 112 000 festivaliers ont répondu présents, ce qui permet d’obtenir un bilan économique positif. Cela n’avait pas été le cas l’année dernière avec une programmation sur 4 jours. Donc premier bon point. On peut d’ores et déjà se donner rendez-vous l’année prochaine, les 3, 4 et 5 Juillet 2026 !

L’esprit Festival reste bien dans l’ADN du Main Square. On vient pour vivre une expérience, entre amis, en couple, en famille, en solo aussi 🙂 Outre une programmation riche et variée, c’est tous ces moments de partages, de communion entre l’artiste et le public, l’émotion ressenti, toutes ces rencontres, ces moments de complicité entre festivaliers, entre fans, l’accueil chaleureux des gens du Nord, la découverte du patrimoine de la région pour les plus curieux (le lundi, on a visité le Centre Historique Minier de Lewarde que je vous recommande vivement) qui le rendent incontournable et tellement essentiel.

Quant aux têtes d’affiches internationales, elles ont tenu leur rang : Deftones, Gracie Abrams, Mika, DJ Snake, Martin Garrix, Rüfüs du Sol. Les artistes français n’ont pas démérité aussi : Clara Luciani, Hervé, Julien Doré, Bigflo & Oli, Pierre Garnier, Lamomali ou encore Last Train, ont enflammé le public. Quelques chouettes découvertes pour moi, avec David Kushner, Luidji, L’Impératrice, Marcel et son orchestre, ou encore Sam Sauvage. Le Bastion, la scène réservée aux talents régionaux émergents, a connu un beau succès, j’y ai entendu Sam Sauvage, un artiste avec un potentiel de dingue. A noter que cette année, il y a eu beaucoup, beaucoup d’échanges entre les artistes et le public, rendant le festival très vivant et chaleureux. On a fait le plein d’énergie et d’ondes positives.

Le festival est toujours aussi safe. On s’y sent bien, l’ambiance est bon enfant. La sécurité prend soin des personnes (présence des forces de Police, diffusion d’alcootest etc.). Un point fort du festival qui explique aussi son succès.

Enfin, les animations, les différents stands associatifs permettent de se déconnecter, de s’offrir des moments de détente. Sur un festival, il faut tenir le rythme. Se désaltérer, se restaurer, tout est organisé pour le bien-être des festivaliers.

Le Main Square reste accessible niveau tarif : les prix à la journée (69 €), les pass deux jours (120 €), ou trois jours (169 €) n’ont pas connu une inflation démesurée contrairement à d’autres festivals, et la programmation demeure qualitative.

Pour les points qui peuvent être améliorés, l’esprit Main Square n’est pas assez présent en centre ville. Il pourrait y avoir plus d’animations en lien avec le festival. A une époque où les cachets des stars internationales explosent (elles préfèrent faire des stades, c’est plus rentable), l’absence de celles-ci crée un gros manque pour le public, mais à moins d’augmenter drastiquement les tarifs des billets, il sera difficile d’y remédier. Il faut hélas dorénavant faire avec, il n’y a pas de solution miracle, si ce n’est des contacts privilégiés où le programmateur pourra convaincre un artiste.

Un grand merci à Myriam et Quentin, et à toute l’équipe pour l’organisation et leur accueil souriant et sympathique.

Quelques photos du Vendredi
Quelques photos du Samedi
Quelques photos du Dimanche

EN

After a scorching week, the Main Square Festival 2025 offered us a welcome breath of fresh air !

This Friday, July 4th, we hit the road as a family heading to Fouquières-les-Lens. Booked late, this Gîte de France is located in a small town with all amenities, just under 30 minutes from Arras. To get to the Citadel, the festival site, we parked in the Cité Nature park-and-ride, near which is the free shuttle. In the evening, the same system applies: we take the shuttle. It’s very convenient and the organization is well-oiled. There’s little waiting time and regular service, both on the way there and back.

For us, the festivities began with Hervé‘s live performance in the Green Room. A male revelation at the 2021 Victoires de la Musique awards, I discovered him at the 2023 Printemps de Bourges festival. The artist with Breton roots remains true to his beginnings. Overflowing with energy, he spares no effort to capture the audience’s attention. Spontaneous and enthusiastic, his sensitive lyrics, his melodies, and the electro-pop rhythms of his songs captivate the audience as much as he does himself. Dancing, addressing the crowd, running from one side of the stage to the other, the singer-songwriter puts his all into the performance and eventually joins the festival-goers (he’s even seen in the crowd attending a concert). The artist is happy to be there, and his happiness is shared by all. His improvised clapping, his « Oh damn, I love you » chants to the audience, the thanks to his musicians to the rhythm of RC Lens, with the festival-goers singing « Les Corons » (Pierre Bachelet’s tribute song to the coal miners of Northern France), will remain among my fondest memories of the beginning of the festival.

We continue on the Main Stage with Bigflo&Oli and their Viva el mundo. The Toulouse duo has dreamed big, with an imposing scenography, consisting of a hotel facade bearing their name with a terrace and an inflatable structure that will appear in the middle of the concert representing a friendly purple monster with big teeth, and no fewer than 7 musicians including 2 brass players. The rappers with more than a million albums sold give it their all. They perform their greatest hits, taken up in chorus by « the Arras choir », to use their words 😉 Asserting their accessible style and their audience, rather family-oriented, the atmosphere is festive. They invite festival-goers to move and jump. Their good humor is contagious and their talent undeniable. The songs from their four studio albums sound real, sincere, often full of humor and self-deprecation, especially without vulgarity. At 22 and 19 years old, their first album was certified gold! Having attended the Toulouse Conservatory, Flo plays the drums, Oli the trumpet. The brothers share their lives, their thoughts, their moments of doubt, as well as positive messages, particularly encouraging young people, « with everything we see on social media. » Note a few highlights during their performance, with Oli taking a walkabout, sitting on the shoulders of a security guard. The atmosphere became electric when they sang « Freed from Desire » by Gala, one of the hits of the 90s. The calm returned with the song « Sur la lune » to which the audience turned on their cellphone lights. A truly starry sky.

We continue with Last Train, this time on the Green Room. Formed at the age of 12 (!), the band from Alsace delivers powerful rock, both raw and masterful. They are gradually becoming one of the essential bands of the French rock scene. The specialized press, particularly in the rock and folk press, is full of praise for them. This up-and-coming band has already made quite the splash, whether at festivals—it’s a pleasure to see them again after hearing them for the first time at Printemps de Bourges—or on stages abroad (clubs in Germany, festivals in Vietnam, concerts in the United States, small French venues and larger ones—they notably opened for Johnny at Bercy in 2016…). As for their influences, they are multiple, rock of course, but also blues, pop, and electro.

After French Rock, head to the Main Stage for the headliner of this first day, the Deftones, an American neo-metal band that had its heyday in the 90s. A discovery for me. It’s edgy Rock! The fans, or let’s call them aficionados, are in the front row, wild, with head movements to support it. The band gives it their all on stage. They have a big presence, with a heavy and percussive sound. Singer Chino Moreno gives a quality performance to the audience. Unfortunately, the latter is not there. We are located at the end of the first third of the pit and it is rather « sparse. » Even if it’s not my style of music, I appreciate the performance. As an anecdote, we see members of the band Last Train in the audience, not far from us. That’s also what festivals are about: artists who come to listen « incognito » to other artists ;-). Note that the Deftones will release their tenth album, « Privat Music, » on August 22nd.

A quick stop in the Green Room for the start of the concert by Paris-based rapper Luidji, of Haitian descent. It’s his first festival of the summer and his first at Main Square. « Can you sing a song from A to Z? Have any people seen me live before? » Quite a few hands go up. His followers are well represented. He continues with his track « Tu ne vis que pour la caméra, » with insightful lyrics criticizing the « Bling Bling » generation, « M’as-tu vu. » His music is surprising, with Afro-Caribbean influences, melodies blending hip hop and soul music, and lyrics that are sometimes quite raw. A nice surprise.

We end this first day with Electro, the musical style that closes the three days of Main Square, with the Australian trio Rüfüs Du Sol. Funny name, here is the explanation: « The group was known as Rüfüs from its inception until January 2014, before changing its name to Rüfüs Du Sol – exclusively in the United States – to avoid confusion with the funk group Rufus. In May 2018, the group adopted this new name internationally for consistency. » Nominated for the 2020 Grammy Award for Best Dance/Electronic Album, winner of a Grammy Award in 2022 for the title Alive (Best Dance/Electronic Recording) and several awards in Australia, for anyone who does not know them, there is reason to be curious. Three desks, an arsenal of LEDs and lasers and a large screen in the background, this is the scenography of the group. The voice of Tyrone Lindqvist, the singer and guitarist of the trio, transcends me. With Indie Pop and Rock influences, melancholic melodies and other more clubbing pieces, keen on experimentation, their music has a singular signature, it is both soaring and danceable. Tyrone puts on a show, he dances and communicates his energy to the audience who seem in tune with the band. At the end of the concert, smiles are there. I didn’t know the band before this evening, I don’t think I’ll forget it !

The next morning, we were awakened at 8:00 a.m. by the sound of church bells, our gîte being located just across the street. Charming, but a bit early for festival-goers like us 🙂 We had lunch on the Grand Place in Arras, in a brasserie specializing in regional specialties. Maroilles cheese is ours! Followed by a gourmet coffee on the Place des Héros. Arras’s city center has a wonderful character, with its Flemish Baroque-style facades and terraces. Take the time to stroll around and relax; it’s truly pleasant.

We started this second day with David Kushner on the Main Stage, an American singer-songwriter from Chicago. The handsome guy has a certain elegance, with his short shirt and sunglasses. From the very beginning of his concert, he won over the audience with a « I love France so much! » Easy but always effective 😉 David Kushner made a name for himself on social media (TikTok) with his pop-folk ballads. The sensitivity exuded by the songs « Daylight », « Dead Man », « Miserable Man », his deep voice, his unashamed faith, and his charisma have earned him the distinction of being considered by many as a « rising figure on the music scene. » We love his beautiful timbre and his melancholic vibe. Stay tuned 😉

After this beautiful musical opening, we headed to the Green Room where a large crowd gathered en masse for Pierre Garnier. The winner of the 11th season of Star Academy was named Revelation of the Year at the 2025 Victoires de la Musique awards. His concert was translated into sign language, thanks to Perrine Diot, an interpreter who was on stage with him. A commitment to inclusion and accessibility that’s rare enough in the industry to be worth noting, and a first for me. A wonderful, unexpected initiative worth repeating.

Like any good festival, Main Square isn’t just about its musical program. As a festival-goer, you expect to experience a whole host of things: flavorful, fun, relaxing, original, creative, supportive, and committed. On the program for this edition: Bruno Graffer’s temporary tattoo at the Dailymotion booth (we were tempted by the fish with its headphones, a little nod to our daughter Amy ;-), permanent tattooing, pizza tasting at the Croustipate booth, a Kenzo booth in partnership with Nocibé for the release of the new Eau Pure eau de parfum (with a free makeup session: glitter, eyeshadow), a photocall, and the community village. Some booths are packed, it’s impossible to do everything. No time to wait in line, Gracie Abrams is waiting for us on the Main Stage. 😉

Gracie Abrams, the rising pop star and, incidentally, daughter of J.J. Abrams (the brilliant creator of the series Lost and Alias), is the headliner for this second day. A performance not to be missed, the artist opened for Taylor Swift’s The Eras Tour, was named Best New Artist of 2024 at the Grammy Awards, collaborated with Billie Eilish, … and aside from a date in Paris last February for her only concert in France, she will only perform at one festival this summer, the Main Square. The face of the Chanel Spring-Summer 2025 campaign, « grace » is there, dressed in a cream satin dress. The artist offers an intimate atmosphere that reflects the lyrics of her songs. She is at once peaceful, touching, and fragile. The audience, quite family-oriented, responded in force. Her voice, her guitar strolls, a semblance of vulnerability, conquer the festival-goers. As an artist of her time, she takes a selfie with a fan’s smartphone. The audience, spellbound, lets themselves be carried away by her world. Arms rise and wave to the rhythm of her songs. My only regret is that she finishes five minutes early :-(, these moments are so rare… But I can say I was there.

We switch styles with BEN PLG in the Green Room. Rapper, poet of everyday life, and a child of the North, he accurately reflects reality, without embellishment. His lyrics are harsh but carry notes of hope. His fans are there, and the atmosphere is lively :-). Let’s wish good luck to this rising star of French rap.

The highlight of this second day’s concert, Julien Doré celebrates his first appearance at the festival on the Main Stage with a real show, fully interactive with the audience, who are there. It’s packed! His performance is an ode to retrograde pleasures. Laughing, mischievous, charming, sensual, Julien plays on his great popularity with the festival-goers. « It’s wonderful to come together like this at such a time. Now it’s time for love and poetry. » Close to his audience, he brings Alice, 7 and a half years old, onto the stage, holding up a sign reading « Give me your heart BB. » Noticing once the young girl came down that the back bore the words « … or a photo, » he didn’t hesitate to return to her to take a selfie. A magical moment, just the way we like them. The communion with the audience is total, he follows them in all their desires, whether it’s riding a scooter behind a panda, singing « Les Démons de minuit » for a giant karaoke, revisiting « Pourvu qu’elle soit douce » by Mylène Farmer, or concluding his concert with the children’s nursery rhyme Ah Les crocodiles by throwing multiple caterpillars into the audience. « Thank you, friends. It’s nothing but love. Thank you, Main Square. »

The evening continues with Folamour, a DJ who spins house/disco/electro. Positioned between the Green Room and the Main Stage, we enjoy his set while eating a Nutella waffle. It’s great music with a personal style. I invite you to listen to his latest album, Manifesto, which has received critical acclaim.

