Le complot

Le jour venu, quelques Juifs formèrent un complot et s’engagèrent, sous peine de malédiction contre eux-mêmes, à ne rien manger ni boire tant qu’ils n’auraient pas tué Paul. Ceux qui formèrent cette conspiration étaient plus de 40. Ils allèrent trouver les chefs des prêtres et les anciens pour leur dire: «Nous nous sommes engagés, sous peine de malédiction contre nous-mêmes, à ne rien manger avant d’avoir tué Paul. Vous donc, maintenant, adressez-vous avec le sanhédrin au commandant romain pour qu’il l’amène demain devant vous, sous prétexte d’examiner son cas plus en détail; de notre côté, nous sommes prêts à le mettre à mort avant qu’il n’arrive ici.»

Mais le fils de la sœur de Paul entendit parler du guet-apens et il alla dans la forteresse en informer Paul.

Paul appela l’un des officiers romains et dit: «Conduis ce jeune homme vers le commandant, car il a quelque chose à lui rapporter.»

L’officier prit le jeune homme avec lui, le conduisit vers le commandant et dit: «Le prisonnier Paul m’a appelé et m’a prié de t’amener ce jeune homme qui a quelque chose à te dire.»

Le commandant prit le jeune homme par la main, se retira à l’écart et l’interrogea: «Qu’as-tu à m’annoncer?»

Il répondit: «Les Juifs ont convenu de te demander d’amener Paul demain devant le sanhédrin, sous prétexte d’enquêter plus en détail sur son cas. Ne te fie pas à eux, car plus de 40 d’entre eux lui dressent un guet-apens et se sont engagés, sous peine de malédiction contre eux-mêmes, à ne rien manger ni boire avant de l’avoir tué; maintenant ils sont prêts et n’attendent que ton accord.»

Le commandant renvoya le jeune homme après lui avoir recommandé: «Ne dis à personne que tu m’as dévoilé cela.»

Ensuite il appela deux officiers et dit: «Tenez prêts, dès neuf heures du soir, 200 soldats, 70 cavaliers et 200 archers pour aller jusqu’à Césarée. Préparez aussi des chevaux pour conduire Paul sain et sauf au gouverneur Félix.»

Il écrivit la lettre suivante:

«Claude Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut!

Cet homme dont les Juifs s’étaient emparés allait être tué par eux. Je suis alors intervenu avec des soldats et le leur ai arraché, car j’avais appris qu’il était romain. Voulant connaître le motif pour lequel ils l’accusaient, je l’ai amené devant leur tribunal. J’ai découvert qu’il était accusé au sujet de questions relatives à leur loi, mais qu’il n’avait commis aucune faute qui mérite la mort ou la prison. Puis, informé que les Juifs préparaient un complot contre lui, je te l’ai immédiatement envoyé en faisant savoir à ses accusateurs qu’ils devront porter plainte contre lui devant toi.

Adieu.»

Conformément à l’ordre qu’ils avaient reçu, les soldats prirent Paul et le conduisirent pendant la nuit jusqu’à Antipatris. Le lendemain, ils laissèrent les cavaliers poursuivre la route avec lui et retournèrent à la forteresse. Arrivés à Césarée, les cavaliers remirent la lettre au gouverneur et lui présentèrent Paul. Après avoir lu la lettre, le gouverneur demanda de quelle province venait Paul. Apprenant qu’il était originaire de la Cilicie, il lui dit: «Je t’entendrai quand tes accusateurs seront venus.»

Puis il ordonna de le garder dans le prétoire d’Hérode.

Luc

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Prends courage

Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il le fit détacher et donna l’ordre aux chefs des prêtres et à tout le sanhédrin de se réunir; puis il fit venir Paul et le plaça au milieu d’eux.

Les regards fixés sur le sanhédrin, Paul dit: «Mes frères, c’est en toute bonne conscience que je me suis conduit devant Dieu jusqu’à aujourd’hui.» Le grand-prêtre Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche. Alors Paul lui dit: «C’est toi que Dieu va frapper, muraille blanchie! Tu sièges pour me juger conformément à la loi et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!»

