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Dieu réapparaît devant un miroir

Tiens, salut ! T’es revenu ?
Oui, salut toi, mon moi-même !
Où t’étais parti ?
Il paraît que je suis allé voir comment c’est avant toute création…
Du coup tu ne pouvais plus te parler à toi-même ?
Je ne pouvais plus me voir, c’est bien là le drame !
Mais est-ce vraiment un drame, Dieu, que de ne plus pouvoir se voir soi-même ?
Bin quand même ! Ce sont les vampires qui n’ont pas de reflets dans les miroirs, à ce qu’on dit.
Ah oui, les on-dits ! On dit que Dieu est un vampire ?
Plus maintenant, voyons ! Puisque je me revois en mon reflet.
Mais Dieu, aurais-tu été le vampire de toi sans reflet de toi-même ?
Écoute, Dieu ! Je m’interroge encore mais je n’ai pas d’opinion.
Mouais, fais pas trop d’efforts non plus, hein ?
Qu’est-ce que tu es bien poli !
Je suis ton miroir, c’est un minimum !
N’empêche je suis vexé !
Ah bon, et pourquoi ?
Me soupçonner de vampirisme, tout de même, moi-même, tu ne vas pas un peu trop loin ?
En même temps, dépasser la création, c’est aller un peu loin.
Je le reconnais.
Il ne faut pas te poser des questions trop compliquées, quoi !
Aller ! Il en rajoute une couche !
Vraiment, entre moi et moi-même, c’est pas toujours facile de se comprendre…
D’ailleurs, j’ignore qui a créé le premier miroir mais…
Il aurait mieux fait de tourner dix sept fois sa langue dans sa poche celui-là.
Tiens, en parlant de dix sept, c’est quoi ta trinité Dieu ?
Je ne vois aucun rapport entre dix sept et trois !
Si ce n’est la connexion d’une pensée à une autre…
Trinitiquement parlant, j’ai créé l’Homme à mon image, non ?
C’est ce qu’on dit.
L’Homme, c’est un corps, associé à un esprit et une âme.
Dieu, tu as un corps ?
M’enfin, puisque je suis toi.
Ah oui, c’est vrai. J’ai toujours un peu tendance à l’oublier.
Merci d’être revenu à toi-même alors.
Avec plaisir, très cher.


Je voudrais terminer avec cette phrase de Jean Cocteau dans le sang d’un poète :
les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images !
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Deuxième formule à l’agenda ironique.
Que Dame Qi-Bougonne tient en ce lieu tout janvier.
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Je vous l’avais annoncé, un mi-point serait fait en cours de moitié.
32 jours en janvier divisés par 2 ça fait 16.
Tout pile.

Proposer une telle idée d’écriture à l’Agenda Ironique, dans un tel contexte mondial, j’avoue, c’est un pari osé.
Pour ne pas se prendre le chou avec des scrupules sociétaux, philosophiques, théologiques, autrologiques, il est bon de temps en temps de revenir aux bases.

Voici comment et où l’agenda est né :
https://differencepropre.wordpress.com/2015/02/08/agenda-ironique-jeu-concours-fevrier-2015/

Ce lien nous conduit directement à connaître ses créateurs :
https://differencepropre.wordpress.com/about/


Il suffit de lire les commentaires de ces articles pour en comprendre la saveur.
Résumé : On écrit, on s’amuse, et on s’en fout.
On s’en fous.
C’est co-mon-veu.

En janvier 2026, il semblerait bien que le sérieux soit un poil dans la main de Dieu.
L’humour a évolué du côté grain, comme grinçeux.
L’huile sainte bon sang mais c’est bien sûr !
Alors pour les participations, l’huile a été versée à la burette.
Voilà ce que les différents z’hauteurs ont proposé.
Ya du saint niveau.
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Là où les consignes d’écriture chantent :
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/11/agenda-ironique-de-janvier-2026/


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Le relais ésotérique et pas paresseux du tout des essssplications :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2026/01/11/interviewer-dieu-agenda-ironique-de-ce-qui-reste-de-janvier/

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Les participations dans le plus grand désordre temporospartiate :
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Chez jobougon
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/11/interviewer-dieu/

Un p’tit deuxième chez Qi-Bougonne
https://jobougon.wordpress.com/2026/01/18/lauto-interview-de-dieu-par-dieu-lui-meme/


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Chez La Licorne

https://filigrane1234.blogspot.com/2026/01/agenda-ironique-et-jeu-114-dieu-est-un.html


Chez Adrienne
https://adrienne414873722.wordpress.com/2026/01/12/j-comme-je-parle-a-dieu/


Chez Jamadrou (Retiré du net en vue de rénovation future, elle nous tient au courant)
https://lesmotsdejama.com/2026/01/12/entrer-en-relation-avec-dieu/

Deuxième essais de Jamadrou en toute tendresse
https://lesmotsdejama.com/2026/01/17/dieu-nouvel-essai-dinterview/

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Chez Lothar
https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/2026/01/13/planche-unique-le-demon-est-dans-la-mesure-ai-de-janvier/

Avec sa suite :
https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/2026/01/16/dieu-le-retour-interview-defi-ai-de-janvier/comment-page-1/#respond

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Chez Max-Louis
https://ledessousdesmots.wordpress.com/2026/01/13/quel-est-votre-etat-desprit-aujourdhui-dieu/


Chez Gibulène
https://laglobule2.wordpress.com/2026/01/13/dialogue-avec-dieu-a-i-janvier-2026/


Chez Astarté
https://laplumefragile.fr/2026/01/14/un-baiser-de-dieu/comment-page-1/#respond


Chez Tiniak
https://polesiaque.wordpress.com/2026/01/14/mais-leau-dieu-a-i/


Chez Andrea
https://epaisseursansconsistance.com/2026/01/15/halo-madeleine-et-leonie-39/

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Chez John Duff
https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html

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Chez Jean-Louis
https://toutloperaoupresque655890715.com/2026/01/18/voir-dieu-en-face-a-i-de-janvier-2026/comment-page-1/#respond

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Il reste quelques questions irrésolues pour ceux qui auraient encore l’occasion de s’adresser à Dieu :

