L’ÉCHO DES RAILS…

Publié: 1 novembre 2025 dans Non classé

image

L’ÉCHO DES RAILS…

-Je viens en solitaire…

Je le suis toujours dorénavant…

Depuis que je me sens largué…

De ce monde trop illuminé…

-Petit à petit…

Je comprends…

Ce malaise…

Qui m’habitait…

-Tu étais d’ici…

Tu es venue là-bas…

Pour faire ta vie…

En quête d’épanouissement…

-Tu étais jeune…

Ne sachant pas encore…

Qui tu étais…

Encore moins celle que tu voulais être…

-Ici dans ton bled charmant…

Comme tu l’appelles…

Tu t’y reconnais trop bien…

Pour savoir être l’autre…

-Cette qui couvait en toi…

Celle que tu voulais découvrir…

En la façonnant d’expériences…

Qu’il te manquait de vivre…

-Je me souviens la fois…

Où tu m’avais dit…

Que tu avais tant à vivre…

Que tu ne saurais te contenter d’exister…

-Tu étais artiste…

Ta flamme pilote…

En était une créatrice…

Elle te brûlait l’âme…

-Plus d’une fois…

Tu l’as vendue…

Pour voir jusqu’où…

Tu pourrais aller…

-Ta flamme…

Aussi ardente que le volcan…

Te gardais dans cette effervescence…

Aussi euphorique que déstabilisante…

-Tu ne savais…

Qu’être intense…

Le reste…

N’en voulait pas la peine…

-Alors tu es partie pour là-bas…

Là-bas…

Cette grande ville effervescente…

Où rien ne semble se vivre à moitié…

-Chaque oasis…

A ses mirages…

On peut tant…

Se perdre dans la déroute…

-Mais avant de s’y perdre…

Il est exaltant…

D’emprunter le labyrinthe…

Celui des prismes déformants…

-Mais l’exaltation…

Est bonne à ressentir…

Elle nous insuffle…

Le sentiment d’être…

-N’en définissant pas pour autant…

Qui l’on est…

Si ce n’est que…

Ce qu’on projette…

-On dit que vivre…

Doit être exaltant…

La passion est exaltante…

Mais n’est-elle qu’excessive…

-À ne voir que…

Les feux d’artifices la nuit…

En vient-on…

Moins voyant le jour…

-Les influences de nuit…

Où d,un monde extrême…

Ne sont-elles qu’exutoires…

Ça dépend si on n’y fait qu’errer…

-Monde d’artifices…

Mirages et leurres…

Quand on fait de ce virtuel…

Notre réalité imaginaire…

-Et là-bas…

J’y étais…

Et on s’y est rencontrés…

Pour y errer ensemble…

-Chacun s’imaginant…

Avoir des aspirations à assouvir…

Alors que les assouvir…

Ne les comble pas nécessairement…

-La vie est une quête…

Où de nouvelles attentes…

Se créent à chaque pulsation…

Du cœur qui cherche son âme…

-Celle qu’on en vient à oublier…

Celle qu’on a négligé d’arroser…

Pour qu’en nous germe…

Sa magnificience…

-Mais l’âme…

N’est que latence…

L’âme ne cause pas de palpitations…

Elle n’attend que d’émerger…

-Alors que trop souvent…

On la perd…

Parfois elle s’éteint…

Dans une profonde léthargie…

-À trop vouloir vivre…

On vient insensible…

À sa détresse…

On ne l’entend plus…

-On lui fait la sourde oreille…

Pour ne plus entendre ses lamentations…

On parle des cris du cœur…

Alors qu’on tait les hurlements de l’âme…

-Vols nocturnes…

À planer au-dessus du monde…

On se donne l’impression…

De le dominer…

-C’est surtout qu’à la pénombre…

Tout s’atténue…

Alors qu’au réveil…

Tout est trop éblouissant…

-Telle la chauve-souris…

Qui hante les forêts la nuit…

Tu auras le réflexe…

De te cacher le jour…

-Et ces jours…

Même et surtout…

Peuvent devenir harassants…

Quand nous ne savons devenir…

-Avoir tout fait pour être…

Alors qu’on n’a pas su…

Faire germer le nous en nous…

Cruelle déception…

-À trop se chercher…

On se perd…

C’est si effrayant…

De ne savoir être…

-Ici comme tous tes ailleurs…

Tu ne sais être…

Ni même devenir…

Alors que tu y aspires tant…

-L’un pour l’autre…

Ange ou démon…

Nous pataugions…

Dans les mêmes ténèbres…

-Puis il y eu cet aurore…

Ou au lever du jour…

Tu n’étais plus là…

Plus là…

-Après t’être tant cherchée…

Sans t’avoir trouvée…