To close this second day in style, Martin Garrix, Dutch DJ and composer, transforms the Main Stage into a veritable giant dancefloor. Main Square 2025 continues the tradition with internationally renowned DJs. Martin was voted the best DJ in the world in 2024 (DJ Mag’s Top 100 DJs). A resident DJ at Ushuaïa Ibiza, his hits « Animals, » « In the Name of Love, » and « Scared to be Lonely » are familiar. The crowd is in a trance. Visually, the set is a success. The crowd is on fire. For many festival-goers, this is the first time they’ve seen him live (which is my case). The audience is thrilled, and there’s dancing everywhere. You can go to bed with stars in your eyes.

Waking up Sunday morning to pouring rain, we had breakfast at the lodge, hoping for better weather this afternoon. We were granted permission, as the rain stopped around 3 p.m. 🙂 The festival’s opening will still be a bit delayed. The artists at the beginning of the program will suffer a bit.

For our part, we began with the press conference hosted by Armel Campagna, Director of Main Square, and Frédéric Leturque, Mayor of Arras, who joined us 30 minutes later, having been held up by other commitments (the Tour de France was passing through Arras in the early afternoon). The results were considered satisfactory. Artistically, the concerts were successful, with the presence of renowned international artists and a brilliant and unifying French scene. As for the admissions, although not sold out, 112,000 people attended, ensuring a positive economic result. Armel insisted on wanting to maintain a popular festival with a wide audience. It excludes one day per genre, as some festivals now do with rap in order to attract young people (e.g., Printemps de Bourges 2025), who have been less present at this type of gathering in recent years. The format will therefore remain unchanged for 2026, with the idea remaining to promote 3-day passes, maintain the public’s curiosity for all types of music, and bring locals into the event by becoming local hosts. In other words, the Arras residents rent out a piece of their garden to festival-goers (partially compensating for the lack of camping due to declining attendance).

Concert-wise, we kick off with Marcel and his orchestra on the Main Stage. This joyful band from the Hauts-de-France region, with their unlikely looks, shares dancing, laughter, and good humor in a transgressive tone. « Are there any punks? Bruno is dumb as a broom. » « Are there any influencers? Influencers? » to announce their song « Autocentré. » The audience is in raptures. The atmosphere is festive. Spectators are carried along by the crowd. I see a Spiderman passing by :-). The band organizes a noise battle based on belly tapping! Baptiste, the plumpest, wins. That’s Marcel and his orchestra, a fun romp among friends, a repertoire of stories, slices of life that make you laugh but also think. Society, politics, the denunciatory or protesting punk spirit is never far away. Besides, he tells you, « Don’t vote far left, the country is quite divided. »

Next, head to the Bastion, the third stage of the Main Square, the smallest but also the most convivial, with its amphitheater layout, to discover Sam Sauvage, an artist from Boulogne-sur-Mer, who joined Philippe Katerine’s label Cinq7 and is opening for Eddy de Pretto. The 25-year-old singer-songwriter, who emerged from social media, navigates between songs of yesterday and today, songs of joy and melancholy. Sporting a gray suit and spiky hair, he stands out. Don’t miss the tracks « Les gens qui dansent », « Ali roule de nuit », or « Femmes ». His musical style, difficult to describe, blends Brel-style folk songs, pop sounds, and new wave rhythms, his disjointed puppet-like posture, and his unique voice, captivates the audience with just a few dance steps. Sam is a sellout. Festivalgoers ask for more. A real favorite. I loooooove it !

Next up on the Main Stage are Mathieu Chédid, known as M, and Lamomali, a collective that celebrates Africa and friendship between peoples. « We’re very lucky to experience this melting pot. We’re in the village square with this totem pole at the center, the equivalent of the church in our villages. » Accompanied by Fatoumata Diawara and Malian kora masters Toumani and Sidiki Diabaté, M. brings the soul of Mali to life. Lamomali aims to be a bridge between Paris, Bamako, and the world. In a magnificent blend of African, pop, and rock music, warmth, kindness, and openness sweep through the festival. The audience vibrates as they listen to these voices so charged with emotion. On stage, yellow dominates. I am Mali, Manitoumani, Mama, Le Bal de Bamako. The collective offers us an incredible musical journey, as well as a message of love, generosity, and brotherhood. Another rather jubilant moment was M getting the audience to sing along to « Life Is a Money Machine. » As a guest, he invited the talented Matt Bastard (singer of Skip the Use), who asked the audience: « Are you a funky crowd? » and teased them with « M’s 25-minute solos. » It’s a shame, in fact, that he didn’t really get a chance to sing that evening. I admit I felt uncomfortable seeing him left behind on stage, a little bewildered, without a real « role » to match his stature :-(. Remember Ghost, Cup of Coffee, … Check out his performances at Main Square 2012, 2015, and many others (the Lille crowd is right at home there, they set the place on fire every time! ;-)). To close his concert, Mathieu Chedid invited the audience to sing the chorus « Je t’aime, » even joining the entire Lamomali troupe.

After a snack break, we move on to Mika. The Main Stage is packed. « We were four brothers and sisters, two rabbits, and a tortoise. Beirut, France, then at the age of eight, we moved to England. Holidays in France, visits to Calais, Arras, and the rabbits galloping around the citadel. » The Anglo-American addresses his audience like a friend. He plays one hit after another. Since 2007, he has never really left the French audiovisual scene. A true showman, he delivers a show that reflects his image, full of color, and gives pride of place to love, difference, and tolerance. His energy, enthusiasm, and naturalness are once again a source of great benefit. A seducer in his silver pants and tank top, he knows how to charm festival-goers; love reigns as much on stage as in the citadel. He’s a committed artist, just like the inflatable rainbow that unfolds on stage and the lyrics of his songs. He’s a unanimous favorite with his fans and the audience who came to see him. « Mika, we love you, » can be heard from the audience at the end of his concert.

At the end of the third day, fatigue is starting to set in. 🙂 We sit down at the end of the pit on the beautiful lawn of the Green Room to catch our breath and listen to the Impératrice, who is promoting her latest album, Pulsar, with Louve (Maud Ferron), her new singer who succeeds Flore Benguigui. The darlings of disco-funk-pop-electro from Paris have established themselves as worthy representatives of the French Touch. They have also performed on the stage of the legendary Coachella Festival, one of the most important festivals in the United States. For more than ten years, the group has taken us into the cosmos with soaring sounds, a rather cinematic universe, compositions that are initially very instrumental, a futuristic atmosphere very electronic with synths but also more danceable pieces, melodies that groove accompanied by the delicate voice of their new singer. The festival-goers give it their all to dance frantically. A truly hypnotic cocoon.

To end this 2025 edition in the most beautiful way, DJ SNAKE awaits us on the Main Stage for a set that promises to be memorable. The DJ, who has composed for the world’s biggest stars, promised, according to the director of the Main Square Festival, to « destroy » the citadel. We can confirm, the bricks did indeed shake! The heavy artillery is there: a stunning lighting design, fireworks, bass sounds, flamethrowers, drones, and more. He plays a string of global hits, and the festival-goers go wild. An open-air club where I enjoyed the many interactions: he invites Manon on stage for her 20th birthday and gets her to play the next track! A great memory for the young woman! He then talks about his youth spent in the North, although he recalls representing Paris, PSG, the new European champion. « The North always has a special place in his heart, » he tells the audience. « We have nothing but love for LOSC. « On the right, it’s hot. On the left, it’s the VIPs, the influencers, it’s soft. » He revisits Phil Collins, with his « Paradise » sample. Emotion, a little respite before launching a giant pogo, the « wall of death. » He closes his set and therefore the festival with his global hit « Let Me Love You » featuring Justin Bieber. An unforgettable goodbye !

My Review

This edition lived up to all expectations. 112,000 festival-goers attended, resulting in a positive economic outcome. This wasn’t the case last year with a four-day program. So, that’s a first positive point. We can already look forward to seeing you again next year, on July 3, 4, and 5, 2026 !

The festival spirit remains firmly in the DNA of Main Square. We come to live an experience, with friends, as a couple, with family, or even solo 🙂 In addition to a rich and varied program, it’s all these moments of sharing, of communion between the artist and the audience, the emotion felt, all these encounters, these moments of complicity between festival-goers and fans, the warm welcome from the people of the North, and the discovery of the region’s heritage for the more curious (on Monday, we visited the Lewarde Historical Mining Center, which I highly recommend) that make it a must-see and so essential.

As for the international headliners, they held their own: Deftones, Gracie Abrams, Mika, DJ Snake, Martin Garrix, and Rüfüs du Sol. The French artists also performed admirably: Clara Luciani, Hervé, Julien Doré, Bigflo & Oli, Pierre Garnier, Lamomali, and Last Train all wowed the audience. I made some great discoveries, including David Kushner, Luidji, L’Impératrice, Marcel et sonorchestre, and Sam Sauvage. The Bastion, the stage reserved for emerging regional talents, was a great success; I heard Sam Sauvage there, an artist with incredible potential. It’s worth noting that this year, there was a lot of interaction between the artists and the audience, making the festival very lively and welcoming. We were filled with energy and positive vibes.

The festival is as safe as ever. It feels good, the atmosphere is friendly. Security takes care of people (police presence, breathalyzer testing, etc.). This is a strong point of the festival and also explains its success.

Finally, the entertainment and various community booths allow visitors to disconnect and enjoy moments of relaxation. At a festival, you have to keep up the pace. Drinks and food are available; everything is organized for the well-being of festival-goers.

Main Square remains affordable: prices for a day (€69), two-day passes (€120), or three-day passes (€169) have not experienced excessive inflation, unlike at other festivals, and the program remains high-quality.

As for areas that could be improved, the Main Square spirit is not sufficiently present in the city center. There could be more festival-related activities. At a time when international stars’ fees are skyrocketing (they prefer to play stadiums, it’s more profitable), their absence creates a significant gap for the public, but unless ticket prices are drastically increased, it will be difficult to remedy this. Unfortunately, we now have to make do; there’s no miracle solution, except for special contacts where the programmer can convince an artist.

A big thank you to Myriam and Quentin, and to the entire team for the organization and their warm and friendly welcome.

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Le Printemps de Bourges 2025

FR

Retour sur le Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2025, édition particulière, après la disparition le 27 janvier 2025 de Daniel Colling, cofondateur du festival en 1977 (une fresque le représentant lui était d’ailleurs dédiée à l’espace Pro). Cette 49ème édition n’a pas dérogé à son ADN originel : un festival ouvert sur toute la ville, promoteur de nouveaux talents et de musiques alternatives, et à consonnance plutôt francophone.

Comme l’année dernière, nous arrivons en territoire berrichon en famille avec Amy, notre fille de 16 mois, Jean-Marie et Dominique, le père et la belle-mère de ma compagne Lili, qui seront nos baby-sitters pour les soirées enflammées :-). Dominique profitera de cette escapade pour rendre visite à sa famille maternelle, originaire en partie de la région. On loge dans un gîte à St-Florent-sur-Cher, agréable commune pourvue d’un magnifique château posé dans un immense parc (avec des aires de jeux pour enfants). La localisation est parfaite : pour se rendre à Bourges, c’est tout droit sur une bonne route :-). On sera présent sur 4 jours, du mardi au vendredi.

Mardi 15/04:

C’est avec une certaine impatience qu’on retrouve le Printemps de Bourges. L’excitation est là. Enfin, une soirée rien que tous les deux, se dit-on aussi. 😉 Les concerts se tiennent sur le W, la plus grande scène, exceptionnellement, en configuration assise (au départ, un peu surpris par cette idée – je n’ai jamais fait de festival de musique contemporaine sous ce format – à l’arrivée, j’avoue avoir été séduit par « l’expérience ». Quel bonheur d’avoir une vue complètement dégagée sur la scène !). 

Arrivé trop tard pour Emma Peters (on entendra juste quelques notes de la fin de son concert), nous parvenons à trouver des places dans les premières rangées, sur le côté, pour assister au concert de Barbara Pravi. La salle est comble ce soir-là (5000 personnes), « les places sont chères », tout le monde ne sera pas assis. Barbara Pravi joue pour la première fois au Printemps de Bourges, festival qu’elle rêvait de faire. Je découvre une chanteuse engagée, un répertoire fait de piano, d’électro, de sonorité rock. Sur scène, elle rend hommage à Mahsa Amini,  une étudiante de 22 ans tuée en Iran pour ne pas avoir respecté le code vestimentaire strict et abusif de la République islamique (elle aurait porté son hijab « de manière inappropriée » selon les autorités). « Pour la première fois, dans l’histoire de l’Iran, depuis que les mollahs sont au pouvoir, les hommes et les femmes sont descendus dans la rue ensemble pour manifester contre le régime, contre l’oppression« . Elle dédie ainsi sa chanson Marianne à « toutes les femmes qui n’ont pas le droit de vivre comme elles l’entendent ».
Vêtue de tenues transparentes que certains pourraient qualifiés d’osées (elle est d’ailleurs régulièrement victime d’attaques sexistes sur les réseaux sociaux), avec des bouts de ruban adhésif noir sur les seins, Barbara donne le ton, exprimant sa liberté. La chanteuse est dans le don total. Sa présence scénique et la qualité de son timbre de voix sont indéniables. L’intensité qu’elle délivre dans son titre « Voilà », deuxième à l’Eurovision 2021, met les poils. « Bourges, fanstame-moi » déclare-t-elle. En robe rouge moulante, sa silhouette élancée, ses déhanchements, son énergie, les jeux de lumière, séduisent et enflamment un public touché par sa sincérité. Elle termine son tour de chant avec  « La Pieva », titre central de son deuxième et dernier album (« pieva » signifiant « chanteuse » en serbe, en référence à ses origines familiales). Tout y est dit. Avec Barbara Pravi, « on parle avec le cœur », « c’est le partage », les yeux qui « transpirent l’or et le feu ».

