Découvrir et partager!

Il n'est qu'une richesse véritable , c'est celle des relations humaines.

Nouveau

Salut, l’automne!

Cette nuit, vers 4h du matin…de puissants cris stridents m’éveillent ???

Et ZOU…volets levés, ma curiosité me sort du lit …

J’écoute…c’est impressionnant …et je scrute l’obscurité …

Plissez les yeux…vous distinguez???

Approchez…

Ah! Le voilà, le filou bruyant !!!

On dirait qu’il me regarde !

Faut dire que je dois faire sensation en robe de nuit sur le balcon !!!

MMMMH…j’y vais?

Wahou! Un bon glapissement et personne n’osera s’approcher…

Même pas cette drôle de dame en robe de nuit !!! Pour l’élégance…on repassera !!!

Pas dangereuse…vais faire un p’tit tour !

Rien à droite…

Rien devant …

Une tite pause…tranquillou …faut la laisser faire ses photos…elle a pas l’air dangereux!

Faut parfois savoir se reposer !!!

Hé toi, là-haut…t’as vu comme je suis mignonne!

Hé oui… ton regard m’hypnotise !

Bon, c’est pas tout ça, mais faut que j’aille voir ce que font les p’tits au nid!

Salut! A plus, peut-être !

Et voilà pourquoi, cette nuit, j’ai passé une demi-heure sur mon balcon!

Les photos ne sont pas très nettes…la nuit, le zoom sans pied…pas très professionnel !

Mais je voulais partager avec vous ce moment de rencontre tellement extra-ordinaire !

Dans ma 80ième année, j’ai pour la première fois entendu le cri du renard !

( je vous ajouterai un lien pour l’entendre, je n’ai pas pu l’enregistrer, mais c’est tout pareil)

Et je me suis dis…

 » Elle est chouette la vie, tant que je peux m’émerveiller de nouvelles découvertes ! » 

Éducation…

Ce texte écrit par Marguerite Yourcenar date de 1980!

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.

En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

Marguerite Yourcenar, « Les yeux ouverts. » 

Qu’en pensez-vous?

Bon dimanche!

Mot…

 

Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d’hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments… Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j’ai un beau mot pour toi. Je vais t’aider à le trouver…

Oh oui, j’adore les devinettes, dit l’enfant en sautillant.

Voilà. C’est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde…Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C’est facile, c’est…la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c’est la Vie .

 

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d’abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif.

Quel vent ce matin, ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d’air ! Un mot qui peut dire l’élan, la fougue, l’enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d’une colline. Tu es presque au sommet, c’est tout clair, c’est tout rond d’herbe verte. Tu marches, il y a l’air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s’étend à perte de vue l’immensité du paysage. C’est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t’envoler, être le vent toi-même.

C’est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore… Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t’émerveiller de tout et d’un rien, du gazouillis d’une mésange, d’un sourire reçu, de la force du brin d’herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d’or des étoiles.

Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t’aiment et que tu es si plein de désir et d’amour que tu rayonnes comme un soleil…

J’ai trouvé, j’ai trouvé, c’est Soleil d’Amour ! C’est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j’étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l’amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche… C’est un mot qui te dit aussi d’avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n’exclut pas les peines et les difficultés.

 

 

 

Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l’infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C’est l’espérance !

Tu y es presque, continue, continue… Un mot qui contient la Vie, la Joie, l’Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l’Amour, la Confiance, l’Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit… C’est le mot Vivance. C’est la Vivance dans la vie !

C’est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le… Tu l’entends rire dès que tu le prononces…

Vivance ! C’est un mot précieux, tu sais…

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux… C’est un mot si précieux qu’il est mon héritage pour toi ! C’est qu’il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire… Il vient de toute ma lignée et je te l’offre aujourd’hui car le temps est venu… Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu’elle germe, qu’elle éclose, qu’elle resplendisse, qu’elle fructifie, afin qu’un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d’autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras… Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d’Amour…Et…hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N’oublie pas, c’est pour toute ta vie.