Où vont les morts lorsqu’ils meurent ?
Est-ce qu’ils vont bien ?
Dieu, maintenant que t’as foutu la pagaille un peu partout, comment tu vas s’y prendre pour remettre tout en ordre ?
Dieu, si tu étais un humain (croyant) voudrais-tu aller au paradis ? Au purgatoire ? Ou en enfer ?
Dieu, comment as-tu fait pour créer le chaos ?
As-tu réussi à créer un chaos pur ?
Qu’est-ce qui était le plus difficile, créer le chaos ou séparer la lumière des ténèbres ?
Dans le même genre, comment as-tu fait pour séparer le sec de l’humide ?
Pourquoi la côte d’Adam et pas son fémur ou son os pariétal pour créer Eve ?
Est-ce toi, Dieu, qui a écrit la bible ?
Qui sera le prochain président de la république française ?
Dieu, est-ce que tu aurais le cran de venir t’interviewer toi-même ?

Bonne lecture à tous.
Bonne écriture pas mieux !
Dieu nous zaime tous pareil me dit-on à l’oreillette gauche.
Que va répondre l’oreillette droite ?

Interviewer Dieu

– Tout d’abord, bonjour Dieu, et merci d’avoir accepté de nous recevoir dans votre beau domaine de Prédilection.
La première question nous vient d’une auditrice, elle a 75 ans et s’appelle Jeannine. Elle habite Saint-Pierre-et-Miquelon.
C’est à vous Jeannine.
– Dieu, j’aimerais savoir qui sont vos parents ? Et s’ils sont toujours en vie ?
– Jeannine, bonjour. Oui, mes parents sont toujours en vie.
Ils habitent dans les molécules de bulles de savon.


Ils ont eu mon frère, que vous appelez par son prénom sans savoir que c’est lui, Univers.
Ma sœur, que vous connaissez pour ses minutes d’inattention, Ether. Elle est toujours dans la lune, Ether. Elle plane, Ether…
Et moi.
Quand Ether éternue, elle oublie d’être attentive. L’Ether, vous savez, cette substance subtile et aérienne ?
Et bien, elle évite d’éternuer, parce-qu’à plusieurs reprises, cela a provoqué une sérieuse tempête dans les hautes sphères…
Mon père s’appelle Chaos, et ma mère Cosmos.
– Ça ressemble presque à une blague cette histoire !
– Certains de vos fans prétendent que vous avez tout créé. Seriez-vous créateur de vos propres parents ?
– Mes parents me disent qu’avant moi il n’y avait rien. Alors oui, il n’est pas impossible que j’ai créé aussi mes parents…
– MMMumm ! Bizarre tout autant qu’étrange.
– Je sais, c’est étonnant !
– C’est même un sujet brûlant !
Lorsque j’ai commencé à créer, les toutes premières fois, je ne savais même pas que je le faisais. J’en ai pris conscience un peu plus tard. Ensuite, je l’ai fait pleinement conscient de le faire.
Mais au départ, comment dire… C’était un peu comme un curieux hasard…
J’ai fait une boule de feu et elle s’est échappé de mes mains… Et toutes les étincelles qu’elle laissait sur son passage sont devenues des étoiles. Ensuite, tout ça s’est mis à bouger, dans tous les sens, il a fallu mettre un peu de cohérence, ça faisait comme des boules de billard, avec des chocs, et un de ces boucan… Bref, il a fallu ordonner tout ça.
Et puis un jour ma mère, Cosmos, est venu me toucher deux mots de l’ennui qui saisissait mon père. Elle m’a demandé de créer la vie. Alors j’ai décidé qu’un tout petit monde viendrai à naître, et la Terre est arrivée.
C’était tellement beau, sur cette boule de terreau.
Les forêts, les mers… Ça dépassait largement tout ce que j’avais imaginé…
– Dieu ? Qu’est-ce qui vous a pris avec la guerre ?
– Un jour, je me suis dit que créer des humains serait amusant. Alors je vous ai inventés. Mais au fur et à mesure que vous vous reproduisiez, vous avez commencé aussi à inventer des trucs. Au début, vous avez fabriqué des silex pour tailler les peaux de bêtes. Vous aviez envie d’être à la mode. Genre mode bison, mode ours, belette, renard…
Ça dépendait des saisons de chasse.
Bientôt, avec une garde-robe pleine de fourrures, les clans un peu moins bien nantis ont commencé à être envieux. Je n’ai rien pu faire pour les empêcher de créer la première guerre.
Une vraie polémique !
Il y avait ceux qui étaient plus à la mode que d’autres.
Ils m’ont bassiné avec ces querelles de clocher. D’ailleurs c’est pour ça que j’ai inventé les églises avec leurs beaux clochers. Ça a calmé tout le monde !
– Et comment tu t’y prends pour avoir l’idée ?
– Bah… Rien de plus simple. Je jette la formule du problème en l’air.
Ma sœur la rattrape. Elle se l’approprie, Ether, puis elle la jette à notre frère, qui me la renvoie.
Je l’ouvre et je trouve l’idée dedans.
Telle une profonde pensée philosophique, la chose se déplie. Elle se réalise dans la matière.
Tiens par exemple, regarde, je viens d’inventer ça !
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– Ça a l’air vieux mais…
– C’est hyper fonctionnel !
– On a une autre question ! C’est Ugolin, de Bezons, dans le val-d’Oise qui te la pose, Dieu.
On l’écoute.
– Bonjour, c’est Ugolin de Bezons. Bonjour Dieu, bonjour à tous, à toutes, bonjours à toutes les limaces, les coccinelles, les cochenilles et les habitants d’Allègre. C’est là où je suis né.
– Bon, écourtez mon vieux ! Quelle est votre question ?
– Ok, voilà voilà ! Vous énerfez pas !
– Dieu, j’aimerais savoir qui a créé le premier mot ? Est-ce que tu le sais ?
– Oui, je le sais !
– Alors ? C’est qui ?
– C’est Lucie, lorsqu’elle est tombée de sa branche. Elle s’est écrié : « Aïe ! ».
– Depuis que Georges Perec a fait disparaître le « e », c’est devenu AI, l’Agenda Ironique.
Plus tard ça s’est renversé, faisant IA. C’est donc devenu l’Intelligence Artificielle.
Une langue, c’est vivant, voyez-vous ? Ça bouge dans tous les sens. Pas moyen de fixer le truc.
C’est passionnant, hein ?
C’est comme une succession de bruits. Aïe AI IA, ya aille aille, et nous allons, comme ça, tout du long. Nous avons créé du son. Par exemple, lorsque ma sœur a fait sa première indigestion, toute petite, elle a roté un nuage. Alors ma mère, qui veut toujours tout nommer, a réuni toute la famille et nous avons discuté longuement sur le nom que porterait ce rôt. Nuage !
Ether riait, Ether nuait, Ether nuage, bref, c’était joli, alors on a tous voté pour nuage.
Ether s’est mise à éthernuager pendant au moins dix minutes tellement elle était contente.
On s’amusait comme des fous à créer les mots.
Des fois on pense à Lucie et vraiment, on la remercie de tout notre cœur.
Elle a eu un peu mal aux fesses en tombant, mais bon, elle était solide, la doyenne, alors…
En tous cas, elle a su faire, Lucie. Depuis, on cause.
Est-ce que j’ai bien répondu à ta question, Ugolin ?
Ugolin ? Ugolin ?
Ah ! Bin il a raccroché.
C’est Fernande qui voudrait te poser une autre question, Dieu.
Vas-y Fernande, je t’écoute.
Dieu ?
Oui Fernande.
Serais-tu capable de remonter le temps ?
Bah, fastoche, je suis dans tous les temps, Fernande.
Alors c’était comment, avant que tu ne crées tout ça ?
Fernande, c’est une excellente question, je te remercie de l’avoir posée.
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A la suite de quoi Dieu disparut.
On pense qu’il est allé explorer l’avant-lui.
On attend qu’il revienne pour terminer l’interview.
Merci à tous nos auditeurs de patienter avec nous.
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Vu que c’est moi qui propose la consigne d’écriture, bah, j’ai un peu d’avance, alors…
Ecrit pour l’agenda ironique de janvier 2026
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Qui fait suite à tous les retards des carnetsparesseux
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Après avoir longuement cherché dans tous les sens une proposition d’écriture pour l’agenda ironique du mois de janvier 2026, voici dans quel état j’ai échoué sur la table de travail :
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lorsque soudain, au moins un photon atteignit un premier neurone :