Ceux qui étaient près de lui dirent: «Tu insultes le grand-prêtre de Dieu!»

Paul répondit: «Frères, je ne savais pas que c’était le grand-prêtre. En effet, il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.»

Sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, Paul s’écria dans le sanhédrin: «Mes frères, je suis pharisien, fils de pharisien. C’est à cause de l’espérance de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.» Quand il eut dit cela, un débat surgit entre les pharisiens et les sadducéens, et l’assemblée se divisa. En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les pharisiens affirment le contraire.

Il y eut une grande clameur et les spécialistes de la loi membres du parti des pharisiens se levèrent. Ils s’engagèrent avec force dans le débat en disant: «Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si un esprit ou un ange lui avait parlé?» Comme le débat devenait vif, le commandant eut peur que Paul ne soit mis en pièces par ces hommes, et il ordonna aux soldats de descendre pour l’enlever du milieu d’eux et le conduire à la forteresse.

La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul et dit: «Prends courage: de même que tu as rendu témoignage de ce qui me concerne à Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage à Rome.»

Luc

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L’interrogatoire

Au moment où on allait le faire entrer dans la forteresse, Paul demanda au commandant: «M’est-il permis de te dire quelque chose?»

Le commandant répondit: «Tu sais le grec? Tu n’es donc pas cet Egyptien qui s’est révolté dernièrement et qui a emmené 4000 rebelles dans le désert?»

Paul reprit: «Je suis juif de Tarse en Cilicie, citoyen d’une ville qui n’est pas sans importance. Je t’en prie, permets-moi de parler au peuple!»

Le commandant le lui permit et Paul, debout sur les marches, fit signe de la main au peuple. Un profond silence s’établit. Paul leur adressa la parole en langue hébraïque: «Mes frères et mes pères, écoutez ce que j’ai maintenant à vous dire pour ma défense!»

Lorsqu’ils entendirent qu’il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de calme.

Paul dit alors: «Je suis juif, né à Tarse en Cilicie, mais j’ai été élevé à Jérusalem et formé aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi héritée de nos ancêtres; j’étais plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai combattu à mort cet enseignement, enchaînant et mettant en prison hommes et femmes. Le grand-prêtre et tout le collège des anciens m’en sont témoins, puisque j’ai même reçu d’eux des lettres pour les frères de Damas, où je me suis rendu afin d’arrêter ceux qui s’y trouvaient et de les ramener à Jérusalem pour les faire punir.

»J’étais en chemin et j’approchais de Damas quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel a resplendi autour de moi. Je suis tombé par terre et j’ai entendu une voix qui me disait: ‘Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?’

»J’ai répondu: ‘Qui es-tu, Seigneur?’

»Il m’a dit: ‘Je suis Jésus de Nazareth, celui que tu persécutes.’ Ceux qui étaient avec moi ont bien vu la lumière et ont été effrayés, mais ils n’ont pas compris celui qui me parlait.

»Alors j’ai dit: ‘Que dois-je faire, Seigneur?’

»Et le Seigneur m’a dit: ‘Lève-toi, va à Damas et là on te dira tout ce que tu dois faire.’ Comme je ne voyais plus à cause de l’éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi m’ont pris par la main et je suis arrivé à Damas.

»Or un certain Ananias, un homme pieux, fidèle à la loi et estimé de tous les Juifs qui résidaient à Damas, est venu me trouver. Il m’a dit: ‘Saul, mon frère, retrouve la vue.’ Au même instant, j’ai pu le voir.

»Il a ajouté: ‘Le Dieu de nos ancêtres t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le juste et à entendre les paroles de sa bouche, car tu seras son témoin, devant tous les hommes, de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi tarder? Lève-toi, sois baptisé et sois lavé de tes péchés en faisant appel au nom du Seigneur.’

»De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je suis tombé en extase et j’ai vu le Seigneur qui me disait: ‘Dépêche-toi, sors rapidement de Jérusalem parce qu’ils n’accueilleront pas ton témoignage à mon sujet.’