Tu es retournée…

Dans ton charmant petit bled…

-La quête de soi…

Comme bien des ruées vers l’or…

Ont laissé bien des prospecteurs…

Revenir bredouilles et penauds…

-On m’a dit…

Que tu avais embarqué…

Dans un train…

Qui mène à ton bled…

-Comme trop souvent…

Sur le chemin des rails immuables…

Il n’y a qu’ici…

Ou là-bas…

-On ne peut bifurquer…

Entre l’avant et la suite…

Comme si le destin…

N’était tracé qu’en ligne droite…

-Ton essence même…

Ton âme d’artiste…

Aurait tant voulu…

S’égarer sur de petits chemins alternatifs…

-On m’a dit…

Qu’au bout des rails…

Rendue à ton charmant bled…

Tu t’y es couchée…

-La nuque et les jambes…

Sur le fer froid et dur…

Pour bien ressentir les vibrations…

Du prochain train à venir…

-Depuis lors…

À cet endroit précis…

On dit que les rails rouillent…

Oxydés du rouge de ton âme meurtrie…

-Moi par ici…

Le lendemain je suis venu…

Pour voir ton charmant bled…

Pour ressentir celle que tu étais…

-Depuis lors…

J’erre ici et là…

Le long de ce chemin de fer…

Qui t’aura rapproché et éloigné de moi…

-Ces rails…

Aussi durs…

Comme tant d’existences…

Qui se cherchent…

-Qui cherchent leur âme…

Sans en remarquer la représentation…

En cette petite fleur aux couleurs vives…

Qui sait pousser dans la roche et le cambouis…

-Je reste ici…

Aux alentours…

À regarder les rails rouiller…

Car je sais bien…

-Oui je sais…

Que ton cœur et ton âme…

Rongent le rail…

Que trop de limites t’aura imposées…

-Ce chemin de fer détruit…

On saura peut-être alors…

Tracer de nouveaux parcours…

Où plus se reconnaîtront…

-Sans avoir pu sauver ton âme…

Tu auras été l’architecte.

D’un monde moins stigmatisé…

De tant de rigueurs immuables…

-Moi je reste ici…

À errer dans ton charmant petit bled…

Me berçant de mes songes de toi…

Espérant que le prochain train déraillera…

Xxx

image

Communiqué de presse – Roman policier et drame psychologique

Factum – L’abnégattion

de Claude Lemay


Un roman sur les failles de l’âme humaine.

L’histoire d’une culpabilité à multiples facettes.

Septembre 2025_Après le succès public de son polar et drame psychologique Factum – Le désamour, – roman remarqué lors du Salon international du livre de Québec en 2023–, l’écrivain Claude Lemay signe un deuxième volet de Factum où émotions fortes, suspense et procédure policière sont de nouveau au rendez-vous. En librairie le 17 septembre 2025, FactumL’abnégation continue de suivre le personnage d’Émile Ducharme, un repris de justice qui se trouve projeté dans une affaire de meurtre impliquant une personne autiste.

Qui a tué Marguerite Deblois, citoyenne sans histoires ? Et pourquoi Émile, enfin libéré de prison, s’est-il empressé d’endosser la responsabilité de ce crime ? Quelque peu mystérieuses, les circonstances entourant cette affaire se révèlent encore plus dramatiques lorsqu’on apprend qu’elles pourraient être liées à la fugue du fils de l’ex-enquêteur de la SQ Robert Fréchette : le jeune homme s’est en effet enfui du CHSLD où il avait été transféré après la fermeture de son institution d’accueil. Aujourd’hui à la retraite, Fréchette peut heureusement compter sur sa partenaire d’autrefois, l’enquêtrice Sandrine Tremblay, pour faire la lumière sur les faits…

Comme à son habitude, l’auteur analyse les crises et les paradoxes de notre société. Avec le savoir-faire qu’on lui connaît en matière de psychologie, il dépeint au rythme d’une intrigue tantôt surprenante, tantôt bouleversante, les mille et une nuances de l’âme humaine. Par les points de vue de différents personnages, Claude Lemay relate tout autant une tragédie familiale qu’une enquête menée de façon rigoureuse pour découvrir le vrai coupable d’un meurtre qui pourrait être survenu par accident.

