DISPOSITIF de VIDEOPROTECTION SAINT CLAIR DE LA TOUR

Dispositif de vidéoprotection Saint Clair de la Tour ­
 La mairie a organisé une réunion d’information le samedi 24 mai à 10h, à la salle du Canal, afin de présenter le projet de vidéoprotection. Cette rencontre a permis d’exposer les grandes lignes du dispositif, de répondre aux questions des participants et de recueillir leurs observations.

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CE QU’ON NE VERRA PAS SUR LES CHAINES DESINFORMAMATIONS de JEAN-MARC SOUAMI

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Chaleur : de nouvelles obligations pour l’employeur

Chaleur : de nouvelles obligations pour l’employeur

Publié le 04 juin 2025 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Afin de protéger les salariés exposés aux risques de la chaleur, l’employeur doit mettre en place de nouvelles mesures de prévention. Explications.

Le décret du 27 mai 2025 introduit de nouvelles obligations en matière de prévention pour l’employeur. Ces dispositions s’appliqueront dès le 1er juillet 2025.

L’objectif est de protéger les salariés contre les risques liés à la chaleur, tels que :

  • la dégradation des conditions de travail ;
  • les accidents du travail ;
  • la fièvre ;
  • la migraine ;
  • les crampes ;
  • la déshydratation, les coups de chaleur…

Quels sont les seuils de vigilance ?

Un arrêté du 27 mai 2025 définit plusieurs seuils de vigilance météorologique fixés par Météo-France :

  • vigilance verte : veille saisonnière sans vigilance particulière ;
  • vigilance jaune : pic de chaleur (exposition sur une période de 1 à 2 jours à une chaleur intense présentant un risque pour la santé humaine en raison des conditions de travail ou de leur activité physique) ;
  • vigilance orange : période de canicule (chaleur intense et durable susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée) ;
  • vigilance rouge : période de canicule extrême (canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son ampleur géographique qui présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population ou qui pourrait entraîner l’apparition d’effets collatéraux de continuité d’activité).

Un « épisode de chaleur intense » correspond à l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance jaune, orange ou rouge.

Les « périodes de canicule », qui ouvrent droit au bénéfice de l’indemnisation des arrêts de travail dans les entreprises du BTP, se caractérisent par l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance orange ou rouge.

Quelles sont les nouvelles mesures de prévention ?

Le décret du 27 mai 2025 énumère une liste de mesures que l’employeur doit prendre afin de lutter contre les épisodes de chaleur intense :

  • utilisation de procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur (ou nécessitant une exposition moindre) ;
  • modification de l’aménagement et de l’agencement des lieux et postes de travail ;
  • adaptation de l’organisation du travail (comprend les horaires de travail) pour limiter la durée et l’intensité de l’exposition. Des périodes de repos peuvent être prévues ;
  • mise en œuvre de moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées ou pour prévenir l’accumulation de chaleur dans les locaux de travail (exemples : pare-soleil, ventilateurs, brumisateurs…) ;
  • augmentation, autant que possible, de l’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs. L’employeur doit fournir aux salariés une quantité d’eau potable fraîche suffisante et prévoir un moyen pour maintenir au frais l’eau destinée à la boisson à proximité des postes de travail ;
  • choix d’équipements de travail appropriés permettant de maintenir une température corporelle stable ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle permettant de limiter ou de compenser les effets des fortes températures ou de se protéger des effets des rayonnements solaires ;
  • information et formation adéquates des travailleurs, d’une part, sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et, d’autre part, sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle de manière à réduire leur exposition à la chaleur à un niveau « aussi bas qu’il est techniquement possible ».

Le décret ajoute qu’en l’absence d’eau courante, l’employeur doit assurer la mise à disposition d’au moins 3 litres d’eau par jour par travailleur.

À savoir  

Afin d’assurer la santé et la sécurité des salariés en cas de fortes chaleurs, l’employeur doit intégrer le risque de fortes chaleurs dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

Textes de loi et références

Voir aussi

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Le Mont-Dore mon coin de Paradis

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#Ola ma Princesse

Ola , nous l’avons adopté en

septembre 2018

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Les 3.520 ménages les plus riches de France planquent… 140 milliards d’euros dans les paradis fiscaux!

 

safe_imageA l’heure où la crise sévit, cette richesse planquée dans les paradis fiscaux est criminelle ! La délinquance en col blanc doit être punit sévèrement et la liste des paradis fiscaux doit être actualisée (Luxembourg, Suisse, Irlande, Delaware, Jersey…)

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NON LA DÉMOCRATIE NE SERA PAS EN QUARANTAINE !