Et là… Tout s’est éclairé.

Allons interviewer Dieu, nom d’un Agenda Ironique !!!
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Interviewer Dieu :

En ce mois de janvier, pour bien commencer l’année et bien aiguiser vos plumes artistiques, je vous propose donc d’aller interviewer Dieu.
Vous le faites sous toutes les formes qui vous conviendront, de la manière qui vous plaira, à la condition toutefois d’insérer au moins quatre de ces neuf morceaux de phrases à votre convenance. L’ordre d’arrivée dans les textes de ces bouts est toutafé relatif, c’est votre interview qui en décidera.

Voici ces bouts de phrases* :

1 – Aujourd’hui à midi pile
2 – Ça ressemble presque à une blague
3 – Succession de bruits
4 – Comme un avis à la population
5 – Cherche toujours
6 – Sujet brûlant
7 – Profonde pensée philosophique
8 – Ça a l’air vieux mais
9 – Pas de place pour

Ne vous privez ni d’humour, ni d’ironie, ni de sarcasme, ni même de tendresse…
Avec raillerie, dérision, gaîté, fantaisie, surréalisme…
Vous avez toutes les possibilités, toutes les folles folies les plus folles.

Alors faites vous plaisir, et SURTOUT :

AMUSEZ VOUS BIEN !!!



Et puis « Arrête de jouer à la balle avec la Terre, Dieu ! Ça créé des typhons ! »
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Pfff JoBougon ! Incorrigible, ça fait pas des typhons, ça fait python ! Monty python !
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* Tous les extraits de phrases viennent des 366 réels à prise rapide de Raymond Queneau que vous trouverez ici :


https://mij2014.canalblog.com/archives/2014/05/02/29786085.html

Agenda ironique 2026

Sur la trace du retard que cultivent les carnets paresseux, il me semblait essentiel d’en déterminer l’origine. On va pas laisser les idées les plus saugrenues aller leur chemin sans au moins en débusquer le moindre indice circonspect, le plus probable galapiat au gouvernail de l’idée traversante, la moindre poussière d’influence ayant aggravé le phénomène.
Mais tout d’abord, raisonnons juste, synthétisons précis, et les espèces traversant le cerveau de son hébergeur vont peut-être pouvoir s’éclairer.
Primo, les vies s’en trouvent si bien impactées que le trésor de la collecte des participations croule sous le nombre.
120 annoncés le 8 décembre trônant dans la coquille du 31 décembre, le tout en défendant la cause de la procrastination. C’est un tour de force, que dis-je, un tour de farce à garnir le réveillon.
Ça réveille !
Les gourgandins du journal de vint heure sont encore paralysés d’époustoufflation à la lecture du fameux retard de création.
On va penser que le retard de conduction au neurone de l’écriture en est la cause, sinon les éditeurs vont dépenser, et là, avec une telle fuite d’idées, l’enquête risque de terminer en court-circuit.
Bah… Le renard a eu l’heur de plaire. C’est toud’même parien !
Double zut ! Le rien, c’est du passé nan ?
Bon, les zôt’ zhôtes de la nature naturelle se sentent un peu oubliés.
Ce n’est pas qu’ils en zozottent mais…
Qu’avons-nous fait du lynx, à l’œil aigu et effilé comme une dent de tigre ?
Et la poule, ses piou-pious, les œufs, les nœuds dans les idées de son chapeau, les zérissons tout piquants de révolte ?
Où sont les grandes pattes des zéchassiers bizarres avec leur regard globulé, signe d’attention.
Est-ce un début d’identification de la naissance du retard dont le sujet fait hautement débat depuis le début du mois ?
Il me semble entendre le claquement discret de leur bec à chaque changement de minutes. Ça en fait un sacré paquet depuis l’édition source.
Pensez, 24 heures que multiplient soixante minutes, on arrive à 1440 par jour !
Alors fois un nombre incalculable de jours, la calculette s’affole, elle chauffe.
Et bingo !
Voilà une résolution presque année 2026 avec une méthode de réchauffement local.
Les économies d’électricité, ma foi…
On n’a rien contre, même que si ça se trouve, on va passer en été à la calculette.
Euh, on va réfléchir d’abord, hein ?
Avec tout ça, je me demande si mon cerveau n’est pas monté d’un degré à la pensée de toutes les théories fumeuses qu’il développe.
Je l’enveloppe dans une poche de glace pour éteindre l’incendie de l’enquête.
J’avoue faire aveux de confidences à la révélation des méandres depuis l’origine.
Vous voyez bien, cela vient de provoquer un séisme, une avalanche de dévoilement au grand jour qui explique toute l’affaire.
Piuuuuuhhhh ! Je ne sais même plus si j’ai inséré la racine carrée de tous les mots à caser dans tout ça.
De toute façon, ça dépasse toujours alors…
Voilà, j’édite le 121ème texte de participation.
Et sans rien relire encore.
Ces histoires de retard m’ont mis le gazouilli des pains perdus à l’esprit.
Vous n’imaginez pas comme c’est bruyant, les pains perdus.
Et cui-cui, et cui-cui.

