Euthanasie : Lettre ouverte aux sénateurs

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

Vous allez vous prononcer sur la loi pour l’aide à mourir en vue de légaliser l’euthanasie.Avant le vote de l’Assemblée Nationale, nous avons été un certain nombre à alerter les députés des conséquences de cette loi. Nous n’avons pas été entendus.

Si vous faites partie de ceux qui défendent ce texte, aujourd’hui, je ne vous demande rien. La majorité des sénateurs le votera et la loi sera rapidement appliquée comme le souhaite Emmanuel Macron [économies sur la santé obligent].

Si le délit d’entrave à l’euthanasie figure dans le texte définitif. ce sera la loi la plus radicale du monde, pire que celle en vigueur au Canada : C’est une machine à tuer.

Les personnes les plus vulnérables seront vues comme des inutiles. Leurs proches ne pourront plus les protéger contre leur assassinat légal à plus ou moins long terme.

Cessez de vous gargariser avec le mot « dignité »,vous qui n’êtes même pas dignes de représenter le peuple ! Vous votez par idéologie un projet de loi directement élaboré par la Franc-Maçonnerie.

Cette loi est une épée de Damoclès au-dessus des têtes des plus vulnérables. Votre  » mourir dans la dignité » n’a rien à envier à la mort miséricordieuse qu’Hitler accordait aux personnes handicapées pour leur éviter de souffrir. Vous êtes les enfants d’Hitler.

Votre vote ouvrira un abîme de désespoir pour les personnes « éligibles » à cette mort radieuse.. Vous aurez fait de la mort, un droit transformant des soignants en bourreaux. Les patients trop âgés n’attendront plus la mort pendant 35 heures sur un brancard dans le couloir des urgences. Dés leur arrivée, la simple mention NTBR (ne pas réanimer) leur permettra de trouver une main charitable qui leur administrera la piqûre létale.

Les psychiatres ne seront plus formés à soigner et sauver les personnes ayant tenté de se suicider. Ils les accompagneront vers la mort à laquelle elles ont droit.

Les encombrantes victimes de vos vaccins à ARN m dont la vie est rendue plus difficile par des maladies neurodégénératives ou des cancers se verront imposer l’aide à mourir.

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, je ne sais pas ce qui vous a motivés à entrer en politique mais si vous votez la loi sur l’aide à mourir, vous ne serez plus au service du pays, mais à celui de la Mort. Or, s’il est un lieu où il n’existe rien au-delà de la mort, c’est celui de toute civilisation humaine.

Beaucoup d’entre nous seront désormais en sursis mais vous, vous serez condamnés à vivre avec cette abomination qu’un simple vote contre pouvait éviter.

Je n’ai donc plus rien à vous dire. Débrouillez-vous avec votre conscience !

Martina Charbonnel

LA UNE POURRIE DE CHARLIE HEBDO

La Une(*) de Charlie Hebdo sur le drame de Crans Montana était-elle vraiment indispensable ? Alors que les familles des victimes de l’incendie pleuraient, que leurs proches n’étaient pas encore enterrés et que d’autres grièvement blessés se battaient encore pour rester en vie, était-ce le moment de choisir d’en rire ? De qui se moque Charlie en titrant « Les brûlés font du ski ? » Des victimes innocentes dont certaines n’étaient encore que des ados ? Ou bien de nous tous pour cette ultime provocation au nom de la liberté d’expression qui imposerait de rire de tout ?

La satire qui utilise l’humour est une arme imparable contre les pouvoirs et les personnes en vue mais en quoi est-ce le signe d’un journal engagé que de prendre pour cible des jeunes gens qui avaient la vie devant eux ?

Avant d’aller plus loin, je précise que pour moi aussi la liberté d’expression est un droit et qu’une  » Une » pourrie ne justifie ni la censure, ni des procès ni des menaces de mort et encore moins des meurtres

En tant que journal satirique, Charlie Hebdo avait le droit de publier cette Une avec ce dessin. Mais comme beaucoup de personnes qui s’en sont indignées, j’ai aussi le droit d’exprimer ma désapprobation.

Être libre, ce n’est pas renoncer à toute conscience uniquement pour satisfaire ce principe supposé intangible de la liberté d’expression.

Il fut un temps où j’ai écrit quelques sketches parmi lesquels en 2003, un sur la canicule responsable de quinze milles décès. Les cadavres des victimes avaient été entreposés dans des entrepôts frigorifiés. Avec des mots très durs, j’ai pensé conjurer l’horreur et l’angoisse. A la relecture de ce sketch, il m’a paru abject et je l’ai déchiré parce que j’ai eu honte de l’avoir écrit. Ce fut mon dernier. Si le dépassement de ses propres limites fait partie de l’acte de créer, un auteur ne doit pas cesser de se remettre en question. Certains parleront d’auto-censure. Il y a peut-être un peu de ça mais la liberté sans entraves peut aussi devenir monstrueuse.