NON LA DÉMOCRATIE NE SERA PAS EN QUARANTAINE !
Nous exigeons le rétablissement de nos libertés fondamentales !
L’état d’urgence sanitaire, décidé par la loi du …23 mars 2020, est une atteinte inadmissible aux libertés démocra-tiques. En effet, bien loin de concerner le seul champ médical, ces mesures impliquent des transformations pro-fondes du fonctionnement des institutions étatiques, et notamment judiciaires. Avec la loi du 23 mars, l’exécutif est autorisé à gouverner par ordonnances. 42 textes ont été ainsi adoptés entre le 25 mars et le 15 avril 2020. L’État se mue sous une forme de plus en plus autoritaire. Nous craignons, à l’instar des mesures de l’État d’ur-gence pour terrorisme, que ces mesures « exceptionnelles » s’intègrent dans le droit commun d’un État autoritaire sans contrôle ni contre-pouvoir, et ce dans un très grand nombre de domaines de la vie so-ciale, économique, politique et juridique.
Tout d’abord si des mesures sanitaires sont évidemment nécessaires, l’application des mesures en « cas de catas-trophe sanitaire » du code de la santé publique auraient été amplement suffisante. Ce gouvernement a donc déci-dé sciemment d’attaquer nos libertés et nous fait craindre le pire après des années de violences policières dans les quartiers, des violences policières en forte augmentation contre les mouvements sociaux également, allant jusqu’à des mutilations durant le mouvement des Gilets Jaunes.
De plus, cet État d’urgence va donc bien au-delà des me-sures de distance physique et de confinement et attaque dans ses fondements l’État de droit et la « démocratie » dite représentative. La situation politique et juridique préexistante ne nous satisfaisait déjà pas mais son évolu-tion actuelle (et future ?) va aux antipodes de nos aspira-tions d’égalité et de liberté.
La loi du 23 mars a été votée en violation complète de la Constitution de 1958 : fin de la séparation des pouvoirs, fin du contrôle de constitutionnalité, fin du débat parle-mentaire… L’exécutif, président et gouvernement, ont les pleins pouvoirs pendant 3 mois. Les institutions ont donc validé la restriction de nos libertés publiques, aussi bien collectives qu’individuelles, tout en supprimant les con-trôles des pouvoirs. C’est une crise politique majeure qui risque de perdurer bien au-delà du 30 juin 2020.
Si nous voulons alerter l’opinion publique sur la suspen-sion de l’État de droit ainsi créée, c’est bien parce que, depuis le début de la crise sanitaire, une série de disposi-tions, une série d’incidents dans la mise en oeuvre de tel ou tel texte, le déni des très fortes inégalités constatées dans les effets de ces mesures parmi la population, a obli-gé à de nombreuses saisies des autorités pour les appeler à plus de discernement et de justice, ou simplement à observer plus rigoureusement les principes constitution-nels censés garantir nos libertés.
Quelques exemples sont éclairants. De nombreux maires ont été désavoués, mais 170 villes ont tout de même ins-tauré un couvre-feu… trop souvent destiné aux seuls quartiers populaires, comme à Nice. On a vu un arrêté municipal interdisant de s’asseoir plus de 2 minutes sur un banc public (Biarritz). Ou cet autre (Sanary-sur-mer) de s’éloigner au-delà de 10 mètres de son domicile ! Tel autre d’interdire l’accès de son centre-ville aux non-résidents (Sète). Ou celui-ci, pourtant un centriste modé-ré, rendre obligatoire le port du masque pour sa popula-tion (Sceaux)…
Pour ces excès heureusement stoppés, combien de con-trôles de police discriminatoires, combien de propos sexistes ou racistes, combien de personnes sans domicile verbalisées, combien de migrants dont la précarité déjà redoutable s’est soudainement aggravée encore ? Des tentatives d’intimidations ont eu lieu, avec parfois gardes à vue, contre des occupants de logements ayant mis des banderoles revendicatives à leurs fenêtres. C’est une en-trave inadmissible à notre liberté d’expression.
Des restrictions de circulation ont été édictées pour faire face à une situation exceptionnelle. Cependant, il a été noté que l’absence de précision du cadre légal entourant les missions de contrôle des forces de l’ordre comporte des risques évidents de décisions arbitraires et de recours disproportionnés à la force avec des mises en garde à vue irrégulières instrumentalisant le délit de « mise en danger d’autrui », avec certains agents de police s’arrogeant illé-galement la capacité de déterminer ce qui est « de pre-mière nécessité » et à verbaliser par exemple une femme qui était partie acheter des serviettes hygiéniques ! Autre exemple, en Isère, un réfugié politique est sorti faire des courses avec ses trois enfants en bas âge car sa femme était malade. La police lui a fait la morale, lui disant « faut se débrouiller, c’est interdit de sortir avec plusieurs enfants ». Il est rentré chez lui avec quatre amendes de 135€.
Le gouvernement a étendu l’arbitraire et ouvert une brèche supplémentaire dans l’État de droit qui a le mérite de mettre quelques limites. Alors que nous connaissions déjà une explosion des violences policières, en particulier dans les quartiers, nous assistons désormais à une police hors de tout contrôle provoquant jusqu’à des morts et des révoltes légitimes dans les quartiers populaires.