Mais le temps fort de cette 1ère journée de festival reste le concert-événement de Michel Polnareff. L’artiste de 80 ans vient de démarrer sa « derrière tournée » (clin d’œil à l’affiche Polnarevolution  sur laquelle on voyait ses fesses ). Après Londres, c’est donc le Printemps de Bourges et son chapiteau, le W, qui s’apprêtent à accueillir pour la première fois l’interprète-auteur-compositeur de tubes devenus des classiques pour plus d’une génération.
La scénographie est sobre. Assis derrière son piano, accompagné de ses musiciens,  et de ses légendaires lunettes blanches, le chapeau de cow-boy vissé sur la tête, il a offert au public un véritable Best of de son répertoire, un shoot de jouvence, un réjouissant bond dans les années 60-70 ! Michel Polnareff, bien qu’affaibli physiquement et peu mobile sur scène, a su transmettre son charisme et son humour, démarrant son set par un « Bonsoir les Bourges !« .  Pour la présentation de ses musiciens, chacun sourit lorsqu’il s’exclame « Si on me met pas le prompteur, je peux pas continuer !« . 
Porté par la nostalgie de ses tubes, le W constitué de fans (les seniors étant fièrement représentés mais pas que 😉 ), d’amateurs ou de curieux, est ravi. Le public est conquis par son naturel, et cette voix qui malgré les traces du temps (elle ne monte plus toujours aussi haut que par le passé, le timbre est plus grave), sait aussi se révéler fidèle à nos souvenirs. La magie opère et ma compagne et moi en sont agréablement surpris ! Et oui, j’admets que nous avions quelques craintes de ne pas retrouver le Polnareff de « Lettre à France, La poupée qui fait non, Le bal des laze, On ira tous au Paradis, Tout pour ma chérie, de Goodbye Marylou, Love Me, Please Love me » et encore bien d’autres  😉 S’il s’amuse à taquiner un public plutôt sage, « À Londres, tout le monde était debout et les lumières des téléphones étaient levées, faites-le, j’adore ça. » , l’accueil réservé est à la hauteur de la durée de son absence. Beaucoup chantent en cœur, les têtes dodelinent, les mains tapent, les visages sourient à l’écoute de toutes ces mélodies intemporelles. Cette première soirée a tenu ses promesses, on se rentre au gîte avec le smile, heureux et conscient d’avoir assisté au concert d’un mythe, une icône de la chanson française, après avoir englouti un bon burger à la sortie du concert 😉

Mercredi 16/04:

Après un copieux et sympathique déjeuner au restaurant le Florentais à Saint-Florent-sur-Cher et une balade dans le parc du château, nous voilà en route pour la deuxième journée où nous attendent au W, Lucky Love, Jean-Louis Aubert, Styleto et Clara Luciani. Une programmation qui illustre bien l’ambition sans cesse renouvelée de ce festival : mettre en avant la diversité et la richesse de la scène musicale actuelle. 

Le tant attendu Lucky Love s’est fait connaître du grand public avec sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Paris 2024. Né sans bras gauche, il y a marqué les esprits en interprétant torse nu « My ability ». Comme il le dit au début de son concert, « Ma chanson a traversé le Monde et ma maman est très fière de moi » 🙂 Ancien performeur chez Madame Arthur, un cabaret travesti bien connu des Parisiens, l’acteur-danseur-auteur compositeur interprète a une voix singulière, douce, un brin fluette, et un parler vrai. Lucky Love a un univers bien à lui, empreint de douceur, de poésie, de vulnérabilité. Dans ses textes, il fait preuve de sincérité, et d’une farouche volonté de clamer haut et fort la beauté du monde dans sa forme la plus plurielle, dans sa variété, ses différences. Sur la scène du W, il se raconte, livre quelques bribes de sa vie, avec ses hauts et ses bas mais toujours porté par une envie de vivre, une certaine philosophie de vie. « Un rencard qui n’est pas venu, c’est une expérience ! »   Sa prestation est à son image, à la fois solaire, joyeuse, et pleine d’humanité, de tendresse. Le personnage et sa musique touchent le public. Accompagné de ses musiciens et de quatre choristes, sa performance est une réussite. J’ai passé un très bon moment, réécoutant avec une certaine émotion « Masculinity« , et découvrant ses autres compositions aux accents parfois pop, ou plus soul, dont « Now I don’t need your love », « I don’t care if it burns » ou « J’veux d’la tendresse »entonnée après avoir lancé au public « Bourges, veux-tu de la tendresse ? » 

Vient ensuite le concert de Jean-Louis Aubert, 70 ans au compteur et une vitalité de gamin (je me souviens l’avoir vu aux Eurockéennes de Belfort en 1998 ! Souvenirs, souvenirs :)) Dès les premières notes, l’ex-chanteur de Téléphone, tout sourire, affiche un bonheur communicatif, heureux de retrouver la scène et son public. La salle, comble et survoltée, lui réserve un accueil des plus chaleureux, reprenant en chœur et avec une énergie de folie, les paroles et refrains de ses tubes intemporels. C’est toute l’époque Téléphone qui raisonne ce soir-là. Parmi les morceaux joués : « La Bombe humaine », « New York avec toi », « Temps à nouveau », « Alter Ego », Argent trop cher, ça c’est vraiment toi … 50 ans de carrière et l’écriture n’a pas pris une ride ! Des titres plus récents sont également joués, comme « Merveille » extrait de son dernier album PAFINI. La communion avec le public est totale. Quelle ambiance ! Mention spéciale pour la scénographie vraiment extra. Le Printemps de bourges est bel et bien lancé ! A la fin du concert, une petite fille s’affiche sur les écrans avec une pancarte « Je peux venir à New York avec toi« . La messe est dite ! Longue vie au rock !

Styleto a eu la lourde tâche de succéder à Jean-Louis Aubert. Je ne connais rien de son passé de Youtubeuse, mais avec une absence de scénographie, un grand drap blanc pour seul décor, sa prestation me paraît bien terne. Sincère sur scène lorsqu’elle raconte des moments de sa vie, ses hésitations à se lancer dans la chanson, quand elle se décrit comme une « fille lacrymale« , je n’en reste pas moins sur ma faim. Même sa reprise de Dalida, « Paroles, paroles », ne m’a pas convaincu. 

Entre les concerts, on a le droit à la Hug Cam d’Adopte. Une caméra filme un couple (ou pas) pris au hasard dans le public, qui doit s’embrasser. Fou rire garanti ! 

Clara Luciani clôture cette soirée, je reprends vie lol. Recalée deux fois aux iNOUïS (concours des talents émergents du Printemps de Bourges), l’auteure-compositrice-interprète, est pour autant devenue une fidèle du festival, Bourges l’y accueillant pour la cinquième fois. Malgré une bronchite qu’elle évoque avec humour, Clara Luciani n’a rien perdu de sa puissance vocale ni de son énergie scénique. Elle commence son set avec des titres issus de son dernier album Mon Sang qu’elle qualifie d’album de transmissionMaman d’un petit garçon, sa personnalité, son naturel, son sourire captivent l’auditoire. Elle chante « Courage« . Courage à ces femmes qui doivent (trop) concilier vie pro-vie perso. Un album donc plus intime et incontestablement plus rock.
Pour le plus grand bonheur du W, ces tubes sont aussi à l’honneur : « Tout pour moi », « La Grenade » (j’adore cette chanson !) Pour ce qui est du décor, il a du cachet. Sur scène, trône une sorte d’immense médaillon dans lequel son œil ou sa personne apparaît au centre. Au cours de sa prestation, Clara Luciani rend hommage à Françoise Hardy, « la chanteuse qu’elle écoutait le plus dans sa chambre d’adolescente », et encore maintenant dans sa « chambre de vieille adolescente« . 🙂 Avec Clara, on chante « si vous ne chantez pas avec moi, je serai vexée« , mais surtout, on danse ! Ambiance pop ou disco, chacun y va de son petit mouvement … les corps se libèrent, les esprits s’allègent et ça rend heureux ! Bref, une deuxième soirée au top.

Jeudi 17/04:

Cette journée offre une programmation très éclectique, aux accents résolument rock, rap et électro avec Adé, Yodelice, Mc*Solaar, The Avener et Fatboy Slim. La soirée débute avec Adé, ex-chanteuse de Therapie Taxi, qui présente son nouvel album. Fini la musique folk et la country, vive les riffs endiablés ! Fiévreuse ce matin au départ de Paris, elle annonce que sa fièvre tombe et qu’elle se sent de mieux en mieux, ouf ! Elle enchaîne les titres avec une sacrée présence autant dire que ça dépote ! En parlant de la société actuelle, elle se dit « très en colère parfois et de plus en plus souvent« . Deux chansons seront présentés façon Darkside dont l’une avec une perceuse à la main, avec Adé qu’on se le dise, ça déménage. Guitares saturées, lumières syncopées, l’ambiance est électrique, j’adore ! En ce début de soirée, la communion avec le public prend lentement mais sûrement, « il y a deux ans, vous aviez bien chanté, si vous voulez m’accompagner…« déclare-t-elle avant d’entamer son tube « Tout savoir ». 

Pour sa troisième venue au Printemps de Bourges, Yodelice présente son nouvel album « What’s the cure ? » aux sonorités rock / new wave. Seul en scène, dans un décor assez impressionnant visuellement de chambre anéchoïque (ou chambre sourde, comprenez un espace isolé des bruits extérieurs), accompagné de sa boîte à rythmes, synthé, de sa guitare et d’un harmonica, l’artiste comme la scénographie envoie du lourd. Yodelice est connu pour ses nombreux talents (à la fois, compositeur, musicien, producteur) mais je reste sur ma faim, certains sons me font (trop) penser à du Depeche Mode, il y a un côté très redondant dans le répertoire. Je ne suis pas convaincu, je n’accroche pas. Les goûts et les couleurs, ça ne se commande pas. 

Place à La star de la soirée, tant attendue par les festivaliers, MC Solaar ! Il entre sur scène, tout en décontraction, casquette sur la tête, avec un ensemble en jean élégant, paré de bandes larges colorées en courbe, me faisant penser aux silhouettes de Keith Haring. L’aventure a commencé dans les années 90 à Maisons-Alfort, comme il le rappelle en début de concert. Le rappeur emblématique livre un show mêlant ses classiques et de nouveaux morceaux plus électro, voire même aux inspirations latino . Il reste pour moi la figure incontournable de l’émergence du rap en France. Le pionnier comme beaucoup le dise. L’ambiance est là, la relation avec le public est magique, complice comme de vieux amis qui se retrouvent après une longue absence, il se lâche, sourit, reprend avec joie les paroles de « Caroline », « Bouge de là », « Nouveau Western », « Victime de la mode », … non mais quel plaisir de retrouver ce rap littéraire, cette poésie du bon mot, ce swing, cet humour, … ces bonnes ondes ! Le W vibre, s’enflamme et l’ovationne. Sa dernière venue à Bourges datant de 1998, on l’apprécie d’autant plus. Le public est composé à la fois de fidèles de la première heure et de nouvelles générations venues découvrir ou redécouvrir ses textes qui ont marqué leur époque mais aussi entendre les compositions actuelles comme « Pierre-Feuille ». Son flow est toujours aussi précis et rapide : qu’importe les années, à 56 ans, le maestro démontre qu’il n’a rien perdu de son talent. Le public est aux anges. Une fan me fait la confidence : « je suis venue spécialement pour lui, c’est le grand kiff de le revoir ici« . Respect, Monsieur Solaar a piqué notre cœur.

Lui succède l’électro de The Avener, digne héritier de la French Touch. Le W se transforme en gigantesque dancefloor. La dernière fois c’était en 2015, que de chemin parcouru depuis. Il ouvre avec un remix de « Under The Waterfall« , c’est du très bon son. Le DJ assure, entre remix et créations originales. C’est un véritable spectacle Son et Lumières qui s’offre à nous. Le public est en transe, on saute, on danse sans retenue. Les transitions sont fluides, la maîtrise technique est bien là. Il lancera à la fin de son concert avec humour « Je vous aime les Bourgeois« . 

La soirée se conclut en apothéose avec Fatboy Slim, légende britannique de la musique électronique, une première pour moi. Il entre sur scène en chemise Hawaïenne et pieds nus, un look pas très conventionnel dans ce milieu ce qui n’est pas fait pour me déplaire ;-). Le vétéran de 61 ans propose un show étonnant : il fusionne techno, rock, funk, et clins d’œil à la pop culture. Jeux de lumières épileptique, visuels barrés, rétro et psychédéliques, images générées par l’IA,  le public adore, se marre. Souvenez-vous du clip de Weapon of choice réalisée par Spike Jonze avec Christopher Walken en « fou dansant » !  Avec Role model, et le deepfake, c’est Bowie, Blondie, Jeff Bridges, Bill Murray, Iggy Pop, Tom Cruise et j’en passe, qui semblent donner de la voix lol Le DJ aime explorer. Il remixe « Satisfaction » des Stones. Au départ, je m’étais dit que je ne resterai pas longtemps, finalement j’ai été jusqu’au bout du concert tellement que c’était frais, original, rythmé, le tout dans une ambiance festive. Une belle surprise ce Fatboy Slim !