Porté par un suspense intense, L’abnégation raconte la dérive d’un être troublé. Mais derrière la tension policière et le mystère de l’identité du véritable assassin se cachent aussi un constat troublant sur la souffrance mentale. À l’instar du volet précédent, ce deuxième Factum met l’accent sur les facteurs humains et les conséquences d’un encadrement défaillant et inadéquat. Tout en divertissant le lecteur, L’abnégation incite ainsi à réfléchir et à cultiver l’empathie plutôt que le jugement hâtif.

Claude Lemay : un insatiable curieux qui écrit depuis toujours !

Touche-à-tout polyvalent originaire de Montréal, Claude Lemay est aussi un amoureux des mots. En parallèle de sa carrière d’entrepreneur dans le domaine industriel, il a embrassé l’écriture de fiction et a signé depuis 2009 près d’une dizaine de romans où se ressentent les influences de Stephen King, du roman policier et des grandes histoires de Michel David. Dans ses œuvres, la perception des sentiments face aux situations émotives l’emportent sur l’action « pure et dure ». Claude Lemay aime mettre en scène des personnages attachants, et jouer avec les paradoxes et la dualité propres aux êtres humains. Après les trois volets de La barjot, publiés en 2012 et 2013, il a signé Moi en trois temps, puis Le migrant et Factum – Le désamour. Factum – L’abnégation est son 9e roman.

Claude Lemay – Factum – L’abnégation – Drame psychologique & roman policier

Les éditions de l’Apothéose – 170 p.[SL1] – ISBN (papier) : 978-2-89878-036-3 – 19,95 $[SL2] [CL3]

En librairie le 17 septembre 2025

www.claudelemay.ca

– 30 –

Relations de presse : Dominique Lalande / [email protected] / 418 261-3045


À valider.

À valider.

[CL3]$19,95

ESPOIR…

Publié: 26 juin 2025 dans Non classé

ESPOIR…

-Toi…

Qui attends le soleil…

Alors que dehors…

C’est encore la grisaille…

-Toi…

Qui attends le soleil…

As-tu déjà…

Regardé la pluie…

-Vois-tu…

La magnificence des gouttes…

Qui perlent sur la vitre…

Pour suivre son tracé…

-Vois-tu…

La pluie portée par le vent…

Toutes en effluves…

Ou en bourrasques…

-Vois-tu…

Cette pluie…

Essence même…

De l’eau…

-Vois-tu…

Cette pluie…

Qui ruisselle…

Jusqu’au caniveau…

-Vois-tu…

Cette eau…

Qui du fossé…

Se rendra à la rivière…

-Vois-tu…

Le tumulte des rapides…

Ou le calme plat…

Du lac qui somnole…

-Vois-tu…

Cette eau…

Se hérisser…

Sous le vent…

-Ce vent…

Qui se lève…

Venu du large…

Pour lécher la berge…

-Vois-yu l’eau…

Qui sous le soleil…

Que tu attends…

Miroiter des parcelles d’étoiles…

-Toi qui observe…

N’attends plus…

Savoure tout le beau…

Qui t’entoure déjà…

Xxx

MÊME SI…

Publié: 25 Mai 2025 dans Non classé

Après une rapide reprise dans certains secteurs, la croissance s'annonce  moins dynamique | economiesuisse