Certains citent Coluche pour justifier le rire comme étant un droit absolu. Vu qu’il avait un cœur d’or et une grande empathie je ne suis pas du tout certaine que Coluche aurait eu envie de se moquer de ces malheureux jeunes gens qui ont trouvé la mort dans des conditions aussi horribles.

Être choqué cette Une ne fait pas de moi quelqu’un qui par cette désapprobation cautionnerait les attentats à Charlie Hebdo. La pensée binaire érigée en idéologie ,ça suffit Quand la liberté devient un dogme, elle n’est plus libre. Non il n’est pas gravé dans le marbre que rire de tout est un droit qui prime sur tous les autres.

Le harcèlement scolaire, c’est aussi juste pour s’amuser? Et les vidéos en live se moquant de Permanove jusqu’à sa mort en direct, c’était aussi la liberté d’expression ? Il y avait un public qui payait pour voir son humiliation.

Les gens qui ont trouvé marrante la Une de Charlie  ‘Les brûlés font du ski » n’ont sans doute jamais eu l’intention de rire de la souffrance des jeunes brûlés vifs à Crans Montana. Pour eux, c’était juste un titre bien trouvé rappelant bien sûr «  Les bronzés font du ski » Ils n’ont pas pensé plus loin tout comme la rédaction de Charlie Hebdo satisfaite comme on peut l’être d’avoir trouvé une bonne idée.

C’était bien vu .Sauf qu’il y a plus de 150 familles dans une souffrance indicible sans même parler des survivants traumatisés désormais en enfer car hantés à vie par le souvenir des flammes et des morts brûlés vifs. Est-ce qu’une bonne idée de Une valait la peine de raviver la douleur de ces personnes ? Faire de l’humour doit-il faire taire en soi toute humanité ?

Après le drame de Crans Montana, comme nous avons été Charlie en 2015, la plupart d’entre nous ont été la maman d’Arthur cherchant son fils avant d’apprendre qu’il était mort t. Nous avons été aussi été les autres proches des victimes parce que nous avons gardé la capacité d’imaginer ce que l’on peut éprouver quand son enfant vit ce drame. C’est ce qui s’appelle l’empathie. Ceux qui se sont amusés de cette Une si bien trouvée n’ont pas pensé plus loin … Et si c’était précisément ça, le problème ?

  • Sur X, on m’a dit que ce n’était pas la Une mais juste un dessin publié sur X pour les gens qui suivent le compte de Charlie Hebdo. ça ne change rien car sur X circulent des posts bien au-delà du nombre d’abonnés du compte et de plus très retweetés. Ce dessin était donc prévu pour faire vendre le journal, ce qui est presque pire. S’il n’avait pas été sur X, seuls les personnes achetant Charlie l’auraient vu et il aurait été moins susceptible de blesser les familles des victimes. Or Charlie s’affiche avec. Résultat : la maman d’une victime a écrit à Emmanuel Macron de faire quelque chose par rapport à ce dessin. Au moment où le gouvernement ne cherche qu’à interdire X, voilà un argument de plus pour le gouvernement

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Il était une fois, la prime de Noël

Il était une fois, un autre monde perdu dans la mémoire d’un siècle qui s’achevait et avec lui ses dernières lueurs d’humanité.

Il aura fallu 27 ans pour tordre le cou à la prime de Noël obtenue de haute lutte en 1998. Je me souviendrai toujours de ce 30 décembre 1997, lorsque j’ai poussé la lourde porte de la Bourse du travail de Bordeaux pour aller à la rencontre des chômeurs que l’on voyait tous les soirs aux infos locales.

J’ai tout de suite senti qu’il se passait quelque chose d’unique comme un écho à ma démission du parti socialiste après le congrès qui avait confirmé François Hollande à sa tête . Bien que solidaire, je ne pensais pas être directement concernée par la prime de fin d’année revendiquée avec les fonds sociaux de l’UNEDIC non utilisés pendant l’année, écoulée.

Rapidement, j’ai compris que ce mouvement ne s’adressait pas qu’aux chômeurs indemnisés par les ASSEDIC mais aussi à tous les gens dans la précarité. La vie d’artiste fait connaître des périodes de vache maigre comme on dit communément .

Chaque jour apportait son lot d’actions et d’émotions fortes . Occupations pacifiques et manifestations : ANPE, Chambre de commerce, Hôtel de Région, réunions avec les autres assos AC Agir contre le chômage, l’APEIS, le MNCP qui affichaient une belle unité. C’était puissant, chaleureux, vivant et mêmesouvent joyeux Un lien très fort se créait entre nous.