Vendredi 18/04 :

J’en avais déjà parlé dans mes précédents articles mais ce qui fait l’identité (et l’originalité) du Printemps de Bourges, c’est qu’il se vit aussi gratuitement dans la ville. Pas besoin d’avoir un billet pour profiter des animations (fanfares, cours de danse Hip-Hop, atelier Stop Motion, Boum pour les petits, stands divers, instants musicaux par les élèves du Conservatoire de Bourges…) ou assister à des concerts dans les bars, ou en extérieur sur la scène Berry, ou la scène Riffx par exemple. L’offre en accès libre se veut intergénérationnelle, variée, et divertissante. La gastronomie n’est pas en reste. Tout est fait pour favoriser la découverte, le partage et l’échange. Tables, transats, et accueil chaleureux sont présents un peu partout 🙂

Pour le déjeuner, direction le village Berry Province. Côté nourriture, on jette notre dévolu sur la Ferme des Buttons – Viande Bovine, déjà testée l’année dernière et comme toute la famille avait apprécié … On s’installe donc en famille, sur une table en extérieur, au soleil (après la pluie des derniers jours, son retour fait un bien fou), prêts à savourer burgers maison et pièces du boucher, accompagnés de frites maison et d’un Sancerre du Domaine Chevreau. On reprend des forces pour cette dernière journée 😉  

Le Village demain le Printemps est situé cette année Place Séraucourt. Partager les bons usages pour un monde plus responsable, plus solidaire, et permettre la pratique artistique aux plus jeunes, telles sont les intentions de ce village. Des ateliers jeune public sont organisés à la Ruche, ce ne sera pas pour notre Amy, encore un peu jeune pour cette année (16 mois :-)). Comme en 2024, des associations de prévention (sécurité routière, santé) et du bien manger sont présentes. Il y a de quoi faire et il faut forcément faire un choix. Ce Vendredi, on décide d’innover. On commence par le vernissage au MCB Hall, de l’exposition « Exclamation ! Toute première fois ! », qui retrace en images et en musique les toutes premières apparitions d’artistes INouïS ayant marqué leurs générations, en présence de Jeanne Cherhal (INouïS 2001) et du groupe Last Train (INouïS 2015). Radio France et la Sacem sont représentées aussi. C’est l’occasion de redécouvrir des pochettes d’albums, des dédicaces, et bien sûr, d’écouter la playlist de l’expo, avec entre autres, les Rita Mitsouko, Anaïs, Pigalle, Eddy de Pretto, la Mano Negra, Hoshi, Henri Tachan, PNL etc… Le vernissage prévu à 16h ayant démarré à 17h, nous n’assistons pas au concert « I am Roze » à l’auditorium. C’est finalement en écoutant Solaan, sacrée révélation féminine aux Victoires de la Musique en 2025, que je découvre cette salle, un bel amphithéâtre avec des murs en bois qui lui confère une bonne acoustique. Chanteuse et compositrice à la voix cristalline, elle séduit avec des textes introspectifs, abordant des thèmes universels comme l’amour et la puissance féminine . Ce soir-là, elle interprète « Petits corps », une chanson sur le rapport à son corps, qu’elle a mis longtemps à accepter comme elle le confie au public.  « Elle entonne Les Ogres sur l’avidité des puissants (Dans un monde où il n’y a que des ogres. Que mangent les ogres ?« ) . Sur le titre « Comme les Animaux », ces 2 musiciens enfilent un masque de loup-garou. Cette artiste émergente repérée via les réseaux sociaux pendant le covid, semble à fleur de peau. J’ai apprécié son univers mélancolique, ses références à l’enfance, aux contes, sa sensibilité, et sa musique qu’on pourrait qualifier de néo-folk. 

Direction ensuite le Palais d’Auron (une première aussi pour moi) pour la soirée Rock. On passe par le W où il y a la soirée RAP, avec notamment Jok’AirVald et Kalash. Le public a rajeuni de 30 ans ! 😉 Essentiellement des jeunes au W. Pour nous, le choix est fait, priorité aux riffs sauvages, avec Bandit Bandit, The Liminanas et Last Train passés tous les 3 par les iNOUïS, et Ko Ko Mo. Rassemblant moins les foules que par le passé, le rock en festival se fait de plus en plus rare et c’est avec un brin d’excitation qu’on s’apprête à entendre la sélection de ce soir. Le Palais d’Auron a une fosse (public debout) et un balcon (public assis). On choisira de s’asseoir 😉 Cette salle à taille humaine peut accueillir un peu plus de 2000 personnes. J’irai faire les photos en début de chaque concert. Son architecture extérieure me plaît, elle me fait penser à la Philharmonie de Paris, avec des angles bien prononcés, des formes géométriques (triangles, losanges,…). La soirée débute à 20h. Les concerts sont portés par des groupes à l’énergie communicative et aux univers bien distincts.

Bandit Bandit ouvre la soirée. Maëva Nicolas explique avoir franchi une « montagne » pour arriver là où elle en est maintenant. « Le rock, c’était pas pour elle« . Elle dédie une chanson à toutes les femmes qui se sentent libres. Sur scène, elle s’affirme avec un haut transparent avec des bouts de scotch sur les seins (à la façon de Barbara Pravi vu mardi). Le duo, amoureux à la ville comme sur scène, souvent décrit comme un Bonnie and Clyde ténébreux, ouvre la soirée avec un rock à la fois sombre, sulfureux et sensuel. 

Ko Ko Mo, le duo nantais, enchaîne avec un show exaltant, porté par une guitare explosive et une batterie survoltée. C’est leur première fois au Printemps de Bourges, rappelle-t-il. L’un des temps forts de leur prestation : un solo d’anthologie du batteur sur un rythme effréné avec jeu de lumière. Ils me font penser au célèbre duo américain Twenty One Pilots. J’ai adoré leur performance. 

The limiñanas, avec son rock psychédélique, transporte ensuite les spectateurs dans un univers teinté de sixties et de cinématographie à l’italienne. Le show est visuel. Je n’accroche pas des masses.

Last Train, le groupe qui monte, vu au vernissage, clôt cette soirée. Le concert est retransmis en direct sur France Inter. « On doit vous entendre ! » Crie le chanteur, Jean-Noël Scherrer. Le micro sera tourné vers le public à la fin du concert. C’est leur cinquième apparition au Printemps de Bourges. Ils délivrent un rock puissant, à la fois brut et maîtrisé. Ils mettent l’ambiance, la fosse s’agitant dans tous les sens ! Le chanteur va jusqu’à rencontrer son public, se faisant littéralement porter par lui. Le bassiste laissera même sa basse un court moment à un spectateur. Leur énergie et leur générosité transcendent le public. On clôt là notre Printemps de Bourges de la plus belle des façons !

Cette 49ème édition a encore une fois tenu toutes ses promesses. Pour mon troisième Printemps de Bourges, à noter quelques découvertes bien sympathiques : le W en configuration assise, l’Auditorium, le Palais d’Auron. Des artistes de légende vus pour la première fois sur scène : Michel Polnareff, MC*SOLAAR, Jean-Louis Aubert (redécouvert puisque je ne l’avais pas vu depuis longtemps). L’occasion également de voir jouer une artiste maintenant bien installée dans le paysage musical hexagonal comme Clara Luciani mais aussi des artistes émergents, à qui l’on souhaite de se révéler au grand public : Solann, Last Train, et Ko Mo Mo. 

Comme je l’ai déjà dit, il est impossible de tout faire au Printemps de Bourges, tellement la programmation est dense. Le choix est chaque année cornélien, aussi fait-on en fonction de ses envies et de sa sensibilité. À l’aube de sa 50ème édition (que j’attends déjà avec impatience, prévue en Avril 2026), dans une ville qui se prépare à porter fièrement son titre de Capitale européenne de la culture en 2028, le Printemps de Bourges Crédit Mutuel s’affirme plus que jamais comme une grande fête en pleine ville, un festival alternatif bon enfant, accessible, ouvert à toutes et tous sans considération d’âge ou de sexe, et particulièrement innovant, de par son format, la richesse et la diversité de sa programmation. 

Un grand merci à toute l’équipe promo et coordination du Printemps de Bourges pour son accueil. L’organisation était au top ! Je remercie aussi Jean-Marie et Domie, les grands-parents d’Amy, pour avoir pris grand soin de notre louloute qui grandit et a été particulièrement adorable pour reprendre leur mot :). Et je dis à l’année prochaine Bourges ! 😉

EN

A look back at the 2025 Crédit Mutuel Spring Festival in Bourges, a special edition, following the passing on January 27, 2025, of Daniel Colling, co-founder of the festival in 1977 (a mural of his was dedicated to him in the Pro area). This 49th edition has not deviated from its original DNA: a festival open to the entire city, promoting new talent and alternative music, and with a predominantly French-speaking feel.

Like last year, we’re arriving in the Berry region as a family: Amy, our 16-month-old daughter, Jean-Marie, and Dominique, my partner Lili’s father and stepmother, who will be our babysitters for the wild evenings :-). Dominique will take advantage of this getaway to visit her maternal family, some of whom are from the region. We’re staying in a gîte in St-Florent-sur-Cher, a pleasant town with a magnificent château set in a huge park (with children’s play areas). The location is perfect: to get to Bourges, it’s straight on a good road :-). We will be there for 4 days, from Tuesday to Friday.

Tuesday, April 15:

It’s with a certain anticipation that we return to the Printemps de Bourges. The excitement is there. Finally, an evening just for the two of us, we also say to ourselves. 😉 The concerts are held on the W, the largest stage, exceptionally, in a seated configuration (initially, a little surprised by this idea – I’ve never been to a contemporary music festival in this format – but in the end, I admit to being seduced by the « experience. » What a joy to have a completely unobstructed view of the stage!).

Arriving too late for Emma Peters (we only hear a few notes from the end of her concert), we manage to find seats in the first rows, on the side, to attend Barbara Pravi‘s concert. The hall is full that evening (5000 people), « the seats are expensive », not everyone will be seated. Barbara Pravi is playing for the first time at the Printemps de Bourges, a festival she dreamed of doing. I discover a committed singer, a repertoire made of piano, electro, rock sounds. On stage, she pays tribute to Mahsa Amini, a 22-year-old student killed in Iran for not respecting the strict and abusive dress code of the Islamic Republic (she would have worn her hijab « inappropriately » according to the authorities). « For the first time in the history of Iran, since the mullahs came to power, men and women took to the streets together to protest against the regime, against oppression. » She dedicates her song Marianne to « all the women who do not have the right to live as they wish.« 
Dressed in transparent outfits that some might call daring (she is also regularly the victim of sexist attacks on social media), with pieces of black tape on her breasts, Barbara sets the tone, expressing her freedom. The singer is giving it her all. Her stage presence and the quality of her voice are undeniable. The intensity she delivers in her song Voilà, second at Eurovision 2021, makes your hair stand on end. « Bourges, fantasize about me » she declares. In a tight red dress, her slender silhouette, her swaying hips, her energy, the play of light, seduce and ignite an audience touched by her sincerity. She ends her set with « La Pieva », the central title of her second and latest album (« pieva » meaning « singer » in Serbian, in reference to her family origins). It says it all. With Barbara Pravi, « we speak from the heart, » « it’s about sharing, » with eyes that « exude gold and fire. »

But the highlight of this first day of the festival remains Michel Polnareff‘s event-like concert. The 80-year-old artist has just started his « last tour » (a nod to the Polnarevolution poster on which his buttocks were visible). After London, it is now the Printemps de Bourges and its marquee, the W, which are preparing to welcome for the first time the singer-songwriter of hits that have become classics for more than a generation. The stage design is understated. Seated behind his piano, accompanied by his musicians, and wearing his legendary white glasses, a cowboy hat screwed onto his head, he offered the audience a veritable Best of his repertoire, a shot of youth, a joyful leap back to the 60s and 70s! Michel Polnareff, although physically weakened and not very mobile on stage, knew how to convey his charisma and humor, starting his set with a « Bonsoir les Bourges ! » When his musicians were introduced, everyone smiled as he exclaimed, « If they don’t give me the teleprompter, I can’t continue ! » Carried away by the nostalgia of his hits, the W, made up of fans (seniors being proudly represented, but not only ;-), amateurs, and the curious, was delighted. The audience was captivated by his naturalness, and this voice, which, despite the traces of time (it doesn’t always go as high as in the past; the timbre is deeper), also manages to remain faithful to our memories. The magic works, and my partner and I are pleasantly surprised! And yes, I admit that we were a little afraid of not finding the Polnareff of « Lettre à France, La poupée qui fait non, Le bal des laze, On ira tous au Paradis, Tout pour ma chérie, de Goodbye Marylou, Love Me, Please Love me » and many others 😉 If he enjoys teasing a rather well-behaved audience, « In London, everyone was standing and the lights on the phones were up, do it, I love it. » , the welcome given is worthy of the length of his absence. Many sing along, heads nod, hands clap, faces smile listening to all these timeless melodies. This first evening kept its promises, we return to the gîte with a smile, happy and aware of having attended the concert of a myth, an icon of French song, after having devoured a good burger at the end of the concert 😉

Wednesday, April 16:

After a hearty and enjoyable lunch at the Florentais restaurant in Saint-Florent-sur-Cher and a stroll through the castle grounds, we set off for the second day, where Lucky Love, Jean-Louis Aubert, Styleto, and Clara Luciani await us at the W. A lineup that perfectly illustrates the festival’s constantly evolving ambition: to showcase the diversity and richness of today’s music scene.