MÊME SI…

-Même si…

Le monde vacille…

Il y a de ces êtres…

Qui nous garde en équilibre…

-Il y a de ces humains…

Qui sont lumières…

Qui irradient le monde…

Pourtant des plus gris…

-Même si…

Il y en a d’autres…

Qui crée le chaos…

Pour nous plonger dans l’abime…

-Même si…

Tant de despotes…

Veulent tout dominer…

Qu’ils sont prêts à tout détruire…

-Même si…

Tant d’autres…

Pour autant dominer…

Sont prêts à appauvrir tous les autres…

-Même si…

Tant de despotes…

Ont voulu dominer à outrance…

Autant de capitalisme que de communisme…

-Même si…

Les humains ont voulu…

Tout conquérir…

Et tout dominer…

-Même si…

Demain en est devenu incertain…

Alors que même les gouvernements…

Usurpent leur peuple…

-Même si…

Et malgré tout ça…

Je vois la beauté…

D’un lever ou d’un coucher de soleil…

-Même si…

Et malgré tout ça…

Et même s’il se perd…

Le monde est beau…

-Quand je te vois toi…

J’ai le cœur heureux…

Quand je te vois…

Câliner tes animaux…

-Je te vois toi…

Et je t’admire…

Quand par tes habitudes de vie…

Tu prends soin de ton environnement…

-Je te vois toi…

Toujours là pour les tiens…

Toujours présente pour tes amis…

Toi mon être de lumière…

-Je te vois toi…

Là entourée de compagnons de travail…

Je peux palper toute l’appréciation…

Qu’ils ont pour toi…

-De l’appréciation…

Du respect…

De la reconnaissance…

Et moi je vois tout ça…

-Et moi…

Pour toi…

J’en éprouve…

Tout autant…

-Et de toi…

Je suis si fier…

Si heureux…

D’être là avec toi…

-Être de lumière…

Tu es pour moi…

Toi qui fait de moi…

Un meilleur humain…

-Pourtant je sais bien…

Que toi aussi…

Tu as tes zones grises…

J’en suis conscient…

-Je perçois parfois…

Ta vulnérabilité…

Tu me l’as offerte…

Comme une si belle offrande…

-Mais celle…

Que tu sais être…

Je l’en admire…

D’autant plus…

-Tu es là…

Et moi si fier…

D’être à tes côtés…

D’être avec toi…

-Toi…

Mon être de lumière…

Ma foi en l’humanité…

Merci d’être là…

Xxx

Kleaude

Gratitude Quotes

IL SUFFIT D’UN REGARD…

Publié: 3 avril 2025 dans Non classé

IL SUFFIT D’UN REGARD…

Une Senior Femme Insouciante Aux Cheveux Gris Et Lunettes Habillées D'une  Veste Grise Et D'un Jean Est Assise Dans La Rue, Tenant Photo stock - Image  du bureau, conférence: 290136554

