











Il y a des nuits de mousson sans lune et des vents. Des ébullitions, des jaillissements, des collisions de plaques et subduction. Des superpositions de souvenirs de lieux, paysages lunaires, torrents et rivières. Un trop plein qu’il me faut transposer sur une toile jusqu’à ce que dans les lueurs de l’aube, j’atteigne enfin les eaux calmes.







J’ai visité une grotte dans le Goiás. (Acrylique à la raclette)
Mon idéal de bonheur simple, quelque part dans le Cerrado avec les siriemas, jaós, bentivis, inhambus chitãs et xororós, quelques fleurs parfumées, pequis, gravatás et Ipés. C’est bon d’avoir deux pays, finalement…





Parmi les centaines d’espèces de palmiers existantes au Brésil, j’ai pu photographier ceux-ci. Ce sont des palmiers dont nous mangeons le cœur, (sachez que cette opération détruit littéralement la plante) et d’autes connus pour leur noix savoureuses et si prisées des vegans. Tous se dédoublent d’inventivité pour se parer des plus beaux feuillages et les plus excentriques épines. D’ailleurs, qu’elle serait-elle la raison de tous ces épines ? 🤔











Quand je pars au Brésil pour voir ma famille, je prends l’avion 8 fois et presque tous sont obligés de passer par São Paulo, la selva de pedra construite comme un assemblage de legos dans une verticalité vertigineusement vaniteuse. Dans un pays qui fait 16 fois la taille de la France Métropolitaine et n’ayant pas de réseau ferroviaire, la solution la plus rapide est l’avion et si l’aéroport de Guarulhos est pour moi un cauchemar celui de Congonhas me donne des sueurs froides, ceci parce qu’il est l’aéroport le plus absurde qui existe. En plein millieu des habitations et avec des pistes très courtes obligeant à des atterrissages brusques et décollages qui décollent l’estomac, d’ailleurs le 17 Juillet de 2007 cet aéroport a connu la pire catastrophe de son existence. Un airbus A-320 de la compagnie TAM n’a pas réussi a freiner, terminant sa course contre un immeuble faisant presque 200 victimes.

















Une église
Chez ma sœur Elcy, j’ai découvert cette plante intrigante. C’est un arbuste de la famille des Cordia, le Cordia Taguahyensis. Il donne un fruit blanc légèrement sucré mais avec une particularité: son goût est le même que le goût du lait mais pas n’importe quel lait; du lait de femme. Ben…j’ai pas été emballée mais il est utile aux oiseaux.


Il y a exactement 6 ans, je découvrais Inhotim (grâce à mes chers amis Soraya et Leão) et cet exposition de l’artiste plasticien et sculpteur brésilien, Cildo Meireles. Une de ces œuvres intitulée: Desvio para o vermelho, que l’on pourrait traduire par « détournement vers le rouge » y est exposée depuis 2006. Cette année je suis revenue en famille.😉








