Et sinon?

Après de longs mois d’absence pendant lesquels je vous lisais tout de même d’un peu plus loin, me revoici sur la blogo.
Pendant ces quelques mois, j’ai vécu une expérience formidable à Salies de Béarn. 3 semaines à ne penser qu’à moi et à partager de très bons moments avec des super nanas qui venaient également pour la cure orientée infertilité. Chacune a évoqué son parcours et nous nous sommes lié d’amitié au fil de ces 3 semaines de cure. C’était en mai. Pour celles qui hésitent à franchir le pas, je vous le conseille fortement. Même si la cure ne m’a pas encore apporté le petit grain de sel tant espéré, je commence à en ressentir les bienfaits puisque les douleurs liées à l’endométriose se sont progressivement estompées. C’est aussi un très bon moyen de lâcher prise sur le quotidien, sur la vie à 100 à l’heure qui nous bouffe notre énergie. Les soins se déroulent le matin aux thermes et l’après midi est libre. Le centre propose des cours de sport, des séances de sophro, réflexologie, de yoga et méditation donc j’en ai profité aussi. Le petit groupe de filles avec qui j’ai sympathisé se retrouvait chaque jour, dans un café, un parc ou pour une sortie touristique. Nous étions très émues de nous séparer à la fin de la cure après avoir partagé cette parenthèse de notre parcours qui nous laissait entrevoir un espoir . Nous nous sommes donné RDV l’an prochain pour une nouvelle cure, en espérant tout de même que d’ici là, des petits grains de sels auront fait leur nid.

Le retour au travail a été douloureux après tant de douceur. S’en est suivi une FIV2 avec protocole long Decapetonbide et une stim qui nous a donné 3 embryons, 2 viables, à priori parfaits, 8 et 9 cellules transférés à J3. Nous étions hyper confiants. Quelques semaines plus tard, la prise de sang anéantissait à nouveau nos espoirs.

Entre temps, j’ai commencé un suivi avec une thérapeute qui pratique la médecine chinoise mais plus le temps passe et moins j’y crois. Pourquoi ne pas passer à autre chose? Pourquoi s’acharner? Notre Doc Happy est parti à la retraite alors nous avons décidé de changer de centre. Tours étant plutôt bien placé dans les stats,leur labo pratiquant la culture prolongée d’embryons, nous allons tenter la FIV3 dans ce centre, ou du moins, voir ce qu’on nous propose.

Le temps passe, j’imagine que mon taux d’AMH doit frôler le 0. Déjà 4 ans depuis les tous premiers bilans d’infertilité et 6 ans d’arrêt pilule.

Septembre nous permettra tout de même d’avancer dans notre projet de parentalité. Nous avions eu un premier RDV avec l’assistante sociale en mai dernier, en vue d’obtenir l’agrément. Tout s’était à priori bien passé et le prochain RDV qui sera, cette fois ci, à la maison, aura lieu le 9 septembre.

Une grosse pensée à toutes celles qui sont encore sur le quai. Haut les cœurs!!

Entre la crème solaire et le paréo…

Le 17 avril, avec mon Choublanc, nous nous sommes envolés pour une semaine de vacances en Croatie.

Quelques jours auparavant, je prenais le téléphone pour repousser un RDV pour l’IRM planifiée avant FIV2. Je voulais passer de vraies vacances sans piqûre, sans echo endo-chattale, sans examen utéromachin barbare… C’est la 1e fois que je prenais la décision de faire passer nos projets de vacances avant la PMA. Sur ce coup là j’ai eu un sacré flair car les jours qui ont suivi, j’ai commencé à ressentir tout un tas de symptômes qui pouvaient me faire penser que j’étais enceinte. Moi enceinte? Naturellement? Non mais allô quoi!!

Le temps passe. Je fais des siestes de 2h l’après midi, j’ai l’impression d’avoir fait des séances d’abdos en fin de journée tellement ça tire dans mon bide, mes seins sont douloureux. Bref…je tente de me raisonner mais mon corps me fait sacrément douter.

Dans un élan de folie, juste avant le départ, je cours à la pharmacie acheter un test de grossesse que je glisse discrètement dans la valise. Je me vois déjà brandir fièrement un magnifique + sous le soleil de Croatie et partager ce moment inespéré avec mon chéri. Pendant 5 jours (depuis le début des symptômes), je me suis surprise à élaborer tout un tas de plans, à me dire que peut être le miracle, qui n’arrive qu’aux autres, avait finalement trouvé son chemin jusqu’à nous.

Et puis, au 2e jour de nos vacances… plus de symptômes, rien, nothing, nada. DNLP a daigné nous accorder quelques jours de répit car nous étions tout de même déterminés à profiter de ces quelques jours de détente. Quelle classe, cette DNLP! Elle s’est finalement pointée à la fin de nos vacances, ayant réussi à se trouver une place dans notre valise, entre la crème solaire et le paréo.