Relu et corrigé en l’an de grâce 2026, le premier jour !

L’univers contre attaque


La bénédictine de l’ancienne abbaye de Fécamp tient sa recette sous scellés. La seule qui en connaisse à ce jour le secret de fabrication c’est moi, Bénédicte Bacardi. Initiales B.B.
Il est possible que la destinée, par mimétisme, m’ait conduite à cette place, exactement en adéquation avec l’entreprise familiale, où spiritueux et liqueurs font le bonheur de leurs consommateurs, où épices et vertus médicinales font la joie de leurs adeptes, où les fins palais claquent de la langue au plaisir de leurs dégustations.
Toujours est-il que, bien qu’en adéquation totale de nom avec ma fonction, personne ne me connaît vraiment.
Anonyme et pourtant réputée, discrète et pourtant recherchée, je détiens la formule de cet élixir et mes gardes du corps en témoignent, personne n’approche ma personne sans qu’il ne soit comme épinglé sur un carton, tel un insecte qu’enfant nous avons tous un peu collectionné en totale innocente cruauté.
On n’approche pas une gardienne de trésor aisément, j’en suis le témoignage vivant.
Tout ça pour dire que chaque destin va avec la charge qui lui incombe, et ce n’est pas le premier galapiat venu qui va dérégler sa puissante mécanique.
Enfin, peut-être…
C’était un jour d’hiver, le froid avait figé les eaux profondes de l’étang d’Aurige, situé à l’ouest du domaine.
J’allais d’un pas tranquille, emmitouflée dans une longue pelisse doublée chinchilla synthétique, traversant l’espace séparant le manoir où je loge du château ducal lorsque l’un de mes sixième sens m’alerta.
Un regard inhabituel scrutait le parc à ma recherche, son rayon dardait l’iris bleu acier de mes yeux cachés sous les verres solaires que je ne quitte jamais.
Le frémissement de ma pupille indiquait que quelque chose allait agir, mais sans précision.
Née d’une greffe de neurone hybride renard-faucon, ma pupille, dotée d’un champ magnétique hypersensible, recevait ainsi de nombreux messages anticipatoires et visionnaires, ce qui le plus souvent me permettait de déjouer les trop nombreuses tentatives d’effraction dans le fichier recette de mon encéphalopode, la partie de mon cerveau qui garde secrète la mémoire de la fameuse recette de la bénédictine.
C’est donc avertie d’un potentiel danger que, toute antenne déployée, je parcourus le paysage alentours d’un coup d’œil aiguisé.
La présence habituelle des gardes du corps était d’une discrétion toute invisible, aussi n’en vis-je aucun à proximité.
De toute façon, qu’auraient-ils pu faire ?
Le grondement qui s’éleva fit vibrer la terre et elle s’ouvrit. Une fracture étroite, longue de trois mètres, large de cinquante centimètres me barrait maintenant le chemin. De cette longue fissure émana une épaisse fumée blanchâtre qui m’enveloppa totalement et me décolla du sol comme une aile magique.
Que peuvent les humains contre ces phénomènes terrestres ?
Rien, me dis-je aussitôt.
Aussi, me laissais-je transporter par cet étrange véhicule.
Qui ne tarda pas à me déposer sur un piton rocheux.
Le paysage alentour était assez nébuleux, tout autant que clairement discernable. Une constellation de mes fichiers galactiques clignotait :
J’étais sur la falaise cosmique de la nébuleuse de la Carène.



Bon, jusque là, tout va bien, me suis-je dit en mon intime conscience.
Cette histoire une fois de plus déborde de tous côtés, au point que, perchée sur un pic nébuleux, me voilà, tenue par la cohérence de mon propos, d’inventer une pirouette toute mignonne, afin de rejoindre le clan des agendistes de décembre, alors allons-y.


Et là, j’ai compris qu’on m’avait pris pour Thomas Pesquet !!!


Ce qui ne m’avançait pas beaucoup plus…
C’est là qu’est arrivé le renard :


– Salut, je viens pour les cadeaux sous le sapin. Ousk’il est ?
Complètement ahurissante, cette situation.
Bah, il avait l’air plutôt sympa, et puis aussi l’air sûr de lui.
Je lui ai demandé s’il savait où nous étions.
Il me dit que non, qu’il n’avait jamais réfléchi à une telle question.
Puis il regarde autour de lui.
– Bin, ousk’on est alors ?
Je lui accorde que ma réponse va être nébuleuse, qu’on ne va pas s’affoler, mais que tout comme lui, je ne sais pas ce que je fais là.
Le temps s’est déréglé, lui est en avance, l’agenda est en retard, bref, comment avons nous fait pour nous rejoindre en ce lieu si éloigné ?
Il n’en sait fichtrement rien. Mais, loin de se démonter, il attrape la canne à sucre de Noël dans la hotte pour s’en servir comme d’un mégaphone micro-cosmique.
– Eho ? Eho ? Y’a quelqu’un ?


