
Photo Charef
Caresse du regard
Poème
Dans le pli silencieux où la lumière s’égare,
La peau du monde tremble au passage du temps,
Un velours s’abandonne aux caresses du regard
Et s’offre comme un cœur qu’on effleure en tremblant.
La matière respire au rythme de l’attente,
Elle garde en ses plis des promesses d’étreinte,
Chaque fibre s’incline au passage du désir
Et s’éveille en secret sous l’ombre d’un soupir.
On y glisse son âme comme on caresse une lueur,
Dans la tiédeur d’un songe au parfum de fleurs,
Et l’on croit reconnaître, au détour de la parole,
La mémoire d’un corps qui lentement s’affole.
Prose poétique
La texture ne se contente pas d’être douce. Elle appelle.
Elle retient le regard comme une main invisible, et sous sa surface tranquille, elle dissimule un battement ancien, une chaleur qui ressemble à une confidence.
Chaque pli devient une respiration, chaque relief une promesse. On s’y abandonne sans défense, comme on poserait la joue contre un cœur familier. La matière n’est plus tissu, elle devient présence. Elle enveloppe l’absence, elle apaise le manque, elle console l’attente.
C’est une liaison sans mots, une étreinte sans corps, une fidélité tissée dans le silence.
Et dans ce velours immobile, quelque chose de vivant continue de frémir.
Copyright©2026 Charef Berkani










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