De plus, le droit du travail est également fortement im-pacté par les pouvoirs donnés au gouvernement de pren-dre toute mesure utile concernant l’activité partielle, les congés payés, les repos, l’intéressement, le suivi de la santé des salariés, la formation professionnelle, la consul-tation des institutions représentatives ou la vie syndi-cale…Ces attaques au Code du travail sont valables au moins jusqu’au 30 décembre 2020 et la volonté est clai-rement de les prolonger.
Déjà, dans les entreprises, combien de salariés sont, sou-vent depuis le début de la crise, obligés de travailler alors que leur activité n’est en rien indispensable en période de confinement général ? C’est aussi un inspecteur du tra-vail, dernier contrôle de l’application de nos droits alors que les tribunaux des prud’hommes ne fonctionnent plus,
Non, la démocratie ne sera pas en quarantaine !
Nous exigeons le rétablissement de nos libertés fondamentales !
qui a été mis à pied pour avoir demandé des masques pour les salariés d’une association d’aides à domicile !
Ce sont enfin les mesures techniques envisagées pour faciliter le dépistage et la surveillance des personnes po-tentiellement contagieuses, à l’aide des téléphones por-tables, qui sont sources de nouvelles inquiétudes. L’Ob-servatoire des libertés et du numérique a alerté aussitôt sur cette intention de plusieurs gouvernements euro-péens, dont le nôtre. L’objectif serait à la fois de géoloca-liser les populations et vérifier qu’elles respectent le con-finement ; et de signaler aux personnes qu’elles ont pu être en contact avec des malades Covid-19. Non seule-ment les risques attentatoires aux libertés individuelles sont nombreux, et des garanties sérieuses devraient donc être prévues, mais encore il n’est pas avéré que ces me-sures puissent être réellement efficaces, notamment si on respecte le libre consentement des personnes !
Au contraire d’un contrôle social renforcé et d’une suspi-cion généralisée, hostiles à la population, la lutte même contre la pandémie appelle l’extension de la démocratie pour faciliter et soutenir la mobilisation de tou.te.s dans une indispensable solidarité. Les échanges, le débat, la solidarité en actes, le droit de critique sont indispensables pour que tous puissent supporter l’adversité de conditions de vie et de travail, rendues plus difficiles par les exi-gences sanitaires.
Mais plus encore, le débat démocratique est indispen-sable, dès à présent, pour préparer une refondation démo-cratique, économique, sociale et environnementale, pour reconstruire un service public puissant, pour relocaliser des productions essentielles.
En effet, si les conséquences de la pandémie révèlent, à ceux qui en doutaient encore, la faillite de L’État néoli-béral et des politiques qu’il a mis en oeuvre, la tentation pour les gouvernements d’aller vers encore plus d’inéga-lités et d’autorité n’est pas une vue de l’esprit. On ne peut ignorer que la récession annoncée entraînera des effets comparables, sinon pires que ceux espérés par les tenants d’une « stratégie du choc ».
Nous devons dès maintenant créer un rapport de force afin de pouvoir rétablir nos libertés individuelles et collectives et d’en conquérir de nou-velles. C‘est une condition sine qua none afin d‘imposer un avenir plus démocratique, féministe, écologique et solidaire.
Les signataires se mobilisent contre les mesures liberticides et antisociales qui ne répondent en rien à l’urgence sanitaire et sociale et exigent :
• La suppression de l‘Etat d‘urgence sanitaire du 23 mars 2020 et de toutes les mesures anti-sociales et restrictives des li-bertés, des pleins pouvoirs donnés au gouvernement, sans contrôle démocratique
• L’arrêt des contrôles policiers humiliants, violents, arbitraires, discriminatoires
• L’annulation des amendes liées aux limitations de circulation et le rétablissement des droits de la défense en général
• L’annulation des couvre-feux
• L’abandon du contrôle numérique sur smartphones avec QR codes scannés et de la surveillance par drones
• Le refus du pistage individuel (tracking), de l’appli Stop-covid, avec suivi et traçage de l’historique des relations sociales
• La fermeture de tous les CRA et la libération des personnes sans-papiers
• La régularisation de toutes les personnes sans-papiers
• Des moyens, des réquisitions, pour un plan d’urgence sanitaire et social au service de la population et des services publics
• Le rétablissement du droit de manifester en respectant les mesures de sécurité sanitaire (distanciation, masques, …)
Premières organisations signataires :
− car38, Collectif Anti-Répression 38
− CNT 38, Confédération Nationale du Travail 38
− Ensemble ! Isère
− Génération·s Grenoble Métropole
− LDH, Ligue des droits de l’Homme Grenoble Métropole
− NPA 38, Nouveau Parti Anticapitaliste 38
− PCF 38, Parti Communiste Français 38
− Réseau de Lutte contre le Fascisme Isère
− SAF Grenoble, Syndicat des Avocats de France Grenoble
− Solidaires 38, Union Syndicale Solidaires 38
− UCL Grenoble, Union Communiste Libertaire Grenoble
− UD CGT 38, Union Départementale Confédération Générale du Travail 38
− UNL 38, Union Nationale Lycéenne 38

