EN RAISON DE BEAUCOUP DE DISFONCTIONNEMENT SUR MON BLOG
JE VOUS INFORME QUE J’AI CREE UN NOUVEAU BLOG
« Le jardin de Béa 2 » DONT L’ADRESSE EST :
bfm72.wordpress.com
MERCI DE VENIR M’Y REJOINDRE
AMITIES
BEA
Un matin d’hiver dans la campagne,
Je me suis arrêtée près d’un vieux mur
J’ai adossé ma tête et les yeux en larmes
Je l’ai entendu me confier dans l’azur
N’ai pas peur de te reposer près de moi
Je suis le confident du destin
Je suis hier, aujourd’hui et demain
Dans mes bras tu ne crains pas le froid
Je veille sur les étoiles et les silences en toi
Les caprices du temps n’ont pas d’effet sur ma pierre
Encore moins les chagrins d’une fée solitaire
Je suis l’ami des ruelles, des chemins et des maisons
Dans mes entrailles la mémoire suit les saisons
Je me chauffe au soleil et aux éclats de lune
A l’un je me confie à l’autre je m’embrume
Je suis le témoin des fêtes oubliées
Le rythme des pas éteints sur les pavés usés
Le poids du passé révélé par les promeneurs
La rémanence de la vie et les brisures du cœur
L’espérance sculptée par les amours ancestrales
Mettent à nu mon âme minérale
La fleur sauvage vient nicher dans mes recoins
L’herbe folle envahit mon corps avec regain
M’empêchant moi le vieux mur patiné par le temps
D ’entrevoir les roses dans les jardins environnants
Un jour je me reposerai dans le bercement du vent
L’ingratitude des hommes annoncera mon trépas
La musique de mes plaintes s’envolera dans l’au-delà
Alors
Amie souviens toi de rester vivante
Car dans la déchirure de la vie s’engloutit le monde
C’est aujourd’hui la saison de sourire car le bonheur est introuvable
L’amour et le partage restent les seules valeurs dans ce monde misérable….
Béa
Un mot près d’un autre…Un début de phrase infime
Un mot contre un autre…Liaison de mots intimes
Belle rencontre de verbe…Le complément des maux
L’explication de texte…Pour conjuguer un duo
Un être près d’un autre…Pour tisser des liens
Un être contre un autre…Pour croiser le destin
Une alchimie étrange…Une dualité d’échanges
Une histoire de sens… Un jeu de résonnance
Un point entre des lignes…Une virgule sensuelle
Point d’interrogation singulier…Dans des mots pluriels
Interroger les silences …Ne pas perdre conscience
Exercice de style…. Synonyme d’inconscience
Points de suspension pour remercier les cieux
D’avoir mis des guillemets sur ces audacieux
Faire s’ouvrir les âmes en particulier
Dans le flux et reflux de la sensualité
Ame sœur ou alchimie des contraires
Conjugaison singulière
Cela peut distraire ou lasser au contraire
Simple question de vocabulaire
Béa
Ce qui comble dans la vie ce n’est pas la passion sensuelle,
C’est la rencontre de l’intimité…
C’est une histoire qui se construit peu à peu…
Une histoire de musique où les accords doivent être harmonieux.
C’est le mystère de l’intimité des mesures et du secret des notes qui attire et qui charme.
Au début, le timbre de la voix nourrit l’imagination, on enjolive l’image que l’on s’est fabriquée…
C’est le début de l’intimité.
Puis on se découvre, on se frôle et on ne se révèle que si la relation est forte et confiante.
Sinon on ne reste que dans la superficialité des choses…Dans le non dit…A la porte fermée de l’autre
Alors, on s’aperçoit très vite que c’est fragile l’intimité.
Nous doutons…et le doute c’est ce que nous avons de plus intime…
Un attachement à soi, un essai pour se rendre visible sans contredire un invisible
L’espace éloigne les êtres et on ne vit une véritable intimité
que dans le cercle restreint d’un lieu aimé.
Le temps éloigne les indifférents…Pas les intimes…
L’intimité est une sensibilité à respecter car elle est une relation sans enjeu
Son authenticité est un baiser sur des lèvres déposé…
Béa
Si je devais peindre ton âme
Ce serait un tableau vivant
On y trouverait des nuages, de la mer et du vent
Une pleine lune dessinée au bout de mon pinceau
Dans un coin, une lueur se fondant dans l’eau
Si je devais peindre ton âme
Ce serait un tableau changeant
Une palette multicolore d’insolites instants
Des tons de gris pour les jours de pluie
Camaïeux de bleus pour les jours heureux
Si je devais peindre ton âme
Ce serait un tableau élégant
Les couleurs réfléchiraient tes lumières
Le blanc illuminerait le tracé de ma main
Le noir serait pour les doutes de demain
Si je devais peindre ton âme
Ce serait un tableau criant
Une anamorphose dans un tableau secret
Dans un coin mon sourire discret
Trace d’une empreinte indélébile
Esquisse de douceur et de gestes fragiles
Si je devais peindre ton âme
Ce serait un tableau océan
Vagues de pensées dans une mer intérieure
Arc en ciel d’impressions au-delà de l’horizon
Mes sensations comme toile de fond
Béa
Quand les lettres voltigent au son de l’encre répondant à l’écho de notre esprit
Quand notre prose tempête la souffrance de la vie,
Quand les mots empruntent le labyrinthe du temps et que la main embrume la page d’un livre sans fin
La vie à l’oreille murmure que l’écriture est la poésie de l’âme où chaque phrase est un voyage
Ainsi, chaque trait des lettres composées est la révélation que la poésie et la prose
sont l’art de notre histoire déposée…
Béa
Bon week-end
A cette heure de la nuit, dans la douceur de l’ombre
Elle se prenait à croire qu’elle rivalisait avec les anges
Le front collé à la vitre elle imaginait la pénombre
Cette heure sensuelle et discrète où les masques changent
Elle protégeait l’espace dérisoire entre leurs deux âmes
Ce Paysage si intime où les pensées vagabondent à tire d’ailes
La mémoire avait laissé partout l’empreinte de cet amour parallèle
Fulgurance des émotions et des mots lorsque l’âme s’ennuie
Volonté d’éloquence des gestes pour emplir les silences qui crient
Alors…
Vaincre la pesanteur de ce trouble et devenir funambule
sur ce fil dérisoire qu’est la vie…
Dans le jardin des désirs…L’heure trouble naît dans le secret d’une absence…
Béa
Ce matin là…
La clarté secrète des pierres brûlait nos pieds nus
Nos âmes neuves auréolaient nos corps vaincus
L’aube rougissait de l’essaim désordonné de nos cheveux
Un éphémère bonheur éclatait dans le fond de nos yeux
Ce matin là…Au seuil de l’ivresse…
Le soleil triomphait de nous voir enivrés d’étonnement
Seul l’astre savait que nous n’étions plus des enfants
Rires et pleurs confondaient le murmure des oiseaux
L’ironie de nos sourires accompagnait le chant du ruisseau
Nous avions goûté à l’invraisemblable…Au fruit défendu
L’inestimable don de nous….Un premier pas vers l’inconnu
Nous ne rêvions à cet instant que d’irréalité
Plus rien autour de nous ne semblait exister
Nous ne pensions qu’à cette chose inouïe
Une prochaine nuit multipliant les heures à l’infini
Un autre matin témoin de nos découvertes lointaines
De doux baisers s’enivrant à la même fontaine
Alors…Réalisant ainsi dans ce matin mélodieux
Que notre univers désormais serait à d’autres jeux
Nous nous sommes échappés au delà des moissons
Cherchant à nous baigner….Loin des maisons
Et nous laver ainsi de tous soupçons….