»J’ai répondu: ‘Seigneur, ils savent bien que j’allais de synagogue en synagogue pour faire mettre en prison et fouetter ceux qui croyaient en toi. De plus, lorsqu’on a versé le sang d’Etienne, ton témoin, j’étais moi-même présent, approuvant son exécution et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir.’ Alors le Seigneur m’a dit: ‘Vas-y, car je t’enverrai au loin vers les non-Juifs.’»

La foule l’avait écouté jusqu’à ces mots, mais ils se mirent alors à crier: «Fais disparaître de la terre un pareil homme! Il n’est pas digne de vivre.»

Ils poussaient des cris, jetaient leurs vêtements et lançaient de la poussière en l’air.

Le commandant ordonna de faire entrer Paul dans la forteresse et de procéder à son interrogatoire par le fouet afin de savoir pour quel motif ils criaient ainsi contre lui. Alors qu’ils l’attachaient avec des courroies, Paul dit à l’officier qui était présent: «Avez-vous le droit de fouetter un citoyen romain qui n’est pas même condamné?»

A ces mots, l’officier alla avertir le commandant en disant: «Attention à ce que tu vas faire, car cet homme est romain.»

S’approchant de Paul, le commandant lui demanda: «Dis-moi, es-tu romain?»

«Oui», répondit-il.

Le commandant reprit: «C’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen.»

«Quant à moi, dit Paul, je l’ai de naissance.»

Aussitôt ceux qui devaient procéder à l’interrogatoire se retirèrent, et le commandant eut peur en prenant conscience que Paul était romain et qu’il l’avait fait enchaîner.

Luc

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Sauvé par des soldats

A notre arrivée à Jérusalem, les frères et sœurs nous ont accueillis avec joie. Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où tous les anciens se sont réunis. Après les avoir salués, il a raconté en détail ce que Dieu avait fait au milieu des non-Juifs à travers son ministère.

Après l’avoir entendu, ils se sont mis à célébrer la gloire du Seigneur. Puis ils lui ont dit: «Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs on compte parmi les croyants, et tous sont zélés pour la loi. Or, ils ont entendu dire que tu enseignes à tous les Juifs vivant parmi les non-Juifs d’abandonner la loi de Moïse; tu leur dirais de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc? Sans aucun doute une foule se rassemblera, car on apprendra que tu es venu. C’est pourquoi, fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu. Prends-les avec toi, accomplis la cérémonie de purification avec eux et pourvois à leurs dépenses afin qu’ils se rasent la tête. Ainsi, tous sauront que ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu vis en respectant la loi. Quant aux croyants d’origine non juive, nous leur avons communiqué par écrit notre décision: ils doivent seulement s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l’immoralité sexuelle.»

Paul prit alors ces hommes, se purifia avec eux et entra le lendemain dans le temple pour annoncer à quelle date la période de purification prendrait fin et l’offrande serait présentée pour chacun d’eux.

Vers la fin des 7 jours, les Juifs d’Asie qui avaient vu Paul dans le temple soulevèrent toute la foule et s’emparèrent de lui. Ils criaient: «Israélites, au secours! Voici l’homme qui donne partout et à tout le monde un enseignement dirigé contre le peuple, contre la loi et contre cet endroit. Il a même introduit des non-Juifs dans le temple et profané ce saint lieu.» En effet, ils avaient vu Trophime d’Ephèse avec lui dans la ville et croyaient que Paul l’avait fait entrer dans le temple.

Toute la ville fut dans l’agitation et le peuple accourut de tous côtés. Ils s’emparèrent de Paul et le traînèrent à l’extérieur du temple, dont on ferma aussitôt les portes. Ils cherchaient à le tuer quand on informa le commandant de la garnison romaine que tout Jérusalem était dans le désordre. Il prit immédiatement des soldats et des officiers et courut vers la foule. Quand ils virent le commandant et les soldats, ils arrêtèrent de frapper Paul.

Alors le commandant s’approcha, s’empara de lui et ordonna qu’on l’attache avec deux chaînes. Puis il demanda qui il était et ce qu’il avait fait. Cependant, dans la foule les uns criaient une chose, les autres une autre. Comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna de conduire Paul dans la forteresse. Lorsque celui-ci arriva sur les marches de l’escalier, il dut être porté par les soldats à cause de la violence de la foule, car l’ensemble du peuple suivait en criant: «A mort!»