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#Tristesse Billet d’humeur du jour du Dr Christophe PRUDHOMME 24 AVRIL 2020

Dr Eric LoupiacBillet d’humeur du jour

Tristesse

Notre collègue, ami et camarade, Éric Loupiac, médecin urgentiste à l’hôpital de Lons-le-Saulnier a succombé hier à cette salo…perie de virus, après une longue hospitalisation en réanimation.
Ancien médecin militaire, tu es devenu le délégué de l’Association des médecins urgentistes de France pour le Jura, et tu as été la cheville ouvrière de la lutte pour le maintien de la deuxième équipe de SMUR dans ton établissement.
Que de joyeux souvenirs avec ces rassemblements mêlant personnels hospitaliers, gilets jaunes, citoyens, élus locaux et même les motards en colère ! Tu n’étais pas le plus grand en taille dans l’équipe syndicale mais quand tu prenais le micro, tes arguments portés par une juste colère sonnaient juste et emportaient l’adhésion.
Au cours de cette lutte tu as rejoint la CGT et les camarades étaient fiers de toi, le médecin qui n’avait peur de rien et qui était toujours le premier pour aller au combat.
Au début de l’épidémie, tu t’étais élevé contre le manque de moyens de protection. C’est à ce moment que tu as été contaminé. Au début, tu te voulais rassurant, puis quelques jours après la maladie s’est aggravée. Il y a eu des hauts et des bas, angoisse et espoir…puis la virus a été le plus fort.
Tu nous as quitté. Tu laisses une épouse et des enfants effondrés. Sache que nous ferons tout pour leur apporter notre soutien.
Et puis le maintien du SMUR 2 comme vous l’appeliez n’est pas acquise, car malgré la crise les plans de restructuration-destruction de l’hôpital public continuent. Hôpital public à l’avenir duquel tu étais si attaché. Nous allons continuer le combat en ton nom et pour toi.
Adieu mon ami, adieu mon camarade.

Christophe Prudhomme

Dr Christophe Prudhomme

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Billet d’humeur du jour du Dr Christophe PRUDHOMME 23/04/2020

