travaux d’aiguilles

Il y a des liens qui se créent, qui perdurent, et d’autres qui s’effilochent à l’usure du temps, des envies, des circonstances, voire des besoins. Il y a ces liens que l’on tisse, que l’on brode et qu’on chérit … avec toujours le doute de la réciprocité, toujours, pas toujours, parfois. Et puis il y a ces liens qui se brisent, dans la colère, la méprise, des incompréhensions. Il y a ces liens qui finissent en peau de chagrin, donnant à celui qui les tenait encore, une impuissante espérance, vaine et non avenue. Quand il n’y en a plus qu’un qui tient le fil … il tombe dans le vide. Peut on toujours se résoudre à admettre que finalement, ce fil qui ne semble plus si tendu est réellement dans le vide ? L’espoir est il dans l’ignorance de la certitude que finalement il y a quelqu’un au bout du fil, serrant dans sa main, ce fil détendu par le temps, et qui souhaite que l’autre le tire vers lui. Tout ca n’est que discours de discordes. C’est parait il l’amitié, ou plus génèralement les relations humaines. Mais on n’oublie jamais vraiment, l’un ou l’autre que nous avons croisé, sur notre fil à tisser le temps, nous avons mélé une partie de notre vie. l’écheveau n’est pas éternel … à la fin de la pièce, on ne met jamais de noeud, non, comme en broderie, on passe le fil sous l’un et l’autre en arrière (pas d’arrière pensée lecteur), ainsi on garde une souplesse dans la matière, et l’on pourra reprendre là où on s’était arrêté.
une fois par an, l’occasion nous est donnée de ressortir nos aiguilles, et faire une piquûre de rappel, parfois douloureuse dans nos souvenirs … une douleur, une nostalgie, le et si … pourquoi ? et puis pourquoi pas, essayons … un vieux carnet d’adresses, des numéros de téléphone. Si simple aujourd’hui, magique, presque indolore, le sms … on verra bien, je voudrais bien, attente … parfois rien, et puis si, un retour qui fait du bien, à quelque chose qui faisait mal et qui avec le temps, le recul, s’est cicatrisé. Cette petite réponse tendre, crème apaisante sur cette ancienne cicatrice qui a fini par s’effacer presque. Plénitude, sourire … On en restera là, inutile de rouvrir la plaie, on attendra l’année prochaine, et si l’on se souvient, on se réécrira. Inutile de croire, que lorsque chacun a déroulé son fil chacun de son côté, l’on puisse reprendre les aiguilles et les rassembler, rapiècer. Oui, non, et le peut être, enfin je pense non.
Avec cette petite bique, il n’y avait pas si longtemps, 3-4 mois, une bonne engueulade, des mots durs jetés à la figure, en colère et triste à la fin. Je suis comme cela, j’aime les gens, et même s’ils ne m’aiment pas, ou plus, je tire sur le fil car je le sais ils ne sont pas si loin cachés par leur peur, et parfois ils remontent à la surface. Petite bique tu es revenue, tu n’es pas ma fille et je ne suis pas ta mère, avais tu besoin de moi ? tu as eu des mots durs, tu les as écrit car tu ne sais pas faire face aux gens … je te l’ai dit hier soir, les mots écrits peuvent être relus, et on ne peut pas imaginer qu’ils n’ont pas été pensés. Tu l’as admis, mais je sais tu ne sais pas faire autrement. Tu as admis ta colère de l’instant, et puis tu as dit : je pense toujours à toi car je t’aime, et tu me manques. Je n’avais pas mesuré combien par ta présence tu m’as apporté. J’ai gardé l’aspirateur que tu m’avais offert … » ah oui alors j’ai dit, quand tu passes l’aspirateur, tu aspires tes souvenirs et tu penses à moi », rires … tendre image. Nous avons parlé de tout de rien, de nos chevaux, des soucis, et des amours passionnels qui dans nos histoires personnelles ont quelque chose de commun. Puis vint le moment, la bouteille de morito bu au 3/4, de revenir sur cette dispute. Je l’ai voulu, j’ai lancé les dés, car toi tu ne l’aurais pas fait. On avait chacune avancé nos pions, et nous allions arriver en fin de partie. Le temps était venu, de revenir sur cet évènement difficile, pour l’une comme pour l’autre apparemment. Tu as blanchi, il y a eu un blanc, j’ai relancé, c’était nécessaire de te tendre la main, de t’accompagner dans le dire. La communication verbale est quelque chose de difficile pour toi, mais tu ne dois pas avoir peur de moi, je ne te juges pas, je te pardonnes. Tu sais moi aussi j’ai été comme toi, impulsive, piquante, avec des mots durs. Avec le temps, j’ai acquis une certaine sagesse, la presque compréhension de ma propre bêtise. C’est un travail que l’on ne peut faire que par soi même, l’autre ne peut rien faire. Tu m’as écrit dans ton message, que je n’avais pas d’amis et bien d’autres choses cruelles encore, qui voulais tu persuader ? Certes je n’ai pas d’amis, je n’en ai pas besoin vraiment, j’ai des gens qui ont ou ont eu besoin de moi, ca me suffit, et même s’ils s’éloignent je ne leur en veux pas. Ils sont passés, et même si moi je suis restée sur le quai et que je les vois s’éloigner au loin, c’est avec bienveillance car je sais que là où ils iront avec leurs valises de souffrances, le voyage sera long. S’ils reviennent je serai là pour les accueillir comme avant, et je ne les jugerais pas, on en parlera, peut être …
Il faut tout de même comprendre que lorsqu’il y a eu une maille perdue, on ne peut pas toujours la rattraper sans laisser une trace dans le tissage. Même si l’on sait toi comme moi, que nous avons un accro dans notre gilet, on fera comme si on ne le voyait pas, plus. On reprendra nos ballades, je serai là comme avant, et tu pourras toujours compter sur moi … Fanny!