Béa
Deux droites parallèles…
Depuis longtemps s’aimaient…
Nous toucher disaient-elles?….Le pourrons nous jamais?
Messieurs les géomètres nous parlent d’infini…
C’est bien beau de promettre…Mais tant de kilomètres…
Cela donne le tournis!!!
Si le sort vous accable, leur répondis-je alors,
Rapprochez-vous, que diable!!!…Rapprochez-vous encore!!!
Ma remarque opportune, leur fut d’un grand secours,
Il n’en resta plus qu’une…
Quel beau roman d’amour!!!!
Jean-Luc MOREAU
Comme une chevauchée de pensées
Mon esprit s’envole au delà des vagues
Vagues à l’âme inter et sang
Je t’ai aimé prisée par les moments
Jetée et méprisée par instants
Mon esprit divague sur l’écume des jours
Ici la vie est claire et le partage intéressant
Toutes ces miettes de lune au galop singulier
Larmes défaites volant dans le vent
Larmes des fêtes s’évanouissant
Volutes de pensées pour un amant
Parties se panser sur l’écume du temps….
Béa
On rêve tant de sérénité qu’on finit par l’inventer juste pour soi
C’est un refus ou un reflux de la réalité…Reflux le plus souvent
Refuser c’est comme partir ailleurs…Partir s’envoler sur une île dérisoire
Ailes fragiles….Froissées aux vents
Alors écouter la note très pure du silence en soi
Comme une poésie personnelle
Une musique intime… Petite soeur de solitude…
Béa
Un geste poétique, un geste de son univers à elle, un geste de tendresse et de douceur
Un geste restant en suspens comme un frôlement sensuel se perdant dans l’au-delà des étreintes
Un geste capté par le regard juste au moment où il allait révéler son intention
Et comme sa trajectoire est interrompue…On reste dans l’ignorance…
Nous voilà contraint à ne voir que la poésie du geste ou à imaginer que la poésie de l’intention…
Béa
Il est des jours où l’âme entre en résonance avec l’infini de l’autre
Embrasse avec douceur la beauté du monde et fait ployer l’espérance jusqu’à la toucher
La lumière dépose alors en nous comme une folle poussière d’or
Comme si le ciel voulait nous punir en nous accordant ce moment d’éblouissement…
Alors remercier l’astre et mettre mes lèvres au ciel de tes gestes
Le sillage du désir flottant autour de nous….
Béa
Il en est des sculptures comme des êtres…
Certaines vivent derrière la vitre d’un secret qui les sépare des autres…
C’est une distance infime mais suffisante pour créer un espace de silence autour d’elles…
Liée à lui…A son amour ou à son secret…
Liens d’une douceur extrême dont elle se refuse à effacer la trace….
Béa
Comme une trace d’alizés sur mes pensées
Effleurement singulier en cette soirée
Caresses désirées envie de sensualité
Sublimité d’un partage inachevé
Il est de ces soirées où tout est à délier
Comme des écheveaux de pensées
Tourbillons de sensations à retrouver
Vagues ressacs de l’âme à tourbillonner
Poser son âme et se recroqueviller
Essayer d’approcher de son moi inavoué
Ouvrir son intimité comme un espoir caressé
Laisser derrière toutes les rivières coulées
Effleurements passionnés en cette veillée
Un désir d’envol est à envisager
Oublier sa détresse en plains et en déliés
Fermer les yeux pour planer vers Morphée
Et partir le rejoindre au singulier…
Béa
En ce matin l’aube avait un rien d’irréel
Entre pluie et tempête le ciel s’était calmé
Le cri du divin reprenait son souffle
Avertissement discret sur la faiblesse de l’homme
Tout était silencieux après les affres du vent
Les marais chuchotaient la souffrance de la nuit
Les hérons sortaient la tête de leurs ailes
Comme surpris d’être encore en vie
La tonalité des plantes s’étirait vers le parme
Le gris du sel ne dominait plus l’horizon
La faille des monts au loin chuchotait dans la froidure
Le bercement des herbes folles attirait le regard
La courbe des salines appelait au loin l’océan
La nature en sommeil dans cet automne en tristesse
Elevait un chant d’espoir pour la journée
La lune vivait encore avec le soleil naissant
Se frayant un passage à travers les nuages
Tout était à renaître dans cette petite mort…
Béa
A l’aube des temps,Le monde n’était pas rythmé
Par la succession du jour et de la nuit
Les astres brillaient continuellement dans le ciel
Exposant la terre aux brûlures de leurs rayons destructeurs…
Un chasseur décida de mettre fin à cette situation,
Il décocha une flèche à l’astre masculin qui tomba à terre.
le deuxième astre féminin alla se cacher et plongea le monde dans l’obscurité…
Une vieille légende indienne raconte que les hommes envoyèrent le coq
pour qu’il appelle de son chant l’astre caché et l’aider ainsi
à sortir de sa cachette
L’astre se remit à briller mais plus faiblement
dans le ciel noir de la nuit.
Depuis ce jour, le soleil et la lune se succèdent dans le ciel
n’osant plus nuire à l’homme.
Quand le chasseur mourut
Son âme monta dans la lune où il vit encore.
Nous pouvons tous voir son ombre noire briller
Lors des nuits de pleine lune…
En ce matin de presque hiver le petit homme s’endormait
Mon âme inconsciemment le bercait……
Béa

ATTENTION !
Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse.
LA MALADIE DU BONHEUR
L’O.M.B. (Organisation Mondiale du Bien-être) prévoit que des milliards de personnes seront contaminées par cette maladie dans les dix ans à venir.
SYMPTOMES
1- Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d’agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnement du passé.
2- Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s’intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3- Perte complète de la capacité de se faire du souci (cela représente l’un des symptômes les plus graves).
4- Plaisir constant d’apprécier les choses et les êtres tels qu’ils sont, ce qui entraîne une disparition de l’habitude de vouloir changer les autres, la jalousie et les méchancetés courantes
5- Désir intense de se transformer soi-même pour développer ses potentiels de santé, de créativité, d’amour et d’anti superficialité
6- Attaques répétées de sourires, ce sourire qui embellit la vie et donne le sentiment d’unité et d’harmonie avec tout ce qui nous entoure
7- Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.