Christophe PrudhommeBillet d’humeur du jour

Des lits

Alors que la première vague commence à refluer, l’urgence est de reprendre l’activité normale dans nos services afin d’accueillir les patients qui ont vu leur prise en charge reportée du fait de l’épidémie. …
Oui, mais à l’instar du directeur général de l’ARS du Grand-Est qui a énoncé clairement que rien n’avait changé au niveau des opérations de restructurations hospitalières et de plans de retour à l’équilibre, la plupart des directions hospitalières n’ont pas changé d’objectifs. La crise semble être pour eux une simple parenthèse qu’il va falloir refermer sans que soient remise en cause la politique poursuivie depuis 20 ans de diminution du nombre de lits, de fermetures de services et d’hôpitaux.
Nos collègues des hôpitaux psychiatriques, comme celui du Vinatier à Lyon, en font brutalement l’expérience ces jours-ci. Les services fermés ou transformés en structures d’accueil pour les patients atteints par la maladie COVID-19 ne retrouveront pas leur mission d’origine et les capacités d’accueil de l’établissement vont s’en trouver amputées.
Heureusement, en lutte avant la crise, ils ne baissent pas les bras et malgré le confinement, ils ont manifesté ces derniers jours dans l’enceinte de l’hôpital pour exprimer leur refus du retour au « monde d’avant ».
Depuis des années, nous protestons contre le défaut de moyens du secteur psychiatrique et la crise actuelle va encore augmenter les besoins, Les urgentistes le dénoncent crûment : faute de prise en charge, une bonne partie des patients présentant des troubles psychiatriques sont abandonnés dans la rue ou en prison. Le plan d’urgence pour la psychiatrie est encore plus d’actualité aujourd’hui qu’hier.
La psychiatrie n’est pas le seul secteur touché. Les arguments avancés sont toujours les mêmes : faute de personnels, il n’est pas possible de rouvrir tous les lits. Nous connaissons la chanson: les services fermés soi-disant temporairement le restent trop souvent définitivement.
C’est la raison pour laquelle,nous demandons un véritable plan d’urgence d’embauche et de formation de personnels, toutes catégories confondues; En ce qui concerne les médecins dont la pénurie est souvent l’argument pour fermer des structures, il existe deux solutions immédiates au-delà de l’augmentation du nombre de médecins en formation dont les effets sont à objectif de 10 ans : une régulation de l’installation des médecins tant en ville qu’à l’hôpital pour une meilleure répartition sur le territoire et l’appel à des médecins étrangers dans le cadre d’un appel d’offre international auquel certains pays dont Cuba sont capables de répondre.

Dr Christophe Prudhomme

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Billet d’humeur du Dr Christophe PRUDHOMME du 22 avril 2020

Billet d’humeur du jour

Hôtels

L’inventivité des gens qui nous gouvernent est sans limite pour masquer la pénurie de moyens et vendre des solutions dites « innovantes ». …
La proposition de loger les personnes positives au coronavirus à leur sortie de l’hôpital fait partie de ces mesures. Regardons quel est l’objectif : éviter un retour à domicile précoce de personnes qui seraient encore contagieuses.
Deux questions se posent alors. Sachant que les personnes sont contagieuses avant même l’apparition des premiers signes, on en revient au problème de la réalisation massive de tests chez les individus ayant été en contact avec une personne atteinte. Oui, mais il n’y a pas assez de tests ! Donc, cette mesure ne permet pas d’être efficace pour éviter la propagation de l’épidémie, notamment au sein des familles. L’autre argument annoncé serait de libérer des lits pour soulager l’hôpital. Alors, là les bras m’en tombent car cet argument je le connais bien. C’est celui qui nous est servi depuis des années pour fermer massivement des lits sous couvert du soi-disant tout ambulatoire. Mais comme il est difficile de mettre les patients à la rue, surtout quand ils habitent loin ou que leur logement est inadapté, nous avons vu fleurir ces dernières années les projets « d’hôtels hospitaliers » construits en face de l’hôpital par le même groupe Accor qui est sollicité aujourd’hui.
C’est d’ailleurs ce qu’a imposé Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP, avec son projet de nouvel hôpital au nord de Paris qui prévoit la fermeture de deux hôpitaux se traduisant par la suppression de 400 lits et de plus de 1 000 emplois. Mais pour régler le problème, il nous a vendu un hôtel hospitalier ! Ce monsieur que certains médias complaisants présentent comme le « commandant du navire qui a piloté avec succès le bateau au cœur de la tempête », ne poursuit en fait avec ce programme que son opération de destruction de l’hôpital public.
Par ailleurs dans cette opération, même si le groupe hôtelier s’en défend, elle lui permet de reprendre son activité, même si cela se fait à prix coûtant. Prix coûtant pour lui mais pas pour les finances publiques et les budgets hospitaliers !
Par ailleurs, les hôtels auraient été bien utiles dès le début de l’épidémie pour accueillir les populations les plus précaires, sans domicile ou hébergés dans les logements surpeuplés et parfois insalubres. Cela aurait permis par exemple d’éviter, comme dans mon département en Seine-Saint-Denis, qu’après la détection d’un cas dans une famille, nous nous retrouvions à hospitalier quelques jours plus tard plusieurs membres de cette famille.
Alors, assez de mensonges et de mesures gadgets. Ce dont nous avons besoin, c’est d’embaucher du personnel dans les hôpitaux pour rouvrir les lits dont nous avons besoin aujourd’hui et dont nous aurons encore besoin demain.

Dr Christophe PrudhommeChristophe Prudhomme

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