Sous la pression du mouvement, le Ministère de la Solidarité a consenti a attribuer (en fonction des ressources), la prime demandée . Les associations étaient habilitées à faire remplir les dossiers qui devaient être examinés par la Préfecture et les services sociaux. J’avais été mandatée pour participer à la délégation hebdomadaire avec la sous-préfète pour faire le point sur l’avancée des dossiers que nous avions déposés.

Comme le versement de l’aide ne venait pas assez vite, nous avons organisé une occupation pacifique de la Préfecture pendant quelques heures jusqu’à ce que Madame Join Lambert du Ministére de la Solidarité accepte au téléphone le déblocage rapide de ces fonds. Encadrés par un permanent de l’UD cgt, le dialogue avait été possible et sans accrocs malgré la présence de crs postes à l’entrée de la Préfecture.

C’était un mouvement constructif. Nous échangions avec des élus des travailleurs sociaux pour élaborer ensemble la charte des besoins des personnes dans la précarité. Tous ces travaux menés dans toute la France ont contribué la réflexion collective menant à la loi Aubry de lutte contre les exclusions. C’est dans ce cadre que le gouvernement Jospin a décidé d’accorder chaque année une prime de Noël.

Je ne suis pas sûre que l’idée plaisait beaucoup à Lionel Jospin qui voulait plutôt encourager le travail avec la prime pour l’emploi mais il a cédé à la pression du mouvement des chômeurs.

Cette prime de Noël n’a jamais été prévue pour les enfants mais il se trouve que les familles à très faibles ressources y ont aussi droit. Si la reconnaissance de ce besoin fait consensus il serait plus sain que les allocations familiales prévoient une prime spéciale pour les enfants à Noël C’est la détourner de son but que d’en priver les chômeurs et personnes précaires qui en étaient les bénéficiaires originels.

Lors des commissions de travail sur l’exclusion, les difficultés des personnes célibataires en situation de précarité ont été évoquées. Charges alourdies quand le loyer, les factures d’énergie, le téléphone sont à régler par une seule personne. Difficulté d’accès au logement social le plus souvent réservé aux familles. Isolement et gros obstacle à toute vie conjugale.. La précarité renforce la solitude d’un célibat non choisi.car une personne au RSA ( RMI à l’époque) dépend des revenus de son conjoint pour son obtention et son calcul. (revenu différentiel) ce qui est très dissuasif pour un ’éventuel conjoint. J’ai connu un homme a qui avait tenté de se suicider parce qu’il n’avait pas droit au RMI à cause du salaire de sa femme dont était dépendant financièrement. Si les gens en situation de précarité n’ont pas déjà des enfants, la pauvreté n’incite pas à en faire sauf à compter sur la CAF pour les nourrir, ce qui est loin d’être le choix des plus lucides d’entre eux.

S’en suivent un isolement et un repli qui conduisent à la dépression, parfoisà une addiction à l’alcool, à la désintégration sociale et peut-être la rue.

C’est à ces personnes pauvres parmi les pauvres et fragilisées que le gouvernement veut supprimze la prime de Noël ?

Les réseaux sociaux abondent de Nicolas-qui-paient qui pensent devenir plus riches si on enlève 150 € à ces malheureux. Ils ne risquent pourtant pas de les dépenser en foie gras et en champagne mais simplement pour finir le mois, s’acheter une couette pour avoir moins froid ou payer une facture d’énergie.

Va-t-on priver de cette prime, la mamie au RSA n’ayant plus d’enfant à charge mais soucieuse d’acheter des cadeaux à ses petits enfants  pour se sentir rester une vraie mamie ?

Il n’ y a jamais eu de générosité dans aucun gouvernement pas plus dans celui de Lionel Jospin que d’un autre. Il y a eu à un moment donné une lutte qui a fait émerger des besoins criants,

A cette époque, le CRS n’éborgnaient pas les manifestants ce qui a rendu possible notre mouvement, un des plus beaux combats de ma vie. Un peuple qui s’éveille, c’est une vague, un souffle, le sentiment qu’une société peut encore se construire…Pour un temps…

Quand on voit l‘agonie programmée de la Sécurité Sociale promue par le Conseil National de la Résistance, faut-il s’étonner que le gouvernement enlève ce qui permet encore à des gens de se tenir debout au moins quelques jours parce que la société a encore eu un geste envers eux ?

Ce qui me glace le sang, c’est de voir à quel point les gens ont la haine des pauvres. Mais bordel, si vous enviez les gens touchant le RSA pour cette malheureuse prime qui n’a jamais été revalorisée, qu’est-ce qui vous empêche de quitter votre emploi (ça fera des heureux qui attendent) et de vivre avec quelques centaines d’euros par mois ?

