Ear Division : Extension du domaine de la sieste musicale.

Avec l’été, j’ai souvent l’envie d’embarquer sur une plage musicale pour un voyage lascif au fil de l’eau qui dort. Oser une dose de pause à la faveur d’une caresse musicale. Baisser le volume des agressions du quotidien pour se ressourcer dans les instants précieux d’une bonne sieste musicale. Se laisser emporter par un certain endormissement en fermant les yeux pour s’évader dans un monde de ut et de do-do. Bref, profiter d’une vie au juste rythme.

Il y a longtemps, Pierre Dac voulait déjà échanger son matelas de plumes contre un sommeil de plomb. Moi, je vous donne mon son et je vous laisse ajuster le volume.

SM2

Ear Division : Sieste Musicale Vol.2

Tracklisting :

  • David Holmes – Intro
  • The Love Unlimited Orchestra – Welcome Aboard
  • The Durutti Column – Sketch For Summer
  • Ryuichi Sakamoto – Forbidden Colours
  • Richard Schneider Jr. – Hello Beach Girls
  • Lucio Battisti – Due Mondi
  • Neil Young – On The Beach
  • D.R. Hooker – Forge Your Own Chains
  • Gerry Rafferty – Right Down The Line
  • Doug Hream Blunt – Gentle Persuasion
  • Tobias Jesso Jr. – True Love
  • Pascals – Moon River
  • Harry Nilsson – Without Her
  • Tim Hardin – How Can We Hang On To A Dream
  • Randy Newman – In Germany Before The War
  • Yves Simon – Raconte-Toi
  • Frank Sinatra – What’s Now Is Now

Ear Division

Tuxedo Groove : Paris plage avec le bateau ivre.

J’aime beaucoup Paris.

Ses canards, ses pêcheurs, sa police fluviale, ses ragondins, les lumières du matin sur l’eau qui vibre, les couchers de soleil quand t’es ivre et libre, les remorqueurs de haute mer engloutis mais ressuscités d’entre les ports, ses bateaux qui coulent sous l’attaque des vagues de péniches mais pas sous la cool camaraderie de voisinage. J’aime beaucoup Paris.

Fréquemment invité sur la barge d’une sorte de marin d’eau de vie qui me sert de copain de vie douce, j’ai entamé pour remercier mon pote qui flotte la construction d’un long fleuve tranquille et musical qui nous ferait descendre lascivement le long de flots rythmés par les clapotements de l’eau verte et la lenteur du roulis.

Je vous laisse vous la couler douce avec ce petit son à dérouler sans secousse.

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Tuxedo Groove : Balearic Chic

Tracklisting :

  • Jan Hammer – Crockett’s Theme
  • Ikons – Free Spirit
  • Fever Ray – When I Grow Up (Version by Lissvik)
  • Piano Fantasia – Song For Denise (Dub Mix Version)
  • Studio – Brown Piano
  • Radiohead – Reckoner (Leftside Wobble Off-World Excursion)
  • Dolle Jolle – Balearic Incarnation (Todd Terje’s Extra Doll Mix)
  • John Talabot – When The Past Was Present (Pachanga Boys Purple Mix)
  • J.M.F. Jacob Mikesh Filburt – Phillip Dolphia
  • Leonid Nevermind – The Unexplored Land of Love
  • Angelo Badalamenti & David Lynch – Twin Peaks Theme (Alternate Version)
  • Chikinki – Assassinator 13 (Ruede Hagelstein Ride On Take Off Mix)
  • Quiet Village – Victoria’s Secret

Tuxedo Groove

General****, Mon combat ordinaire (remix).

Depuis ma jeunesse, en découvrant Spirou et Fantasio, Buck Danny, Tif et Tondu, Ric Hochet, Blueberry, Alix, Gaston Lagaffe, Gotlib, Asterix, Achille Talon, Blake et Mortimer, Les Tuniques Bleues…, j’ai voyagé dans des milliers de bulles au gré du temps. Je n’ai jamais arrêté.

Cette passion pour la bande dessinée, je la dois à mon père. Grace à lui, j’ai découvert le monde et ses émotions sous un angle intime et graphique. Depuis mon enfance, je leur suis fidèle. Je n’ai jamais arrêté.

Pour la fête des pères, j’ai souhaité faire un hommage à mon papa en le célébrant à travers un détournement qui remet en scène via 3 planches indépendantes Le Combat Ordinaire de Manu Larcenet. Parce que ce monument du neuvième art mêle le sérieux et l’humour, en présentant des petits riens sensibles intenses et vibrants et en démontrant les symptômes de l’amour. Parce que c’est ma façon de lui dire que je l’aime. Je n’ai jamais arrêté.