Luc

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Inébranlable

Après nous être séparés, nous avons pris la mer pour aller directement à Cos, puis le lendemain à Rhodes, et de là à Patara.

Ayant trouvé un bateau qui faisait la traversée vers la Phénicie, nous sommes montés à bord et sommes partis. Arrivés en vue de l’île de Chypre, nous l’avons laissée à gauche, poursuivant notre route du côté de la Syrie pour débarquer à Tyr. Le bateau devait en effet décharger sa cargaison. Comme nous avons trouvé des disciples, nous sommes restés 7 jours avec eux. Poussés par l’Esprit, les disciples disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem mais, une fois les 7 jours passés, nous sommes repartis pour continuer notre route. Tous nous ont accompagnés avec leur femme et leurs enfants jusqu’à l’extérieur de la ville. Nous nous sommes agenouillés sur le rivage et avons prié. Puis, après avoir pris congé les uns des autres, nous sommes montés sur le bateau tandis qu’ils retournaient chez eux.

Mettant un terme à notre navigation, nous sommes allés de Tyr à Ptolémaïs où nous avons salué les frères et sœurs et passé un jour avec eux.

Nous sommes repartis le lendemain pour Césarée. Là, nous sommes entrés chez Philippe l’évangéliste, qui était l’un des sept, et nous avons logé chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient.

Nous étions là depuis plusieurs jours lorsqu’un prophète du nom d’Agabus est descendu de Judée et est venu nous trouver. Il a pris la ceinture de Paul, s’est attaché les pieds et les mains et a dit: «Voici ce que déclare le Saint-Esprit: ‘L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs l’attacheront de la même manière à Jérusalem et le livreront entre les mains des non-Juifs.’»

En entendant cela, nous-mêmes et les croyants de Césarée, nous avons supplié Paul de ne pas monter à Jérusalem. Il a alors répondu: «Que faites-vous là à pleurer et à me briser le cœur? Je suis prêt non seulement à être emprisonné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus.» Comme il ne se laissait pas persuader, nous n’avons pas insisté et avons dit: «Que la volonté du Seigneur soit faite!»

A la fin de ces quelques jours, nous avons fait nos préparatifs et sommes montés à Jérusalem. Quelques disciples de Césarée sont aussi venus avec nous et nous ont conduits chez un certain Mnason, originaire de l’île de Chypre. Il était disciple depuis longtemps et nous devions loger chez lui.

Luc

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Il est tombé par la fenêtre

Lorsque le tumulte eut cessé, Paul fit venir les disciples et les encouragea, puis il prit congé d’eux et partit pour la Macédoine. Il parcourut cette région en adressant de nombreuses paroles d’encouragement aux croyants et se rendit en Grèce où il séjourna trois mois.

Il était sur le point d’embarquer pour la Syrie, mais comme les Juifs formaient un complot contre lui, il décida de repartir par la Macédoine. Il avait pour l’accompagner jusqu’en Asie Sopater de Bérée, fils de Pyrrhus, Aristarque et Secundus de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d’Asie. Ceux-ci prirent les devants et nous attendirent à Troas.

De notre côté, après la fête des pains sans levain, nous avons embarqué à Philippes et, au bout de 5 jours, nous les avons rejoints à Troas où nous avons passé 7 jours.

Le dimanche, nous étions réunis pour rompre le pain. Comme il devait partir le lendemain, Paul s’entretenait avec les disciples, et il a prolongé son discours jusqu’à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre à l’étage où nous étions rassemblés. Or, un jeune homme du nom d’Eutychus était assis sur le bord de la fenêtre. Il s’est profondément endormi pendant le long discours de Paul et, entraîné par le sommeil, il est tombé du troisième étage. Quand on a cherché à le relever, il était mort. Mais Paul est descendu, s’est penché sur lui et l’a pris dans ses bras en disant: «Ne vous inquiétez pas, car son âme est en lui.» Ensuite il est remonté, a rompu le pain et a mangé. Il a poursuivi ses entretiens jusqu’à l’aube, puis il est parti. Le jeune homme a été ramené vivant, à leur grande consolation.