 

La Vivance de la vie, c’est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

Jacques Salomé

L’intrus…

Je m’suis fait tout p’tit…

 Pour passer par ici…rentrons le cou…

Cet air soumis va l’attendrir…

Bon, patience…pas encore éveillée, Lily?

Allez, tu viens ? J’ai faim !

Ciel, comme elle paresse, c’est pas permis !

Ah…j’ai entendu quelque chose…

Dis, c’est toi?

Je monte la garde…les autres, ces gourmands vont arriver !

Oh! Un nouveau…bizarre…

Dis donc, toi, tu vas pas venir faire la loi ici !!!

Allez, ftttt…. ouste !!!

Petit, tu n’es pas gentil…

c’est pas parce qu’il est différent qu’il n’a pas le droit de venir ici !!!

Laisse-le donc passer la nuit, il a fait un long voyage , il est fatigué !

Et le lendemain matin…

Où est-il, ce lustucru? Déjà parti ?

Finalement, j’aurais sans doute dû être plus accueillant …

Allez, à la r’voyure… !

Bec à plume…

Quoi, qu’est-ce qu’elle a ma gueule?

Vous plaît pas, mon bec?

-Dis donc, tu ne sens rien ??

Ah! Cette mini-plume? Rien à faire, elle me colle !!

Je secoue la tête…en haut…à droite…

à gauche…

Gym du cou tordu…

Rien à faire…

Elle tient à moi !

Allez…un p’tit coup de vent…

Non, j’y crois pas…elle m’a quitté !!!

Finalement, je m’y étais habitué !!!

 

Le beau goéland …ma vie en bleu , à la Mer Noire !

La vie en bleu…

légère…

aérienne…

aux élégantes courbes…

mouvements synchronisés…

ailes déployées…

il avance , casqué…

puis s’étire …royal ! Et, pour un moment, s’éloigne…

Petit matin …ornithoresto !

Salut!

Déjà? Je suis encore fatigué!

Allez, faut s’éveiller…et faire sa toilette !

Moi, je prendrais bin un p’tit-déjeuner …

Tu sais, au 5ème…y a une baba sympa !

Coucou, baba, t’as un cake pour moi?

Allez, oui…j’ai trop faim, ce matin !

Hou, hou…je suis là…

ça vient, ce p’tit-déj?

Ouiiiii ! Je le vois !!! Youppie !

Je crève la dalle, moi !

Ouf! Il était temps, j’allais tomber d’inanition!

T’as rien pour me rincer le bec, ça colle et c’est pas agréable …

Et il fait déjà chaud…je suis obligée de garder le bec ouvert pour évacuer toute cette chaleur …presque de la fièvre !!!

Regarde…j’ai la langue toute sèche !

Ah! Enfin…c’est pas trop tôt !

Merci quand même …A demain, si tu veux bien !

J’vais faire un p’tit tour …J’ai des copines à voir !

L’alchimiste…1

Vous souvenez-vous de  ce petit livre ?

Je viens de le relire .

Un article découvert dans un site intéressant en résume les 10 leçons .

Je les proposerai à votre réflexion cette semaine .

Aujourd’hui, leçons 1, 2 et 3 .

1. La peur est un obstacle plus grand que l’obstacle lui-même.

« Mon coeur craint de souffrir », dit le jeune homme à l ‘alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune. Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et qu’aucun n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves.

Toute poursuite nouvelle nécessite l’entrée dans un territoire inexploré – c’est effrayant. Mais avec un grand risque vient une grande récompense. Les expériences que vous gagnez dans la poursuite de votre rêve en vaudront la peine.