La gifle est douloureuse mais la douceur de la Croatie est tout de même parvenue à en adoucir les effets.

Bref, j’ai craqué

Ce matin était l’un de ces matins bien merdiques. Panne de réveil, ordonnance introuvable avant de partir et pas de place sur le parking du CHU.

J’arrive donc au centre de PMA avec 10mn de retard. Je me confonds en excuses en précisant que j’ai RDV pour une biopsie avec un médecin du centre dont j’ai oublié le nom.

La secrétaire me rassure en me disant que le médecin: Doc Bitch, va me recevoir. Ni le retard, ni l’ordonnance perdue ne semblent poser problème.

5mn plus tard, je suis reçue dans le bureau de Doc Bitch. Lorsque je l’informe pourquoi je suis ici, je sens le malaise s’installer. Elle me répond très sèchement qu’elle ne comprend pas pourquoi j’ai pris RDV avec elle que je vais lui bloquer un créneau de 45mn. Ca commence mal…

Agacée, elle me demande de me déshabiller pour passer sur le fauteuil gynéco et de patienter car elle doit aller vérifier qu’elle a bien le matériel nécessaire à la biopsie. What the f…?

5mn plus tard (5mn à attendre cul nu les pieds dans les étriers), elle revient, encore plus agacée, me demande à quel jour du cycle je suis tout en levant le fauteuil afin de lui permettre d’intervenir.

Je commence à être tendue. Je sens bien qu’elle ne veut pas me faire cette biopsie. Ben quoi, c’est mon épilation qui lui déplaît? Je lui réponds que je suis à J11, que le Doc Happy qui me suit m’avait précisé que ce serait OK.

Très énervée, elle me dit qu’il est hors de question qu’elle procède à cette biopsie, qu’il fallait la faire en tout début de cycle et que s’il y avait grossesse (pourquoi 5 ans après le début de nos essais Dame Nature nous ferait-elle grâce d’un miracle?) elle ne voulait pas « prendre le risque » de procéder à cette biopsie. Aussi tôt dit, elle redescend le fauteuil et m’ordonne de me rhabiller pour regagner le secrétariat et prendre un nouveau RDV avec MON gynéco.

Je suis calme et réservée de nature mais là, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire ce que je pensais. Je suis en vacances, donc heureusement je n’avais pas pris sur mes heures de travail. Mais ce manque d’humanité et de professionnalisme m’a particulièrement choquée. J’ai senti les larmes monter. Je n’ai pas cherché à les retenir. J’ai enfilé mon pantalon, remis ma veste et sans prendre le temps de me rasseoir, je lui ai dit que j’étais choquée de voir que dans un parcours déjà difficile, nous n’étions finalement que des numéros. Que j’avais respecté les consignes du gynéco en prenant mon RDV il y a 2 semaines mais que visiblement chacun avait des consignes différentes. Qu’en repoussant ce RDV je perdais encore un mois ou peut être deux mais que ça, ça n’était surement pas important pour elle. J’ai terminé en lui disant que je ne voulais pas prendre plus de son temps et je l’ai saluée par un « bonne journée, Bitch Madame ».

Je me suis précipitée vers la sortie et j’ai laissé éclater ma colère, seule dans la voiture. Après quelques larmes et 3 tours de parking, j’ai respiré un bon coup et je suis retournée au secrétariat. La secrétaire avait l’air désolée. En voyant mon air désespéré et mes yeux encore gonflés, elle a pris sa voix la plus douce et m’a dit qu’elle avait bien compris ce qu’il s’était passé. Qu’elle avait informé le doc Happy et vérifié auprès de lui s’il pouvait me recevoir. Il pouvait prendre quelques minutes entre 2 RDV pour me faire la biopsie.

Bref, heureusement qu’il y a encore quelques personnes dans ce centre pour nous aider à rendre les étapes de notre parcours un peu moins douloureuses.

La biopsie n’a pas été sans douleurs. RDV le 9  mars pour en connaître le résultat. Je vais essayer d’évacuer cette matinée douloureuse et de profiter de mes vacances.

 

Avis aux Pmettes atteintes d’IO

Avis aux Pmettes qui souffrent d’une insuffisance ovarienne, quels traitements médicaux vous ont été prescrits en PMA?

J’ai entendu parler de la DHEA mais le staff de mon centre n’en prescrit pas.

Pmettes et ex-Pmettes, je suis curieuse de savoir comment vous avez été prises en charge.

Merci par avance pour vos témoignages.

Fiv 1 tec 2: lot de consolation

Conclusion sans appel pour cette fiv 1: négatif.