ALORS!!!!!
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, les conflits, l’autosatisfaction, l’égoïsme, le paraître, l’égocentrisme et le conformisme….Evitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse.
Si vous présentez déjà quelques uns de ces symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Les traitements médicaux chimiques peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes, mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n’existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte totale de la peur de mourir qui est le pilier central des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels que grèves de l’esprit belliqueux, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partage et de guérison, crises collectives de fou rire….
Le pire reste….Avenir….
Béa
Ps….Ce texte n’est pas de moi mais je l’aime beaucoup….
Il a le mérite de me faire comprendre que je suis déjà gravement atteinte….![]()
Ecrire…
Ecrire sur les pierres et les filets du temps
Sur l’écorce des arbres…Sur les pages du vent
Ecrire à l’encre d’eau sur les lignes de la vie
Ecrire des mots éclos dans la main de la nuit
Ecrire dans les marges et les bords du monde
En plains et en déliés et se confier dans l’ombre
Ecrire pour le pire…Ecrire pour le meilleur
Ecrire comme on respire sans se soucier de l’heure
Ecrire pour une personne…Ecrire dans un baiser
Ecrire en un seul souffle et se laisser voguer
Comme la vague qui expire sur le sable mordoré
Ecrire comme on délivre…Comme on ouvre une cage
Ecrire…Ecrire…Pour le partage…
Béa
Les mots qui ne parviennent pas à s’échapperdes barreaux de la pensée sont comme des oiseaux en cage
finissant par refuser de s’envoler…
Béa
J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer
Au souffle du vent
J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer
Malgré nos silences criants
J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer
Tout simplement…
J’ai rêvé sur un Cyrano élégant
Il s’est transformé en renard inconstant
J’ai rêvé du mot Aimer
Mais je n’ai fait que rêver
Béa
Homme réveille toi…
Homme réveille toi laisse entrer la lumière
Elle atténue ta peine en allant vers l’oubli
Homme réveille toi à jamais elle t’éclaire
Elle réchauffera ainsi ton cœur transi
Homme réveille toi et ouvre ton intime fenêtre
Elle te feras découvrir un monde intéressant
Homme réveille toi et cherche le bien être
Là-haut vers le soleil tu deviendras vivant
Homme réveille toi va voir la mer sur la grève
Son incessant roulis te bercera sans trêve
Homme réveille toi car dans ce rythme incessant
Tu puiseras pour toujours la force des courants
Homme réveille toi, emporte tes espoirs devant
Envoie ton amour perdu au gré des vents
Homme réveille toi ils effacent de ta mémoire
Tes nuits sans sommeil et tes jours sans espoir
Homme réveille toi la nature est très belle
Dans ses tonalités et ses arcs en ciel
Homme réveille toi, enlève cette poussière
Ses larmes enfouies au fond de tes paupières
Homme réveille toi et cesse de pleurer
La vie t’ouvre des bras et te permet d’aimer
Homme réveille toi la lumière est ton avenir
Marche vers l’oubli, marche vers tes désirs
Homme réveille toi trouve un arbre mythique
Grave deux cœurs enlacés pour un amour unique
Homme réveille toi car c’est la vraie liberté
Maintenant à jamais que tu t’en vas retrouver…
Béa
L’Essentiel
L’essentiel c’est d’être aimée
Le reste importe peu
La seule vérité
C’est quand tu es pour quelqu’un
Quoiqu’il puisse arriver…
C’est entrer dans son cœur et n’en sortir jamais…
L’essentiel c’est recevoir au cœur
Ce qu’on aimerait donner
Ne plus s’appartenir…En être rassurée
C’est voir la joie de l’autre et fondre de bonheur
Mériter sa confiance et devenir meilleure
C’est Parler à l’autre et se sentir vraie.
L’essentiel c’est d’être aimée
Le reste importe peu
Je crois que l’important est fait de petits riens
C’est pouvoir grimper ensemble le même chemin
Rire aux éclats et se tenir la main
C’est surtout ne jamais dire
Je t’aimais…
Béa
Ecrire
Ecrire sur les pierres et les filets du temps
Sur l’écorce des arbres…Sur les pages du vent
Ecrire à l’encre d’eau sur les lignes de la vie
Ecrire des mots éclos dans la main de la nuit
Ecrire dans les marges et les bords du monde
En plains et en déliés et se confier dans l’ombre
Ecrire pour le pire…Ecrire pour le meilleur
Ecrire comme on respire sans se soucier de l’heure
Ecrire pour une personne…Ecrire dans un baiser
Ecrire en un seul souffle et se laisser voguer
Comme la vague qui expire sur le sable mordoré
Ecrire comme on délivre…Comme on ouvre une cage
Ecrire pour exorciser l’absence et offrir un message
Ecrire…Ecrire…Pour le partage…
Le bruit du train m’éloigne de toi
Le battement de mon cœur fait écho
Avec le souvenir de tes lèvres sur ma peau
Je souris à ce souvenir si indécent
Un si beau moment…
Plus jamais nos corps ne feront qu’un
A jamais nos adieux dans le petit matin
Mais faut-il dire jamais?
Nul dans cette vie ne le sait
L’âme parfois a besoin de compagnie
Les montagnes se rencontrent avec l’En Vie
Et l’envie de folie…
Un regard, Un frôlement, une attirance
Etait-ce vraiment Un hasard…une inconscience
Un aboutissement…
Il est vrai…la vie est imprévisible dans nos errances
IL est si bon de jouir de l’instant
Sensuellement….