The long-awaited Lucky Love became known to the general public with his performance at the opening ceremony of the Paris 2024 Paralympic Games. Born without a left arm, he made his mark there by performing My ability shirtless. As he said at the beginning of his concert, « My song has traveled the world and my mom is very proud of me« 🙂 A former performer at Madame Arthur, a transvestite cabaret well known to Parisians, the actor-dancer-songwriter has a unique, soft, slightly reedy voice and a true way of speaking. Lucky Love has a world of his own, full of gentleness, poetry, and vulnerability. In his lyrics, he demonstrates sincerity and a fierce desire to loudly proclaim the beauty of the world in its most plural form, in its variety, its differences. On the W stage, he tells his story, shares a few snippets of his life, with its ups and downs but always driven by a desire to live, a certain philosophy of life. « A date that didn’t come, it’s an experience ! » His performance is in his image, at once sunny, joyful, and full of humanity and tenderness. The character and his music touch the audience. Accompanied by his musicians and four backing singers, his performance is a success. I had a great time, listening again with a certain emotion to « Masculinity », and discovering his other compositions with sometimes pop or more soulful accents, including « Now I don’t need your love », « I don’t care if it burns » or « J’veux d’la tendresse », sung after having said to the audience « Bourges, veux-tu de la tendresse ?« 

Next came the concert by Jean-Louis Aubert, 70 years old and with the vitality of a boy (I remember seeing him at the Eurockéennes in Belfort in 1998! Memories, memories :)) From the first notes, the former singer of Téléphone, all smiles, displayed a contagious happiness, happy to be back on stage and with his audience. The room, full and excited, gave him a very warm welcome, singing in chorus and with crazy energy the words and choruses of his timeless hits. It was the whole Téléphone era that resonated that evening. Among the songs played: « La Bombe humaine », « New York avec toi », « Temps à nouveau », « Alter Ego », Argent trop cher, ça c’est vraiment toi … 50 years of career and the writing hasn’t aged a bit! More recent titles were also played, like Merveille from his latest album PAFINI. The communion with the audience was total. What an atmosphere! Special mention for the truly extraordinary scenography. The Printemps de Bourges is well and truly underway! At the end of the concert, a little girl appears on the screens holding a sign that reads, « I can come to New York with you. » The die is cast! Long live rock !

Styleto had the difficult task of succeeding Jean-Louis Aubert. I know nothing about her past as a YouTuber, but with a lack of stage design, a large white sheet as the only backdrop, her performance seemed rather lackluster to me. Sincere on stage when she recounted moments in her life, her hesitations about starting to sing, when she described herself as a « tearful girl, » I was nonetheless left wanting more. Even her cover of Dalida’s « Paroles, paroles » didn’t convince me.

Between concerts, we were treated to Adopte’s Hug Cam. A camera films a couple (or not) chosen at random from the audience, who were asked to kiss. A guaranteed laugh !

Clara Luciani closes this evening, I’m coming back to life lol. Having been rejected twice at the iNOUïS (the Printemps de Bourges emerging talent competition), the singer-songwriter has nevertheless become a regular at the festival, with Bourges welcoming her for the fifth time. Despite bronchitis, which she humorously evokes, Clara Luciani has lost none of her vocal power or her stage energy. She begins her set with tracks from her latest album, Mon Sang, which she describes as an album of transmission. Mother of a little boy, her personality, her naturalness, and her smile captivate the audience. She sings « Courage. » Courage to these women who have to (too much) balance their professional and personal lives. An album that is therefore more intimate and undeniably more rock.
To the delight of the W, these hits are also in the spotlight: « Tout pour moi », « La Grenade » (I love this song!) As for the decor, it has character. On stage, there is a sort of huge medallion in which her eye or her person appears in the center. During her performance, Clara Luciani pays tribute to Françoise Hardy, « the singer she listened to the most in her teenage bedroom« , and still now in her « old teenage bedroom« . 🙂 With Clara, we sing « if you don’t sing with me, I’ll be upset », but above all, we dance! Pop or disco atmosphere, everyone goes with their little movement … bodies are freed, spirits lighten and it makes you happy! In short, a second top evening.

Thursday, April 17:

This day offers a very eclectic program, with decidedly rock, rap, and electro accents featuring Adé, Yodelice, Mc*Solaar, The Avener, and Fatboy Slim. The evening kicks off with Adé, former singer of Therapie Taxi, who presents her new album. No more folk and country music, hello to wild riffs! Feverish this morning after leaving Paris, she announces that her fever is breaking and she’s feeling better and better, phew! She belts out the songs with a real presence, so to speak, it rocks! Speaking of today’s society, she says she’s « very angry sometimes, and more and more often. » Two songs will be presented in a Darkside style, one of which features a drill in hand. With Adé, let it be said, it rocks. Overdriven guitars, syncopated lights, the atmosphere is electric, I love it! At the beginning of the evening, communion with the audience takes place slowly but surely, « two years ago, you sang well, if you want to accompany me… » she declares before starting her hit « Tout savoir ».

For his third appearance at Printemps de Bourges, Yodelice presents his new album « What’s the cure? » with rock / new wave sounds. Alone on stage, in a visually impressive decor of an anechoic chamber (or deaf chamber, understand a space isolated from outside noise), accompanied by his drum machine, synth, his guitar and a harmonica, the artist and the scenography send heavy. The artist is known for his many talents (at the same time, composer, musician, producer) but I am left wanting more, some sounds remind me (too much) of Depeche Mode, there is a very redundant side in the repertoire. I am not convinced, I do not get hooked. Tastes and colors, you can’t order them.

Make way for the star of the evening, so eagerly awaited by the festival-goers, MC Solaar ! He enters the stage, all relaxed, cap on his head, with an elegant denim outfit, adorned with wide colored curved stripes, making me think of Keith Haring’s silhouettes. The adventure began in the 90s in Maisons-Alfort, as he recalls at the beginning of the concert. The iconic rapper delivers a show mixing his classics and new, more electro tracks, even with Latin inspirations. He remains for me the essential figure of the emergence of rap in France. The pioneer as many say. The atmosphere is there, the relationship with the public is magical, complicit like old friends who meet after a long absence, he lets go, smiles, joyfully takes up the lyrics of « Caroline », « Bouge de là », « Nouveau Western », « Victime de la mode », … no but what a pleasure to find this literary rap, this poetry of the good word, this swing, this humor, … these good vibes! The W vibrates, ignites, and gives him a standing ovation. His last appearance in Bourges dates back to 1998, which makes him even more appreciated. The audience is made up of both longtime fans and new generations who have come to discover or rediscover his texts that marked their era, but also to hear current compositions like Pierre-Feuille. His flow is still as precise and fast: no matter the years, at 56, the maestro demonstrates that he has lost none of his talent. The audience is in raptures. A fan confides in me: « I came especially for him, it’s a real thrill to see him here again. » Respect, Mr. Solaar has stolen our hearts.

He was followed by the electro of The Avener, a worthy heir to the French Touch. The W transformed into a gigantic dancefloor. The last time was in 2015, and what a journey it has come since then. He opened with a remix of « Under The Waterfall. » It was a very good sound. The DJ delivered, combining remixes and original creations. It was a true Sound and Light show. The audience was in a trance, jumping, and dancing without restraint. The transitions were fluid, and the technical mastery was evident. At the end of his concert, he humorously launched into the song « Je vous aime les Bourgeois. »

The evening ended with a flourish with Fatboy Slim, the British electronic music legend, a first for me. He entered the stage wearing a Hawaiian shirt and barefoot, a rather unconventional look in this scene, which I quite enjoyed ;-). The 61-year-old veteran offers an astonishing show: he fuses techno, rock, funk, and nods to pop culture. Epileptic light shows, crazy, retro and psychedelic visuals, AI-generated images, the audience loves it, laughs. Remember the Weapon of Choice video directed by Spike Jonze with Christopher Walken as a « dancing madman »! With Role model, and deepfake, it’s Bowie, Blondie, Jeff Bridges, Bill Murray, Iggy Pop, Tom Cruise and so on, who seem to give voice lol The DJ likes to explore. He remixes « Satisfaction » by the Stones. At first, I thought I wouldn’t stay long, but in the end I stayed until the end of the concert because it was so fresh, original, rhythmic, all in a festive atmosphere. A nice surprise this Fatboy Slim !

Friday, April 18 :

I’ve already mentioned it in my previous articles, but what makes Printemps de Bourges unique (and unique) is that it’s also free in the city. No ticket is required to enjoy the activities (brassing bands, hip-hop dance classes, stop-motion workshops, a party for kids, various stalls, musical moments by students from the Bourges Conservatory, etc.) or attend concerts in bars or outdoors on the Berry Stage or the Riffx Stage, for example. The free-access offerings are intended to be intergenerational, varied, and entertaining. Gastronomy is no exception. Everything is designed to encourage discovery, sharing, and exchange. Tables, deckchairs, and a warm welcome are available everywhere 🙂

For lunch, head to the Berry Province village. As for food, we set our sights on Ferme des Buttons – Viande Bovine, which we’d already tried last year and the whole family had enjoyed… So we sat down as a family at an outdoor table in the sun (after the rain of the last few days, its return felt so good), ready to enjoy homemade burgers and cuts from the butcher’s, accompanied by homemade fries and a Sancerre from Domaine Chevreau. We were refueling for this last day 😉

The Village demain le Printemps is located this year at Place Séraucourt. Sharing good practices for a more responsible, more inclusive world and enabling young people to practice art are the intentions of this village. Workshops for young people are organized at La Ruche; they won’t be for our Amy, who is still a little young this year (16 months :-)). As in 2024, prevention (road safety, health) and healthy eating associations are present. There’s plenty to do, and you have to make a choice. This Friday, we decide to innovate. We start with the opening at the MCB Hall, of the exhibition « Exclamation! Very first time! », which retraces in images and music the very first appearances of INouïS artists who have marked their generations, in the presence of Jeanne Cherhal (INouïS 2001) and the group Last Train (INouïS 2015). Radio France and Sacem are also represented. It’s the opportunity to rediscover album covers, dedications, and of course, to listen to the exhibition playlist, with among others, Rita Mitsouko, Anaïs, Pigalle, Eddy de Pretto, Mano Negra, Hoshi, Henri Tachan, PNL etc… The opening scheduled for 4 p.m. having started at 5 p.m., we are not attending the « I am Roze » concert in the auditorium. It was finally while listening to Solaan, crowned female revelation at the Victoires de la Musique in 2025, that I discovered this room, a beautiful amphitheater with wooden walls that give it good acoustics. Singer and composer with a crystal clear voice, she seduces with introspective texts, addressing universal themes such as love and feminine power. That evening, she performed « Petits corps », a song about the relationship with her body, which she took a long time to accept as she confided to the public. « She sings Les Ogres on the greed of the powerful (In a world where there are only ogres. What do ogres eat? « ). On the title « Comme les Animaux », these 2 musicians put on a werewolf mask. This emerging artist spotted via social networks during covid, seems on edge. I appreciated his melancholic universe, his references to childhood, to stories, his sensitivity, and his music which could be described as neo-folk.

Then we head to the Palais d’Auron (a first for me too) for the Rock evening. We go through the W where there is the RAP evening, with notably Jok’Air, Vald and Kalash. The audience is 30 years younger! 😉 Mainly young people at the W. For us, the choice is made, priority to wild riffs, with Bandit Bandit, The Liminanas and Last Train all 3 passed by iNOUïS, and Ko Ko Mo. Gathering less crowds than in the past, rock in festivals is becoming rarer and rarer and it is with a bit of excitement that we are getting ready to hear this evening’s selection. The Palais d’Auron has a pit (standing audience) and a balcony (seated audience). We will choose to sit 😉 This human-sized room can accommodate a little more than 2000 people. I will go take photos at the beginning of each concert. I like its exterior architecture; it reminds me of the Philharmonie de Paris, with its sharp angles and geometric shapes (triangles, diamonds, etc.). The evening begins at 8 p.m. The concerts are led by bands with infectious energy and distinct styles.

Bandit Bandit opens the evening. Maëva Nicolas explains that she climbed a « mountain » to get to where she is now. « Rock wasn’t for her. » She dedicates a song to all women who feel free. On stage, she asserts herself in a see-through top with pieces of tape over her breasts (like Barbara Pravi, seen Tuesday). The duo, lovers in the city as well as on stage, often described as a dark Bonnie and Clyde, opens the evening with rock that is at once dark, sultry, and sensual.

Ko Ko Mo, the Nantes duo, continues with an exhilarating show, driven by explosive guitar and overexcited drums. This is their first time at Printemps de Bourges, he recalls. One of the highlights of their performance: a legendary solo from the drummer over a frenetic rhythm with a playful light show. They remind me of the famous American duo Twenty One Pilots. I loved their performance.

The Limiñanas, with their psychedelic rock, then transports the audience to a world tinged with the sixties and Italian cinematography. The show is visual. I’m not particularly impressed.

