L’année s’achève dans un monde traversé de heurts, de peurs et de souffrances. Pourtant, au cœur même de ces turbulences, demeure un espace à habiter, un regard à nourrir. Choisissons d’y chercher le beau, d’y reconnaître ce qui résiste encore et toujours : l’amour, la joie simple, la liberté d’être. Je vous souhaite une année lumineuse et vivante. Je vous embrasse.
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Étrangers libres
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Nous ne sommes plus esclaves du temps, Mais étrangers rebelles, hors du rang, Anciens captifs du vent Marchant légers, face aux dominants.
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Nous frappons à la porte des nuages Non pour fuir, mais pour être. Notre septième vie est un voyage Où l’on apprend à se reconnaître.
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Nous cueillons la cerise de nos vies Comme on savoure un matin clair, Nous vivons pour dire merci Aux sourires qui nous éclairent.
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Notre paradis tient dans un gazouillis Nous pleurons de joie quand il rit, Douce pomme et demie qui nourrit Notre cœur immense et cela suffit.
Je vous écris de ma merveilleuse ville de cœur à savoir Cape Town. Je vous embrasse. Alors viens …
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Parce que je veux t’écrire…Viens
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Parce que je veux t’écrire…Viens
Ton silence s’est étendu sur l’eau, Il a pris la forme d’une lune bleue, Une vraie lune qui veille sur la fausse baie,
Une lune qui ouvre les rideaux de notre mémoire à nous deux. …
Parce que je veux t’écrire…Viens
La table de notre rendez-vous Flotte entre le sud et le nord. Nos mains se cherchent, encore et toujours, Paris s’efface, Cape Town sommeille.
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Parce que je veux t’écrire…Viens
Je regarde dormir la montagne Sur la table d’un amour fou sans faille. La mer nous appelle à chaque vague.
Elle chante l’écho de nos retrouvailles,
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Parce que je veux t’écrire…Viens
Tes doigts ont refermé le jour, Ils ont tissé dans nos cœurs Une bague invisible, une bague de désirs, Qui nous unira toujours, qui nous brûlera à jamais.
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Parce que je veux t’écrire…Viens
Entre le jour et la nuit Notre chez-nous s’élève à l’horizon. Nos exils se retireront un jour, Et sur l’absolu, nous bâtirons notre maison.
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Parce que je veux t’écrire…Viens
Je t’écris sur l’eau, Les mots se dissolvent doucement, Mais ton nom demeure, il luit Tel un diamant, éclat de l’infini.
De passage à Paris avant d’aller rejoindre les couleurs de mon pays.
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Mon plus beau Paris
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Vous étiez le ciel, je n’étais qu’un nuage. Vous étiez le miel, je n’étais qu’une abeille. Le temps a pris ma route en otage, Et mes heures ont vécu sans tes merveilles.
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Vous étiez Positano, j’étais des mots ingénus. Vous étiez si bleue, j’étais votre rendez-vous. Nos solitudes s’effleuraient parmi les inconnus, Comme deux vieux loups espérant mordre un peu d’absolu.
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Tu étais l’oasis, j’étais le nomade en voyage, Toi, l’essence du jasmin, moi, le Medjnoun de Leïla. Ce soir, pourtant, notre lilas fait naufrage Il rêve encore que tu sois là.
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Avant toi, c’était toujours la nuit. Après toi, ce n’est pas encore le jour. Toi, mon pays, ma source de lumière, mon plus beau Paris, Que reste-t-il aujourd’hui, sinon ton amour ?
Après une escapade au Japon, je découvre aujourd’hui le pays des Baianos. Que votre automne soit coloré et doux. Je vous embrasse.
Salvador de Bahia
Bahia m’a serré dans ses bras de Salvador. Dans mon âme s’élève une voix africaine, Celle d’un peuple frangin.
L’amour se lève
Sur une mémoire d’or, Et tout revient…
Un enfant qui court derrière un ballon Aux couleurs du Brésil, Les oliviers abreuvés Du sang ardent de mes ancêtres kabyles, Des rêves portés par les ailes
De ma Zohra intemporelle.
Une mer si calme, si belle Où mon Avava a appris
Les premiers remous de l’exil.
Tout se tisse, passé et présent, Dans une générosité sans fin.
Ma vie, agitée, danse sous mes yeux, Émerveillée par la passion Qui traverse chacun de mes gestes.
Il reste encore de l’eau, Assez d’eau, Pour le bateau ivre