Un nouvel été, Amélie Baumann

Quatrième de couverture :

Chloé, 17 ans, entraîne sa mère Alice sur la côte basque pour fêter ses 40 ans. Elle compte l’emmener jusqu’à la maison de son enfance, où elle n’a jamais remis les pieds depuis un drame survenu pendant son adolescence.
Sur place, Alice retrouve ses trois meilleures amies qu’elle avait quittées sans explication. Entre émotions et culpabilité, Alice tente de guérir ses blessures passées.

L’avis d’Audrey :

Chloé n’a que 17 ans, et pourtant c’est elle qui guide sa mère, Alice, en la prenant par la main pour la conduire sur les chemins de son passé.

Un voyage vers la côte basque, un retour dans le village de l’enfance d’Alice. Très vite, on pressent que cette aventure sera douloureuse pour notre héroïne : retrouver ses amies d’autrefois et affronter les fantômes enfouis. Entre souvenirs et remords, ce périple prend des allures de pardon et de rédemption, une clé pour enfin se libérer.

Derrière une couverture et un titre légers se cache un roman d’une profondeur et d’une gravité que je n’imaginais pas. La narration, qui alterne entre passé et présent, dévoile une histoire profondément dramatique: celle d’une famille en apparence idéale. C’est aussi un récit d’amitié, d’adolescence, de promesses et de confiance.

Je me suis tournée vers ce roman après avoir lu C’est encore loin le bonheur ? cet été, et je peux dire que l’auteure m’a véritablement bluffée avec ce nouvel ouvrage, bien plus abouti à mes yeux, qui a remué beaucoup de choses en moi. Elle y dépeint, avec une grande justesse et beaucoup d’émotion, des personnages vrais et profondément sincères.

Les petites mains du grand magasin, Ruth Kvarnström-Jones

Quatrième de couverture :

En 1913, alors que le monde est au bord de la guerre, le plus grand magasin d’Europe ouvre ses portes à Stockholm. La joie de Märta d’y avoir été embauchée est assombrie lorsque son fiancé doit rentrer en Allemagne pour servir son pays. Au fil des mois, les lettres du jeune homme se font de plus en plus rares, et elle ne peut qu’imaginer le pire.

Märta ne perd pourtant pas espoir et elle peut compter sur le soutien de ses nouvelles amies du magasin. Qu’elles soient couturières, mannequins, vendeuses ou cheffes de rayon, c’est ici, entre les vêtements à la mode et les clients exigeants, que s’entremêlent leurs destins.

Chaque employée cultive un rêve à réaliser, cache ses propres secrets et doit faire face à d’insurmontables obstacles. Mais entre élans de générosité et envie de se construire un avenir, un lien d’amitié indissoluble se crée entre elles. Ensemble, elles surmonteront toutes les tempêtes.

L’avis de Laure :

L’an dernier, nous découvrions le premier roman de Ruth Kvarnström-Jones, Les fabuleuses femmes du grand hôtel, une immersion dans les dessous d’un grand hôtel suédois avec mille et un événements, des personnages très touchants et un vrai plaisir de lecture. Cette fois-ci, l’auteure poursuit les immersions à travers la vie d’un grand magasin, à cette époque où ces lieux étaient complètement nouveaux.

On retrouve avec plaisir les personnages du précédent roman, enfin si l’on s’en souvient un peu car j’avoue qu’au vu du très grand nombre de personnages, je fais partie de ceux qui s’y perdent un peu ! En trame de fond, l’auteure évoque de jolis sujets liés notamment à l’amitié et l’entraide qui vont unir les femmes ainsi qu’aux évolutions de la société pour lesquelles elles vont vouloir se battre comme l’accès à des postes à responsabilité ou le droit de vote.

La vie du grand magasin m’a moins captivée que celle de l’hôtel ce qui fait que la lecture de celui-ci ne m’a pas autant conquise. Cependant, je n’ai rien à reprocher au récit, on est vraiment dans la même lignée, les événements nombreux s’enchaînent et concernent différents personnages tour à tour. Juste, cela m’a moins fait rêver !

Aviez-vous remarqué les superbes détails en dorure sur la couverture de ce livre ? Lorsque je suis allée l’acheter et que j’ai découvert ça j’étais encore plus contente de le prendre. Désolée, petit aparté de fille futile qui adore les livres.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pas à la hauteur du précédent roman de l’auteure.

Ma booksta organisation 2026

Lire beaucoup c’est bien, mais vouloir garder trace de mes lectures et gérer ma PAL, ma Wish-List et mes réceptions de SP demandent un peu d’organisation.

Si Laure gère avec brio son Bujo spécial lecture, je suis bien moins régulière qu’elle. J’ai donc choisi depuis deux années d’intégrer à mon agenda personnel quelques pages très simples, spécial « Carnet de lecture » que je personnalise selon mes envies.

Pour mon Book Tracker, j’ai choisi cette année de jouer avec le visuel, en collant les couvertures de chaque livre lu. Je date ma fin de lecture et j’évalue à l’aide de 5 étoiles que je colorie. Une manière fun et ludique de garder trace de mes lectures.

J’ai prévu des pages simples, pour lister et gérer la réception de SP ainsi que ma Wish list. Enfin une double page me permettra de choisir chaque mois mon livre coup de cœur et d’y inscrire le nombre de livres lus.

Le papier n’est pas suffisant ; l’organisation passe aussi par le numérique :

  • J’enrichis mon profil Babelio de chaque chronique que je poste ici, j’évalue chaque livre lu (j’aime beaucoup leurs statistiques très complètes).
  • Pour gérer notre rythme de publication, partager nos idées de posts, nos listes… nous partageons avec Laure plusieurs fichiers et tableaux en commun afin de s’y retrouver aisément.
  • Et le meilleur pour la fin, je scroller et papote (un peu trop??) avec les copines booksta pour trouver plein d’idées lecture qui viendront compléter mes pages du carnet.

