Colère de boomer…

Lettre ouverte à M. Bayrou.

Je suis né le 1er Novembre 1948. J’ai vécu les 9 premières années dans une mansarde, dans deux pièces, et dans la chambre, nous dormions, mes parents dans un lit, mon frère ainé et moi dans un autre. L’hiver, nous nous levions dans le froid, les vitres du logement étaient couvertes du givre de nos respirations…

Les chiottes étaient à l’entresol. Communes avec le logement du dessous…

On se lavait dans l’évier de la cuisine.

Après un déménagement, on a été contents mon frère et moi de dormir dans une chambre à nous. Surtout qu’un troisième était arrivé.

Mais… toujours pas de salle de bain. L’évier de la cuisine, ou la buanderie. Pareil pour mes parents.

Pas de télévision. Pas de téléphone. Une voiture? Plus tard.

La radio? Un gros poste à lampes, pour écouter « salut les copains »…

Le tennis, c’était pour les petits gâtés. Comme beaucoup d’autres loisirs.

Je suis fier de mon père, un ouvrier qui n’a jamais laissé de dettes. A personne. Et qui n’hésitait jamais à se mettre en grève. Moi non plus, quand j’ai eu l’âge!

J’ai travaillé. J’ai payé des impôts. Plus que vous, peut-être! Et j’en paie encore, proportionnellement plus que les actionnaires que vous défendez. Et que les ministres de votre gouvernement!

Et vous venez me dire que c’est moi et ma génération qui serions responsables de la ruine du pays?

Menteur!

C’est Macron et sa clique, ont vous faites partie, qui ont organisé cette déconfiture, parce que vous faites partie d’une engeance qui depuis des lustres veut en finir avec la protection sociale. Et qui veut protéger les intérêts de gens qui menacent, les grands patriotes, de partir si on les fait payer des impôts comme tout le monde. Pas plus! Comme tout le monde!

Pourquoi un actionnaire paie-t-il seulement 13,8 % d’impôt sur son revenu, alors qu’un salarié peut aller jusqu’à une tranche de 42%?

Et ce n’est qu’un exemple de vos mensonges.

Demandez à ceux qui ont bien profité de participer au redressement que vous prônez. Et ne tentez pas de nous diviser. J’ai des enfants, des petits enfants, et j’ai honte pour vous quand je vous entends leur mentir encore.

Alors, M. Bayrou, oui, je suis un boomer, et je vous emmerde.

Ah, ça fait du bien!

PS: Au fait, elle a quel âge;, Brigitte Macron? Elle serait pas un peu « boomeuse »? Il faut dire qu’elle ne profite pas…

Pourquoi moi?

Je suis assailli de souvenirs d’un temps ancien, enfance, adolescence, période durant laquelle j’ai été formé, déformé, par une expression favorite de ma mère:

« Ne te fais pas remarquer! »
« Tu vas encore te faire remarquer! »
« Tu aimes te faire remarquer! »

Oui… Les occasions furent nombreuses, où j’ai entendu ces mots, stupides, méchants, frustrants. Envieux? Et ils se sont inscrits dans mon esprit.
Bien sûr, je me suis fait remarquer. Consciemment ou non, j’ai toujours voulu lutter contre cette tentative d’enfermement moral. Alors, j’ai eu des activités publiques.
J’ai chanté, joué de la musique… J’ai eu de nombreuses occasions de m’exprimer devant les autres, devant des gens qui me considéraient comme intéressant… Qui me prenaient simplement pour un être digne d’attention.

Mais au plus profond de moi, ces mots ont laissé des traces puissantes, qui ont nui à ma vie affective, personnelle, et à mon épanouissement.

C’est ainsi que j’ai manqué les possibilités de remarquer, de voir, de retenir, ce qui se présentait de potentiellement beau dans mes relations. Chaque marque d’attention de la part d’une fille ou d’une femme, tout au long de ma vie, faisait l’objet dans ma tête d’une question simple et terriblement invalidante:
Pourquoi moi?