Euh, pardon. C’est une erreur de casting nébula, le mégachaphone de la carène.
Je rectifie la coquille galactique.


Voilà, c’est mieux.
– Bing bing bing bing ého bing kel bing quint…
Ça se répercutait dans tout l’espace, il y avait une caisse de résonance extraordinaire.
A un moment donné, on a entendu grésiller, des étincelles parcoururent le flanc de la falaise puis disparurent.
Le silence, à nouveau.
Le renard savait, moi pas, que viendrait une réponse, tôt ou tard.
– Tu sais, me dit-il avec un air recueilli, je croyais que ma rose viendrait des étoiles. Le petit Prince m’avait touché deux mots de la sienne, alors… Quand le serpent l’a piqué, qu’il est tombé, juste sous l’astéroïde B612, et qu’il a disparu, j’ai pensé qu’il trouverait la mienne.
– Visiblement, ce n’est pas le cas, lui répondis-je. Mais bien plutôt le contraire. C’est toi qui parcourt la galaxie.
Le renard sembla triste. Puis un sourire illumina son museau.
– Et si c’était toi, ma rose ?
Je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire à sa question. Il avait un air trop chou, tout mignon, mais quelle drôle d’idée. Un renard amoureux d’une Bénédicte.
Je lui explique d’où je viens, ce que je fais et ce faisant, je vois bien comment il devient triste.
– Bah, avec tes pupilles hybrides, j’ai pensé…
– Ah oui ? Mes pupilles renard-faucon, un cadeau de naissance ! Mes parents ne reculaient devant rien ! C’est un très beau cadeau.
– Vois-tu, renard, peut-être es-tu en avance sur ton temps. Carnets des paresseux nous demandait d’être en retard, tu n’as rien compris à la consigne.
– Alors ne joue pas les gourgandins avec moi, ok ?
Renard se mura dans un silence orange, et nous attendîmes qu’il se passe quelque chose.
Le grésillement céleste dû atteindre sa cible car notre véhicule de retour à la réalité arriva enfin.


Lui non plus ne respectait aucune règle de consignes. Visiblement, il affichait un temps d’avance largement dépassé.
Vraiment, ces personnages n’en font qu’à leur tête !
Mais j’avoue n’avoir pas eu le cœur à lui en faire reproche.
Tintin nous ramena direct sur terre et lorsque je lui ai demandé comment il avait su que nous étions sur cette falaise, il me montra le trou de serrure.



C’est le doigt de Dieu, Bénédicte. Il m’a désigné pour vous rapatrier.


Le renard avait disparu, et j’ai repris mes activités en rejoignant le laboratoire Bacardi Bénédictine.
Personne ne sut ce qui m’était arrivé ce jour là.
La faille temporelle s’est refermée, ne laissant aucune trace de son existence.
Mais moi, je n’ai pas oublié.



Les différents lieux sont référencés sur la page Wikipédia de la nébuleuse de la Carène.
https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9buleuse_de_la_Car%C3%A8ne

Pour ceux qui voudraient en savoir plus :
Les falaises cosmiques
https://www.asc-csa.gc.ca/fra/multimedia/recherche/image/17280

Le trou de serrure
https://www.cidehom.com/apod.php?_date=160814

Avec le doigt de Dieu
https://www.flickr.com/photos/7208148@N02/48907385057

Participation écrite pour l’agenda de décembre.
Merci carnetsprocrastinateurs.
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Mes collectors du jour

Et pour finir, une photo du pic mystique de la nébuleuse de la Carène.

Toute l’histoire


Ecrit et illustré pour l’agenda ironique qui se tient en retard tout décembre et même sûrement plus chez les carnets de la paresse suivez le lien :