Last Train, the up-and-coming band, seen at the opening, closes the evening. The concert is broadcast live on France Inter. « We have to hear you ! » shouts singer Jean-Noël Scherrer. The microphone will be turned towards the audience at the end of the concert. This is their fifth appearance at Printemps de Bourges. They deliver powerful rock, both raw and controlled. They set the mood, with the crowd moving in all directions! The singer goes so far as to meet his audience, literally letting himself be carried along by them. The bassist even briefly gives his bass to a spectator. Their energy and generosity transcend the audience. This concludes our Printemps de Bourges in the most beautiful way possible !

This 49th edition once again lived up to all its promises. For my third Printemps de Bourges, I should mention some very pleasant discoveries: the W in a seated configuration, the Auditorium, the Palais d’Auron. Legendary artists seen for the first time on stage: Michel Polnareff, MC*SOLAAR, Jean-Louis Aubert (rediscovered since I hadn’t seen him for a long time). It was also an opportunity to see an artist now well-established in the French musical scene like Clara Luciani, as well as emerging artists, whom we hope will be able to reveal themselves to the general public: Solann, Last Train, and Ko Mo Mo.

As I’ve already said, it’s impossible to do everything at Printemps de Bourges, the lineup is so dense. The choice is difficult every year, so we make it based on our desires and our sensibilities. On the eve of its 50th edition (which I’m already eagerly awaiting, scheduled for April 2026), in a city preparing to proudly wear its title of European Capital of Culture in 2028, the Printemps de Bourges Crédit Mutuel asserts itself more than ever as a major celebration in the heart of the city, a friendly, accessible alternative festival, open to all, regardless of age or gender, and particularly innovative, due to its format and the richness and diversity of its programming.

A big thank you to the entire Printemps de Bourges promotional and coordination team for their welcome. The organization was top-notch! I also thank Jean-Marie and Domie, Amy’s grandparents, for taking great care of our growing little one and for being particularly adorable, to use their words :). And I say see you next year, Bourges ! 😉


SOLIDAYS 2025 : Nouveaux noms !

FR

Avez-vous pris votre place le 1er Février pour obtenir un tarif avantageux ? 🙂 Non ? Maintenant, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas la prendre avec l’annonce de la deuxième vague d’artistes : Shay (date unique en festival), Riles, Apashe et Aliocha Schneider,…

Solidays 2025 s’annonce comme une édition riche, variée et résolument festive, alliant éclectisme, exclusivités et émergences artistiques.

Shay fait sa seule date en festival de l’année, avec en plus une création scénique inédite. Rilès signe son grand retour après trois ans d’absence, avec l’énergie qu’on lui connaît. Victoria (de Måneskin) propose un DJ set solo mêlant techno, dance et bass music. Yelle, pour ses 20 ans de carrière, vient faire danser le public avec son électro-pop iconique.

La scène émergente est aussi à l’honneur. Le festival accueille les rappeurs français du moment avec La Mano 1.9 et Bouss! . D’autres artistes prometteurs rejoignent la scène : Aliocha Schneider, MIKI, Eloi, B.B. Jacques ou encore Piche, drag queen de Drag Race France, avec un show percutant.

La scène électro n’est pas en reste : Apashe with Brass Orchestra propose une fusion électro-classique. Jennifer Cardini, Marion Di Napoli, Poto Rico et le collectif 135 offriront des sets avant-gardistes. Les collectifs festifs comme Chronologic, Viens la fête ou Bug de l’an 2000 feront vibrer les nuits.

Des pépites aussi à découvrir : Denden (révélée sur TikTok) mélange de Shatta, afro-pop et RnB, Candeur Cyclone, électro-pop engagée, Billie, pop-rock, ou encore Heaven Sam, DJ « instrumental ».

Côté reggae/dub, Biga*Ranx et Jahneration apporteront des good vibes estivales.

La programmation complète :

VENDREDI 27.06 : Damso, James Hype, Rilès, Sean Paul, Shay, 135, B.B Jacques,Denden, High Fade, Jahneration, Jersey, le Bug de l’an 2000, Leto, Perceval, Poto Rico,Yoa.

SAMEDI 28.06 : Lamomali, Zaho de Sagazan, Fisher, Werenoi, Apashe with BrassOrchestra, Billie, Bouss, Eloi, Heaven Sam, Jennifer Cardini, Kompromat, la Mano 1.9,Marion Di Napoli, Meute, Victoria, Viens la fête.

DIMANCHE 29.06 : Gims, Kalash, MC*Solaar, SCH, Aliocha Schneider, Biga*Ranx,Candeur Cyclone, l’Impératrice, la Chronologic, Miki, Yelle.

Toutes les infos sur https://www.solidays.org/

EN

Did you book your ticket on February 1st to get a great price? 🙂 No? Now you have no more excuses not to book with the announcement of the second wave of artists: Shay (only festival date), Riles, Apashe, and Aliocha Schneider…

Solidays 2025 promises to be a rich, varied, and decidedly festive lineup, combining eclecticism, exclusives, and emerging artists.

Shay is playing her only festival date of the year, with a brand-new stage creation to boot. Rilès is making his big comeback after a three-year absence, with his trademark energy. Victoria (of Måneskin) offers a solo DJ set mixing techno, dance, and bass music. Yelle, celebrating her 20th anniversary, will get the crowd dancing with her iconic electro-pop.

The emerging scene is also in the spotlight. The festival welcomes the latest French rappers with La Mano 1.9 and Bouss!. Other promising artists are joining the stage: Aliocha Schneider, MIKI, Eloi, B.B. Jacques, and Piche, drag queen from Drag Race France, with a powerful show.

The electro scene is not left out: Apashe with Brass Orchestra offers an electro-classical fusion. Jennifer Cardini, Marion Di Napoli, Poto Rico, and the 135 collective will offer avant-garde sets. Party collectives like Chronologic, Viens la fête, and Bug de l’an 2000 will rock the nights.

There are also gems to discover: Denden (revealed on TikTok), a blend of Shatta, Afro-pop, and R&B; Candeur Cyclone, a committed electro-pop; Billie, a pop-rock; and Heaven Sam, an instrumental DJ.

On the reggae/dub side, Biga*Ranx and Jahneration will bring some good summer vibes.

The full lineup:

FRIDAY, June 27: Damso, James Hype, Rilès, Sean Paul, Shay, 135, B.B. Jacques, Denden, High Fade, Jahneration, Jersey, le Bug de l’an 2000, Leto, Perceval, Poto Rico, Yoa.

SATURDAY, June 28: Lamomali, Zaho de Sagazan, Fisher, Werenoi, Apashe with Brass Orchestra, Billie, Bouss, Eloi, Heaven Sam, Jennifer Cardini, Kompromat, la Mano 1.9, Marion Di Napoli, Meute, Victoria, Viens la fête.

SUNDAY 29.06: Gims, Kalash, MC*Solaar, SCH, Aliocha Schneider, Biga*Ranx, Candeur Cyclone, l’Impératrice, la Chronologic, Miki, Yelle.

All the information at https://www.solidays.org/


Salon International de l’Agriculture 2025

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Le Salon International de l’Agriculture 2025 (SIA 2025) est le Salon à ne pas manquer pour tout bon Francilien, un peu de verdure et de nature dans cet univers de béton, pourrait-on dire en caricaturant un tant soit peu :-). On y vient seul, en famille avec les enfants ou encore entre amis pour faire la fête. C’est toujours avec autant d’enthousiasme qu’on retrouve nos éleveurs et producteurs. « Venez comme vous êtes, repartez avec un peu de ce que nous sommes ! » dixit Jérôme Despey, Président du Centre National des Expositions et Concours Agricoles (CENECA) du Salon International de l’Agriculture et du SIA’PRO. L’adage résume bien l’ambiance du salon.

Pour planter le décor, le SIA 2025 en 6 chiffres : 10 pavillons, 607 503 visiteurs, 4 000 animaux, 12 000 personnes qui font vivre le salon, 1 100 exposant et 88 visites politiques et institutionnels. Je ne parlerai pas de politique dans cet article, mais seulement de Jean Lassalle (ex-candidat à la présidentielle) qui a lancé en plein salon un Paquito (jeu du Sud-Ouest qui consiste à se faire porter de bras en bras par des personnes assises appelés rameurs). Sacré Jean ! 🙂

Comme chaque année, les bovins occupent la place centrale au pavillon 1. La race limousine a été mise à l’honneur avec Oupette, l’égérie du Salon. Accompagnée de son veau tout juste âgé de quelques semaines, elle a charmé les visiteurs. Le bovin le plus lourd était Spartacus, un taureau charolais de Bourgogne, pesant 1 650 kg. J’adore les noms donnés ;-). Je suis toujours impressionné par le caractère massif des bovins. Ma préférée reste la vache Aubrac avec ses yeux de biche.
La filière caprine (les chèvres) a été mise en lumière à travers diverses animations et concours. J’ai pu découvrir la richesse des fromages de chèvre français sur le stand de l’interprofession, c’est toujours un régal pour les papilles.
Toujours au pavillon 1, j’ai pris plaisir à toucher la laine des moutons. Des démonstrations de tonte, ateliers de filage et expositions pédagogiques permettaient aux visiteurs de mieux comprendre le rôle essentiel des moutons dans l’agriculture et l’industrie textile. Une belle occasion de mettre en avant ce savoir-faire ancestral et l’importance de la laine dans une mode plus durable.
Enfin, les cochons et leurs petits, ne peuvent que vous attendrir. 🙂 quel beau spectacle !

J’ai voulu faire le pavillon 2.1 des chiens et chats, le deuxième samedi du salon, mal m’en a pris, c’était blindé. Je n’ai pas vu grand chose hélas, ce pavillon a été victime de son succès. J’ai pu quand même voir un Saint-Bernard allongé sur le dos, les pattes en l’air, se faire caresser par le public, séquence câlin, et très amusante.

Le salon de l’agriculture est aussi une immersion gustative au coeur des régions de France. Il y avait 3 pavillons dédiés à la gastronomie, rien que ça !
Les Hauts-de-France étaient notamment à l’honneur. J’ai pu déguster des frites d’Aurel Mestré, champion du monde de la frite en 2023, des beignets au maroilles, des bêtises de Cambray, entre autres. Mention spéciale au stand « Tour de France » (qui passe souvent dans le Nord) où on pouvait participer à une course, vélo fixe faisant avancer un petit vélo sur un circuit. Crises de rires garanties.
Les régions d’Outre-Mer étaient également à l’honneur au pavillon 5.2, avec des stands représentant La Réunion, la Guyane, la Guadeloupe, Saint-Martin, la Polynésie, Wallis-et-Futuna et Mayotte. Ces espaces ont permis aux visiteurs de s’évader vers des horizons lointains en découvrant des saveurs exotiques et des produits typiques, témoignant de la richesse culturelle et gastronomique de ces territoires. J’y ai déjeuné un midi un plateau de spécialités créoles accompagné une bière au rhum (c’est en fait une bonne quantité de rhum sur laquelle on fait couler une bière blonde), et bien évidemment le sorbet coco ! Dans ce Hall, il y a aussi un petit coin avec les élevages du monde : chameaux, dromadaires, zébus nains, watusis (bovins domestiques d’Afrique de l’Est aux cornes spectaculaires).
Les pavillons 3 et 7.1 étaient consacrés aux Produits et Saveurs de France métropolitaine. Des stands dédiés aux produits laitiers, charcuteries, pâtisseries, vins et spiritueux ont offert des dégustations, mettant en avant la qualité et l’authenticité des productions locales. Je me suis plutôt intéressé aux régions du Sud, produits à base d’olives, de citrons,…Le week-end, c’est une grosse fiesta avec un public jeune. La musique bat son plein, l’alcool coule à flots, l’ambiance est bon enfant, c’est un peu bruyant toutefois, on a dû mal à s’entendre si on se rapproche trop des attroupements. 🙂

Le pavillon 6 était dédié aux équidés de travail, offrant aux visiteurs une immersion dans le monde des chevaux de trait, des ânes et des mulets.​ Les neuf races françaises de chevaux de trait étaient fièrement représentées : l’Ardennais, le Boulonnais, le Breton, le Cob Normand, le Comtois, le Percheron, le Trait Auxois, le Trait du Nord et le Trait Poitevin. Chacune de ces races possède des caractéristiques uniques, reflétant le patrimoine agricole et culturel des différentes régions de France. Le cheval le plus lourd dépasse la tonne ! J’ai assisté à une parade de chevaux de traits, cela a été un moment fort, surtout que j’ai pu aller en coulisses et approcher ses chevaux puissants et massifs.

Le Pavillon 4 est dédié aux Services et Métiers de l’Agriculture, offrant aux visiteurs une immersion dans les innovations et les opportunités professionnelles du secteur agricole. L’espace AGRI’TECH met en avant des start-ups agricoles. J’ai été séduit par Weenat, qui fournit des outils connectés pour une agriculture de précision, aidant les agriculteurs à mieux gérer leurs cultures grâce à des données en temps réel, et Bioline Corporate, entreprise engagée dans des solutions innovantes pour une agriculture durable. Il y a aussi la ferme pédagogique pour apprendre pour les petits mais aussi les grands :-). Le stand de la FNSEA est toujours aussi accueillant pour discuter autour d’une bière. Et pour prendre un petit café, on peut aller à la Poste ! A noter la présence de Total Energies pour la première fois.
Les lapins étaient exposés dans ce Pavillon 4, au sein de la ferme pédagogique. 237 lapins issus de plus de 31 races et 55 variétés différentes étaient présents. Cette année, le Prix du Président de la République a été décerné à un mâle Papillon Anglais noir, la vedette des lapins :-). Des informations didactiques sous forme de pancartes permettaient aux visiteurs d’en savoir plus sur nos amis à grandes oreilles.