-J’étais là…

Comme bien souvent avant…

Avant…

Il y a si longtemps…

-Je suis assise…

Dans l’allée du centre commercial…

Devant les boutiques à la mode…

La mode du moment…

-Cette mode…

Pour les jeunes filles…

Celles qui ont la grâce…

Et l’insouciance de demain…

-Moi

J’ai plus d’hiers…

Que de demains…

Oh combien d’hiers…

-Que de boutiques…

J’ai arpentées au fil du temps…

Le temps d’une vie…

Celle qui s’égrène trop vite…

-Je regarde ces jeunes…

Qui déambulent sous le regard admiratif…

De leurs pairs…

Appréciant la beauté…

-Des regards…

J’ai longtemps attiré…

Des trop insistants…

Mais aussi des flatteurs…

-Je regarde ces jeunes…

Plus ou moins conscientes…

Qu’on les observe…

Qu’on les regarde…

-Elles sont la beauté du monde…

Ce monde d’aujourd’hui…

Car d’hier en hier…

On vieillit trop vite…

-Je sais bien…

Que j’ai attiré mon lot de regards…

Je voulais être belle…

Et honorer ma féminité…

-Coquette…

Je serai toujours…

Au plus profond de mon âme…

Et de mes souvenirs…

-J’en souris…

De nostalgie certes…

Je ne peux que constater…

Que les hiers se sont succédés…

-Je me prends à envier…

Ces jeunes qu’on regarde…

Parce qu’elles incarnent…

La beauté…

-Ces regards…

Qui sont désormais…

Pour les plus jeunes…

Celles qui compteront les demains…

-Moi…

Il faut un long décompte…

Pour quantifier…

Tous mes printemps…

-Je n’en suis pas amère…

Juste un peu mélancolique…

Que la séduction…

Aspire plus aux demains à venir…

-Pourtant moi…

J’aime les homme aux tempes grises…

Où je peux faire le décompte…

De leurs hiers…

-J’aime cette aura…

Qui ne vient…

Qu’au fil des ans…

À force d’apprendre à s’assumer…

-Puis…

Je le vois lui…

Qui me regarde…

De son regard persistant…

-J’aime ce que je vois…

À la lueur de ses prunelles…

Qui s’attarde…

À fixer celle que je suis…

Dans son regard…

Je plonge le mien…

Dans les yeux…

Pas de rides…

-Mais dans les yeux…

Toute la sincérité…

De l’âme et du cœur…

Qui eux savent aimer…

-Qui ont appris à aimer…

À force d’affronter les hiers…

Pour se promettre encore…

Les plus beaux demains…

-Peut-être seront-ils éphémères…

Ils n’en seront pas moins intenses…

J’en souris…

Sous la caresse de son regard…

-Je me lève…

Et je déambule…

Fière que son regard à lui…

Suive la femme de bien des printemps…

-Il y a bien des jeunesses…

Toutes autour…

Mais lui…

C’est moi qu’il regarde…

-Aujourd’hui…

Nos regards se sont croisés…

Nos âmes se lient déjà…

Et nos corps aspirent à s’étreindre…

-Hier encore…

Je n’en rêvais guère plus…

Aujourd’hui est gage…

D’un si beau lendemain…

-Nos regards se croisent…

Se soutiennent…

Sont déjà complices…

Des demains à venir…

-Il y aura demain…

Mais avant…

Et surtout…

Il y aura ce soir…

Xxx

Kleaude

Images pour Old people, Photos et images pour Old people

AU LOIN…

Publié: 13 mars 2025 dans Non classé

Jeune fille à la fenêtre  Salvador Dali

AU LOIN…

-Je te vois à la fenêtre…

Ton regard se porte au loin…

Jusqu’où se porte-t-il…

Où est ce là-bas…

-Je sais que tes songes…

N’ont pas de frontières…

Au large de tout…

Tu vogues…

-Par ici…

Tu es venue…

Depuis lors…

Nous y sommes…

-D’ici…

Nos regards se portent…

À l’orée de nos rêves…

Les plus voluptueux…

-Mon plus beau privilège…

C’est que tes rêves…

Je peux partager…

Car notre objectif commun…

-Je te vois à la fenêtre…

Heureux que là-bas…

Tes rêves lointains

Ne t’ont pas éloignée…

-Les plus beaux horizons…

S’offrent à nous…

Aussi loin soient-ils…

Nos rêves nous ramènent ici…

-Ici…

Pour un instant…

Ou pour plus longtemps…

Nous sommes nous…

Xxx

Image tirée de la série “La femme à la fenêtre” sur Netflix

BIENTÔT NOËL…

Publié: 18 décembre 2024 dans Non classé

Pauvre Enfant à L'heure De Noël Dans La Rue Avec Un Panneau En Carton  Vierge Photo stock - Image du vacances, durée: 164341110

BIENTÔT NOËL…

-Décembre tire à sa fin…

Bientôt les vacances…

Pour les enfants qui ont déjà hâte…

De découvrir leurs cadeaux…

-Décembre tire à sa fin…

Les parents s’épuisent encore…

À travailler et tout préparer…

À Noël ils arriveront exténués…

-Certains auront des congés…

D’autres pas…

Devant encore travailler…

Pour que d’autres consomment…

-Si au moins ceux-là…

Avaient de la considération…

Pour ceux et celles…

Qui gardent le fort…

-Décembre tire à sa fin…

Au fil des jours…

De neige ou de pluie…

Selon les soubresauts de la nature…

-Décembre tire à sa fin…

Mais depuis quelques temps…

On n’est pas nécessairement en hiver…

Les changements climatiques, dit-on…

-Décembre tire à sa fin…

Pas encore de neige cette année…

Il n’en fait pas moins froid…

Couché sur le trottoir…

-On dit que les décorations de Noël…

Réchauffent le cœur…

Surtout pas les corps…

Quand on n’y a pas accès…

-Surtout pas…

Quand nulle part…

On n’a le droit d’entrer….