Je m’appelle Hellot. Jean Hellot.
Chimiste de passion et de métier, je vous promets, je n’aborderai en aucun cas mes recherches sur le bleu de Prusse. Ni d’ailleurs sur le rouge de cochenille. Ce serait faire entorse à la bienséance, et cela m’exposerait à un affreux scandale de gazette. Les journalistes ne manqueraient pas de me traiter de galapiat.
Ce qui ne serait pas très agréable.
Non, vraiment !
Ni couleur, ni saveur, ni même odeur ne seront cités dans cette curieuse aventure vécue que je m’apprête à vous raconter.
Si je garde le rose Pompadour sous silence, je réserve la découverte à l’académie des sciences.
Mais en parlant de réserve, voici ce qui m’est arrivé.
Curieux de connaître les branches de mon arbre, je me suis, cette année là, piqué de généalogie.
A la bibliothèque de France, les anciens fonds regorgent de trésors, la piste Hallot m’ouvrait à leur découverte. Et voici qu’au détours de mes recherches, je trouve un curieux ouvrage manuscrit portant le titre suivant :
« Interruption du sommeil cabalisticque, ou le dévoilement des tableaus mysticques de l’antiquité : la chrysologie chymicque, où est manifesté ce qui a esté caché et voilé par l’antiquité du germe de l’or, de sa généalogie, ou régénération du fils du Soleil ».
Intrigué, j’ouvre l’ouvrage manuscrit et, à la page 56, la devise de Constantin retient mon attention : « In hoc signo vinces ».
Recherches faites, il s’agit d’une locution latine traduite du grec ancien « ἐν τούτῳ νίκα » et qui peut se traduire ainsi : « Par ce signe, tu vaincras ».
Je ne sais pas pourquoi mais une sorte d’antenne interne s’est allumée en moi en lisant ce truc. Vous savez, ce genre d’impression qui vous signale que quelque chose d’important est en train de se révéler à vous.
Très impressionné, je décide de mener l’enquête.
La bibliothécaire m’apprend que c’est un ouvrage offert par le Docteur Guillaume Dupuytren, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu.
Ni une ni deux, je prends rendez-vous avec lui sous un prétexte fallacieux et me rend sur l’île de la cité pour le rencontrer.
Je n’aurais jamais imaginé tout ce qui va suivre.
Arrive l’heure de mon rendez-vous. Une secrétaire me guide dans les méandres du service et me montre une porte. Vous pouvez entrer, me dit-elle.
J’avance, et là, c’est le choc !
Un personnage est là, assis sur son fauteuil. Il regarde l’écran de son ordinateur, sans doute est-ce mon dossier médical.
Mais son aspect est effrayant.
Ne sachant pas trop avec quels mots vous le décrire, voici la photo que j’ai prise de lui avec mon téléphone portable.
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Vous imaginez le choc !
Il m’invite à entrer et me montre la chaise en face de lui.
D’une inclination de la tête, il me regarde.
Me toise, devrais-je plutôt dire.
Son regard me transperce.
Quelque chose comme une chaleur intense me traverse. Je me sens défaillir. D’une voix forte et autoritaire il me demande ce qui m’amène.
Je me souviens avoir bafouillé quelque chose du genre :
« Euh, le l’ouvrequin… Le majuscrive… Le docuvrage… »
Je vois, me dit-il ! Nous avons affaire à un cas rare de dystopie éclapsique.
Et là, il prend son téléphone et il appelle un assistant :
Venez avec les étudiants, nous avons affaire à un cas très singulier d’élocution jargotée, c’est très intéressant.
Et ils arrivent, les uns après les autres.
J’ai l’impression de flotter hors de moi-même tant la sidération est intense.
La première étudiante est accueillie avec un immense sourire de la part du Docteur Dupuytren. Je pense qu’elle lui plait beaucoup.
– Entrez Girafine, venez voir ce spécimen de plus près.
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Suivront encore Crapidon,
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Brocolion,
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Sangliffon, à qui il fait la remarque qu’il aurait pu mettre une blouse avant de rejoindre son bureau…
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Viennent encore Pinguilain,
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Renarsène,
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Bref, les voilà tous réunis autour du docteur qui visiblement prend beaucoup de plaisir à leur enseigner sa profonde compétence en matière de diagnostic.
– La dystopie éclapsique, reprend-il, est une maladie mythique documentée dans les archives du rayon mystérium jamaivium. J’en avais entendu parler lors d’un cours de biocabulaire dyslexikraft du professeur Sombrot, mais c’est bien la première fois que je suis devant un symptôme aussi prononcé.
– Allez-y mon bon, me demande-t-il. Exprimez-vous.
Evidemment, comme je commençais à reprendre mon sang froid, je réussis à articuler clairement la demande.
– Monsieur, vous êtes le généreux donateur de l’ouvrage sur lequel je travaille à reconstituer mon arbre généalogique. J’aimerais juste en savoir un peu plus.
En voyant le manuscrit, je l’ai vu blêmir.
Il s’est mis à bafouiller un truc qui ressemble à : “ Le cret, le cret, il s’afit d’un cret “.
Et, se tournant vers l’assistance, mit tout le monde dehors d’un geste autoritaire.
Puis il me saisit par le col en me secouant comme un prunier.
Vous êtes fou ou quoi ? Ce livre est un secret. Qui vous a dit qu’il venait de moi ?
Il sembla s’apaiser un peu et lâcha ma chemise, qui toute froissée, ressemblait à une jupe plissée. Son teint écarlate me fit oublier sa verdeur de l’entrée. Heureusement, il réussit à se calmer et nous pûmes reprendre notre conversation.
– Bon, qu’est-ce que vous voulez savoir ? Me demande-t-il alors.
– Mais avant toute chose, dites moi sous quelle forme vous me voyez.
Je lui ai décrit, vous avez une tête de crapaud avec des antennes bizarres. Une carotte verte, un y de la même couleur et une racine idem.
– Taisez-vous, ne citez aucune couleur. C’est interdit, ici ! gronda-t-il sourdement.
Mais je voyais bien qu’il commençait à s’amuser. Et drôlement bien, même.
– Ce bouquin était censé être interdit à l’emprunt.
– Il contient la formule, vous l’avez en tête ?
– Oui, que je réponds. Par ce soigne, tu vaincras.
– Enlevez le o ! Par ce signe, bougre d’imbé… Pardon, d’igno… Et puis respirez un peu, on dirait un… un… Vous ressemblez à ça, respirez, nom de dieu ! Je vais être obligé de vous réanimer sinon.
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Reprenant une profonde respiration, une sorte de fusée sortit de ma bouche sans que je puisse retenir ce qui venait :
“Mais vous ne finissez jamais vos phrases, monsieur !”
Il secoua les épaules et d’un ton moqueur souligna que j’avais eu de la chance de ne pas le voir sous sa forme la plus triste.
En gros c’est genre ça :
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Je précise que toutes les photos issues de mon appareil sont sous licence, nul n’est autorisé à vendre la mèche.
Je dis ça pour les lecteurs qui seraient tentés de raconter toute l’histoire argumentée des illustrations, non ! Cette histoire complètement dingue qui va peut-être rappeler à certains d’autres expériences similaires reste entre nous, bien sûr.
On va rester discret sur les membres de l’équipe du Dr Dupuytrun. Hein ?
Tout de même je me demandais quel véritable visage ce chirurgien pouvait bien avoir.
Aussi posai-je la question en chevrotant aussi abruptement que possible, de façon à masquer mon trouble. La situation m’avait tout de même fortement perturbé.
– Comment vêêêê-je pouvoir retrouver une vue disons, ordinaire, si ce n’est normâââââle ?
D’un ton rogue, il m’ordonna d’ouvrir le manuscrit à la page 383.
– Vous avez là une illustration :
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– C’est dans ce symbole, très cher, que vous trouverez la clé.
– Edgard Poe s’y est un peu mesuré et croyez-moi, la cryptologie lui a demandé plusieurs années de recherche.
– Vous avez de la chance, voici le conseil que je vous donne pour avoir suivi ce même chemin.
– Regardez-les traverser, ces quatre là !
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– Ils ont la ref.
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– Faites comme eux.
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Et là, il me pousse dehors.
Voilà toute l’histoire.
Alors, au cas où vous auriez des velléités de recherches généalogiques, suivez votre intuition lorsque vous découvrez un message signaléthique !
Bonnes recherches à tous les chercheurs.
En attendant, je constate que je suis en retard de quelques mots, le gourgandin de l’histoire arrive.
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Haut en couleur, il chante le réveil du poulailler song.
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L’Horoscope de décembre