Quant à nous, nous avons pris les devants pour embarquer sur un bateau à destination d’Assos. Nous devions y reprendre Paul, conformément à ses instructions, car il voulait faire la route à pied. Lorsqu’il nous a rejoints à Assos, nous l’avons pris à bord et sommes allés à Mytilène. De là, continuant par la mer, nous sommes arrivés le lendemain en face de Chios. Le jour suivant nous sommes passés par Samos, et le jour d’après nous sommes arrivés à Milet.

Paul avait décidé de passer au large d’Ephèse sans s’y arrêter afin de ne pas perdre de temps en Asie; il se dépêchait en effet pour être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem.

Cependant, de Milet, il a envoyé chercher à Ephèse les anciens de l’Eglise. Lorsqu’ils sont arrivés vers lui, il leur a dit: «Vous savez de quelle manière je me suis toujours comporté avec vous, depuis le jour où j’ai mis le pied en Asie: j’ai servi le Seigneur en toute humilité, avec beaucoup de larmes et au milieu des épreuves que provoquaient pour moi les complots des Juifs. Vous savez que, sans rien cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui vous était utile, en public et dans les maisons, n appelant les Juifs et les non-Juifs à changer d’attitude en se tournant vers Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus-Christ.

»Et maintenant, voici que, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem sans savoir ce qui m’y arrivera. Je sais seulement que, de ville en ville, l’Esprit saint m’avertit que des liens et des souffrances m’attendent. Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse, pourvu que j’accomplisse avec joie ma course et le ministère que le Seigneur Jésus m’a confié: annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

»Désormais, je le sais, vous ne verrez plus mon visage, vous tous au milieu de qui j’ai passé en prêchant le royaume de Dieu. C’est pourquoi je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous, car je vous ai annoncé tout le plan de Dieu sans rien en cacher. Faites donc bien attention à vous-mêmes et à tout le troupeau dont le Saint-Esprit vous a confié la responsabilité; prenez soin de l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’après mon départ des loups cruels s’introduiront parmi vous, et ils n’épargneront pas le troupeau; de vos propres rangs surgiront des hommes qui donneront des enseignements pervertis pour entraîner les disciples à leur suite. Restez donc vigilants et souvenez-vous que durant 3 ans, nuit et jour, je n’ai pas cessé d’avertir avec larmes chacun de vous.

»Et maintenant, frères, je vous confie à Dieu et au message de sa grâce, lui qui a le pouvoir d’édifier et de vous donner un héritage avec tous les saints. Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les habits de personne. Vous le savez vous-mêmes, les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. En tout, je vous ai montré qu’il faut travailler ainsi pour soutenir les faibles et se rappeler les paroles du Seigneur Jésus, puisqu’il a lui-même dit: ‘Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.’»

Après avoir dit cela, il s’est mis à genoux et a prié avec eux tous. Tous ont alors fondu en larmes; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient, attristés surtout parce qu’il avait dit qu’ils ne verraient plus son visage. Puis ils l’ont accompagné jusqu’au bateau.

Luc

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Une émeute a éclaté

A cette époque, il se produisit un grand trouble au sujet de la voie du Seigneur.

En effet, un orfèvre du nom de Démétrius fabriquait des temples d’Artémis en argent et procurait un gain considérable aux artisans. Il les rassembla avec ceux qui exerçaient une activité similaire et dit: «Vous savez que notre prospérité dépend de cette industrie. Or, vous voyez et entendez dire que non seulement à Ephèse, mais dans presque toute l’Asie, ce Paul a persuadé et détourné une grande foule en disant que les dieux fabriqués par la main de l’homme ne sont pas des dieux. Cela risque non seulement de discréditer notre activité, mais aussi de réduire à néant l’importance du temple de la grande déesse Artémis et même de dépouiller de sa majesté celle que toute l’Asie et le monde entier vénèrent.»

