
C’est une assise de toupies brisées
l’interruption d’une danse venue des tréfonds de l’âme
entre onde d’étoile que la pierre des murs laisse pénétrer
et la rotation du sol
qu’il accompagne
de gauche à droite
C’est une balise égarée entre longitude et latitude
C’est un cri ininterrompu
qui soulage et détruit
On lit à l’encre noire
juste à côté de la tasse de café fumante
l’empilement des non-sens
ce qu’une pensée binaire trie et superpose
riches et pauvres
normaux et anormaux
colonialisme et oppression
visible et invisible
On lit qu’ils fermeront des lits d’enfants pliés en deux
urgence psy porte claquée au nez de parents éventrés
quand un secours aux sens se conjugue avec survie
Dans le silence de l’ignorance
on classe les heures qu’on juge désordonnées
au prisme d’une dette envers les riches
La crise ne durera pas
mais elle use à petit feu les digues
la frontière entre amour et désamour
D’une rythmique inlassable et circulaire
le calme estompe la tornade
Mary Poppins range le désastre
le ciel d’apparences obscures
se vide dans la bonde du geste
le soleil sur l’écran reprend sa course lente