From Scratch

From Good To Bad

From The Tip Of My Tongue

General****

With Quakers there is no filler and it is better.

La dernière fois que je vous ai parlé de Geoff Barrow, c’était il y a plus d’un an. Depuis, l’absence de l’âme de Portishead a finalement durée… mais rassurez vous, Geoff vient d’annoncer qu’il allait rentrer en studio pour le quatrième opus… Entre temps, pour les puristes drogués au son lourd et sourd de l’instrumentaliste, on a tout de même profité de son travail sur le label INVADA avec les pépites du souterrain Beak> ou encore les fuites de son prochain Drokk qui fera revivre Judge Dredd en poussant la malice jusqu’à utiliser un Oberheim 2, synthétiseur original de 1975, et ainsi rester fidèle à ce célèbre héros de science fiction anglaise des seventies.

 

Mais comme il cumule très activement de multiples projets, il ne s’est pas arrêté là. L’ami Barrow a réuni son gang, sous son nouveau pseudo Fuzzface. En direct du label référence Stones Throw et accompagné de Stuart Matthews et Katalyst, il crée Quakers. Adoubé par la référence RZA qui le samplait dès 1998 sur Kiss Of A Black Widow, Geoff Barrow est un fan de hip hop comme il le démontrait quand il programmait tel un B-Boy dans des festivals à Bristol des groupes comme Company Flow ou Doom. Pour Quakers  il invite 35 artistes, tous de prestige ou de jeunes prodiges, pour inventer un nouveau projet impressionnant avec un collectif hip hop et composer l’album de ses rêves afin de se réconcilier avec une production hip hop qui ne lui convient plus. Et effectivement Quakers est vraiment une pépite. Un double LP de 41 pistes avec ses 41 instrumentaux, remplis de sample et de fanfare, d’église et de mosquée, de Synato Watts, de Tone Tank, de King Magnetic, de Coin Locker Kid, de Booty Brown pour la touche The Pharcyde ou encore de Dave Dub pour ne citer que mes six contributeurs préférés à ce beau projet.

Pour résumer le degré de maturité du son hip hop de Geoff Barrow, j’utiliserais simplement les lyrics de Dead Prez dans un des titres de cet album clairement incontournable qu’est Quakers : “its my natural disposition I was born like that, its engraved in my soul like grooves in the wax, I got soul power.” A la bonne heure.

Merci Monsieur Giraud, et à bientôt Moebius.

Un homme plein de vies s’est envolé pour une nouvelle vie. C’était la perfection et la création. Le rencontrer en plongeant dans son oeuvre, c’était découvrir la définition de l’éternité. A titre d’exemple, vous pouvez comprendre chez General**** les émotions que procurait sa rencontre.

Cinq jours depuis que le père fondateur de mon amour pour la bande dessinée nous a quitté. Pour l’accompagner simplement, cinq images en guise d’hommage. Tribute.

Dimension6

General****, Jouons à pigeon vole.

Ces temps-ci, je dois reconnaître que je suis un peu chat noir. Je dois aussi avouer que j’ai un peu des idées noires. Sans l’ombre d’un doute, tout m’irrite. Ce soir, j’ai décidé de m’évader et de plonger dans un univers de couleurs chatoyantes. Direction le sud de l’Espagne chez des amis colombophiles qui inspectent les cieux et n’ont pas froid aux yeux. On sort les habits décontractés, on badigeonne des dizaines de pigeons mâles (probablement en essayant de reproduire les mêmes couleurs que celles de son pull torsadé ou les mêmes graphismes que ceux de son survêtement, pour mieux identifier son roucouleur bariolé) et on les lâche dans les airs à la recherche d’une femelle pour la séduire. Que commence la chasse. Sans pitié, sans remord, sans regret, sans même sourciller, des oiseaux s’apprêtent à trouver un trophé. Un concours étonnant qui me fait plonger dans une tribu au plus juste avec la vie : et si l’essentiel était dans la passion. Et bien évidemment dans l’intensité de la relation, comme entre l’homme et l’animal dans cet exemple criant de beauté et de légèreté.

Dans son livre Paloma Al Aire, Ricardo Cases documente une tradition peinturlurée et heureuse dans un livre d’écolier à spirale qui vous entraine dans le tourbillon de la vie. Ce livre est un rapport au monde ludique, une fenêtre qui éclaire certaines vérités d’une lueur tout à fait poétique.