Le destin sait se jouer de nos faiblesses
Il nous pousse dans nos épanchements
Les maladresses deviennent des soleils
Ennivrant nos nuits sans sommeil…
Ce joli paysage défilant devant moi
Me rappelle d’autres courbes, d’autres émois
Là je ferme les yeux
Pour retracer de mes mains ton visage…
Ton sourire, tes yeux et l’intensité de ton regard
Ta gravité lorsque nous nous sommes quittés
Ta main glissant de la mienne
Avec simplicité…
Il était très beau cet improbable voyage
Comme une escale dans un joli port
Un arc en ciel dans mon livre d’images
Tout doucement refermé sur des espoirs d’ encor
Adieu mon doux mirage…Sans toi continuer le voyage
Toujours Pouvoir te rêver
En toute impunité…
Béa
Prenons rendez-vous…
Lorsque lassé de tout vous penserez à nous
Prenons rendez vous pour concrétiser nos rêves
Pour des besoins d’encor et des pas sur la grève
Pour des mots chuchotés criants de vérité
Pour vivre enfin unis dans la réalité
Prenons rendez-vous…
Pour juste ne rien dire et tout se dire en silence
Pour crier dans la nuit notre belle évidence
Pour se regarder et rire de tout
Pour des mots chuchotés prenons rendez-vous
Pour des lieux cachés seuls connus de nous
Prenons rendez-vous…
Pour des confidences intimes ignorées
Pour des sentiments ultimes non dévoilés
Prenons un rendez-vous mon cœur
Pour ne pas nous manquer
Pour un pas de plus vers notre intimité
Prenons rendez-vous
Pour apaiser ma soif de vous
Pour toutes les couleurs de l’arc-en-ciel
Pour le noir, le blanc et le soleil
Pour toutes les saisons d’une vie
Pour toutes les aubes et les nocturnes aussi…
Béa
Le souffle des mots
Dessiner de mes mots notre première étreinte
Notre premier baiser, notre première empreinte
Le toucher de tes yeux, le trouble qui me prend
Le rythme délicieux du cœur dont je m’éprends
La plume de tes mains sur mon corps en copeaux
Deviner le velours de tes lèvres sur ma peau
La divine partie où ton âme est ancrée
L’ultime partie de ton corps dévoilé
T’enlacer dans l’instant où nos fièvres se lient
T’embrasser à l’endroit où nos paument se plient
Embraser nos envies de mots sensuels et coquins
Effeuiller le désir et ne faire plus qu’un
T’emmener tendrement dans un duo de peau
Atteindre le plaisir en un sublime écho
Béa
Photo Nathalie ROZE
“Ce sont ces petits riens que j’ai mis bout à bout…Ces petits riens qui me venaient de vous..”
(Serge Gainsbourg)
A vous…
Quand vous êtes là, je voudrais tout prendre de vous
Le bon et le mauvais…La faiblesse et la force…
Prendre tout…
Ne plus être guidée que par l’envie, le désir et l’amour.
Ne plus rien maîtriser…ou bien maîtriser tout…
Juste me laisser submerger par l’élan de Vous
M’étourdir de votre charme juste quand vous êtes là….
A quoi bon lutter contre la volupté de vos gestes
Contre cette sensualité qui m’emporte vers l’ivresse
Pourquoi réfréner ce sentiment extrême de plénitude,
si violent qu’il en est parfois douloureux.
Ce souffle si intense que des larmes perlent au coin de mes yeux
quand je me noie dans vos lueurs
Je ne voudrais plus vous partager avec d’autres contrées
Juste me laisser bercer…
Me noyer dans vos désirs de volupté et vous y garder bien serré
Vouloir juste un égarement, un éblouissement
Ne penser qu’à cet instant….
Il est tôt….mon corps se relève de ce rêve
Mon âme est encore avec vous
Vouloir continuer la nuit dans vos bras
M’enivrer de Nous et n’être qu’ A Vous…
Le Vous mêlé à Nous…Mais…le voulez Vous ?
Béa
"On ne consent pas à ramer lorsque une force intérieure nous pousse à voler"
Je m’importe pour ce qui me porte…
Béa
"Les hommes perdent la santé à gagner de l’argent,
puis ils perdent beaucoup d’argent pour retrouvrer la santé….
A ne penser qu’au futur, ils en oublient le présent
et finissent par ne vivre ni présent, ni futur…
Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir
et meurent comme s’ils n’avaient vécu"
(Dalaï- Lama)
9 heures…Golf de la Brétesche…
Invitée pour faire un parcours dans un petit matin frileux…
Café et petits gâteaux et une envie de « scratcher » la partie car le temps n’est pas très beau…Départ sous quelques gouttes de rosée et une Impression étrange que le temps va changer…Au trou numéro trois le fond de l’air est déjà plus agréable…
Le petit vent frais a chassé les nuages et un soleil tout timide vient m’encourager à me découvrir.
Une odeur de sous bois, d’herbes coupées et de mousse vient à nous dans cette matinée de presque printemps et mon regard se pose tour à tour sur le sol, les arbres et le ciel et je ne sais ce qui est le plus beau… De la nature renouant avec le printemps, de l’exubérante floraison des ajoncs tachant le vert des greens ou la gaité symphonique des oiseaux…
Tout semble si simple en ce moment…J’aime les saisons qui changent…Celle-ci sort de sa torpeur….Je l’entends s’éveiller…
J’aime ces instants où les petits bonheurs se font grands…
J’écoute les voix dans le lointain sans me laisser distraire par les mots qu’elles portent…et ainsi je peux entendre les âmes…
Chacune a sa propre vibration…Certaines n’émettent que de fausses notes…D’autres font une jolie partition….
Alors j’écoute les voix de la vie et… la vie…et j’écris…
Quand je me pose sur ma feuille blanche j’attends que mes mots, attirés par la luminosité de mes idées, viennent s’y prendre…J’écris pour me quitter et m’envoler vers un autre quelque part…
Je me retrouve souvent un peu isolée car les départs de femme sont très éloignés du départ des hommes et j’aime cet intermède qui me fait me retrouver seule…Mes pensées peuvent paresser et s’envoler au vent… J’ai parfois l’impression d’être un moineau méditant sur une branche… Je me donne une contenance…Les ailes repliées sous mon âme…
Puis, m’arrachant à cette évasion, j’entends les rires au loin de mes trois co-équipiers…Il y a en ce matin une lumière si tendre que j’ai l’impression qu’on l’a peinte pour que je me sente heureuse devant ces pastels de verdure….
Des oiseaux se balancent sur les feuillages, minuscules trapézistes sous le chapiteau du ciel…Une odeur de violettes sauvages me fait m’enfoncer dans le sous bois …Un parterre me tend les bras et la nostalgie de ma mère qui adorait les fleurs sauvages vient perturber un instant ma sérénité…
L’âme des êtres chers est comme une boîte à musique…A peine commence-t-on à penser à eux qu’il en sort un son Léger et nostalgique…
Une grenouille sautille sur les feuilles rousses et je tente de l’attraper… Petit animal fragile…Je la prends dans ma main et l’installe sur un lit de fougères….
Puis une intime impression de ne plus être seule…
Je me sens « regardée », je tourne doucement la tête et mon cœur s’accélère …Il est là, majestueux, mélange de fierté et de crainte chez cet animal si beau et moi je ne bouge pas…Fascinée…
Mon calme en cet instant rassure ce magnifique cerf et notre complicité n’a d’égal que mon étonnement…Je ressens l’osmose…
Le temps s’est arrêté…Ou est-ce nous qui nous sommes arrêtés ?