2. Ce qui est « vrai » durera toujours.

Si ce que tu as trouvé est fait de matière pure, cela ne pourrira jamais. Et tu pourras y revenir un jour. Si ce n’est qu’un instant de lumière, comme l’explosion d’une étoile, alors tu ne retrouveras rien à ton retour. Mais tu auras vu une explosion de lumière. Et cela seul aura déjà valu la peine d’être vécu.

Lorsque vous êtes à la recherche de la «bonne» décision, sera récompensé celui qui résiste à l’épreuve du temps.

3. Casser la monotonie.

Quand tous les jours sont semblables les uns aux autres, c’est que les gens ont cessé de s’apercevoir des bonnes choses qui se présentent dans leur vie.

La gratitude est la pratique de reconnaître le bien chaque journée. La vie peut facilement devenir stagnante, banale et monotone, mais cela change en fonction de ce que nous choisissons de voir.

 

 

 

 

Trois ans après l’effroi…

 

Dans son livre De sang et de lumière, Laurent Gaudé, se veut le chantre de la liberté.

«Je veux une poésie du monde (…) qui s’écrive à hauteur d’hommes (…) qui défie l’oubli.»

Pour son premier recueil de poèmes, l’auteur se veut le chantre de la liberté. Un concept qui ne peut, découvre-t-on au fil des pages, se construire qu’en menant une ferme «bataille de crasse contre l’oubli».

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Trois ans que l’effroi nous a saisis: l’attentat « Charlie Hebdo »…

Jusque là, nous ne mesurions pas ce qu’était le quotidien de tant de peuples !

Nous ne serons plus jamais insouciants .

Je  propose ici, à votre réflexion, «  Le serment de Paris ».

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Tant de cris de tant de foules dans tant de villes,

Et tous ces regards saisis, ces visages figés qui sont les nôtres.

L’obscurité grandit.

C’est nous, de par le monde,

Les hommes visés.

Nous tous,

Possiblement,

En quelques secondes, de vie à trépas,

De passant à victime.

C’est nous, un jour peut-être, la vie d’attentat et l’incrédulité.

Nous avons vu Paris pleurer.

Tunis saisi d’effroi,

Orlando gémir

Et Nice être renversée.

Nous avons vu Beyrouth et Bruxelles.

Le monde,

Aux quatre coins déchirés.

Dans des pays lointains il est des douleurs sœurs,

Des visages sombres,

Des regards vides que nous reconnaissons.

C’est nous,

Attentats du monde entier.

On nous a donné un nouveau nom,

Nous, passants, civils, familles,

Nous sommes « cibles molles »,

Dans le métro, au cinéma, à nos bureaux,

Cibles molles,

Sur la plage,

Au musée,

A la terrasse d’un café,

Avec nos vies ni plus risquées ni plus peureuses que les autres.

Nous prenons des trains,

Montons dans des rames de métro,

Allons au concert,

Ni plus ni moins,

Cibles molles,

Car nous sommes faciles à tuer.

(…)

On aime la mort aujourd’hui.

Le monde est rempli de Saint-Barthélémy.

Et les libres-penseurs pèsent bien peu quand l’heure est à s’étrangler.

La peur a repris ses droits,

Gourmande,

Vicieuse.

Elle nous murmure que nous pouvons mourir par surprise à tout moment

Arrachés sans rien pouvoir faire.

Doucement, nous habitons le tourment.

Nous regardons le monde sans plus le comprendre.

Des hommes souvent plus jeunes que nous,

Tirent dans la rue,

Et se filment en souriant,

Se félicitent du sang versé, se donnent des noms de guerriers,

Des hommes qui ne savent même pas qu’ils sont lâches.

Longtemps, nous avons pensé que l’Histoire était essoufflée,

Que plus rien n’adviendrait :

Fin des éruptions, des soulèvements de peuples,

(…)

Nous n’imaginions pas avoir des ennemis.

Et pourtant, aujourd’hui comme toujours,

C’est nous qu’ils détestent,

Nous, qui ne vénérons aucun dieu,

Nous, les baptisés des terrasses de cafés,

Instruits par aucun autre livre sacré que Montaigne et La Boétie.