Comme j’avais déjà pris RDV au moment du tec (maintenant j’anticipe), résultat de la PDS communiqué en direct par Doc Happy qui devait nous recevoir pour faire le bilan de cette fiv.

Evidemment, on a un début de réponse pour ce tec: la qualité de l’embryon (211). 1e fois que je n’ai strictement aucun symptôme, malgré la prise de progestérone donc à mon avis, l’embryon ne s’est pas développé et donc pas de nidation.

Alors comme j’approche doucement des 36 ans et que ma faible réserve ovarienne promet une ménopause précoce dans les mois années à venir (2?, 3?), que j’ai moins la langue dans ma poche maintenant que je connais un peu mieux le personnel du service, et surtout que j’ai lu vos commentaires avisés sur les bilans qui sont proposés en milieu, voire fin de parcours, j’ai eu mon lot de consolation: une biopsie de l’endomètre et un bilan sanguin complet pour vérifier (si j’ai bien compris) que je n’ai pas une mauvaise coagulation du sang, ou un autre problème sanguin qui pourrait empêcher le développement d’une grossesse.

Un mois de perdu pour respirer, penser à autre chose, profiter de la vie comme j’ai pu profiter du weekend qui vient de s’écouler. Un weekend magique à Tremolat en Dordogne. Les mariés étaient magnifiques. Ce fut 2 jours chargés de bonheur et d’émotions dans un lieu hors du temps. J’essaie de rester sur ces images pour commencer la semaine.

Même si j’étais intimement persuadée que ce tec n’avait pas marché, mon Choublanc lui, continuait à y croire et j’ai bien vu que l’annonce de ce négatif l’avait vraiment touché. Et ça, ça me brise le cœur. J’aimerais tellement lui permettre d’être père. Il serait un père formidable, j’en suis convaincue.

 

 

 

Toc toc toc…

Toc toc toc!

« C’est qui? »

« C’est moi, ton amie la gastro! »

giphy

Pauvre vilain petit canard fragmenté, voilà de quoi anéantir le peu d’espoir que nous avions de te voir un jour joli cygne blanc. Accroche-toi quand même!

Bon ben, on va essayer de positiver: au moins, je serai remise sur pied pour le mariage ce weekend 🙂

 

J7-post tec

7 jours sont passés depuis le transfert de notre vilain petit canard, notre dernier espoir pour cette FIV 1.

Autant d’habitude j’ai tout un tas de symptômes (merci l’Utrodégueu), que le résultat soit + ou -, autant cette fois-ci rien de rien, même pas un petit tressaillement de l’ovaire ou une légère tension mammaire: RIEN, NOTHING, NADA… Je crois bien que mon vilain petit canard n’a pas eu droit à son happy end et à sa métamorphose en joli cygne blanc.

N’ayant pas le moindre symptôme, étant reposée puisque j’avais pris ma semaine, avec mon Choublanc nous avons décidé de rejoindre ma petite sœur et son futur mari sur la côte.

Le côté positif: j’ai proFité à fond de mon weekend en bord de mer: une grande balade de 2h sous un soleil radieux, le visage fouetté par les embruns, une soirée fruits de mer-fromages lors de laquelle je me suis autorisée 2-3 petits verres de vin. Nous avons découvert les vanneaux (petites coquilles St Jacques): un délice!

Le 2e point positif, c’est que je pourrai proFiter du mariage de ma ptite soeur le weekend prochain. Je ne suis jamais allée à un mariage en plein hiver. Ca devrait être chouette. Le lieu est tenu secret. On sait juste que c’est à 2h de route de la mairie. Nous sommes hébergés sur place. J’ai vraiment hâte.

La PDS tombe juste après le mariage, le lundi 1er février. J’ai donc beaucoup moins d’appréhension cette fois-ci. J’avais pris RDV avec doc Happy le 1er février à 12h30, il y a quelques semaines (j’ai eu du pif sur ce coup là), donc on aura certainement le résultat de la PDS à ce moment là. Il faudra surement lancer la FIV 2, repartir « plein d’espoirs » sur un nouveau traitement.

Dans le même temps, on commence à avancer sur notre projet adoption. Ce soir nous avons RDV avec un médecin agréé pour le bilan médical du dossier d’agrément. J’avais hâte de me lancer dans ce projet mais après avoir potassé pas mal, après avoir assisté à la réunion d’informations dans notre ville, mon enthousiasme est plus mitigé. Adopter un bébé (enfant de moins de 3 ans) semble aujourd’hui quasi-impossible. Certaines OAA ne prennent même plus de dossiers. Ce sera donc un autre combat.