Chaque jour, cette société perd un peu plus d’humanité. Le monde de Macron, son regard vide et son cœur de pierre entrent parfois par effraction chez des personnes peu conscientes de leur métamorphose. J’ai de plus en plus l’impression d’être entourée des Rhinocéros de Ionesco. Allons-nous tous être contaminés ? Sur X, je bloque tous ceux qui n’ont pour projet que de retirer de l’argent aux pauvres. Et tant pis si nous avons mené des combats communs contre la dictature sanitaire.. Il est temps de se dire adieu.

Je suis peut-être restée une fille de gauche. Pourquoi renierais-je mes valeurs humanistes ? Tant pis si je me sens étrangère à tous leurs clivages. Ce n’est pas moi qui ai perdu ma boussole mais plutôt la gauche qui s’est trompée de chemin.

Parlons de l’autisme !

Il commence à se dire de plus en plus souvent que les vaccins sont responsables de l’augmentation exponentielle des cas d’autisme. C’est plus que probable puisque le mercure ( thiomersal utilisé jusqu’en 2000 pour les enfants) et l’aluminium injectés dans le vaccin endommagent la barrière hémato-encéphalique.
Je suis gênée lorsque j’entends parler d’épidémie de cas d’autisme qui est alors considéré comme une maladie à éradiquer avec probablement un jour des personnes avec autisme lourd éligibles à l’euthanasie.

J’ai découvert que mon fils était autiste à partir du moment où il a quitté le lycée en terminale en ayant été empêche de justesse de sauter par la fenêtre à la demande de ses harceleurs. En me documentant, j’ai compris que sa bizarrerie et ce que je prenais pour des problèmes d’adolescence étaient dus à son autisme Asperger. Lorsqu’il était plus jeune, les enseignants et les autres élèves le considéraient comme un surdoué. Les années qui ont suivi n’ont laissé aucun doute sur son comportement autistique. Tous les gens qu’il croisait s’en apercevaient à l’exception des psychiatres qui après une hospitalisation l’avaient étiqueté schizophrène. Si sa vie sociale reste fragile, il a trouvé son équilibre dans la peinture.

Mais l’autisme de mon fils m’a surtout permis de comprendre que je l’étais aussi. Soudain tout ce que j’avais vécu dans mon enfance et mon adolescence, ma scolarité chaotique à partir de la 5ème, ma tentative de suicide à 14 ans s’éclairaient. Je dois mon salut à l’après 68 où le conformisme social a éclaté et qu’il m’était possible de vivre ma singularité en étant acceptée. Autiste ou pas, il y avait suffisamment de gens en rupture avec la société pour trouver des communautés partageant mes valeurs.

Depuis, la diagnostic d’autisme a été reconnu pour mon fils qui est loin d’être sorti de sa phobie sociale. Pour moi,ça n’a plus grande importance. Même en l’absence de reconnaissance sociale, je n’ai pas à regretter ce que j’ai réalisé, mes engagements associatifs parfois politiques, mes écrits et ma recherche picturale.

Aujourd’hui, j’entends dire que l’autisme est une maladie à éradiquer causée la plupart du temps par une intoxication liée aux vaccins. Parle-t-on de la même chose chaque lorsqu’on emploie ce mot autiste ? Confronté à cette ambiguïté, le DSM 5 préfère le terme TSA (troubles du spectre autistique) dont l’impact sur le comportement est variable. L’appellation autisme « Asperger » qui faisait que beaucoup s’y reconnaissaient et s’y réfèrent toujours a été entachée par le fait qu’on a découvert qu’Hans Asperger n’était pas seulement ce bon médecin autrichien qui avait sauvé ses petits patients autistes au programme d’élimination nazie. Il a aussi été celui qui a délibérément envoyé des enfants à la mort.

On aurait sans doute pu remplacer  » Asperger » par un mot moins connoté mais marquant la spécificité de ces personnes un peu étrange qui développant certaines capacités parfois proches du génie on contribué à des découvertes fondamentales pour l’humanité.

Tony Attwood, le psychologue britannique qui nous a permis de comprendre et de mieux encadrer les autistes de haut niveau a déclaré que sans l’apport de ces personnes, les êtres humains seraient encore en train de bavasser tranquillement dans les cavernes. Par les temps qui courent, je me dis parfois que ce ne serait peut-être pas si mal mais c’est un autre sujet.

Bien sûr, chaque médaille a son revers et si l’on peut reconnaître une part de génie à des personnes comme Bill Gates ou Elon Musk, il ne s’agit pas d’en faire les maîtres du monde parce qu’ils ont une conception très personnelle de l’empathie qui ne fait pas forcément le bonheur de l’humanité ( loin s’en faut pour Bill Gates).

