L’espoir tient à si peu de chose. 🕊

Il faudrait que les êtres s’accordent comme des notes de musique sur la partition de la vie.

Il faudrait que le désir se lève tel un vent d’été, puis retombe emprisonné sous son propre poids.

Il faudrait que l’instant perdure pour que l’espoir s’enracine au creuset du rêve.

L’espoir tient à si peu de chose.
C’est une fleur qui pousse entre les cailloux.
C’est un ami qui a toujours pour toi un peu de soleil dans sa poche.

Le pain et le sel de la vie

S’il venait à nouveau prendre vie.

Je serais dans l’indéfinissable et troublant  instant d’une expérience déjà vécue.
Je serais dans ces songes qui sont plus que des rêves.
Dans la fleur qui s’ouvre à la nuit.
Et si cela ne suffit pas pour qu’il me saisisse, je serais dans l’eau qui préserve de la soif, dans le rayon de soleil qui réchauffe le corps, dans le pain et le sel de la vie.

Un peu de mon roman…

Elle riait d’un rire enfantin, de ces rires de cristal qui ont la fraîcheur des premières fois.
Moi et mon désir venions d’être soudainement stoppés devant tant d’innocence.
Je n’osais la toucher.
C’est elle qui offrit ses lèvres tout en fermant les yeux.
J’entourais sa taille de mon bras tout en l’attirant fermement, ce qui cambra ses reins exagérément.
Je ne sais plus si c’était le soleil qui brillait davantage ou nos corps qui dégageaient de l’amour, mais je sentais sa chaleur, toute vibrante, sous ma main.
Elle soupira si fort que sa chemise se souleva, laissant apparaître la naissance de ses seins.
On aurait dit un petit oiseau étirant ses ailes pour un premier vol.
Le temps s’assombrit brutalement.
Dans un frisson mi-réel mi-surjoué, elle s’abandonna, sans plus de lutte, comme l’esprit le fait aux portes du sommeil.
Sa peau douce et chaude sentait le thym et le romarin.
Je ramassais ma veste posée au sol et lui en couvrais les épaules.
Elle sourit à nouveau, cette fois avec les yeux. Sa bouche, toujours offerte, avait la moue des fleurs s’ouvrant au soleil.  

Le jardin dormait sous l’hiver.

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Le jardin dormait sous l’hiver

En profondeur un changement

Sourdait sous terre un mouvement

Comme un printemps! Comme un printemps!

 

Une échappée sans but ni fin

Ne plus penser prendre sa main

Il est des joies qu’on n’attend pas

Qu’on n’attend pas ! Qu’on n’attend pas !

 

Jusqu’au grenier de la maison

Qui retenait le grand frisson

La tête aussi a ses passions

Ses déraisons! Ses déraisons!

 

C’était en mars, en fin d’hiver

La neige avait tout recouvert

Même le froid sentait la joie

Sentait la joie! Sentait la joie!

 

La neige aux cristaux étoilés

Aura tenu quelques vesprées

Jamais neige fut si légère

Fut si légère! Fut si légère!

 

Vint le soleil sur la poudreuse

On aurait dit une amoureuse

Une mariée à voile blanc

À voile blanc! À voile blanc!

 

Que la joie demeure !

Mon challenge pour 2026.
Faire perdurer la joie
Quoi qu’il arrive !

Je n’ai pas de recette, mais jour après jour je remonterai le mécanisme désir avec la clé du cœur.

Et si le soleil venait à se cacher, ma joie continuerait à tourner autour de l’Astre, comme toute planète lors de sa révolution.

Que la joie demeure !

Bonne Année 2026 🌟

 » Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable. » Romain Gary

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Faire le deuil du temps qui reste revient à mourir avant l’heure. C’est dire non à l’imprévisible, à l’inattendu, à l’inespéré. S’allonger dans un cercueil ouvert, et si étroit qu’on ne peut plus en bouger ; une camisole de peur, d’ennui, de lassitude.

 » Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable. »

Romain Gary

Gardons-nous de feuilleter le catalogue des âges qui divise nos vies en périodes. La fin n’est pas un but au passage obligé par une non vie avant l’heure.

 » Il n’y a pas de fin. Il n’y a pas de début. il n’y a que la passion infinie de la vie. »

Federico Fellini

La vulnérabilité que l’on attribue à l’âge tient plus de la représentation que nous en donnons que de la réalité. Le petit enfant est tout aussi vulnérable, l’adolescent qui se cherche, l’adulte malade.

Il ne s’agit donc pas de recommencer ou de continuer, mais de commencer. Chaque jour, à lui seul, devrait se vivre comme une vie complète, pleine d’ailleurs, d’espaces de liberté, une vie vierge des schémas d’un passé dépassé, tout autant que de ces projections sur un demain qui n’existe pas encore.

Ce n’est pas que la vie me fasse peur ; c’est la non vie dans la vie qui me désespère.

Je veux garder du rêve la dissonance, sa fraîcheur, son illimité.

Quand le silence se signe, le temps s’agenouille.

Je veux garder du rêve la dissonance, sa fraîcheur, son illimité.
Tout en sachant que je rêve, tel dans un rêve lucide, je dirige mon imaginaire.
Seul maître à bord de mon désir, de ma chimère.
Imaginez !
Un bateau avec des voiles capables de toucher le ciel.
C’est lui qui m’emmène dans ces contrées lointaines, à ce jour encore inexplorées ;  espaces vierges de la main des hommes.
C’est lui qui me fait vibrer, vivre avec plus de passion, d’amour, voyager dans l’inouï.

Et cela, tout en restant dans mon lit.