octobre 1, 2010
juin 4, 2010
E-Mortalité

Mort, ne rates pas mon cou. Brises le net, sans éclaboussure.
Débranches moi le coeur, Mais en pleine course.
(Verr)ouilles mon dernier souffle, Quand je danse, louve,
Aux bras des serveurs de faux rhum.
Je me cacherais de toi. Dissimulée dans ma tour.
Je changerais d’adresse, Aussi longtemps que tu seras à mes trousses.
J’(Echap)perais à ton (ctrl). Désertion programmée.
On a grandit ensemble. Je te connais, tu sais.
Aussi loin que je respire, Je déjouerais tes plans, tant que je pourrais écrire.
Et être lue. Hébergée six pieds sous terre.
Je suis le capitaine de mes tabulations. Une fille modem.
Tu es le point où l’on échoue. Une (fin) énième.
Je martèlerais le pavé de mes doigts inquiets, A l‘idée de ton (Entrée) clandestine.
Une flèche dans la bonne direction.
(Alt). Je t’ai barré la route. Mes doutes avoués.
J’ai crée un raccourci où tu ne pourras me suivre.
Fenêtre ouverte sur mes pensées. Si j’écris, c’est que je ne sais t’oublier.
Alors j’ai déposé ici, mes mots en (Maj)uscule. La trace de mon passage.
(Arrêt) sur écran.
Je ne peux détruire cette page. Elle est la preuve que je t’ai bien eu.
Merci pour toutes vos visites, pour vos commentaires, vos messages.
Merci d’avoir lu, compris (ou pas), aimer, détester, critiquer, d’y avoir cru (ou pas),
D’en avoir rit et sourit.
Je vous donne bientôt l’adresse de mon nouvel outrage.
Dina was here.
février 21, 2010
M. and Ms Road

Chassé par sa mélancolie, il l’a rejoint un soir pour ne plus la quitter.
Eloge d’une fuite. Les compteurs A zéro.
Il a négligé sa solitude pour elle. Il est devenu constant.
Elle, elle ondoie A s’y perdre, et partage ses courbes avec d’Autres.
Elle n’appartient qu’à elle même.
Revétue, elle semble nue, et sa beauté cruelle tue.
Quand elle danse, balançant ses boucles comme des bombes, il s’étourdit et ferme les yeux,
risquant la chute. Mais c’est bien la peur qui l’enivre.
Quand elle fume, indifférente, c’est lui qui s’embrase.
Il la parcoure des heures, A s’en brûler la peau.
Les doigts écorchés par les riffs qui lui sont dédiés. Jusqu’à saigner d’amour pour elle.
Motels et stations défilent, inexorablement.
Faire le plein de sens. Vivre vite, avant que le soleil tombe.
Puis, le ciel, injecté d’étoiles, promet le lendemain.
Il l’a retrouvera… Elle ne déçoit jamais.
Elle est bien là. Droite et assurée, devant lui. Prête A l’emmener La où il espère.
Là où il se sent vivant. Là où, tout lui échappe. Là où sa raison n’est plus.
Libéré de ses fardeaux. Pour un dernier duel, avec la seule qui l’obsède.
On l’a retrouve, entre Two Guns et Twin Arrows, gisant a ses pieds.
Corps brise et Sourire extatique. Leur vies scéllées dans le bitume.
Lui et la Route.
novembre 30, 2009
Ayants-droit
Sentimentalement épileptiques,
Cardio-lésés.
Nos cœurs infirmes ont perdu le rythme.
De l’exigence en perfusion.
Des pilules de perfection.
La moindre entaille nous rend fébrile.
Dans ces relations-tests, nos faits et gestes examinés.
On pense déjà au résultat.
Emotionnellement hyperactifs,
Neuro-lésés.
Nos liaisons s’avèrent impulsives.
Taux de faire en diminution.
Hypothermie des sensations.
Les corps parlent pour ne rien dire.
Des unions-pansements,
Que l’on consomme en boite,
Quand c’est le sans qui anémie.
Affectivement amnésiques.
Psycho-lésés.
L’autre effacé par nos lubies.
Des projets sous prescription.
Diagnostic de séparation.
Nous oublions souvent d’en rire.
Concessions homéopathiques.
Nos efforts pesés, calculés.
Plus analystes que patients.
Tour à tour phobiques, boulimiques,
handicapés du palpitant,
On a mal à l’amour.
Invalides à 80%.
La notice doit être réécrite.
Assurance vie des sentiments.
août 22, 2009
Parions