Robert Kennedy avait évoqué l’autisme post vaccinal d’enfants qui (selon lui) pour un tiers d’entre eux seront toujours une charge pour la société car ils n’évolueront pas. J’avais été choquée de l’entendre au point de me demander dans quel état se trouvaient ces pauvres enfants. Pourquoi parler d’autisme s’ils ont le cerveau complètement bousillé ? A présent, le même Kennedy dit qu’il va traiter l’autisme avec de l’acide folique qui n’est rien d’autre que la vitamine B9 que l’on peut trouver en complément alimentaire.

Si des vitamines permettent d’éviter des médicaments psychiatriques lourds, je ne peux que me réjouir mais j’ai quand même quelques doutes. Et si ce traitement qui va faire le bonheur des laboratoires ne fonctionne pas, que vont devenir ces personnes? Jugées irrécupérables, éligibles à l’euthanasie ? Comment les sauver ? Je ne parle même pas du paracétamol accusé de provoquer l’autisme. C’est à croire que l’on veut minimiser la responsabilité des vaccins.

Je n’aime pas ce que je lis sur le sujet . Les chiffres sont erronés. Il n’y avait pas un cas sur 10 000 avant les années 80. Avant, on appelait « autistes » des enfants ne communiquant pas ou très peu (souvent non verbaux) ; ce que le psychanalyste Bruno Bettelheim assimilait à une « forteresse vide  » . Il pensait pouvoir les guérir par la psychanalyse. D’autres étaient perçus comme des attardés mentaux. Les autistes Asperger passaient pour des gens bizarres, introvertis, timides souvent harcelés et pris comme boucs émissaires . Quand j’ai eu 13 ans, ma tendance au repli était considérée comme schizoïde par un psychologue de l’époque.

Si l’autisme est devenu plus fréquent à partir des années 80, ce n’est pas à cause du paracétamol qui a remplacé l’aspirine mais probablement à cause de l’introduction du vaccin ROR dans le calendrier vaccinal en 1983. Avec l’étendue du nombre de vaccins obligatoires, on a multiplié les risques d’intoxication à l’aluminium et leurs conséquences sur les cerveaux des enfants.

Si l’on veut appeler « autisme » les désordres neurologiques et cérébraux causés par le vaccin, il faudra préciser « autisme post vaccinal ». Plus qu’une maladie, c’est une infirmité d’origine toxicologique. Reste à savoir si l’état de ces enfants pourra être amélioré par des TCC ou s’ils vont servir de cobayes à Bigpharma qui a sans doute en projet un vaccin contre l’autisme.

Quoiqu’il en soit, il est éprouvant de voir en l’autisme un mal à éradiquer alors que bien des personnes autistes notamment de haut niveau ont construit leur vie autour de leur singularité et n’ont aucune envie d’être normalisées pour rentrer dans le moule.

Notre société n’aime pas ce qui dépasse et cherche à faire de nous des êtres interchangeables avant de nous décréter inutiles. C’est parce que les personnes autistes sont difficilement assimilables que nos sociétés les placent sur le même plan, que des personnes handicapées mentales. Les capacités intellectuelles des  » Asperger » les rend moins perméables à la propagande et c’est pourquoi les gouvernants s’en méfient. C’est inquiétant pour les années à venir. Seuls en réchapperont les quelques autistes qui ont mis leur génie au service de leur enrichissement et qui font désormais partie de la petite élite des milliardaires.

On pourrait stopper la progression du nombre de cas d’autisme post vaccinal en cessant ces programmes de vaccination qui font plus de mal que de bien et en choisissant de soigner les maladies réelles plutôt qu’en injecter à des organismes sains.

On pourrait…

Mais l‘autiste milliardaire qui contrôle l’OMS n’a plus que la dépopulation et la destruction de l’humanité . pour obsession.

À suivre

Le retour du concept de « l’art dégénéré »

Lorsque j’ai l’impression de partager certains combats sur les réseaux sociaux., il m’arrive parfois d’être meurtrie par des points de vue qui rencontrent pourtant l’assentiment du plus grand nombre. C’est notamment le cas lorsque s’exprime un rejet quasi systématique de créations plastiques de notre époque..

Étant artiste peintre depuis plus de 30 ans, pendant des années, j’ai tenu des blogs artistiques où sur un ton satirique je démontais toutes les impostures de l’art institutionnel.. J’ai regroupé ces articles dans mon livre « L’’enterrement du dernier peintre ».

Étant donc en capacité d’exercer mon esprit critique de façon éclairée, je suis loin de défendre out ce qui est présenté comme œuvre d’art.Une banane scotchée sur un mur vendue pour une somme exorbitante, c’est du foutage de gueule . Exposer un clitoris géant pour la journée de la femme, c’est une provocation wokiste autrement dit de la propagande.