Pour se réchauffer…

-On dit que les décorations de Noël…

Réchauffent les cœurs…

Sûrement pour plusieurs…

Pas pour les autres…

-Pas pour ceux…

Que la nostalgie blesse…

Plutôt qu’elle ne berce…

Quand les souvenirs devenus cruels…

-Il y a toutes ces vitrines…

Qui illuminent les étrennes…

Que de moins en moins…

Peuvent s’offrir…

-On dit aux enfants…

Qu’ils doivent être sages…

Pour que le Père Noël…

Leur apporte des cadeaux…

-On ne dit pas aux enfants…

Qu’il faut surtout…

Que leurs parents soient riches…

Encore faut-il qu’ils en aient…

-Et puis il y a tous ces films…

D’histoires d’amour…

Dans des villages enneigés…

Où l’improbable se produira toujours…

-Et puis…

Quand on verse dans les sentiments…

On ne pense guère…

Aux guerres d’ailleurs…

-Comme s’il n’y avait plus…

D’hécatombes d’où on extirpe…

Des enfants devenus orphelins…

Au nom des guerres de paix…

-Décembre tire à sa fin…

Amenant avec lui…

Une autre année qui se répète…

Sans grand changements…

-Pourtant on nous disait…

Qu’en ces temps…

Tout était possible…

Même le pardon et la miséricorde…

-Décembre tire à sa fin…

Je reste-là assis sur le trottoir…

Adossé à une vitrine illuminée…

Alors que devant moi le monde reste gris…

-Je crains pourtant en l’humanité…

Je sais que les cœurs…

Peuvent se réchauffer…

Sinon je n’aurais pas tant de peine…

-Pas autant que la mère…

Qui a dû quémander…

Pour nourrir les siens…

Ne pouvant se nourrir de dignité…

-Pas autant que celui…

Qui passe un premier Noël…

Sans un proche…

Parti trop vite…

-Pas autant…

Que cette mère ou ce père…

Qui vient de perdre son boulot…

Pour une restructuration économique…

-Pas autant…

Que cet être dépendant…

Qui ne peut plus recevoir…

Les soins auquel il devrait avoir droit…

-Décembre tire à sa fin…

Je me dis qu’au moins…

Cette année encore…

Je ne suis pas resté insensible…

-Insensible à mes semblables…

Insensible au sort des autres…

Le mien…

Qui s’en fout?…

-Où j’en suis…

Je n’ai plus qu’une attente…

Que ceux qui suivront…

Sauront faire un monde meilleur…

-J’ai aimé le mien…

Même s’il peine à se maintenir…

Alors que décembre achève…

Et qu’un nouveau Noël se pointe…

-Décembre tire à sa fin…

Je souris à l’idée…

Qu’au moins les enfants…

Ont encore des rêves…

-Des rêves…

Qu’ils soient de cadeaux…

De santé et de paix…

Mais surtout d’amour…

-Alors souhaitons-nous…

Un joyeux Noël…

Porteur d’espoir…

Il faut s’en faire une résolution…

xxx

Le Père Noël dans la rue au Venezuela | La Presse

NOUVEAU JOUR…

Publié: 26 novembre 2024 dans Non classé

NOUVEAU JOUR

-Il vient un jour…

Qui se lève…

Comme si c’était le premier…

Après tant d’autres,,,

-Tous ceux…

Qui m’ont mené ici…

Après tant d’ailleurs…

Errance d’une vie…

-J’ai vécu…

Tant vécu…

Pour que vivre..