Et toi ? Tu as une organisation particulière ? Plutôt appli de suivi lecture ou Bujo ? Tu t’y tiens toute l’année ?

Le chant des highlands : à la poursuite de nos rêves, Sarah Lark

Quatrième de couverture :

Ailis et Donna pleurent toujours la disparition de leur cousine Katrina, mais elles n’ont pas oublié leur promesse de parcourir le monde, bien loin des conventions imposées par leur famille et leur rang. Ailis, qui vient d’accepter un poste à l’observatoire de Johannesburg, va enfin réaliser son rêve d’explorer le ciel. De son côté, Donna, passionnée par le vol en ballon, construit des montgolfières et des dirigeables avec son mari. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, elle rejoint l’escadrille Lafayette en France en tant que mécanicienne et instructrice de vol. Mais Ailis et Donna ignorent qu’à des milliers de kilomètres, la fille de Katrina grandit dans un orphelinat de New York. Personne ne la connaît et elle ne possède qu’une photo de sa mère… Dans la tourmente de la guerre, réussiront-elles à se retrouver ?

Entre guerre des Boers, guerre des tranchées et Prohibition, la conclusion d’une saga inoubliable aux côtés d’héroïnes à la conquête du monde et de leur destin.

L’avis de Laure :

Sarah Lark m’avait un peu bousculée avec le premier tome de cette saga, assez différente des autres titres que j’avais déjà lu d’elle. Mais pour autant, quel plaisir de retrouver Ailis, Donella, Emily et surtout Mary Ann qui est la jeune héroïne de ce second tome. On la retrouve à l’orphelinat puis dans la fin de son enfance où elle sera bien bousculée d’un parent à un autre. Une destinée poignante pour une jeune fille qu’on discerne de suite très douce et adaptable.

A travers ses héroïnes, Sarah Lark nous fait voyager jusqu’en Afrique du Sud d’abord où Ailis connaitra à la fois une belle progression professionnelle en quête des étoiles mais aussi un gros chamboulement personnel. Puis direction l’Europe où la première guerre mondiale va faire rage, touchant plusieurs de nos héros. C’est l’occasion d’évoquer les difficiles soins aux soldats blessés mais aussi l’engagement des soldats afro-américains, très maltraités par les américains du Sud, toujours ancrés dans la séparation maîtres/esclaves.

Sarah Lark m’avait déjà conquise par ses sagas familiales mais ici il y a ce petit plus de cette famille qui mêle noirs et blancs et qui se construit au gré des amitiés et des rencontres au fil des années. J’ai beaucoup aimé ça. Le récit de ce second tome est plus ancré sur la vie des personnages et moins technique que le premier qui traitait beaucoup d’astronomie et d’aviation.

Au fil de son récit, Sarah Lark évoque une infinité de belles thématiques qui sont celles de la société de l’époque comme les situations de stress post traumatique liées à la guerre ou la santé mentale en générale ou encore les émeutes raciales qu’a connu l’Amériques d’après guerre. Ce sont des thèmes qui m’ont passionnée, superbement illustrés par les différents personnages du récit. Aucun temps mort et un vrai plaisir de lecture tout au long des 700 pages. J’ai hâte de les retrouver dans le prochain tome.

Ma notation :

Une superbe second tome, je l’ai largement préféré au premier.

(Partenariat non rémunéré, lecture offerte par les éditions Charleston)

Maybe someday, Colleen Hoover

Quatrième de couverture :

À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable… Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions.

L’avis de Laure :

Cinquième livre que je lis de CoHo et si l’on m’avait dit que ce n’était pas son meilleur, je me suis dit « oh moins j’irai crescendo ». Effectivement, je vois et comprends maintenant ce que l’on peut reprocher à ce roman. Il reste toujours fluide et plaisant à lire mais il faut adhérer à l’hypothèse morale que l’auteure construit. Et je vous avoue qu’en effet, cela n’a pas été mon cas.

Sydney est plus bas que terre lorsque qu’elle trouve refuge chez Ridge son voisin d’en face. Un jeune homme qu’elle avait plaisir à voir jouer de la guitare sur son balcon et qui va lui offrir un espace pour se remettre de la terrible trahison qu’elle vient de vivre : avoir trouvé son petit ami dans les bras de sa meilleure amie…

Devinez quoi ? Oui Ridge ne va pas que consoler Sydney, ils vont tomber amoureux. Sauf que… Ridge est en couple depuis des années, c’est une belle histoire avec une jeune femme qui est une belle personne et qu’il aime toujours. Mais bing, trio amoureux : autant Maggie que Sydney sont la femme idéale de Ridge… C’est moralement complexe parce que, prises indépendamment, les deux histoires d’amour sont belles. Mais le fait qu’elles arrivent en même temps, au même homme est vraiment gênant et pourtant Ridge est vraiment un beau personnage, ce n’est pas un red flag ambulant.

Inévitablement, je me suis questionnée sur la solution que CoHo allait imaginer pour solutionner tout de bazar et bon… ça ne m’a pas tellement plu mais de toute façon la situation était un peu insoluble… Mis à part ce bémol quand même conséquent, j’ai aimé les thématiques traitées ici par Coho : la surdité de Ridge, un thème qui me touche et que j’apprécie toujours de découvrir dans la littérature et la musique ominprésente.

Ma notation :

Une lecture qui ne m’a pas convaincue du point de vue moral.