A ces mots, ils furent remplis de colère et se mirent à crier: «Grande est l’Artémis des Ephésiens!» Toute la ville fut dans l’agitation. Ils se précipitèrent tous ensemble au théâtre en entraînant avec eux Gaïus et Aristarque, des Macédoniens compagnons de voyage de Paul. Paul voulait se présenter devant le peuple, mais les disciples l’en empêchèrent, et même quelques Asiarques qui étaient ses amis envoyèrent quelqu’un vers lui pour l’inviter à ne pas se rendre au théâtre.

Les uns criaient une chose, les autres une autre, car la confusion régnait dans l’assemblée et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s’étaient réunis. Alors on fit sortir de la foule Alexandre, que les Juifs poussaient en avant, et Alexandre fit signe de la main qu’il voulait parler au peuple. Mais quand ils reconnurent qu’il était juif, tous crièrent d’une seule voix pendant près de deux heures: «Grande est l’Artémis des Ephésiens!»

Cependant le secrétaire de la ville put calmer la foule: «Ephésiens, dit-il, quelle est la personne qui ignore que la ville d’Ephèse est la gardienne du temple de la grande déesse Artémis et de sa statue tombée du ciel? C’est un fait incontestable! Vous devez vous calmer et ne rien faire avec précipitation. En effet, vous avez amené ces hommes ici alors qu’ils ne sont coupables ni de sacrilège ni de blasphème envers notre déesse. Si donc Démétrius et les artisans qui l’accompagnent ont à se plaindre de quelqu’un, il y a des jours d’audience et des gouverneurs: qu’ils portent plainte. Et si vous avez d’autres réclamations, cela se réglera dans une assemblée légale. Nous risquons en effet d’être accusés de révolte pour ce qui s’est passé aujourd’hui, puisqu’il n’existe aucun motif qui nous permette de justifier cet attroupement.»

Avec ces paroles, il congédia l’assemblée.

Luc

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Incidents extraordinaires

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul arriva à Ephèse après avoir traversé les hautes provinces de l’Asie. Il rencontra quelques disciples et leur dit: «Avez-vous reçu le Saint-Esprit lorsque vous avez cru?»

Ils lui répondirent: «Nous n’avons même pas entendu parler d’un Saint-Esprit.»

Il demanda: «Quel baptême avez-vous donc reçu?»

Ils répondirent: «Le baptême de Jean.»

Alors Paul dit: «Jean a baptisé du baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire en Jésus.» Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul posa les mains sur eux, le Saint-Esprit vint sur eux et ils se mirent à parler en langues et à prophétiser. Il y avait une douzaine d’hommes en tout.

Ensuite Paul entra dans la synagogue où il parla avec assurance. Pendant 3 mois, il discuta de ce qui concerne le royaume de Dieu et il s’efforça de persuader ceux qui l’écoutaient. Cependant, quelques-uns restaient endurcis et incrédules et disaient du mal de la voie du Seigneur devant la foule. Alors il les quitta, prit les disciples à part et enseigna chaque jour dans l’école d’un dénommé Tyrannus. Cela dura 2 ans, si bien que tous les habitants de l’Asie, juifs et non juifs, entendirent la parole du Seigneur.

Dieu faisait des miracles extraordinaires par l’intermédiaire de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps; les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient d’eux.

Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent de prononcer le nom du Seigneur Jésus sur ceux qui avaient des esprits mauvais; ils disaient: «Nous vous conjurons par le Jésus que Paul prêche!» Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, un Juif chef des prêtres. L’esprit mauvais leur répondit: «Je connais Jésus et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous?» Alors l’homme qui avait l’esprit mauvais en lui se jeta sur eux, les maîtrisa tous et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés.

Cela fut connu de tous les habitants d’Ephèse, juifs et non juifs; la crainte s’empara de tous et on célébrait la grandeur du nom du Seigneur Jésus. Beaucoup de croyants venaient reconnaître publiquement ce qu’ils avaient fait. Un grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la magie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le monde. On en estima la valeur à 50’000 pièces d’argent. 20 C’est ainsi que la parole du Seigneur se propageait et gagnait en puissance.