General****

General****, Qui a peur d’un bon zeste de couleur ?

J’ai 10 ans. J’aime bien dessiner au feutre des aventures pop voire wizzz. Type série B que j’invente le soir au coin de mon lit. J’aime bien les américains. Jefferson, ça claque comme nom. Lemon, béton comme prénom. Le futur, même apocalyptique et un peu absurde, c’est chouette. Parader dans les souterrains, c’est la fête. Lutter contre des tyrans et déculotter le Capitaine Masqué, c’est ma quête. Sauver des femmes réduites à l’état d’esclaves sexuelles dans la caverne des délices, c’est pas des clopinettes.

 

Lisez mon aventure et vous y trouverez de l’amour et de la bravoure, de l’amitié et de la loyauté, de la camaraderie et de l’honneur, mais aussi de la trahison et de la rébellion avec un peu de cruauté et de violence. Entrez dans Lemon Jefferson… et la grande aventure, vous aurez droit à un récit haletant, un peu biscornu et ingénu, plein de grands sentiments et d’un peu de naïveté. Une épopée au premier degré dans le dédale des contrées de mon enfance. Initiatique, nostalgique et psychédélique. Chatoyant et vivifiant. Un peu crétin aussi, c’est bien ainsi.

General****

Ear Division, la musique adoucit les meurtres.

Pour bien commencer l’année, j’ai prévu de le faire en musique. Pour moi, c’est là que l’on puise notre force intérieure, qu’on y construit un bonheur authentique plein de sens et de plaisir. Une bonne dose de satisfaction physique, affective ou intellectuelle. Un plongeon harmonieux dans la joie, l’euphorie, l’extase, la délectation, la jouissance, la volupté, l’enchantement, l’émerveillement, le ravissement.  Un voyage dans mon monde musical de ce début d’année.

Commençons par un petit trip dans les brumes matinales de San Francisco (California), histoire d’émerger au son d’une voix éthérée qui dégage des effluves de sérénité. Rose Again de Melted Toys, c’est la guitare sous toutes ses formes pour une dream-pop entrainante au climat vaporeux délicieux. C’est aussi l’occasion de se souvenir de Johnny Marr. Wake up.

Bien réveillé, on peut se laisser emmener par deux amis de Toronto qui se retrouvent dans les montagnes brumeuses du nord de l’Irlande pour composer la new-wave un  peu vaporeuse de Our Trip. Une descente dans une caverne remplie de guitares très variées portant une voix en forme d’écho. Une descente dont on ne reviendrait pas avec un plaisir plus que certain. Rest assured.

On s’envole direction le Canada francophone (Prends tes protéines pis mets ton casque de poil). Avec  le Major Tom de Lucien Midnight, on a le droit à une bonne plongée ironique et onirique, une balade intergalactique et québecoise qui propose une géographie musicale dont l’univers sensible et mélodique est tout simplement à des années lumières de la Terre.

Direction Glasgow, pour une douce twee-pop en Ecosse avec Belle and Sebastian et leur I Want The World To Stop. OK, d’accord, mais pas la musique alors. J’adore la mélancolie splendide de la voix de Sebastian (a.k.a. Mehdi El Glaoui…) et la rythmique logique de ce track. Le tout accompagné d’un excellent break pour laisser l’espace à des rythmes handclap sur un riff de basse.

On reste chez les rosbeefs. On garde les handclaps. En revanche, on change de rythme. Avec Default de Django Django on a le droit à un faux trip country rock. Dans la lignée de nos anciens amours avec Beta Band, c’est toujours un trip ambitieux, psychédélique et obsédant qui accompagne leurs productions. Une nouvelle création captivante.

Bing. Direction Toronto. On écoute Tonetta. Mon guilty secret que je considère comme un génie. Un crooner lo-fi, boulimique, inventif et obsédé, à la voix rocailleuse croisement de Gainsbarre et de Lou Reed. Franchement, ça fait plaisir ce son et ces songs. Des riffs de guitare. Des lyrics ambigus et bien pesés. I love to flutter like angels do, but I should watch I don’t get screwed.

Entracte #1. Secret track #1.

Avec une japonaise, un suédois et un anglais, on est maintenant à Paris. Eh oui. I didn’t know, de Tristesse Contemporaine. L’ambiance mélancolique portée par une voix caverneuse et un son de synthés un peu sombres. Sans les clochettes addictives qui viennent nous rappeler que Peter Hook n’est pas à la basse et que Ian Curtis est bien mort, on croirait à un revival moderne de Joy.