Bélier :
Arrêtez de vouloir défoncer toutes les issues.
La fenêtre du Louvre vous en sera reconnaissante.
Si vous n’étiez pas aussi fonceur, vous auriez depuis longtemps amassé de la jolie mousse verte sur votre pelage puissamment odoré.
Êtes-vous donc tant contre la mode qu’un manteau vert ne soit pas l’un de vos rêves les plus secrets ?
Que votre parfum ne soit pas aussi délicieux qu’un bouquet de printemps ?
Mais vous roulez, pirouettes et fantaisies, au gré de vos emportements.
Vous dévalez monts et merveilles, par delà collines et trésors du monde.
Et s’il n’existait un seul signe du zodiaque pour vous tenir par la barbichette, ce serait bien celui du taureau.
Parlons-en, de celui-ci.

Taureau :
Votre opiniâtreté à refuser de tenir le bélier en respect est légendaire. Soyez plus coopérant. Ce mois-ci, les astres vous commandent d’obéir davantage aux injonctions du pouvoir de faire taire vos inutiles meuglements. Vous vous établissez dans les mairies, aux côtés de l’âne, mais que diantre font les anges ? Ce tapage fait fuir jusqu’aux habitants de l’étable. La preuve, même l’enfant refuse d’y aller naître. Et les moutons d’aller y paître. Est-ce que ce ne serait pas le jumeau de l’histoire qui renâclerait autant à entrer dans l’institution ? Taureaux, ressaisissez-vous. Il n’a jamais été question de couper quoique ce soit dans la légende de la nativité.

Gémeaux :
Tiens voilà les jumeaux ! Doublement vif-argent, ces deux là ne tiennent pas en place. Peut-être que leurs bavardages font le buzz. Quoiqu’il en soit l’horoscope du mois va vous tenir sous silence. Toute vérité n’est pas toujours bonne à dire. Vénus dans sa tenue d’Eve tient beaucoup à ce que ce ne soit pas sa version basse cour qui détienne le succès. Oui, vous avez bien entendu. Les lumières de la fête ne devront pas aveugler l’actualité. Toute superficialité du discours devra en rendre compte devant le panier de pinces de crabe du réveillon.
Ces pauvres bêtes demandent grâce.
A eux la parole.

Cancer :
Ce n’est pas en rêvassant entre deux rochers que vous allez réaliser votre vous.
Signe doublement enroulé sur lui-même, cessez de vous prendre pour le yin-yang.
Vous sollicitez la lenteur alors que, repéré par le prédateur des fêtes de fin d’année, vous filez en un rien de seconde vous cacher sous la plus grosse pierre du rivage.
La célérité et la souplesse légendaires de votre carapace ne changeront rien aux influences du mois qui vous pousseront vers le destin funeste du banquet familial.
Faites appel à votre imagination.
Il se pourrait bien que se glisse là un élément fondateur de votre survie.
Peut-être une nouvelle forme d’autorité royale vous sera-t-elle salvatrice ?
Votre côté solaire ?
Allons interroger son représentant.

Lion :
Un coup de bar, lion, et ça répare.
Le loup n’a rien à vous envier. Vous êtes par nature le roi de la Nature.
Ça fait pas un peu répétition, là ?
Deux fois le même mot dans une seule phrase ?
Et alors ?
Votre grande générosité ne saurait se froisser pour si peu. Ce mois-ci, les astres vous illuminent de mille feux. Vous brûlez de rugir, vous lisez du braille en rouge, et la gazelle zodiacale vous donne des ailes. Ce n’est pas que la faim fasse rêver les grands loups moroses, c’est que la crinière de la jungle, secouée à la racine du désastre, va vous obliger à revoir votre copie.
Reprenez tout en braille mais couleur fauve, et n’allez pas croire que la gazelle va vous tomber toute cuite dans la gueule.
Avant, vous devrez parcourir tout l’avent.
Peut-être que la fenêtre du 25 décembre sera là pour vous aider à garder votre superbe braillement.
Il est à prévoir que c’est la constellation du chocolat qui aura le dernier mot.
Allons quand même voir celle de la vierge.

Vierge :
Vous allez rencontrer votre enfant intérieur.
Celui-ci aura beaucoup à vous apprendre.
Vous comprendrez vite combien vous aurez bénéfice à l’écouter. Espiègle, toujours là où vous ne l’attendez pas, il saura vous surprendre et vous faire voir la vie sous un jour joyeux, créatif, récréatif, plein de joie.
N’ayez pas peur d’entendre sa voix, de vous en inspirer.
C’est un petit être charmant que vous allez rencontrer là.
Soyez lui en reconnaissante.

Balance :
Vous oscillez ?
Plus d’hésitation !
L’épée tranchante de votre aiguille centrale va frapper, couper court à toute polémique du doute.
La clarté du chemin en perspective va vous apparaître d’une limpidité tellement simple que la veine du poids penchera vers la légèreté.
Un vrai soulagement pour votre entourage.
Les plateaux chargés de fruits de mer commençaient à se tordre sous la poussée d’Archimède.
La justice sera redressante, et pas que sous la nature du laiton.
Être à la masse de Gilles Roberval Personne ce que le fléau de la balance est à la force du bras, un prodige, que dis-je, une mise à l’index du prolongement du bras de loto en carton.
Faites vos jeux, rien ne va plus.

Scorpion :
Piquer, surpiquer à tout va, tout va bien.
Vous aurez un travail d’arrache-cœur à l’ouvrage grâce à la formule Hadésienne.
Pluton la naine œuvre dans les souterrains des âmes muantes, remuantes, aux entournures bien droites, aux passepoils à gratter, ça va tanner mon capitaine !
Grâce aux adeptes qui n’ont pas inventé le fil à coudre, les machines à piquer les mots iront bon train dans les manufactures des hautes terres du milieu littéraire.
L’influence catacombienne aura son demi-mot à dire.
Ne renâclez pas à l’effort. Dans les anfractuosités de la muraille du son, vous aurez les pinces des pantalons alors que les allemands n’ont jamais réussi à prendre l’Alsace ni la Lorraine.
Le ciel de décembre est avec vous, point de doute à ce sujet.
Entendez mots et catacombes comme vous voudrez.