Talons qui claquent, dans tes rues je trottine.
Regards qui brillent, dans tes tours je scintille.
LA oU les pierres sont diamants,
LA où les dessus sont satin.
Tu me pares, toi l’Elegante.
Corps qui danse, sur tes toits je vacille.
Lèvres qui vibrent, sur tes marches je butine.
LA où se perdent les amants,
LA où l’on se quitte aisEment.
Tu m’Emoustilles, toi l’enjOleuse.
Gorges qui s’enivrent, sur tes terrasses je bulle.
Rires qui dErivent, sur tes ponts je titube.
LA oU les nuits dEfont l’ennui,
LA oU l’imprEvisible gIt.
Tu me rEjouis, toi la festive.
Mains qui se tendent, sur tes bancs je m’allie.
REves qui pretendent,
sur tes balcons j’accomplis.
LA oU j’Ecris comme je respire,
LA oU chaque instant est A dire.
Tu me rEalises, toi l’ambitieuse.
Tu pourrais bien me faire oublier d’oU je viens.
Mais je t’aime plus encore car tu ne m’appartiens.
Cette histoire, c’est la nOtre.
Etourdis moi. Toi les possibles. Toi l’hEroïne.
Toit de mon monde.
Paris, tu m’as.
avril 26, 2009
MEC UP
J’ai l’émo’ au bord des lèvres. C’est la fin des haribots !
Le rimmel qui, cool, s’emmêle, Et du bluff sur mon pinceau.
J’ai même arrondi les ongles,Te laissant te croire vernis,
Déguisé mes rires en blonde, Pour que ton égo sourit.
J’ai dessiné mes eyes liars. Poudre de Perlimpinpin.
Puis j’ai peint ma bouche en coeur, Pour nos baisers « Arlequin ».
J’ai parfumé mes poignets, Lempicka à la réglisse,
Pour mieux pouvoir te rouler, Partir avant les prémices.
Mais si tu aimes qu’il n’y ait pas que mon gloss qui brille,
Et que tu dépasses l’artifice, Je te fais la moue. Sans fard.
À faire fondre ton petit cœur d’ élu.
Tu reprends une petite douceur ?
décembre 13, 2008
Motel et bas de soie

Je T’AI TROUVE EN BOITE. TOUT ETRIQUE. SOMBRE ET DOUX. ELEGANT.
La lecture achevee, JE T’AI EMMENE DANS CETTE CHAMBRE POUR T’ESSAYER.
ENVELLOPANT D’ABORD MES TALONS PUIS MES CHEVILLES.
REMONTANT EN HAUT DE MES CUISSES, TU T’AGRIPPES ET T’ARRETES EN CHEMIN.
EMBRASSANT MES COURBES EMBELLIES.
JE TE PARCOURE DE BAS EN HAUT, VERIFIANT TA RESISTANCE.
SOUS TOUTES LES COUTURES.
PUIS JE TE RETIRE DELICATEMENT POUR PAS QUE TU NE FILES.
TU ES TAILLE POUR MOI, FAIT DANS LA DENTELLE.
JE TE PORTERAIS cette nuit jusqu’au jour galant.
Et bien plus en corps.
Seconde peau.
septembre 20, 2008
Dedans

J’ai fait la guerre hier.
Pas de tout repos.
Combattu désarmée, encaissé les coups tôt.
J’ai traversé des aires de rien et de trop plein.
Croisé le fer des « cons » dira t-on.
Escadrons de brasseurs de vent.
Eole comme commandant.
Le temps est le mien.
Pierre par pierre, j’ai construit ma maison.
Pas sans m’en souiller les mains.
J’ai déposé l’armure, enfin libérée.
C’est en perdant que j’ai gagné.
J’ai fait la paix aux murs.
Nue. Là. Tout prés.
Sous toit.
Bien dedans et dehors.
Sur ma route.
juin 26, 2008
Irreversible
Posée sur mon epaule, la buse affutée.
Ses serres enfouies a travers chair.
Points d’’ancrage, par mille et par sang,
Tracant les ’ombres noires de jet.
Sens a sillons.
Des finitions de maux cicatrisés.
De piques en aiguilles,
la douleur se fait plus douce
et laisse sur l’ epiderme enflammé,
Quelques pétales.
Irréversibles couleurs.
Indélébiles histoires. L’ephemere entravé.
Seul un peut voir la suite.
Moi en deux mots.
T’as tout résumé…
juin 11, 2008
Eden
C’est à l’orée de cette forêt cousue d’arbres, que je dépose mes peurs.
Mon sanctuaire aux fils d’écorce, aux odeurs humides.
En paix, pieds nus dans la terre, étreignant le vrai, mon cœur implose.
Je suis chez moi.
Née ici, en son ventre. Prés du chêne, que les rayons transpercent.
Au milieu de mes aînés.
Sauvage.
Je ne m’y perds jamais. Chemins enracinés.
J’y suis libre.
Rus vifs entre mes doigts. Caresses glacées et sensuelles, j’oublie les heures.
Antères rousses poussées par ton souffle, ma nuque frissonne.
Je m’étire et m’étends.
La brume annonce le soir inquiétant.
Puissante et majestueuse forêt. Je reste là.
(Il y a plus dans la forêt que dans les livres… Je les ai lâché le temps d’une excursion introspective. Essayez)