Qu’ils se plongent dans les secrets des puissants, complotent, nouent et dénouent des intrigues ou fomentent une rébellion, voire une révolution, les personnages de fantasy laissent souvent leur empreinte sur l’Histoire collective au-delà de leur destin individuel. Lettres, journaux, archives, chroniques, annales ou même épopées, nombreuses sont les traces que les héros de fantasy laissent derrière eux, témoignages de leur empreinte sur l’Histoire du monde qui les entoure.
Sept ans après la parution de son 5e numéro consacré à la Fantasy japonaise, Fantasy Art and Studies vous propose un numéro qui explore la Fantasy est-asiatique à travers ses multiples manifestations (romans, dramas, illustrations, œuvres de la diaspora) et l’influence qu’elle peut avoir sur les écrivains et les artistes occidentaux.
Notre association, les Têtes Imaginaires, lance un nouvel appel à communications pour une journée d’étude qui se tiendra les 20 et 21 février 2026, en format hybride, à Paris et en ligne.
Découvrez ci-dessous le détail de l’appel.
L’histoire est une source d’inspiration pour la littérature de l’imaginaire : les périodes historiques, particulièrement antique et médiévale, constituent un creuset de références où puisent les auteurs de science-fiction et de fantasy, d’Asimov à Tolkien, comme l’ont montré de récents travaux sur la réception classique (Bost-Fiévet et Provini 2014) et le médiévalisme (Ferré 2010). Plus récemment encore, les actes d’un récent colloque (Besson 2019) ont montré la part d’imitation de l’histoire, lorsque documents, sources et légendes fictives peuplent l’œuvre et son passé imaginaire.
La violence est-elle la seule voie possible pour résoudre un conflit ou combattre le Mal ? Et les récits de Fantasy si souvent portés à mettre en scène des oppositions axiologiques sont-ils voués à exposer le spectacle de la violence, aussi nécessaire puisse-t-elle sembler ? Ou les personnages peuvent-ils choisir au contraire des voies non-violentes ? Quelle place peut-il y avoir pour la non-violence dans un genre qui affectionne les batailles épiques ?
Autant de questions sur lesquelles les chercheurs qui ont participé à la journée d’étude 2025 des Têtes Imaginaires se sont penchés. Le 18e numéro de Fantasy Art and Studies reprend les actes de cette journée et prolonge la réflexion avec des nouvelles inédites ainsi que les bandes dessinées d’Antoine Pelloux et de Guillaume Labrude qui offrent un contrepoint à ces analyses en présentant des personnages s’extirpant du cycle de la violence ou, au contraire, parvenant à éviter son surgissement. Un numéro illustré par Véronique Thill, GaëlleC., Guillaume Labrude et Antoine Pelloux.
Is violence the only possible way to solve a conflict or fight evil? And are Fantasy stories so often prone to depicting axiological oppositions doomed to display violence, however necessary it may seem? Or can the characters choose non-violent paths instead? What place can there be for non-violence in a genre that favours epic battles?
These are just some of the questions addressed by the researchers who took part in Les Têtes Imaginaires’ 2025 conference. The 18th issue of Fantasy Art and Studies takes up the proceedings of this conference and extends the discussion with original short stories and Antoine Pelloux’s and Guillaume Labrude’s comics, which offer a counterpoint to these analyses by presenting characters who escape the cycle of violence or, on the contrary, manage to avoid it. This issue is illustrated by Véronique Thill, GaëlleC., Guillaume Labrude and Antoine Pelloux.
Des guerriers cultivateurs de qi, des dragons pourvoyeurs de pluie, des esprits-renards, des sages reclus dans les montagnes et les forêts de bambous…
Pour son 19e numéro, Fantasy Art and Studies vous invite à proposer vos meilleures nouvelles de Fantasy prenant racine dans l’histoire et le folklore des pays d’Asie de l’Est (Chine, Corée, Japon, Vietnam…).