Il lève son museau, recule d’un pas et d’un coup de tête me fait comprendre que je n’ai pas ma place à coté de lui…
Je me sens toute petite…Mélange de peur et d’émerveillement en cet instant où tout peut arriver…Même le pire…
Puis sans doute attiré par l’odeur des fleurs dans mes mains, il s’est mis à avancer vers moi…
J’ai su en cet instant ce que voulait dire le mot « animal », une force terrible se dégageait de lui et en même temps, une tendresse imperceptible entre nous…Son regard surtout m’a interpellée et subjuguée…
Ce cerf majestueux se montrait à moi sous un tempérament que je devinais mélancolique sûrement en raison de son goût pour la solitude… Mais, je ressentais aussi chez lui une ardeur sexuelle, une personnalité farouche, vraie et renaissante …
Cet animal était pour moi comme une belle surprise de vie, une jolie lumière me guidant vers la clarté des choses…Il me faisait être vraie…
Des appels au loin à quelques centaines de mètres ont rompu le charme entre la belle et la bête et le temps de réaliser que je ne rêvais pas…il est reparti au galop vers d’autres lieux plus surs…
Ce fut le vide…l’espace d’un instant…Je me suis tue en rejoignant mes amis. J’ai prétexté n’importe quoi dans un rire pour justifier mon « absence »
Les plaisanteries et les paroles heureuses me font l’effet d’une douche tiède lavant ainsi mes états d’âme…Mais rien ne peut effacer ce que je viens de vivre….
Je ne veux vraiment pas partager avec eux ce moment intime et superbe… je me sens « si seule » et « si fragile »
De vrais terriens ces hommes sachant me rappeler que l’existence est organisée en schémas classiques et de « bon ton »…on ne déroge pas…on ne montre pas ses sensations…on ne rêve pas…on n’est pas heureux mais pas malheureux non plus…
La sensibilité ne doit en aucun cas passer pour de la faiblesse d’où la quasi inexistence des « vagues de la vie » que sont la sincérité, l’émotion, le retrait sur soi, l’intime et l’intérieur et la profondeur des choses…Et la volonté d’aimer pour aimer sans contrepartie… La tendresse, le partage et la générosité sont rares dans le paraitre….
Chercher une plénitude de vie est si limpide pour moi en cette journée que rien ne pourrait la troubler…Comme une certitude pour mes lendemains…
Alors je tords les barreaux des conventions idiotes, des interdictions de « tous poils », des états d’âme et je m’empresse de vous écrire le petit récit d’un instant de vie…
Béa
Vive le printemps
Pour vous quelques fleurs de mon jardin
Ecoute ce qu’il reste de nous…
Juste un souffle de vent sur l’océan
Comme un oiseau s’envolant
Juste un rayon de soleil sur une colline
Tout simplement sublime
Un frôlement de vie…Faut-il qu’on oublie ?
Ecoute ce qu’il reste de nous…
Un hasard pseudonyme de Dieu
Mon regard dans tes yeux
Des gestes dévoilant nos cœurs
Vite oubliés par peur
Le ciel pour témoin de nos envies
L’interdit du bonheur….Faut-il qu’on oublie?
Ecoute ce qu’il reste de nous…
Une petite pierre rieuse…Vite cachée car précieuse
Une femme vraie silencieuse
Un soupir de vie manqué presque voilé
Les heures de complicité…Les vagues de sensualité
Par toi esquissées…Faut-il oublier?
Ecoute ce qu’il reste de nous…
Un amour parallèle…Avec de jolies ailes
Un oiseau laissé en liberté…Un jardin abandonné…
Nos instants envolés…Nos murmures étouffés
Deux âmes dévoilées..Deux cœurs déshabillés
Une symphonie inachevée… Faut-il l’oublier?
Ecoute ce qu’il reste de nous…
Quelques notes sur un clavier
Musique de mes pensées
Envolées vers toi comme un baiser
Sur ton âme déposées… Faut-il oublier?
Béa
Je connais des bateaux
Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir
Les vagues jamais ne les ont séparés
Leur voyage est fini avant de commencer
Je connais des bateaux tellement enchainés
Qu’ils ont désappris comment se regarder
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment surs de ne pas se quitter
Je connais des bateaux qui vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l’orage est sur eux
Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux
Je connais des bateaux qui s’épuisent à tosser
Leurs corps l’un contre l’autre afin de s’épouser
Je connais des bateaux qui tanguent fortement
Pour bien se comporter dans les grands courants
Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout plus graves et plus forts
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé la pluie et le soleil
Je connais des bateaux qui osent quitter leur port
Pour aller droit devant s’amarrer à un autre corps
Je connais des bateaux qui ne reviennent jamais
Car le soleil pour eux est là-bas désormais
Béa
Arthur Schopenhauer
L’étang de la Sérénité
Vagabonder à la surface de sa vie
Tutoyer ses rêves comme un oubli
S’immerger en une complicité d’envie
Atteindre le meilleur pour l’alchimie
Essayer d’approcher l’âme et sa beauté
Comprendre et donner sans espérer
Vouloir rendre heureux pour aimer
C’est espérer atteindre la sérénité
Béa
Murs…Murs
Certaines nuits j’entends l’appel des arbres
Leurs voix me parlent au creux de mon sommeil
Alors…
Je colle mon oreille à leurs songes
Leurs musiques m’envoûtent
Ils distillent des mots de lumière dans ma nuit intérieure
Chantent la mélodie du vent
Egrènent les paroles du jour naissant
Sèchent mes larmes de leurs bruissements…
J‘entends un bruit de pas dans mon impossible éveil
Quelqu’un semble venir….Ce n’est que le bruit de mon rêve…
J‘attends alors que la lumière obscure mes ombres
La nature m’appelle dans son désir sensuel
Elle suffit au regard de mes pensées inachevées
Je l’entends dévoiler sa beauté avec sa prose personnelle
Dans le jardin les couleurs de l’aube s’accrochent à mes yeux
Les souvenirs aussi…
Je voudrais signer les nuages en ce matin de presqu’éveil
Faire voyager le rêve de mes mots.
Le vieux mur monte la garde au fond du jardin
Je viens là m’éveiller dans le petit matin
Les pierres assemblées sont des regards à l’aube livrées
Le soleil est attentif derrière les nuages
Il regarde curieux la terre…Mon mur et…Mon image…
L’astre naissant calme mes peut-être intérieurs
Emplit mon cœur de mots et de senteurs
Surgit en cet instant en vagues montantes
Le fin fond de mon ciel intime…Univers d’azur…
Ouvrant mon âme comme un chant d’oiseau.
Alors mon esprit en voltige s’en va vers un autre mur
Frontière entre dicible et indicible espoir
Faire comme s’il n’existait pas…Inconcevable envol…
Vivre pour survivre aux orages, l’espace d’un rêve perdu
Ne plus entendre que l’essentiel.
L‘avenir s’éclaire en cet hymne d’aurore
Mes murmures ont l’espoir de ne plus jamais voir
Un oiseau pleurer…
Béa
Je feuillette page après page
L’histoire de mon dernier amant
Je relis ce tendre…Pas sage…
Etre autre chose que la vérité
L’homme a-t-il vraiment deviné?
N’être qu’un jouet…Qu’une page arrachée
N’être tout au plus…Qu’un chapitre ajouté
Je cherche dans mon souvenir
Ce que l’homme a pu apercevoir
L’antre aperçue de mon miroir
L’entr’aperçu de ma mémoire
Peut-on se montrer sans être nue?