Le Pavillon 2.2 est dédié aux cultures et filières végétales – jardin et potager. Là encore, les animations sont intéressantes, parcours sur la pomme, jeux pour gagner des goodies, exposition d’une moissonneuse batteuse où on pouvait s’installer au poste de pilotage, une magnifique sculpture de légumes représentant la Tour Eiffel,… Beaucoup de succès pour ce pavillon, qui abritait aussi l’Espace Presse, convivial et accueillant.

En conclusion, une très belle 61ème édition dans un contexte plus apaisé que l’année dernière. Je le répète encore mais on a besoin de nos agriculteurs et nos éleveurs. Rendons-leur hommage et mangeons français. 😉
Je vous donne rendez-vous l’an prochain du 21 février au 1er mars.

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EN

The 2025 International Agricultural Show (SIA 2025) is the show not to be missed by any Parisian. A bit of greenery and nature in this concrete world, one might say, somewhat exaggeratingly :-). People come alone, with their families and children, or even with friends to celebrate. It’s always with the same enthusiasm that we meet our breeders and producers. « Come as you are, leave with a little of who we are! » says Jérôme Despey, President of the National Center for Agricultural Exhibitions and Competitions (CENECA) of the International Agricultural Show and SIA’PRO. This adage aptly sums up the atmosphere of the show.

To set the scene, the SIA 2025 in 6 figures: 10 pavilions, 607,503 visitors, 4,000 animals, 12,000 people who bring the show to life, 1,100 exhibitors and 88 political and institutional visits. I will not talk about politics in this article, but only about Jean Lassalle (former presidential candidate) who launched a Paquito (a game from the Southwest which consists of being carried from arm to arm by seated people called rowers) in the middle of the show. Sacred Jean !

As every year, cattle took center stage in Pavilion 1. The Limousin breed was honored with Oupette, the face of the Show. Accompanied by her calf, just a few weeks old, she charmed the visitors. The heaviest cattle was Spartacus, a Charolais bull from Burgundy, weighing 1,650 kg. I love the names ;-). I’m always impressed by the massive character of cattle. My favorite remains the Aubrac cow with its doe-like eyes.
The goat sector was highlighted through various events and competitions. I was able to discover the richness of French goat cheeses at the interprofessional organization’s stand; it’s always a treat for the taste buds.
Still in Pavilion 1, I enjoyed touching the sheep’s wool. Shearing demonstrations, spinning workshops, and educational exhibits allowed visitors to better understand the essential role of sheep in agriculture and the textile industry. It was a wonderful opportunity to showcase this ancestral know-how and the importance of wool in more sustainable fashion.
Finally, the pigs and their young are sure to delight you. 🙂 What a beautiful sight !

I wanted to visit Pavilion 2.1, the dogs and cats, on the second Saturday of the show, but I was wrong, as it was packed. Unfortunately, I didn’t see much; this pavilion was a victim of its own success. I did, however, get to see a Saint Bernard lying on its back, paws in the air, being petted by the audience—a cuddly and very amusing experience.

The agricultural show is also a culinary immersion in the heart of France’s regions. There were three pavilions dedicated to gastronomy, no less !
he Hauts-de-France region was particularly in the spotlight. I was able to taste fries from Aurel Mestré, the 2023 world champion of fries, Maroilles cheese beignets, Cambray bêtises, and more. A special mention goes to the « Tour de France » stand (which often visits the North) where you could participate in a race, a stationary bike pushing a small bike around a circuit. Laughter guaranteed. Overseas regions were also in the spotlight at Pavilion 5.2, with stands representing Réunion, French Guiana, Guadeloupe, Saint-Martin, Polynesia, Wallis and Futuna, and Mayotte. These spaces allowed visitors to escape to distant horizons while discovering exotic flavors and typical products, demonstrating the cultural and gastronomic richness of these territories. I had lunch there one afternoon, a platter of Creole specialties accompanied by a rum beer (it’s actually a generous amount of rum poured over a lager), and of course, coconut sorbet! In this hall, there’s also a small corner with livestock from around the world: camels, dromedaries, dwarf zebus, and watusi (domestic cattle from East Africa with spectacular horns).
Pavilions 3 and 7.1 were dedicated to the Products and Flavors of Metropolitan France. Stalls dedicated to dairy products, charcuterie, pastries, wines, and spirits offered tastings, highlighting the quality and authenticity of local produce. I was more interested in the southern regions, with products made from olives, lemons, and more. On weekends, it’s a huge party with a young crowd. The music is pumping, the alcohol is flowing freely, and the atmosphere is friendly. It’s a bit noisy, however, and it’s hard to hear each other if you get too close to the crowds. 🙂

Pavilion 6 was dedicated to working horses, offering visitors an immersion into the world of draft horses, donkeys, and mules. All nine French draft horse breeds were proudly represented: the Ardennes, Boulonnais, Breton, Norman Cob, Comtois, Percheron, Auxois, Northern, and Poitevin. Each of these breeds has unique characteristics, reflecting the agricultural and cultural heritage of the different regions of France. The heaviest horse weighs over a ton! I attended a draft horse parade; it was a highlight, especially since I was able to go backstage and get up close to these powerful and massive horses.

Pavilion 4 is dedicated to Agricultural Services and Professions, offering visitors an immersion into innovations and career opportunities in the agricultural sector. The AGRI’TECH area showcases agricultural startups. I was impressed by Weenat, which provides connected tools for precision farming, helping farmers better manage their crops using real-time data, and Bioline Corporate, a company committed to innovative solutions for sustainable agriculture. There’s also the educational farm, where young and old can learn :-). The FNSEA stand is always a welcoming place to chat over a beer. And for a quick coffee, you can head to the post office! Note the presence of Total Energies for the first time. The rabbits were on display in Pavilion 4, within the educational farm. 237 rabbits from over 31 breeds and 55 different varieties were present. This year, the President of the Republic’s Prize was awarded to a male Papillon Anglais Noir, the star of the rabbits :-). Educational information in the form of signs allowed visitors to learn more about our long-eared friends.

Pavilion 2.2 is dedicated to plant crops and sectors – gardens and vegetable gardens. Here again, the activities were interesting, with an apple trail, games to win goodies, a combine harvester exhibition where visitors could sit in the driver’s seat, a magnificent vegetable sculpture representing the Eiffel Tower, and more. This pavilion was a great success, as it also housed the friendly and welcoming Press Area.

In conclusion, a very successful 61st edition in a calmer climate than last year. I repeat, we need our farmers and livestock breeders. Let’s pay tribute to them and eat French food. 😉
I’ll see you next year from February 21st to March 1st.

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RETROMOBILE 2025 : le passé a toujours un futur

FR

C’est en famille avec ma compagne Lili et ma petite fille Amy 14 mois que je me rends à Porte de Versailles pour le salon Rétromobile, qui est devenu incontournable en Europe, et qui d’ailleurs s’exportera pour la première fois aux USA en 2026.

Cette 49ème édition célèbre les 70 ans de la DS. Une exposition, mise en lumière par les ateliers Mathieu Lustrerie, lui est dédiée avec au centre une DS orange pale sur 4 ballons orange vif, petit clin d’œil au publicitaire Claude Puech, qui avait mis en scène en 1959 la DS pour vanter sa suspension hydropneumatique révolutionnaire. Pour l’anecdote, grâce à cette suspension, le véhicule peut rouler sur 3 roues ;-). Le DS 19 TOTEM, DS en position verticale, atteignant presque 5 m de haut, fait sensation aussi. On peut aussi tester le confort de la voiture, que c’est moelleux ! Un sosie du Général de Gaule était présent aussi, Lili a fait sa photo, fou-rire garanti. :-). La DS est une véritable « œuvre d’art » et un bijou technologique.

J’ai beaucoup aimé aussi l’hommage au constructeur tchèque Skoda à l’occasion de ses 130 ans d’existence. Je ne savais pas que ce constructeur existait depuis aussi longtemps. La firme s’est distinguée en 1904 avec l’une des premières motos à quatre cylindres de 735 cm3. Mais, c’est à la fin des années 1930 que le constructeur acquiert ses lettres de noblesse avec des modèles s’illustrant par leur style sportif et aérodynamique. Ma préférée la Skoda 110 Super Sport, une sorte de « mini-Ferrari » au style bien affirmé avec un moteur de 1107 cm3 développant 75 ch ! Sur le stand, présence de l’animation Vélo Smoothie, bienvenue pour moi, qui suis cycliste amateur :-).

L’exposition « Renault, d’hier à aujourd’hui » by The originals Renault, met en parallèle la version ancienne de modèles emblématiques avec leurs interprétation modernes. Mention spéciale pour la R17 Restomod, dessinée par le designer français Ora-ïto, tout simplement superbe. A noter la présence du concept-car « Filante* record 2025 » qui me fait penser à une Batmobile revisitée.

Rétromobile n’est pas uniquement le plus beau garage éphémère du monde, mais c’est aussi un lieu de rencontres et d’échanges à destination des amateurs de mécaniques. Le magazine Gazoline est ainsi présent avec une animation consistant à retaper avec 5 de ses lecteurs la Peugeot 204 de Lise (similaire à celle que possédait sa grand-mère), ambiance bon enfant garanti. Lors de rencontres fortuites, on discute entre passionnés. J’ai échangé ainsi avec un ancien mécano Mercedes, venue de Bretagne avec son fils.

Notre petite Amy est adorable et attire la sympathie. On passe au stand Triumph pour une photo de famille avec un décor british. Merci à l’hôtesse qui a su attirer le regard de notre chérubin pour la prise de vue. Rétromobile, c’est aussi un village Moto. L’exposition Eric de Seynes raconte sa passion à travers plus de 25 motos de sa collection, des deux-roues familiales côtoient des machines de courses de ses idoles, la Yamaha 350 avec laquelle Saarinen a gagné Daytona en 1974 ou encore la Yamaha 750 T7 qui a permis à Patrick Pons d’être champion du monde en 1979.

Rétromobile, c’est aussi l’univers de la course. La présentation « La Formule 1, une spécialité française depuis 60 ans » expose 16 monoplaces ayant porté les couleurs tricolores, on voit l’évolution de la discipline, des Ligier, des Renault Turbo, séquence nostalgie. Richard Mille présente « 40 ans de Formule 1 Ferrari ». Mitsubishi, la marque aux trois diamants, célèbre les 40 ans de l’engagement de son 4×4 au Dakar et la victoire historique en 2001 d’une femme Jutta Kleinschmidt qui demeure d’ailleurs la seule femme à avoir remporté le rallye. Quant à Porsche, la GT3 est mise à l’honneur pour ses 25 ans.

Toyota célèbre 60 ans de développement de l’électromobilité. Le plus ancien est le coupé sportif Sports 800, présenté une première fois en 1965 avec son bicylindre de 790 cm3 d’une efficience record, puis au salon de Tokyo de 1977 équipé d’une turbine à gaz qui alimente un moteur électrique. L’exemplaire exposé est tout simplement sublime dans sa teinte bleue claire, ses formes annoncent l’inoubliable 2000 GT.
Devenu le roadster le plus vendu au monde, Mazda présente les 4 générations (NA, NB, NC et ND) de sa MX5, avec en vedette la NC 2005 Superlight Version, prototype du Designer Peter Birtwhistle, revendiquant 995 kgs pour 126 ch.
Les blindés sont aussi de la partie : le chasseur de char AMX 10 Pac 90 de 1970 et le char américain Stuart de 1941, c’est toujours impressionnant de voir de tels engins !

La galerie des artistes est devenue une composante essentielle et incontournable de Rétromobile : peintres, sculpteurs, photographes et graphistes. C’est l’occasion de parfaire sa déco avec une belle affiche par exemple de sa voiture culte ;-).

Pour se ravitailler, deux écoles : soit on ramène, soit on achète sur le salon. Il y a de quoi faire en tout cas : restaurant, sandwicherie, traiteur libanais, crèpes, gauffres, bières, vins,… et j’en passe. L’organisation est bien ficelée. On a déjeuné en décalé en début d’après-midi pour éviter le rush. Le salon est très dense et il faut pas oublier de prendre des forces. 🙂

Rétromobile, c’est aussi la fameuse vente aux enchères Artcurial, qui est un baromètre du marché automobile des véhicules d’époques. Autant 2024 avait été décevant, 2025 est un bon cru avec la vente record de la Ferrari 250 LM de 1964 adjugée 35 millions d’euros, soit plus de 10 millions d’euros au dessus de son estimation initiale ! Cela confirme un regain d’engouement des collectionneurs pour les voitures d’exception.
Dans un autre genre, l’expo-vente voitures moins de 30 000€ rencontre aussi un réel succès, même si les prix sont parfois déconnectés de la réalité. Les 205 GTI, Super 5 GT Turbo s’affichent à pratiquement 30 000 euros ! Le prix des bombinettes des années 80-90 flambe. On trouve par exemple aussi une Twingo 1 à 9900 euros qui a certes quelques options sympathiques comme la climatisation ou les vitres avant électriques, mais c’est exagéré pour moi et d’ailleurs elle n’a pas encore trouvé preneur. Par contre, une Peugeot 309 Chorus de 1991 avec 56 000 kilomètres et ses belles ceintures de sécurité vertes a trouvé preneur pour 3400 euros. Une bonne affaire pour moi. On trouve aussi une Jaguar XK8 pour 15 000 euros, une corvette blanche kitée aux alentours des 18 000 euros, une Porsche 928 S4 pour 25 000 euros et une Autobianchi A112 Abarth blindée niveau B6, Ex-Mafia, pour 29 900 euros, qui m’a bien fait rigoler…:-)

J’ai assisté ce Vendredi à 16 heures à la conférence FFVE « Acheter et immatriculer un véhicule d’époque en collection », très didactique et instructive. Les démarches s’effectuent désormais en ligne pour obtenir son attestation FFVE et les délais sont d’environ 2 semaines, pour un coût de 60 euros. Le certificat d’immatriculation de collection, réservé aux véhicules de plus de 30 ans non modifiés, est devenu un véritable argument de vente avec les ZFE (Zones à Faibles Emissions) car il permet de circuler dans la plupart des cas, actuellement dans 26 zones sur 32. Un autre avantage aussi : un véhicule de collection ne peut pas être déclaré TNR (Techniquement Non Réparable). Une fausse idée reçue aussi : la réversibilité est bien possible. Toutes les infos sur https://www.ffve.org/, une fédération qui milite pour les véhicules d’époque (ne pas l’oublier) ;-).