Après ces événements, Paul forma le projet d’aller à Jérusalem en traversant la Macédoine et l’Achaïe. «Quand j’y serai allé, disait-il, il faudra aussi que je me rende à Rome.» Il envoya en Macédoine deux de ses aides, Timothée et Eraste, et resta lui-même encore quelque temps en Asie.

Luc

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Il a été d’une grande aide

Paul resta encore assez longtemps à Corinthe. Ensuite il prit congé des frères et sœurs et embarqua pour la Syrie avec Priscille et Aquilas. Il s’était fait raser la tête à Cenchrées, car il avait fait un vœu.

Ils arrivèrent à Ephèse où Paul laissa ses compagnons. Lui-même entra dans la synagogue et s’entretint avec les Juifs, qui lui demandèrent de prolonger son séjour chez eux. Mais il refusa et prit congé d’eux en disant: «Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem. Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut.» Et il partit d’Ephèse en bateau. Il débarqua à Césarée et monta à Jérusalem pour saluer l’Eglise, puis il descendit à Antioche.

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie en fortifiant tous les disciples.

Un Juif originaire d’Alexandrie du nom d’Apollos était arrivé à Ephèse. C’était un homme éloquent et versé dans les Ecritures. Il était instruit quant à la voie du Seigneur et, plein de ferveur, il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, bien que ne connaissant que le baptême de Jean. Il se mit à parler avec assurance dans la synagogue. Après l’avoir écouté, Aquilas et Priscille le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu.

Comme il voulait aller en Achaïe, les frères l’y encouragèrent et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Dès son arrivée, il se rendit, par la grâce de Dieu, très utile aux croyants. En effet, il réfutait avec force les Juifs en public et il démontrait par les Ecritures que Jésus est le Messie.

Luc

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N’aie pas peur

Après cela, Paul partit d’Athènes et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif du nom d’Aquilas, originaire du Pont, qui venait d’arriver d’Italie avec sa femme Priscille parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de quitter Rome. Il se lia avec eux; comme il avait le même métier, il resta chez eux et ils travaillèrent ensemble: ils étaient fabricants de tentes.

Chaque sabbat, Paul discourait dans la synagogue et persuadait des Juifs et des Grecs.

Quand Silas et Timothée arrivèrent de la Macédoine, pressé par l’Esprit, il attestait aux Juifs que Jésus est le Messie. Mais comme ils s’opposaient à lui et l’insultaient, Paul secoua ses vêtements et leur dit: «Que votre sang retombe sur votre tête! J’en suis pur. Dès maintenant, j’irai vers les non-Juifs.»

Il sortit de là et se rendit chez un dénommé Titius Justus, un homme qui craignait Dieu et dont la maison était contiguë à la synagogue. Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au Seigneur, ainsi que toute sa famille. Beaucoup de Corinthiens écoutèrent Paul; ils crurent aussi et furent baptisés.

Le Seigneur dit à Paul dans une vision pendant la nuit: «N’aie pas peur, mais parle et ne te tais pas, car je suis moi-même avec toi et personne ne s’attaquera à toi pour te faire du mal. En effet, j’ai un peuple nombreux dans cette ville.» Il s’établit là un an et six mois, enseignant la parole de Dieu parmi les Corinthiens.

Pendant que Gallion était gouverneur de l’Achaïe, les Juifs se soulevèrent d’un commun accord contre Paul et le conduisirent devant le tribunal en disant: «Cet homme incite les gens à servir Dieu d’une manière contraire à la loi.»

Paul allait ouvrir la bouche lorsque Gallion dit aux Juifs: «S’il s’agissait d’une injustice ou d’une mauvaise action, je vous écouterais comme il convient, Juifs. Mais s’il s’agit de discussions sur une parole, sur des noms et sur votre loi, cela vous regarde: je ne veux pas être juge de ces affaires.»

Et il les renvoya du tribunal. Alors tous les Grecs s’emparèrent de Sosthène, le chef de la synagogue, et le frappèrent devant le tribunal sans que Gallion ne s’en soucie.

Luc

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