Peut-on être regardée sans être vue?
Béa
Que serais-je sans vous?
Je vous ai croisé entre Baudelaire et Rimbaud
Musset et Mallarmé m’ont appris vos mots
Je vous ai espéré dans mes madrigaux
J’avais soif d’un baiser avec Germain Nouveau
Verlaine avait peur des baisers comme d’une abeille
Ses poèmes berçaient mes nuits sans sommeil
Je vous ai découvert à l’aube de mes quinze ans
Avec pour compagnon de lit Edmond Rostand
Quand l’air est trop doux, le coeur n’est pas tranquille
On est comme une fleur de pêcher
On craint qu’en la cueillant de se voir fragile
De belles envolées pour mes futurs alexandrins
La vie sans s’en douter me traçait un chemin
Je vous ai imaginé avec mon premier amant
Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage
Du Bellay m’emmenait…le long de ses rivages
Mais le coeur s’enflamme imprudemment
On n’est pas sérieux quand on a dix sept ans
Vous avez apaisé mes cris dans mes solitudes
Le lac de Lamartine a calmé mes incertitudes
Vous avez envolé mon coeur dans mes illusions
Poussé vers de nouveaux rivages mes méditations
O temps suspend ton vol et vous heures propices
Suspendez votre cours
Laissez nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours
Vous preniez ma main lorsque mes sonnets de spleen
Guidaient mes pas vers Louise Labé
Ronsard veillait sur mes nuits comme la belle Morphée
Près de moi jaloux…Henri Régnier
Vous m’avez rendu aux rimes dans des matins clairs
Quand j’apprenais les mots avec Voltaire
Je lui rendais l’âge des amours éphémères
Je me doutais que c’était la faute à Rousseau
Il écrivait son Héloïse moi je lisais Clément Marot
Aimer dans un ailleurs et se faire une raison
Il n’y a pas d’amour heureux selon Aragon
Je savais rire de tout comme le faisait Molière
J’aimais par dessus tout Guillaume Apollinaire
Dans mes soupirs je me laissais bercer ces jours là
Par le rythme de Prévert…Rappelle toi Barbara
Jean Orizet sculptait mon âme de femme
Mes désirs souvent étaient encor à naître
André Breton m’emmenait en union libre
Je voulais goûter les dents de ce fameux tigre
Mais je revenais à ma plume sage un instant
Pour survoler l’étrange Henri de Montherlant
Eros et l’amour m’ont appris de beaux rivages
Marcelline m’accompagnait dans ces paysages
Le plain-chant de Cocteau était le plus beau
Mais c’est Hugo qui m’a donné l’envie des mots
Mon âme a plus de feu que vous n’avez de cendres
Mon coeur a plus d’amour que vous n’avez d’oubli
Ne jamais oublier Eluard et son amoureuse
Apollinaire et son pont Mirabeau
Vienne la nuit et sonne l’heure
Les jours s’en vont et je demeure
Noailles écrit pour que le jour où elle ne sera plus
On sache comme l’air et le plaisir lui ont plu
Sade le coquin venait éprouver ma sensualité
Nerval me ramenait vers de plus sages contrées
Valéry, Péguy et Alfred de Vigny
Que rêver de mieux comme amis pour la vie
Mes errances m’ont rapprochée plus tard de Racine
Ses stances à Parthénice me donnaient mauvaise mine
Alors j’essayais de m’évader par moments
Je faisais ce rêve étrange et pénétrant
Jean de La Fontaine et d’autres inconsciemment
Etaient présents dans mes premiers commencements
Je vous ai croisé jolie dame pour apprendre à aimer
Je vous ai aimé jolie dame pour de mon coeur m’enflammer
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de ma montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement…
Cette jolie dame qui m’a donné l’en-Vie
Cette grande dame qui a guidé mon monde
Je vous la présente aujourd’hui…
Elle s’appelle….POESIE…..
Béa
Il est…
bien au delà des mots…
Il est des pensées s’envolant comme des mots à panser
Il est de ces mots jetés en pensées guérissant les maux
Il est de ces mots jamais prononcés même en pensées
Il est de ces pensées jamais emmêlées aux mots…
Mon maître des mots s’est envolé de mes pensées
Il n’a pas su dire les mots pour panser mes maux
Il n’a pas dit mot…Ni pensé à demi-mots
Il s’est moqué du jeu de mes jolis mots
Il s’est joué de mes maux…Et de mes pensées…
Il est temps de ne plus penser aux mots non prononcés
Il est temps de penser à des mots aux nouvelles pensées
Il est temps d’inventer de nouveaux mots
Il est temps…
De mêler mes pensées en un joli duo de mots…
Entrer en soi
Ouvrir son âme et son esprit
Combien d’occasions nous sont données d’oublier
et de dépasser la médiocrité de l’existence quotidienne…
Mais qui pense à s’arrêter sur ces occasions ?
Prendre un peu de distance pour penser à d’autres espaces d’harmonie et de splendeur…
Aux yeux de l’Intelligence divine, ne sont importants que les événements de l’âme et de l’esprit.
Alors si au lieu de se concentrer sur leurs affaires matérielles, les humains accordaient plus d’importance aux événements qui peuvent se produire dans leur âme et leur esprit, ils sauraient se montrer plus désintéressés, plus compréhensifs, plus ouverts aux autres…
Combien de malheurs, combien de souffrances dans le monde seraient ai nsi évités!
Combien d’hommes et de femmes passent à côté de leur propre vie car ils ne se sont pas plongés dans les yeux de l’autre…..Ils ont frôlé leur évidence de bonheur…
Ils se sont perdus en chemin….
Ils n’ont pas osé faire parler leur coeur…
Sans émotion il n’y a pas de poésie possible ni de rêve à atteindre…
A méditer…Plutôt que de pleurer sur soi…
Belle et heureuse année 2009
Que tous vos rêves se réalisent
Rendez heureux ceux qui vous sont chers
Profitez de la vie
Faites vous aimer comme vous le méritez
Pour vous tous mille tendresses
Béa
C’est la même vie qui continue
Autrement….
J‘ai enfermé dans mes mains parenthèse
Tous les moments de cette année
Comme par miracle aucun mal ne me pèse
Ton visage encrier où s’abreuve ma plume
Me fait voir plus loin que tous ces maux
Ressurgissent tes traits que je reproduis
En plain et déliés, en majuscule aussi
Les jolis moments et les moins jolis
En l’amour capital je veux croire ainsi
laisser ma plume envoler mes envies
J‘ai entr’ouvert mes deux mains parenthèse
Ton visage s’est envolé vers la lune
Comme par miracle en sublime synthèse
Nous avons fait l’amour enveloppés de brume
Etait-ce un rêve ou notre rêve?