Puisque j’étais né…

-Suivre son destin…

En croyant qu’il trace la voie…

De son existence…

Celle qu’on a à vivre…

-Plus heureux…

Que parfois malheureux…

J’ai su être…

Au fil du temps…

-Sur mon chemin…

Plusieurs ont laissé leurs marques…

En posant les jalons…

De nos relations d’être…

-Certaines…

Plus ou moins éphémères…

Ont néanmoins parsemer…

Mon parcours…

-D’autres…

M’auront permis…

De me définir…

Et de devenir moi…

-Ce matin…

En ce jour nouveau…

En scrutant l’horizon…

Je les vois tous…

-Certains ne sont plus…

D’autres ailleurs…

D’autres revenus…

Puis repartis…

-Certains sont arrivés…

Ils sont là…

Étant ceux…

Qu’ils sont devenus…

-Je les vois…

Heureux ou pas…

Mais indéniablement…

Ils me sont chers…

-Je suis là…

Face à l’univers…

Dans ce monde…

Au sein duquel je suis…

-Un jour se lève…

Un nouveau…

Un premier…

Après tant d’autres…

xxx

MON UNIVERS…

Publié: 17 août 2024 dans Non classé

CHSLD: seulement une chambre sur cinq est climatisée | JDM

MON UNIVERS…

-Je regarde autour de moi…

J’y vois tout mon univers…

En me souvenant par bout…

De ce qu’il a déjà été…

-Dehors…

Il y a tout un monde…

Celui qui est…

De moins en moins le mien…

-Ce monde…

Dans lequel j’ai œuvré…

Toute une vie…

J’y ai consacré la mienne…

-Pourtant là…

C’est comme si…

Je n’en ai jamais fait partie…

Je suis là, que là…

-Je regarde mon univers…

Il se résume à bien peu…

Quatre murs…

Que quelques meubles…

-Je n’ai plus rien d’autre…

Il m’a fallu tout délaisser…

Vieillesse et surtout…

Perte d’autonomie…

-J’ai été…

Je persiste encore à être…

Je suis ici…

Mais nulle part ailleurs…

-Pourtant…

Toute une vie s’est déroulée…

Des dizaines et des dizaines d’années…

Pour devenir…

-On naît pour être…

On vit pour devenir…

Puis tout cela…

On l’oublie petit à petit…

-Des fois je me souviens…

Parfois je suis hier…

Aujourd’hui…

M’est de plus en plus abstrait…

J’ai vécu toute une vie…

Sans trop savoir pourquoi…

Et comment…

Je vivais…

-J’ai vécu…

Je m’en souviens par brides…

Je me sens bien avec tout ça…

Du moins il me semble…

-Là…

Je suis là…

Au centre de mon univers…

Aussi restreint soit-il…

-Univers spartiate…

Minimaliste…

Le seul qu’il me reste…

Au bout de toute une vie…

Xxx

Kleaude

Délais dans les CHSLD: plus de 4000 aînés attendent leur place | AQDR

À LA VEILLE…

Publié: 13 avril 2024 dans Non classé

À LA VEILLE…

-À la veille…

De je ne sais pas trop quoi…

Alors qu’il y aura…

Un lendemain ou pas…

-Alors…

Que je te vois paisible…

Comme si…

Tu savais…

-Il y a plusieurs hier…

Je suis venu…

Je ne saurai jamais…

Comment tu m’as accueilli…

-Toi et moi…

Avons été…

Par tant de chemin…

Pas toujours parallèles…

-Il y a eu des sentiers…

Qui ne menaient nulle part…

Comme si on y m’avait mené…

Pour que je m’y perde…

-Parfois quand la brunante tombait…

En plein bois…

Je me suis senti abandonné…

Alors que je ne m’étais peut-être qu’égaré…

-Je ne pouvais savoir…

Que je n’étais pas le seul à me perdre…

Mais même sans boussole…

On apprend à trouver son chemin…

-Le mien m’a mené…

Jusqu’à la clairière…

Que je ne pouvais…

Trouver que par moi-même…

-Toi et moi…

N’aurons été…

Que ce que nous avons pu…

C’est déjà tellement…

-Les pionniers…

Pour découvrir le monde…

Ont souvent dû laisser tant…

Derrière eux…

-Le temps fait son temps…

C’est avec fierté qu’on les retrouve…

Même si…

Ils nous ont si manqué…

-Les précurseurs…

Créent demain…

Alors qu’inexorablement…

Hier a été négligé…

-Le jour même…

On n’en comprend rien…

Surtout pas les hier…

Qu’on n’a pas eu…

-Mais les demains…

N’en sont pas moins précieux…

Car tôt ou tard…

Le cœur est bercé…

-N’a-t-on pas déjà dit…

Que tout se crée…

Surtout quand…

On prend la main de l’autre…

-J’espère juste que peu importe…

Ce qu’il y aura au bout du voyage…

Qu’il y aura aussi une main…

Pour prendre la tienne…

-Prendre ta main…

Comme tu auras pris la mienne…

Même si ce ne fut pas au printemps…

Mais à un automne tout aussi rayonnant…

-De foi…

Je n’ai jamais assez eu…

Car moi aussi je n’ai guère su…

Avoir de véritables attaches…

-Mais j’ai su vouloir être bon…

Probablement parce que je savais…

Qu’un jour ou l’autre…

Tu prendrais ma main…

-Le paradis à la fin de tes jours…

Je ne sais même pas si tu en veux…

Je ne te souhaite….

Qu’une main pour prendre la tienne…

-Et moi…

Ta main…

Je la tiendrai…

À jamais…

Xxx