Lorsqu’au début du 21éme siècle, je dénonçais l’art officiel, le wokisme était déjà latent mais pas encore aussi affirmé qu’aujourd’hui où l’expression luciférienne rencontre la complaisance du pouvoir.

Je n’ai jamais été dans les petits papiers des institutions et ma démarche picturale novatrice n’a jamais rencontré le moindre soutien public. J’ai dépassé l’’amertume pour simplement être heureuse de voir que la discrétion de mon travail m’a permis de rester libre et fidèle à moi-même, ce qui n’est pas le cas des artistes liés à des contrats avec l’État.

J’ai signé la pétition de rejet de l’œuvre de Claire Tabouret en remplacement de vitraux intacts de Notre Dame.Seul l’art sacré a sa place dans une église.

Ceci dit, je ne supporte pas le dénigrement systématique des formes d’art de notre époque avec des arguments qui n’honorent pas ceux qui les utilisent Que l’on aime ou pas une œuvre, sa présence dans l’espace public est une nécessité. Aucune civilisation ne survit sans art de son temps. Si l’on ne reconnaît que l’art du passé, aussi génial soit-il, c’est que notre civilisation est déjà morte. Le théâtre moderne doit-il s’écrire en alexandrins ? N’existe-il pas de poésie sans rimes ? Être amateur de musique classique empêche t’il d’aimer le jazz, les groupes de musique des années 60 à 80 et nos auteurs compositeurs interprètes ?

Pourquoi le fait d’aimer les sculptures de la Grèce antique ou celles de Rodin devrait il obligatoirement rendre hermétique à celles qui sont faites avec d’autres matériaux ? Pourquoi vouloir ignorer le message de l’artiste ?

Souvenons nous comme les impressionnistes ont été décriés à leur époque,ou encore la difficulté de faire accepter la peinture de Van Gogh de son vivant. ! Allons nous revenir au temps des nazis qui par idéologie évoquaient l’ « Art dégénéré » pour à interdire où détruire toute forme d’art moderne  et à pousser les artistes à l’’exil  où les persécuter ?

Oui il y a des abus dans l’art. La » Merda d’artista » de Piero Manzoni (1961) en est le plus flagrant exemple. Entre le snobisme béat qui consiste à applaudir n’importe quelle provocation et le rejet systématique de tout ce qui s’éloigne des formes artistiques admises, il y a de la place pour la critique et pour le débat..

La tendance qui consiste à dire que l’art est inutile et que l’argent public n’a pas à le financer nous place sur une pente glissante. On trouve normal que l’État participe au financement du football déjà sponsorisé par des mécènes privés. Les joueurs millionnaires qui shootent dans un ballon sont donc plus importants que des artistes ? Les privilèges des élus, les milliards d’euros envoyés en Ukraine pour tuer toujours plus de gens, les milliards accordés aux grandes entreprises qui ne se privent pas de réduire le personnel, tout ceci serait donc moins scandaleux que les quelques milliers d’euros d accordés à un artiste pour une commande publique ?

Vous voulez quoi ? Un monde sans art vivant ? Mais ce serait quoi la finalité d’une société sans création ? Une vie végétative sans transcendance ni spiritualité ?

L’attribution des commandes publiques reste opaque : Copinage, élus qui se servent au passage avant que l’artiste touche son dû. Il y aurait beaucoup à redire mais ce n’est pas ce qui chagrine ceux qui décrient les œuvres contemporaines.Ce qu’ils déplorent, c’est l’existence de l’art vivant dans l’espace public..

J’ai lu un post disant que peu importait la qualité de l’œuvre car tout ’argent public rétribuant l’art devrait-être sanctionné. Nous en sommes là ! Haro sur l’art ! Si tout ce qui reste au RN et aux souverainistes, c’est de suivre les nazis dans leur définition de l’art dégénéré, ce parti passe à côté de l’essentiel.

Mais revenons à la sculpture monumentale de Daniel Hourdé » » L’arbre aux mille voix qui rassemble autant de personnes prêtes à dégueuler leur rejet . En toute honnêteté, je la trouve plutôt pas mal et sensée. Elle est figurative car la forme de l’arbre est évidente donc d’une compréhension facile pour peu qu’on ne la rejette pas par principe. Le message de l’artiste est limpide. A quel titre mérite-t-il qu’on le raille. J’aime la portée universelle de cette œuvre qui défend la littérature et les formes artistiques du passé et actuelles.

Quand aux gens qui trouvent que ça dégrade l’espace public, qu’ils se rassurent, cette sculpture monumentale ne restera pas dans la cour du Palais Bourbon et n’incommodera donc plus les députés du RN

Il paraît que mes arguments sont trop cons. C’est ce que m’a dit l’homme qui prétend incarner l’intelligence collective : Je lui renvoie son  » compliment » car comme disaient autrefois les enfants : « C’est celui qui le dit qui l’est ». Quant à moi, je suis libre de m’indigner devant l’indigence de propos nauséabonds et je soutiendrai jusqu’à mon dernier souffle, l’art et les artistes que j’estime devoir défendre.