Sagittaire :
Souffler de la flèche, ça, ça vous connaît !
Mais souffler du morse, ou encore, souffler votre première bougie, ça, c’est une autre affaire.
Donc, je résume.
Pas trop de vent, un peu de tension dans les cordes de l’arc, c’est l’arc-de-triomphe qui se moque de l’étoile.
La tour Eiffel s’en trouve pliée de rire.
Vous aurez l’air de la répartie, celle qui fuse, celle qui coche, qui ricoche, qui décoche, qui décroche, qui croche les crocs-enjambés.
Ça va bien rire chez les centaures.
Surtout ceux qui, façon dahuts, ont deux jambes plus courtes que les autres.
Finalement, on se demande si vous n’êtes pas un peu jaloux du scorpion.
Ça pique même quand ça brûle. En tant que signe de feu, vous allez devoir baisser un peu la flamme.
Jupiter au gouvernail, c’est un peu la théière céleste qui infuse son message de paix à travers l’art de la flèche que vous représentez si bien.
Vous êtes l’archer du mois.
Applaudissements chaleureux.
Verveine citron ou rhum ananas ?

Capricorne :
Vous commencez comme un caprice. Mais ne nous y trompons pas, la rigueur entre dans vos attributions et ce mois-ci vous allez en faire preuve.
Déterminé à grimper jusqu’au sommet, votre sabot montagnard martèlera les sentiers les plus élevés sans jamais atteindre le vertige. Votre sang froid de mi-poisson aura raison du tournis.
Aucun manège enchanté n’a jamais réussi à torticoler votre nuque. Quel animal !
Et vous pouvez vous en féliciter. Car c’est grâce à cette rare hauteur de vue que vous réussissez à parcourir la gamme de toutes les notes du piano philosophe.
Saturne sera au rendez-vous des plus grandes déductions de la pensée à cornes.
Oseriez-vous prétendre que ce sont des antennes ?
Mais à quelles ondes êtes-vous donc connecté ?
Il n’est pas impossible que vous en fassiez l’inventaire, vu votre capacité d’analyse.
On attend ça avec impatience sur le Mont Olympe.
Et ce n’est pas le signe suivant qui me contredira.

Verseau :
Il suit le capricorne, tout en versant les eaux nécessaires au signe qui suit.
Bref, vous l’aurez compris, verseau, c’est une suite de suite, une immédiateté du fluide qui verse vers le numéro douze.
Il suit en force et contre rien.
Prendre la forme de son contenant, voilà sa force.
Comment ne pas voir là un déversoir de flots, un jet de la jarre du langage, un trop plein qui se déverse sur la surface planétaire qui pourtant, sonoritairement, en dit long sur le silence de tant de phrases creuses remplies de son eau.
Bref, parler pour dire tout et son contraire, ce mois-ci, vous allez en faire le plein.
Girouette et vents tournants pourtant ne font pas bon ménage avec votre courant ascensionnel.
Vous avez cette direction naturelle et elle vous conduira directement à des visées devisantes.
L’art de communiquer, rien que ça.
Mais pour dire vrai, l’art de communiquer une chose et son contraire, histoire d’amorcer la réflexion et le débat.
La parole est au vers luisant suivant !

Poissons :
Des vers, des vers !
Ça suffit maintenant !
Luisants, encore passe. Mais vers !
Oui, l’eau est notre élément, soit.
Mais nous n’avons pas l’air des vers, taisez-vous corbeau !
Ce qui est intéressant, dans la position du dernier signe du zodiaque, c’est que le temps ne revient jamais en arrière. Alors c’est tout en poésie que nous allons boucler la boucle de l’année sidérale, tout en bouclant cette jarre verseuse, non mais.
Sidérant nous direz-vous ?
Sauf que nous, on n’a pas de camembert à lâcher du bec, et que du coup, le renard peut bien rôder sur les rives des flots de paroles que la poésie est capable de produire, il n’aura ni la cigogne alsacienne, ni la quiche lorraine.
C’est scorpionné de toutes pièces, cette répartie, mais on s’en fout.
Il ne viendra pas nous faire un alexandrin de travers, cet auguste piqueur de vers à piquer les biais cognitifs.
Aller, un petit haïku pour finir.
L’hameçon de l’astre,
N’attrape pas la dinde de Noël,
Elle court encore.
Total, 17 mores. C’est bon ?


L’auteur souligne le fait que toute coïncidence de genre est fortuite et sans aucun lien avec quoique ce soit qui puisse paraître sous-entendu.
Les figures de style ne sont là que pour illustrer la création textuelle horoscopique.

J’aime bien l’hiver

J’aime bien l’hiver

Les jours de pluie somnolent,
Les jours de vent s’envolent,
A quand la neige, à quand le gel ?
Sous le givre des mots sont tapis des bourgeons,
Les branches d’Alexandrins se tordent pour mieux les lire,
Mais le tapis de feuilles,
Mais le tapis d’aiguilles,
Veillent bien que marcottent plus loin ces curieuses mégères.
Les jours se plient un peu, rapetissent leur lumière,
Et les marmottes marmonnent qu’il faudrait dans la grotte,
Une entrée bien cachée, un lit d’épaisses brindilles,
Et tirer les rideaux, et laisser infuser,
La tisane des jours gais, la décoction des joies,
Juste le temps du froid, juste pour rejoindre tranquille,
Cette douceur du repos, cet éveil du retour,
Où les gouttes sont tièdes, où les pousses sont tendres,
Et où les vents charmés, sortiront du velours,
les petites têtes jaunes des fleurs de pissenlit.
Mais j’aime bien l’hiver, qui ralentit le temps,
Qui se perd en glacière, qui se fend la minute,
Dans un éclat de glace, dans un quatrain piqué.

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