Je vais rester sur le positif en ce début de semaine. Dans quelques jours on fêtera l’union de ma petite sœur et de son homme. Je reprends le boulot demain. J’ai hâte de retrouver mes élèves. C’est pas toujours simple de faire classe à des ados mais bien souvent, ils me donnent quand même la pêche.

Le vilain petit canard

De retour du CHU. L’embryon top canon qui devait être transféré n’a pas survécu à la décongélation. Du coup je couve notre « vilain petit canard » légèrement fragmenté et composé de seulement 2 cellules. Notre dernière chance pour cette fiv…
Espérons que ce vilain petit canard soit un super warrior et qu’il devienne un joli bébé qu’on pourra enfin tenir dans nos bras dans 9 mois. Je vais l’encourager et prendre soin de son nid. On y croit!!

En mode canapé ce soir…Chéri Choublanc s’occupe de tout. La boule dans le ventre et les tensions ont laissé place à l’espoir. Pour combien de temps?

FIV 1 TEC 2

Le coup de fil tant attendu vendredi: transfert d’embryon prévu lundi 18 janvier à 15h30.

Weekend chargé avec visite d’amis vendredi soir et samedi et atelier nems samedi soir suivi d’une soirée bien cool entre potes. Dimanche, j’ai joué la parfaite ménagère, astiquant la maison de font en comble en prévision de ma semaine de repos. Si tout va bien et que notre embryon tient le coup pour le transfert, j’ai déjà décidé de prendre une semaine d’arrêt. Au moins, pas de culpabilité du genre « j’aurais dû lever le pied », « si j’avais pris quelques jours de repos ça aurait peut être marché »…

Grâce à une séance d’hypnose super efficace, j’ai dormi comme une souche. C ‘était pas gagné car dimanche j’étais tendue, à fleur de peau. J’ai vraiment été désagréable toute la journée avec mon Choublanc.

Réveil magique ce matin. Lundi 18 janvier: de jolis flocons ont recouvert le jardin. C’est magnifique! Ça me rappelle nos années au Quebec. Bon, faudrait pas que ça tienne de trop quand même car ce serait moins magique de me rendre au CHU cet aprem avec une couche de neige.

J’ai toujours l’appréhension que la sage femme m’appelle au dernier moment pour me dire que le transfert ne se fait pas. Depuis la perte de notre bébé, je me prépare à chaque fois au pire, histoire de me blinder au cas où… mais j’essaie de rester positive. Espérons que la suite de la journée soit aussi magique que ce réveil sous les flocons.

Comme une bleue…

Je n’en reviens pas.

Après quasiment 5 ans d’essais, une ménopause débutante et d’innombrables espoirs envolés,  4 interminables jours de retard en ce début d’année 2016 ont réussi à faire remonter en moi l’espérance de devenir maman.

Et si le magnétiseur avait vraiment libéré mon corps de l’emprise de DNLP? Et si ce traitement à base de plantes avait suffi pour évincer l’endométriose qui me pourrit la vie? Et si c’était enfin notre tour?

C’est vrai après tout, j’ai réussi à lâcher prise pendant les 2 dernières semaines de 2015. Je me suis empiffrée de délicieux fruits de mer, de foie gras, de fromages au lait cru, de bons vins et de champagne en dansant comme une folle jusqu’au petit matin pour fêter la fin de cette p….ain d’année 2015. Je suis parvenue à profiter pleinement de ma famille et de mes amis sans avoir la PMA en tête.

Pendant 3 jours nous avons travaillé sur notre demande d’agrément, glanant des infos sur le net, épluchant méticuleusement le dossier à remplir. Sommes nous prêts à passer à autre chose? A nous lancer dans ce projet d’adoption qui semble déjà tellement compliqué? Et si cela avait suffi pour laisser un ptit miracle s’installer au creux de mon bidou?

Bref, en ce début d’année, tous les symptômes étaient là: les ptites bubulles qui te chatouillent le bas du ventre, ce bas du ventre qui tiraille, les seins gonflés et douloureux…la fatigue. Et si…?

Comme à chaque fois, j’arrive à contenir cet espoir naissant et à ne rien dire à mon Choublanc pour ne pas le décevoir si c’était négatif. Et comme à chaque fois, il arrive à savoir. Je suis trop nerveuse, préoccupée et je finis par lui faire part de la situation.

Me voilà donc mercredi matin, aux aurores, après une nuit de 2-3 heures, déballant mon test de grossesse à 10 euros (gage de fiabilité?)…

Résultat  – confirmé par un « pas enceinte » au cas où je serais tentée d’interpréter ce résultat sans équivoque.

Comment, après 5 ans d’essais, comment ai-je pu croire à une grossesse naturelle? Bref, je me suis fait avoir comme  une bleue.

Et cette question qui m’empêche encore de trouver le sommeil: pourquoi?