Plongée dans la caverne saturée de samples du hippie américain de service. Loin d’être muselé, Gonjasufi nous emmène avec The Blame dans une obscure détresse qui se déstresse dans les volutes qui remplissent les tresses de ses dreadlocks. Toujours une expérience mystique intense dont l’empreinte est dingue. I am the hell. The killer in the name of me.

Entracte #2. Secret track #2.

Quand Shawn Lee fait une cover de River Man de Nick Drake, c’est pas simplement un voyage à Winchita (Kansas). C’est la guerre. Des rythmes bien ssaccadés. Des instruments bien stressés. C’est une claque psych-funk bien heavy et un peu hantée qui rode autour de vous et rempli l’espace  de votre cerveau pour les heures qui viennent. Personnellement, je ne m’en suis toujours pas libéré.

Trip escape. On part sur la lune via Cleveland (Ohio) avec Kid Cudi et son Pursuit of Happiness en invitant MGMT et Ratatat. Ambiance guitare distordues opposées à un riff de piano bien calé. On oscille entre rêve et réalité. Tell me what you know about dreams, tell me what you know about night terrors, you don’t really care about the trials of tomorrow, rather lay awake in the bed full of sorrow.

La, je vais pas vous décrire le travail de Wick-it the instigator. Faites la liste des samples, applaudissez Method Man, écoutez Busta Rhymes, bougez avec Jacky Brown et partez sur un sound trip avec Quentin Tarantino. Brooklyn (come on!) Shaolin (come on!)
Queensbridge down to Long Island (come on!) Bronx, nigga (come on!) Manhattan (come on!)

Transversale musicale et géographique. Montée bien rythmée, tension bien huilée. On va à Lille (France Belge) pour une expérience digne de John Carpenter avec l’edit de Krikor du Carbon Cowboy de Principles Of Geometry. Une sorte d’electrétro cinématique à écouter de nuit (ou les yeux fermés dans le métro) pour plonger dans des émotions fortes à la sauce kraut.

J’imagine que l’on va en Islande maintenant? J’en sais rien, les jeunes sont capables de tout de nos jours sur leurs patronymes. En tous cas, je vous lâche deux de mes edit préférés de 2012. Sur base d’un vieux Yazoo ou d’un jeune Gotye. Comme cela, y en aura pour tout le monde ma p’tite dame. On veut finir en rythme dans la joie et la bonne humeur. Classic. Tasty. Propre.

Comment? Vous ne connaissez pas la Norvège? Je ne vous applaudi pas. Contrairement à Todd Terje qui le fait très bien sur Inspector Norse avec un rythme nu-disco typique qui était clairement mon track 2012 de 2011. Une petite histoire vintage qui flirte avec le très bon goût sur un groove bien ludique avec juste ce qu’il faut d’étincelles qui remplissent l’espace.

Interceptor Janitor.12

Ear Division

Tuxedo Groove : Black Session (free at last).

Aujourd’hui, mon ami le Raymond Depardon des playgrounds m’a rappelé à l’ordre. C’est l’anniversaire de Martin Luther King (et donc l’occasion d’un bon marathon NBA, notamment). Comme je ne m’y connais pas trop sur les deux sujets (l’homme et le sport) mais que j’ai une certaine proximité avec ces sujets, let’s share my piece of this experience.

Si vous êtes une personne normalement constituée, le 4 avril vous ne travaillez pas. Memorial March oblige. Si ce n’est pas le cas, réfléchissez. En plus, j’imagine mal votre patron vous le refuser…

Au passage, n’oubliez pas de brandir au moins l’une de ces deux pancartes.

 

Et profitez-en pour écouter un petit morceau que j’avais composé back in the days en 2006 au coeur d’une Black Session que j’avais fait en l’honneur des prédécesseurs de Barack Obama. Pas satisfait par la version utilisant le « I have a dream » de Martin Luther King, je vous propose un petit trip dans un discours de Malcolm X.

Tuxedo Groove – Malcolm Hip Part 3

Et si vous n’aimez pas mes approximations musicales, jetez vous sur le tribute de la reine mère.

Long live the dream.

Tuxedo Groove

Can you hear me, David Bowie?