« Avec son tronc déformé, son aspect mystérieux et son feuillage réalisé en livres, cet arbre étonne et capte le regard. Car oui, en y regardant de plus près, ces étranges feuilles sont en réalité des livres. Le Petit Prince, À la recherche du temps perdu, Hamlet, Boule de Suif, Le Diable au Corps, Orgueil et Préjugés, La Vagabonde, Une vie violente… Les grands classiques de la littérature côtoient des romans plus récents, des auteurs de tous les pays sont représentés dans cet arbre de vie universel.

Ces livres bien connus nous paraissent éternels… Et pourtant, Daniel Hourdé rappelle à travers sa sculpture à quel point les œuvres, les récits, la culture est fragile. Telles les feuilles des arbres qui tombent et meurent à l’automne, ces œuvres peuvent elles aussi disparaître rapidement..» « Sortir à Paris/arts -culture »

Mon livre :

https://www.thebookedition.com/fr/l-enterrement-du-dernier-peintre-p-85497.html#summary

Circulez, y a rien à voir !

Tortionnaires par procuration

Canicule : Entre réchauffisme et déni

Échec et mat ?

Dès la rentrée, la société du spectacle cherche des figurants,
Les appels à la mobilisation le 10 septembre se multiplient comme cette affichette publiée sur les réseaux sociaux Ce titre est en jaune bien sûr ; Ça commence fort :

« Organisation des collectifs :  » Soulèvement de la Terre », » Extinction Rébellion « , Marche des Solidarités, « Faire bloc, faire Peuple » », Mouvement de Mères Isolées », « Révolution Permanente », «  Groupe Révolutionnaire Charlatan, » « L’Offensive,  » Les Insurgés », « Carnage Total » , »Lyon insurrection », « Brigade Anti Red Flag », « Toulouse Insurgés, » Indignons-nous ! « 

Est-ce que ce monde est sérieux ? La politique spectacle se met en place avec les tocards de Sciences-Po, les insurgés d’opérette, les rebelles, écolos financés par les mondialistes.

L’humour est au rendez-vous avec le » groupe révolutionnaire charlatan  » ou encore  » Carnage total ». On dirait le nom de groupes de rock de la période punk. On n’attend plus que les collectifs non genrés non binaires ou celui des trans porteurs de drapeaux palestiniens.

Si le gouvernement avait voulu parodier la révolte qui gronde et dégoûter les victimes de sa politique, il ne s’y serait pas pris autrement. Les Gilets jaunes et les Nicolas vont-ils se joindre à ces gens qui miment la colère pour étouffer la vraie ?

On pourrait se dire :« Laissons « l’ego show » faire mumuse (entre eux) et passons aux choses sérieuses ! » Sauf qu’en bas de l’affichette, c’est l’artillerie lourde de la putte de classe qui s’annonce sous la houlette de Sophie Binet revenue de ses congés payés pour organiser la sortie merguez du 10 septembre autour des camions cgt et leur sono casserolesque. Il reste un peu plus de trois semaines pour organiser les chorégraphies, avec les intermittents du pestacle pour la mise en scène.

Et comme FO se met de la partie, la fête promet d’être belle. L’avantage des slogans de la cgt, c’est qu’on ne les oublie jamais. Mon fils qui manifestait avec moi en 2003 me chante encore parfois «: « »Si t’es contre la loi Fillon tape dans tes mains !»

Bien entendu cet appel du 10 septembre est totalement rédhibitoire ; c’est le but ! Nicolas écrase par les charges va -t-il se joindre à ces militants au cerveau lessivé qui arrosent de potage les peintures des musées ou se se collent les mains sur le goudron d’un trottoir ?

N’ayons pas peur de le dire : Le jaune du titre de l’affiche n’est pas le jaune des gilets de 2018. mais celui des syndicats jaunes qui sont payés pour trahir le peuple.

Que vont faire les gilets jaunes ? S’associer à ces guignols qui singent les luttes sociales ?

Se confiner chez eux pour boycotter la consommation, payer les achats essentiels en espèces , boycotter la carte bleue. ? Comment créer une dynamique dans le repli et l’isolement ? On peut rêver que dix millions de personnes suivront cet appel. Alors qu’au mieux ça se résumera à quelques milliers voire quelques centaines.

Vont-ils manifester à part en tant que gilets jaunes ? Ils seront infiltrés par des insoumis et des cégétistes venus pour la convergence des lutte sans oublier le black bloc si le mouvement prend de l’ampleur. Les blindés sont prêts.