Je suis passé à côté, en particulier, d’une belle relation, parce que je ne m’estimais pas à la hauteur de l’intérêt qu’on me manifestait, de l’envie de bâtir une belle relation avec moi. Pourquoi moi?

Je me suis cru « pas à la hauteur », alors que cette femme, une vraie amie, m’avait, au sens propre du terme, remarqué, malgré mes résistances…

Et maintenant que la solitude s’invite trop souvent pour partager ce qui me reste de vie, je continue de me poser la même question:
Pourquoi moi?
Je lui pose la question, pleine de découragement et d’incompréhension:

Pourquoi moi?

La solitude ne répond pas…

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Plus c’est gros…

« On ne comprend pas pourquoi il y a encore des différences entre le secteur public et le secteur privé »
C’est M’sieu le ministre des finances qui le dit. (les minuscules sont volontaires).
Alors, rappelons-lui que le statut de la Fonction Publique a été instauré pour servir de modèle social au secteur privé… Qui n’a eu de cesse de s’en affranchir!
Il comprend mieux, le monsieur représentant de la droite moisie?
Il y a des choses comme ça qui me mettent en colère. Taper sur le secteur public, c’est encore un truc qui marche.
Plus c’est gros plus ça passe.
Pas de quoi être fier, ministricule.

Dégoût retrospectif et lancinant…

Sur un site de gens qui essaient de se souvenir de leur jeunesse, en retrouvant des relations d’avant, j’ai retrouvé, suggestion de l’algorithme, celui qui m’a abusé l’été de mes 15 ans.

Epanoui, souriant, vieux, grand père, peut-être… Content de lui!

Ce salaud se souvient-il?

Moi, il m’a marqué! A vie. La preuve, je m’en souviens et en souffre encore!

Je n’en ai jamais parlé à personne.

Ma mère n’aurait rien compris, et mon père aurait souffert…

Quant à mes frères et soeur… Inutile. J’ai réglé le problème, seul, en refusant une troisième séance! Seul.

Je traîne ça depuis plus de 60 ans.

Alors aujourd’hui, je règle mes comptes. J’envoie un message à ce salopard.

Je ne sais s’il le lira.

Je ne sais combien il en a abusé, je ne suis sûrement pas le seul.

Mais au cas où, je précise pour lui:

Souviens-toi, fumier, des grottes de Pierre la Treiche!

Pour ma part, je grimpe, depuis, sans cesse, la côte qui doit me délivrer de cette saloperie, et me faire découvrir un autre horizon.

Je croyais y être parvenu.

Mais je ne suis pas en haut de la côte.

Pas encore.

Le sac à dos, parfois, est lourd à porter.

Pardon de raconter ça ici.

Mais j’ai eu envie et besoin de le faire. Pour qu’enfin on sache.

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Président mon cul

« Les souverains puissants veulent que leur cour donne l’idée de la grandeur de leur empire. Les petits princes, au contraire, veulent que leur cour leur déguise les bornes de leur puissance. Tout se grossit, ou plutôt s’enfle, autour d’un petit souverain: l’étiquette, les prévenances, les flatteries; c’est par les flatteries surtout, qu’il mesure sa grandeur… »

(Mémoires de M. de Talleyrand)

Je trouve que ce texte n’a pas vieilli!

Et qu’il cadre parfaitement avec notre petit président.

Petit belliqueux…

Macron s’en va-t-en guerre…

Qu’il y aille!

Je m’engage, sur simple demande, à lui payer un casque lourd et un gilet pare-balles sur mesures.
Et qu’il nous foute la paix!

Mais qu’il ne touche pas à mes enfants et petits enfants, qui n’iront pas se battre pour Thales, pour Engie, ou pour la BCE!!!

Requiescant in pace…

La FNSEA a gagné.
Les haies ont perdu.

Les zones humides ont perdu.

Les abeilles ont perdu.

Nous avons perdu.

Nous n’aurons plus de rivières, mais des bassines. J’ai un peu mal, là…

Ils ont arraché Un million 200 000 kms de haies, et on s’étonne du manque d’eau et des inondations… Mais ils ont de beaux tracteurs. Et merde.