Aujourd’hui, tu as 65 ans. Je sais qu’il est trop tard pour pouvoir être encore en retard. Alors si tu lis ces quelques lignes, reviens. Un dernier concert. J’ai raté tous tes concerts. J’aurais pu assister au Serious Moonlight Tour à la rigueur. Mais je pouvais pas. Je me passais en boucle Furyo à cette époque là. S’il te plait, reviens. Si ça t’arrange faisons cela dans les rues du sud de Manhattan lors d’une de tes promenades familiales. Your place is my pleasure.  J’attends ta confirmation en me délectant des 8 chansons au sommet de ton art selon moi et mes doubles fictifs, qui tels ceux que tu as façonné du Thin White Duke à Ziggy Stardust en passant par Aladdin Sane et Halloween Jack,  sont en attente de ta créativité et de ton esthétique. Tu disais : “I’m not a prophet or a stone-aged man, just a mortal with potential of a superman”. Ce serait super, man, si tu revenais pour un dernier concert.

WILD IS THE WIND

Love me, love me, love me, love me, say you do. Let me fly away with you. For my love is like the wind, and wild is the wind. Wild is the wind. Give me more than one caress, satisfy this hungriness. Let the wind blow through your heart. For wild is the wind, wild is the wind.

You touch me, I hear the sound of mandolins. You kiss me. With your kiss my life begins. You’re spring to me, all things to me. Don’t you know, you’re life itself!

SPACE ODDITY

Ground control to major Tom. Ground control to major Tom. Take your protein pills and put your helmet on. (Ten) Ground control (Nine) to major Tom (Eight) (Seven, six) Commencing countdown (Five), engines on (Four) (Three, two) Check ignition (One) and may gods (Blastoff) love be with you.

This is ground control to major Tom, you’ve really made the grade. And the papers want to know whose shirts you wear. Now it’s time to leave the capsule if you dare.

CHANGES

I still don’t know what I was waiting for. And my time was running wild. A million dead-end streets. Every time I thought I’d got it made. It seemed the taste was not so sweet. So I turned myself to face me. But I’ve never caught a glimpse. Of how the others must see the faker. I’m much too fast to take that test.

Ch-ch-ch-ch-Changes (Turn and face the stranger) Ch-ch-Changes. Don’t want to be a richer man. Ch-ch-ch-ch-Changes (Turn and face the stranger) Ch-ch-Changes. Just gonna have to be a different man. Time may change me. But I can’t trace time.

LADY GRINNING SOUL

And when the clothes are strewn, don’t be afraid of the room. Touch the fullness of her breast. Feel the love of her caress. She will be your living end. She’ll come, she’ll go. She’ll lay belief on you. But she won’t stake her life on you. How can life become her point of view.

And when the clothes are strewn, don’t be afraid of the room. Touch the fullness of her breast. Feel the love of her caress. She will be your living end. She will be your living end. She will be your living end. She will be your living end. She will be your living end.

FIVE YEARS

Well think I saw you in an ice-cream parlour. Drinking milk shakes cold and long. Smiling and waving and looking so fine. Don’t think you knew you were in this song. And it was cold and it rained so I felt like an actor. And I thought of Ma and I wanted to get back there. Your face, your race, the way that you talk. I miss you, you’re beautiful…

We’ve got five years, stuck on my eyes. Five years, what a surprise. We’ve got five years, my brain hurts a lot. Five years, that’s all we’ve got. We’ve got five years…

SOUND AND VISION

Don’t you wonder sometimes
‘Bout sound and vision
Blue, blue, electric blue
That’s the colour of my room
Where I will live
Blue, blue
Pale blinds drawn all day
Nothing to do, nothing to say
Blue, blue
I will sit right down, waiting for the gift of sound and vision. And I will sing, waiting for the gift of sound and vision. Drifting into my solitude, over my head.

HEROES

I, I won’t be king
And you, you won’t be queen
Though nothing will drive them away
We can be heroes, just for one day
We can be us, just for one day
I, I can remember
Standing, by the wall
And the guns, shot above our heads
And we kissed, as though nothing could fall
And the shame, was on the other side. Oh we can beat them, for ever and ever. Then we could be heroes, just for one day.

THE MAN WHO SOLD THE WORLD

I left and shook his hand and made my way back home. I searched for form and land, for years and years. I roamed. I gazed a gazely stare at all the millions here. We must have died along, a long long time ago.

Who knows? not me. We never lost control. You’re face to face. With the man who sold the world. My death waits to allow my friends.  A few good times before it ends. So let’s drink to that and the passing time.

Let’s Celebrate David Bowie

Dimension6