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Je sais que c’est moi qui écris ici,enfin ecrivais. N’ y voyait aucun ego surdimensionné, mais je relis et ca m’ epate, ca me fait rigoler, et même si parfois c’est drôle je sais que c était en parfait décalage avec les situations du moment. Enfin parfois. J’ai l’impression de rouvrir des vieux cartons poussiéreux,de redécouvrir des clichés fanés. Vieille armoire piquée de vers, puant l’ amer, des mots sincères cachés dans les tiroirs, vieille armoire refermée, je reviendrai un jour dans ce grenier

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le poids des années

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inspiration du Roi

Monsieur, vous souhaitez que j’écrive tout le mal que je pense de cette situation. …Tout le mal que je pense de cette situation. Voici cet écrit ecrit

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rebelle

A terre… Mais pas vaincue

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une bonne claque

Je n’ai rien cherché. Je n’ai rien demandé…il est venu, Je n’ai rien vu venir au détour de ce chemin.Ce maudit destin, pourri je le vivais bien. Portes closes, à l’ abri des regards, muette. Recluse d’une geôle de souvenirs qui au fil des années ne s estompent pas. Tus. Gardés tel une croix sans foi ni espoirs en moi. Je vivais bien avec eux, toujours cachés, jamais avoués.Puis il est venu. Oh faiblesse ennemie, toi contre laquelle je lutte sans merci, tu as gagné sur ma chair endurcie, sur ce Coeur aigri par la recherche vaine de l’ oubli, meurtri, avide de sens enfouis, s est soumis. L’ espace d un instant j’ai cru à l’ oubli. Mais le bonheur à peine esquissé, par quelques mots crayonnés s est effacé… J’ai cru au renouveau, à un autre printemps, du temps d avant cette cruelle blessure qui a jamais perdure…Oh faiblesse ennemie, encore une fois, tu t’es jouée de mon esprit. Il a simplement dit « je donne une seconde chance à mon ex »… Oh faiblesse ennemie, si j’ai de la peine, c’est parce que tu as gagné…encore une fois

 

 

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au placard

Il a dit tu peux prendre une brosse à dents, il y en a des neuves dans le placard…Le lendemain j’ai oublié la brosse à dents, je suis partie, J ai oublié …

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infini

tout cet amour dans ses yeux

me fait mal

 

la carapace d amertume que je me suis forgé pour oublier

 

tout l’ amour que je ne verrai jamais dans tes yeux

 

je sais la douleur…qu’il aura,

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PAN !

Je sais que je vais encore tout péter…C’est mignon le muguet, mais les roses avec c est trop pour moi…

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amie des bêtes

 

 

Elle me dit « il ne te fait pas rever … Tu ne l’ aimes pas. Non, j’aime son chien…

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