J’ai refermé mes deux mains parenthèse
Sur un souvenir dont j’ai gardé la fièvre
Se contenter de l’effleurer pour ne pas l’envoler
Vouloir par moment le ressusciter
Pour ne pas s’en faire oublier…
Béa
Joyeux Noël
Merci tout au long de cette année
de ne pas m’avoir oubliée et de n’avoir jamais coupé notre pont d’amitié
Béa
Aimer
C’est lire toutes les phrases écrites
Dans le coeur de l’autre
En le lisant…Le délivrer
Déplier son coeur comme un parchemin
Sur un visage il faut tout lire
Même les notes écrites en bas de page
Lire un regard
C’est comme s’enfoncer dans le bouillard
Jusqu’à ce que le paysage s’éclaire
Dans ses moindres détails
Lire ainsi l’autre
C’est favoriser sa respiration
Le faire exister…Et exister
Les fous
Sont peut-être des gens
Que personne n’a jamais lus
Rendus furieux
De contenir des phrases
Qu’aucun regard n’a jamais parcourues
Ils sont comme des livres fermés
Un livre non lu
Est un livre qui n’a jamais existé
Une personne jamais lue
N’existe pas
Aimer…C’est lire
En lisant on écrit l’autre
Aimer…C’est écrire
Le cœur de l’autre est un livre qui s’écrit
Au fur et à mesure les phrases s’enrichissent
Avec le temps
Ce qui peut se passer de plus terrible
Entre deux personnes
C’est que l’une des deux pense qu’elle
A tout lu de l’autre…Et n’écrit plus
La plupart du temps
La lecture reste très superficielle
On ne se lit pas vraiment
Alors on referme vite le livre
Sans avoir pris le temps de lire entre les lignes
On passe à d’autres lectures…
Aimer…C’est lire
C’est garder près de soi son livre ouvert
Pour lire de belles pages
Et
Se rappeler les images
Pour écrire une autre page
Aimer…C’est lire
C’est tourner une à une les pages
Et
Savoir refermer doucement la page
Aimer…C’est lire
Aimer…C’est écrire
Pour aimer…et…Etre aimé
A bientôt…
Béa
La quête incessante d’autres amours
Révèle un vrai moi profond
De plénitude inachevée
De bonheur inaccompli
De solitude inavouée
Et
La peur de ne pas être assez aimé
Je reprends ma liberté
Dans cette envolée de notes
Je referme la porte du
"Jardin de Béa"
Je vous souhaite de voler vers tous vos désirs
Et
Tous vos rêves
Merci de m’avoir si joliment accompagnée…
Amitiés et Amour
Béa
Présent Imparfait
Non vous ne devinerez jamais
Combien mes heures de vie étaient à vous
Combien mes pensées s’envolaient vers vos jours
Pour les parfaire
Combien mes désirs planaient sur vos nuits
Pour les distraire….
Non vous ne devinerez jamais
Combien j’ai ressenti nos élans
Dans la respiration de votre vie
Combien j’ai entendu votre appel dans le silence
De mes nuits…
Non vous ne devinerez jamais
Combien je dirigeais la barque de ma vie
En cherchant à vous plaire
Combien j’aurais voulu vous surprendre
Sans vous déplaire…
Non vous ne devinerez jamais
Combien je revivais à chacun de vos départs
Nos gestes les plus fous
Combien je pleurais et riais dans le souvenir
De nous…
Non vous ne devinez jamais
Combien j’ai rêvé d’être à vous
Simplement à vous…
Combien j’ai imaginé une vie pour vous faire rire
De tout…
Non vous ne devinerez jamais
Combien je voulais vous garder encor
Combien je luttais contre le sommeil pour retenir le temps
Combien j’écoutais vos pas après vos gestes d’amant…
Non vous ne devinerez jamais
Combien je vous aimais
Dans ces moments Présents imparfaits…
Béa
Se réveiller Soleil Levant
S’étirer
En gestes LentsVivre l’Instant
En Ecoutant le Temps
Se lover Dans ce Moment
Admirer
La Nature Balbutiant
En ce début de Printemps
En Volant Sur les Nuages blancs
Planer
A tire d’Ailes sur ce Mouvement
Prendre
Ses Aises en Jouissant De l’Instant
Et
Mozart Comme Amant…
Béa
Nous sommes
Comme une maison
Une maison avec beaucoup de fenêtres
On peut appeler de l’extérieur
Une fenêtre ou deux vont s’éclairer
Mais pas toutes
Parfois…
On frappe
et là
Toutes les lumières
S’éclairent
Partout…Partout…Partout…
C’est extrêmement rare…
Les lumières qui s’éclairent partout…
Car
Quand la vérité éclaire
Partout
C’est l’Amour…..Oui l’Amour…
"la lumière du monde"
Christian BOBIN
Il est rare
Que je parle de
L’Amour…Avec un grand A
Il n’y a pas de hasard
Il y a des rendez vous d’amour
Ou seulement
Un rendez vous d’Amour
Mais celui là…Est très rare…
Un regard, un geste, une peau…
Deux peaux…
Qui se mêlent, s’emmêlent,
Se démêlent, s’enlacent
Se délassent, s’enchaînent,
Se déchaînent…
À fleur de peau….
A fleur d’Amour…
Si vous croisez ce double Amour
Gardez-le…Bien au chaud…
Bien au creux de vos mains…
C’est la preuve qu’il peut exister
On rencontre une fois
Ce genre de bel Amour
Rarement deux
Souvent jamais
Ne Jamais dire Jamais…
Pour
Les Uns et les Autres
L’Amour?
Moi je n’y crois plus vraiment
L’amour est un ami…
La vie est son ennemie…
Béa
L’AgE de Déraison
Il l’a appelée
Elle s’est vite préparée
Dans un tourbillon de parfum
S’est envolée
L‘amour vibrait en elle
Comme un clavier
frôlé
Envie de mains sur elle
Comme un moment
volé
Elle n’a songé qu’à lui
Depuis le rendez vous
Elle courait…Maintenant
Se moquait de tout
Ecouterait t-il ses yeux
Ses demandes de gestes?
Devinerait-iL en elle
Une Infinie tendresse?
