Pour beaucoup d’entre nous, la famille, les amis, le conjoint sont le socle de notre vie. Notre cocon.
Pourtant, j’ai pris un jour conscience du pouvoir des rencontres d’un jour, de la grandeur et de l’impact de ces gens que l’on croise dans nos vies. Quelques minutes, quelques jours ou quelques mois, ils nous marquent à jamais. Nous transforment. Ces rencontres me donnent foi en l’Homme, en sa capacité à s’ouvrir à l’autre, à l’écouter, à s’en imprégner, à partager, et finalement, à aimer.
Sartre disait : « l’enfer c’est les autres ». Mais dans un monde où l’être humain est de plus en plus renfermé sur lui-même, où nombreux sont ceux qui vivent dans la peur (du terrorisme, de la maladie, de la perte de son emploi, de l’être cher, etc), où l’on se retranche de plus en plus dans des relations et des centres d’intérêt virtuels, l’enfer n’est-il pas plutôt notre solitude ?
N’est-ce pas la preuve de l’enfer de se retrouver seul avec soi-même que de saisir son téléphone à chaque seconde inoccupée ? Sur un quai de gare, en bas d’ un immeuble, à la pause entre deux cours, on se raccroche à son smartphone comme à une bouée jetée au milieu d’un océan de malaise et d’ennui.
L’enfer c’est nous, de ne pas être assez bien dans ce monde devenu très largement superficiel, obsédé par la réussite et le paraître. L’enfer est devenu pour nous de devoir écouter nos pensées sans rien faire d’autre et ne pas avoir les mains occupées pendant 10 minutes. Peur de passer pour un con qui ne fait rien, et sans amis.
Sortons de cet enfer et partageons. Une pensée, une parole, un repas, une soirée, une vie. Partageons pour provoquer cette petite étincelle dans nos cœurs. Celle de la joie et de la gratitude.