Rétromobile rend enfin hommage à Adolphe Kégresse, inventeur des véhicules autochenilles. Il a joué un rôle clé dans les célèbres croisières automobiles Citroën, Noire et Jaune, dans les déserts d’Afrique ou d’Asie Centrale. Adolphe Kégresse est un ingénieur de génie méconnu et mérite amplement ce focus. Ila déposé au cours de sa vie quelques 200 brevets ! C’est ça aussi Rétromobile, raconter des histoires souvent inconnues du grand public. J’ai adoré cette exposition, avec une reconstitution des véhicules dans leurs décors de leurs exploits.

Rétromobile, c’est un grand garage avec des véhicules d’exception. Difficile de tous les évoquer, voici ma sélection : Ferrari F40 « Blue Chip » 1992, Aston Martin DB5 Shooting Break 1964, Porsche 908 « Lang Heck » 1968, De Dion Bouton Type CS2 1911, Mercedes Benz 500 K Special Roadster 1934, Porsche 911 « avec un nez de canard », Ferrari 166 Panoramica Zagato 1949, Audi R8 LMP 2001, Ferrari 250 GT 1960, Jaguar C-Type ex-Fangio 1952, Pagani Zonda R « carrosserie full Carbone » 2009, Mercedes C111 avec ses portes papillon 1969, Skoda Rapid OHV 1938, la Mehari « transparente », De Tomaso Pantera GTS, Cadillac Eldorado 1976, Alfa Romeo Disco Volante 1952. Retrouvez les dans mes albums :
Album 1
Album 2
Album 3

En quittant le salon, je suis tombé sur une reconstitution : Nigel Mansell prend en taxi, au bord de sa F1, Ayrton Senna, tombé en panne d’essence lors du dernier tour du Grand Prix de Silverstone en 1991. 😉
Une belle sortie !

EN

It is with my family, my partner Lili and my little girl Amy, 14 months old, that I go to Porte de Versailles for the Rétromobile show, which has become a must in Europe, and which will also be exported to the USA for the first time in 2026.

This 49th edition celebrates the 70th anniversary of the DS. An exhibition, lit by the Mathieu Lustrerie workshops, is dedicated to it with a pale orange DS in the center on 4 bright orange balloons, a little nod to the advertising man Claude Puech, who staged the DS in 1959 to praise its revolutionary hydropneumatic suspension. As an anecdote, thanks to this suspension, the vehicle can roll on 3 wheels ;-). The DS 19 TOTEM, a DS in a vertical position, reaching almost 5 m high, is also a sensation. You can also test the comfort of the car, how soft it is! A lookalike of General de Gaulle was also there, Lili took his photo, guaranteed laughter. :-). The DS is a true « work of art » and a technological gem.

I also really liked the tribute to the Czech manufacturer Skoda on the occasion of its 130th anniversary. I didn’t know that this manufacturer had existed for so long. The firm distinguished itself in 1904 with one of the first 735 cm3 four-cylinder motorcycles. But it was at the end of the 1930s that the manufacturer acquired its letters of nobility with models distinguished by their sporty and aerodynamic style. My favorite is the Skoda 110 Super Sport, a sort of « mini-Ferrari » with a very assertive style with a 1107 cm3 engine developing 75 hp! On the stand, the Vélo Smoothie animation was present, welcome for me, who is an amateur cyclist :-).

The exhibition « Renault, from yesterday to today » by The originals Renault, compares the old version of iconic models with their modern interpretations. Special mention for the R17 Restomod, designed by the French designer Ora-ïto, simply superb. Note the presence of the concept car « Filante* record 2025 » which reminds me of a revisited Batmobile.

Rétromobile is not only the most beautiful temporary garage in the world, but it is also a place for meetings and exchanges for mechanical enthusiasts. The Gazoline magazine is thus present with an animation consisting of restoring Lise’s Peugeot 204 (similar to the one her grandmother owned) with 5 of its readers, a good-natured atmosphere guaranteed. During chance encounters, we chat between enthusiasts. I spoke with a former Mercedes mechanic, who came from Brittany with his son.

Our little Amy is adorable and attracts sympathy. We go to the Triumph stand for a family photo with a British decor. Thanks to the hostess who was able to catch our cherub’s eye for the photo shoot. Rétromobile is also a Motorcycle village. The Eric de Seynes exhibition tells his passion through more than 25 motorcycles from his collection, family two-wheelers rub shoulders with racing machines of his idols, the Yamaha 350 with which Saarinen won Daytona in 1974 or the Yamaha 750 T7 which allowed Patrick Pons to be world champion in 1979.

Rétromobile is also the world of racing. The presentation « Formula 1, a French specialty for 60 years » exhibits 16 single-seaters that have worn the tricolor colors, we see the evolution of the discipline, Ligier, Renault Turbo, nostalgia sequence. Richard Mille presents « 40 years of Formula 1 Ferrari ». Mitsubishi, the brand with three diamonds, celebrates 40 years of the commitment of its 4×4 to the Dakar and the historic victory in 2001 of a woman Jutta Kleinschmidt who remains the only woman to have won the rally. As for Porsche, the GT3 is being honored for its 25th anniversary.

Toyota is celebrating 60 years of developing electromobility. The oldest is the Sports 800 sports coupe, first presented in 1965 with its 790 cm3 twin-cylinder with record efficiency, then at the 1977 Tokyo Motor Show equipped with a gas turbine that powers an electric motor. The example on display is simply sublime in its light blue color, its shapes announce the unforgettable 2000 GT.
Having become the best-selling roadster in the world, Mazda presents the 4 generations (NA, NB, NC and ND) of its MX5, with the NC 2005 Superlight Version as the star, a prototype by Designer Peter Birtwhistle, claiming 995 kg for 126 hp.
Armored vehicles are also part of the show: the AMX 10 Pac 90 tank destroyer from 1970 and the American Stuart tank from 1941, it’s always impressive to see such machines !

The artists’ gallery has become an essential and unmissable component of Rétromobile: painters, sculptors, photographers and graphic designers. It’s an opportunity to perfect your decor with a beautiful poster of your cult car for example ;-).

To get supplies, there are two schools: either you bring them back or you buy them at the show. There’s plenty to do in any case: restaurant, sandwich shop, Lebanese caterer, crepes, waffles, beers, wines, … and so on. The organization is well put together. We had lunch at a staggered time in the early afternoon to avoid the rush. The show is very dense and you mustn’t forget to take your strength. 🙂

Rétromobile is also the famous Artcurial auction, which is a barometer of the automobile market for vintage vehicles. As much as 2024 was disappointing, 2025 is a good year with the record sale of the 1964 Ferrari 250 LM sold for 35 million euros, more than 10 million euros above its initial estimate! This confirms a renewed enthusiasm among collectors for exceptional cars. In another genre, the exhibition-sale of cars under 30,000€ is also a real success, even if the prices are sometimes disconnected from reality. The 205 GTI, Super 5 GT Turbo are displayed at almost 30,000 euros! The price of the hot hatches from the 80s and 90s is soaring. For example, there is also a Twingo 1 for 9,900 euros which certainly has some nice options like air conditioning or electric front windows, but it is exaggerated for me and besides it has not yet found a buyer. On the other hand, a Peugeot 309 Chorus from 1991 with 56,000 kilometers and its beautiful green seat belts found a buyer for 3,400 euros. A good deal for me. There is also a Jaguar XK8 for 15,000 euros, a white Corvette kitted out for around 18,000 euros, a Porsche 928 S4 for 25,000 euros and an Autobianchi A112 Abarth armoured level B6, Ex-Mafia, for 29,900 euros, which made me laugh…:-)

This Friday at 4pm I attended the FFVE conference « Buying and registering a vintage vehicle in a collection », very educational and instructive. The procedures are now done online to obtain your FFVE certificate and the deadlines are approximately 2 weeks, for a cost of 60 euros. The collection registration certificate, reserved for vehicles over 30 years old and not modified, has become a real selling point with the ZFE (Low Emission Zones) because it allows you to drive in most cases, currently in 26 out of 32 zones. Another advantage too: a collection vehicle cannot be declared TNR (Technically Non-Repairable). Another misconception: reversibility is indeed possible. All the information on https://www.ffve.org/, a federation that campaigns for vintage vehicles (don’t forget it) ;-).

Rétromobile finally pays tribute to Adolphe Kégresse, inventor of the half-track vehicles. He played a key role in the famous Citroën automobile cruises, Black and Yellow, in the deserts of Africa or Central Asia. Adolphe Kégresse is a little-known genius engineer and fully deserves this focus. He filed some 200 patents during his life! That’s also what Rétromobile is about, telling stories often unknown to the general public. I loved this exhibition, with a reconstruction of the vehicles in their settings of their exploits.

Rétromobile is a large garage with exceptional vehicles. It’s hard to mention them all, here is my selection: Ferrari F40 « Blue Chip » 1992, Aston Martin DB5 Shooting Break 1964, Porsche 908 « Lang Heck » 1968, De Dion Bouton Type CS2 1911, Mercedes Benz 500 K Special Roadster 1934, Porsche 911 « with a duck nose », Ferrari 166 Panoramica Zagato 1949, Audi R8 LMP 2001, Ferrari 250 GT 1960, Jaguar C-Type ex-Fangio 1952, Pagani Zonda R « full Carbon body » 2009, Mercedes C111 with its butterfly doors 1969, Skoda Rapid OHV 1938, the « transparent » Mehari, De Tomaso Pantera GTS, Cadillac Eldorado 1976, Alfa Romeo Disco Volante 1952. Find them in my albums:
Album 1
Album 2
Album 3

As I was leaving the show, I came across a reconstruction: Nigel Mansell takes Ayrton Senna in a taxi, in his F1, after he ran out of petrol during the last lap of the Silverstone Grand Prix in 1991. 😉
A great outing !

SOLIDAYS 2025 : Les premiers noms !

FR

Cette année, le top départ de Solidays est le 1er février 2025 avec l’ouverture de la billetterie avec des pass 3 jours à partir de 39 €, oui 39 € mais en quantité limitée à savoir 25 000 pass, puis à différents paliers 49 €, 59 €,…Je vous préviens, ce sera la cohue ! Que le plus rapide gagne ! 🙂 Prépare ta CB, il va falloir vite dégainer. => https://www.solidays.org/

 « En achetant un billet pour Solidays, tu contribues aux actions de prévention et d’aide aux malades soutenues par Solidarité Sida à travers le monde. Et pour ça, tu as toute notre gratitude. » Sa raison principale est donc son engagement dans la lutte contre le SIDA. C’est la solidarité, la sensibilisation et bien sûr la musique. 🙂

Et la prog alors ? 19 premiers noms annoncés.

DAMSO, WERENOI, SCH, KALASH, LETO, MC*SOLAAR pour la partie RAP.

FISHER et JAMES HYPE pour la TECH-HOUSE.

KOMPROMAT, MEUTE, JERSEY et PERCEVAL pour l’ELECTRO.

Avec SEAN PAUL, GIMS, ZAHO DE SAGAZAN, LAMOMALI by M, YAO, L’IMPERATRICE, HIGH FADE, la programmation est pétillante avec quelques exclusivités. L’édition 2025 est prometteuse et permettra de découvrir de nouveaux artistes.

Samedi 1er Février midi, « À vos marques, prêts, partez » 

EN

This year, the starting signal for Solidays is February 1, 2025 with the opening of the ticket office with 3-day passes starting at €39, yes €39 but in limited quantities, namely 25,000 passes, then at different levels €49, €59,… I warn you, it will be a hustle and bustle! May the fastest win! 🙂 Get your credit card ready, you’ll have to draw it quickly. => https://www.solidays.org/

« By buying a ticket for Solidays, you contribute to the prevention and aid actions for patients supported by Solidarité Sida throughout the world. And for that, you have all our gratitude. » Its main reason is therefore its commitment to the fight against AIDS. It is solidarity, awareness and of course music. 🙂

And the line-up then ? 19 first names announced.

DAMSO, WERENOI, SCH, KALASH, LETO, MC*SOLAAR for the RAP part.

FISHER and JAMES HYPE for the TECH-HOUSE.

KOMPROMAT, MEUTE, JERSEY and PERCEVAL for the ELECTRO.

With SEAN PAUL, GIMS, ZAHO DE SAGAZAN, LAMOMALI by M, YAO, L’IMPERATRICE, HIGH FADE, the lineup is sparkling with some exclusives. The 2025 edition is promising and will allow us to discover new artists.

Saturday February 1st at noon, « On your marks, get set, go »