Ses jolis talons
Claquaient
Sur les pavés froids
Elle était peu couverte
Dans ce dédale étroit
Elle ralentit le pas
De peur d’aller trop vite
De répondre trop tôt
À cette invite
Elle calma son cœur
Epris de sensualité
Dosa son pas
De peur de s’envoler
Son imagination
La prenait toute entière
Ses ailes de femme
Se jouaient de l’air
Elle désirait les vagues
Des désirs charnels
Elle voulait onduler
Sur l’onde de sa peau
Goûter au sel
Des embruns de ses mots
Elle se remit à courir
Le coeur léger au vent
Elle le désirait
Là…Maintenant
Puis vint le moment
De la montée d’escalier
Une envie subite
De renoncer
Son esprit troublé
Retient son envolée
Souvenir sur sa bouche
D’une autre bouche…Aimée
Hésitation
Fraction d’éternité
Elle vole dans cette nuit
Vers cet amant
Toute…Tremblante
Sur la poignée…Sa main
Hésitante
Il lui ouvre la porte
Un frisson
Il n’y a pas
D’âge pour la Déraison
Béa
A travers ta fenêtre
Laisser sa Trace
A nos actes manqués
Ma non arrivée dans cette ville
A eu lieu éventuellement…
Je t’avais averti
Par une lettre non envoyée…
Tu n’es pas venu à temps
Exactement comme prévu…
Le train est arrivé
Beaucoup de gens sont descendus…
L’absence de ma personne
Non remarquée…
suivit la foule jusqu’à la sortie…
Quelques femmes m’ont remplacée
Rapidement
Dans cette marche du non temps…
L’une d’elles a été accueillie
Par quelqu’un qui m’était inconnu
Mais elle l’avait reconnu
Immédiatement…
Ils ont vite échangé
Un baiser qui n’était pas le nôtre…
On a même égaré
Une valise de sensations
qui n’était pas la mienne…
La gare de la ville
A réussi l’examen
De l’inexistence objective…
Le tout bien planté à sa place…
Les détails se mouvant dans l’ordre
Sur des rails désignés à l’avance…
Même le rendez-vous
Avait bien eu lieu…
Sans que puisse l’atteindre
Notre présence…
Au paradis perdu
De la probabilité
Deux coeurs se sont frôlés
Envisagés…
Ailleurs… Ailleurs…
Pas encore l’heure…
Quelle musique dans ces mots
Pour des Actes Manqués…..
Béa
A fleur de toi…
Des belles de jour
A fleur de toi…
Je ne pense qu’à ça….
J’attends sur mon lit…
Les genoux croisés…
qu’un homme…Un jour…
franchisse la porte….
Mon regard fixe la poignée….
J’attends dans la nuit silencieuse…
L’enfant dort à mes pieds….
Dans mes bras…Un fusil français….
J’attends la folie et la haine….
Et seule… entre deux larmes…
Pourquoi???
<<C’était Aïsha…..Elle est morte là-bas…>>
Et….Je ne pense qu’à ça……
Une histoire vraie….
Soufflée à mon oreille……
Béa
Aux Aguets…
Dans la guimpe de satin noir
La rondeur d’un sein
Offrande retenue
Implicite abandon
Je me love…Je m’envoûte
Dans ses dentelles
De chair….
Livré à ses moindres désirs
Enjôleuse…Sensuelle
Roulé déroulé pour finir
Pendu
Je me noie dans les plissés
D’une carnation claire
Parfumée…
Sur la faille de son épaule nue
Ruissellent des perles d’eau
Glissent des larmes de soleil
A l’orée de son dos…Jaloux
Je laisse planer l’ombre devinée
D’une main d’homme
Passagère…
Belle lascive caressée
Dans mes mailles entrelacées
Corps sage dormant dans mon étreinte
En sa nuque nacelle de ses rêves d’or
Je m’enserre dans ce joli paysage
Suspendu aux rives lisses de ses
Courbes…
Aux aguets
Je suis le bijou indiscret…
Béa
(copyright
"jardin de béa")
(Marc Knopfler "wag")
Attirance
Cela arrive sans crier gare
Une étincelle… Un regard
Une fêlure dans ton décor
Tu la sens dans ton corps
Très fort…
Ton coeur se met à cogner
Lui qui s’était fait oublier
Tu le ressens…Il te devine
Tu veux le fuir…Il se dessine
Imagine…
Les mots sont superficiels
Seul le regard…Fidèle
Image devinée de lui
Tu veux lui plaire…Jolie?
Chipie…
Un geste…Juste une caresse
Jeu de la fausse promesse
Frôlée…Un instant dévoilée
Ton intimité…..Devinée
Sensualité…
Ton corps se rapproche de lui
Impression intime…Amie
Tu voudrais qu’il te désire
Il vient à toi…Sourires
Délire…
Tu le laisses faire..Intéressant
Attirance entre deux êtres
Intimité…Comme un aimant
Cadeau….Bien être?
Peut-être…
Ses mains sur ton cou
Sa bouche…Sur tes lèvres
Mots tendres…Dents de loup
Ton coeur rêve..Se soulève
Fièvre…
Jeu duo….Attirance
Moment absolu de liberté
Oubliées les convenances
Les dés sont jetés…
Ensorcelée….
Béa
"Alone together"
Coucou….c’est Berlioz….
Heu!!!…Croaaa!!!!!…J’allais oublier!!!…
Béa… m’a fait des bisous pour vous….
Merci Alain-parfait……d’avoir invité Georges Moustaki…
Cela manquait dans le jardin de Béa…..
Berlioz
Vivaldi
"la tempesta di mare"
Ne me cherchez pas ce soir
Je suis partie questionner le vent
La fenêtre était ouverte
Volatilisée dans un courant d’airs
Evaporée dans la douceur de l’air
Plus loin qu’ailleurs…Chute ou Envol?
Je ne sais
Se frayer un passage, s’y perdre, s’y retrouver
Je suis une passante dans ma non tranquilité
A envolée perdue je pars me promener…
Ne me cherchez pas ce soir
Je visite l’immensité sauvage de mon esprit
Jungle confuse…
Emotions…Sensations…Sentiments et Pensées
J’écarte les hautes herbes de ma fragilité
Je fauche le champ de mes incapacités
A envolée fragile je pars me ressourcer….
Ne me cherchez pas ce soir
Un rayon de lune m’a apprivoisée
Depuis quelques jours le crayon sur la feuille s’est arrêté
L’encre trop furtive ne me surprend plus
Mes pensées se troublent à l’appel d’une caresse
Impossible rêve
Parfum aigu et sensuel
enveloppant mes désirs de possibles
A envolée désirée je pars me sublimer…
Ne me cherchez pas ce soir
J’apprends à aimer le souffle en tenant la main du vent
Je me déplace dans cette nuée
Je reviendrais de l’horizon
Veine de tendresse ou Vaine détresse
Une main tendue enfermée dans un gant
A envolée soufflée je pars m’intensifier…
Ne me cherchez pas ce soir
Cette nuit je dormirai au large sur le pont d’un bateau
Rassasiée de lune…Rêvant de caresses au vent
Demain m’accueillera dans une âme neuve
Au bord de la fenêtre
Je refermerai cette échappée belle
Plus légère enfin
Que le poids de mes mots….
Béa
Un "ptit chagrin" vient de sortir de sa maison
Il n’a pas l’habitude d’une telle confusion
Telle une fleur sauvage entourée de chardons
Il se sent tout perdu devant cette situation….
Chuuuut…Ce n’est rien…
Demain..Sera demain….
ROSE? OU ROSES?
????…
Béa