C’est nous qu’ils visent.

Notre liberté les insulte.

Alors, dans le secret de nos nuits partagées,

Nous faisons le serment des cafés.

Maudits soient les hommes qui prient Dieu avant de tuer.

Ils ne nous feront pas flancher.

Leur haine, nous la connaissons bien.

Elle nous suit depuis toujours,

Nous escorte depuis des siècles,

Avec ces mots qui sont pour eux des insultes,

Et pour nous, une fierté.

Mécréants,

Infidèles,

Je les prends, ces noms.

Juifs, dépravés, pédérastes,

Je les chéris,

Cosmopolites, libres-penseurs, sodomites,

Cela fait longtemps que je les aime, ces noms, parce qu’ils les détestent.

Nous serons toujours du côté de la fesse joyeuse

Et du rire profanateur,

Nous serons toujours des femmes libres et des esprits athées,

Communistes, francs-maçons,

Je les prends,

Tous.

(…)

Ils ne vaincront pas.

Nous lisons Hugo et Voltaire depuis trop longtemps.

Nous sommes jeunes filles aux cheveux lâchés,

Mère libres,

Joyeuses dans leur sensualité.

Nous sommes jupes au vent,

Sourires d’amour,

 Et les bretelles glissent du désir de tomber.

Nous resterons athées,

Pour longtemps encore,

Debout,

Poitrine nue

Et sourire de jouvence.

A la terrasse de nos cafés,

Nous en avons fait le serment :

Nous serons sensualité et libre pensée.

Nous serons rire réfractaire et gourmande liberté.

Ils croient que nous sommes cibles molles et gens sans noms,

Hommes et femmes faciles à frapper.

Ils ne voient pas qu’ils ne nous tuent pas lorsqu’ils nous abattent.

De père en fils,

D’amis en amis,

De passant en passant,

Nous nous transmettons l’humanisme de combat.

Et ce qui naît là,

Dans toutes ces foules de toutes ces villes,

Ce qui grandit et nous donne la force de relever la tête,

C’est la part belle,

Que nous sauvons, siècle après siècle,

Comme un bien précieux au-delà de nos vies,

La part belle

De lumière

De sourire

Et d’esprit.

Laurent Gaudé 2016.

 

Humains…aujourd’hui et demain…

L’année se termine …une année nouvelle lui succèdera…inévitablement !

C’est le moment où chacun , comme dans un film , opère un flashback .

Et cette « re-vision » met en lumière le cours de la vie qui nous a gratifiés de tant d’instants « bonheurs » et « douleurs ».

Aujourd’hui, il fait glacial et dans ma ville des « humains » sont privés de chaleur , de refuge…

Oserais-je , comme dans les films de fiction, envisager un futur tellement improbable pour tant de personnes?

Je me sens bien démunie face à l’ampleur de ces détresses et pourtant…

Si, déjà, nous montrions notre compassion à ces anonymes que souvent nous croisons, au détour d’une rue, à la sortie d’un  supermarché…

Un regard bienveillant, quelques mots échangés avec respect , ce n’est pas bien difficile , quelques minutes du temps si « précieux » pour certains…et déjà, un pas vers l’autre nous ramène à plus d’humanité. C’est possible …

Pensons-y quand nous nous pressons devant ces êtres blessés par la vie ! Tout commence par ce mouvement vers notre semblable , oui, notre semblable qui mérite d’être reconnu dans ce qu’il est et qui, la plupart du temps, n’a pas eu le choix !

Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous d’être capable d’accomplir ce simple mouvement d’altruisme et d’empathie.

Bonne et heureuse année 2018 !

Et pour illustrer ce propos « de circonstance »… la musique du magnifique film « Human ».

Savourez-en quelques doux moments…c’est mon cadeau de fin d’année !