Il y aura sans doute des initiatives des patriotes pour les orphelins d’une rentrée combative à la hauteur des enjeux. Les appels au Frexit et au départ de Macron sont les seules exigences qui devraient fédérer nos aspirations mais aucune manifestation des Patriotes n’a jamais fait trembler le pouvoir.

Oui Macron a bien placé ses pièces maîtresses sur toutes les cases. Défiler avec les révolutionnaires charlatans, c’est ce ridiculiser et Macron jouit de sa bonne blague. S’auto-confiner en s’invisibilisant pour faire craquer le système, c’est une des trouvailles de Mac Kinsey. Défiler en ordre dispersé ne lui fait pas peur parce que diviser le peuple en l’atomisant, c’était son projeeeeet. Se réfugier chez les Gueux avec le très macroniste Alexandre Jardin ?

Vu l’ambiance, la plupart des gens vont renoncer à toute mobilisation à la rentrée et c’est encore plus dramatique car ça signifie que Macron peut faire tout ce qu’il veut car quelle que soit la case sur laquelle on se trouve, on ne peut plus bouger sans être mis en échec ? Ce n’est pas pour rien qu’il a fait de Machiavel son maître à penser.

Échec et mat ? Oui, si nous ne sortons pas d’une stratégie où à la différence du jeu d’échecs nos chances ne sont pas les mêmes au début du jeu . Soyons un grain de sable dans l’engrenage  en commençant par ne pas nous laisser canaliser dans des actions contrôlées par le pouvoir. « C’est toujours mieux que rien » se disent beaucoup de personnes Ce n’est pourtant pas certain car ce rien peut aussi être un feu qui couve sous les cendres. Soyons imprévisibles !

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Le 10 septembre, on dégage la mafia au pouvoir ?

Retenez bien cette date : Le 10 septembre. C’est le jour de la colère. Personne ne sait qui est derrière les différents appels à se mobiliser ce jour-là. Le gouvernement est de plus en plus suspecté mais ce ne serait ni la première ni la dernière fois que le pouvoir créerait une mobilisation pour éviter la lame de fond qui pourrait l’emporter. Le gouvernement n’est pas près de supprimer X . Il en a fait un outil de propagande en plaçant ses pions sur à peu près toutes les cases de la contestation.

On a tout entendu pour ce 10 septembre à commencer par les gilets jaunes sortant leur tenue du placard pour nous remettre un petit coup de « Même si Macron ne veut pas, nous on est là. ». Sauf qu’ils ne seront peut-être pas en jaune et que le refrain pourrait changer. Peut-être même qu’ils ne sortiront pas car il y a aussi eu un appels à tout bloquer en restant chez soi. Dans les premiers temps, il a été question de confinement mais le mot a fait un flop. Le gouvernement prenait ses désirs pour des réalités. Après les auto attestations de 2020, un confinement volontaire pour combattre le gouvernement ? C’est à peu près comme si des malades faisaient grève en ne se soignant pas rien que pour embêter l’assurance maladie.

Je caricature car il est vrai qu’enlever tout son argent des banques aurait de l’effet mais les banques sont libres de bloquer les retraits et les commerçants (sous pression de l’État) de refuser les paiements en liquide.

L’appel « Bloquons tout « a été annulé mais continue d’inspirer certains. Ce ne semblait pourtant pas une bonne idée car toute mobilisation génère du lien social. Mais s’isoler et s’ invisibiliser en se disant qu’on emmerde le système ne crée aucune dynamique.

Se sentir vibrer au milieu d’une foule partageant un même combat, crier chanter, se faire de nouveaux amis ne menace peut-être pas le pouvoir mais permet de se sentir vivant. Une force illusoire ? Peut-être ou peut-être pas si un jour où le peuple se donne les moyens de renverser le pouvoir.

Beaucoup de personnes ont exprimé leur refus de voir les syndicats récupérer le mouvement. C’est impossible parce que face aux attaques du gouvernement des droits des salariés ne serait-ce que par l’annonce jours fériés travaillés gratuitement ou remise en cause des arrêts maladie, la mobilisation des syndicats est inévitable. C’est leur rôle. C’est leur job. Ils y seront.

Tout le monde sait qu’ils vont traîner les gens de manif hebdomadaires en manif hebdomadaire et que ce qu’ils obtiendront est déjà négocié d’avance avec le gouvernement. Les jours fériés resteront des jours de congé et les syndicats parleront de victoire. On sait aussi qu’ils feront monter la pression pour obtenir plus de subventions mais c’est aux salariés de déborder les consignes syndicales.

Avec ou sans les syndicats, reste à voir ce que veulent les gens qui comptent bouger à la date imposée. Les gilets jaunes se concentrent sur une revendication qui semble les rassembler. Le RIC . Je me demande comment ils peuvent attendre d’un pouvoir tyrannique qu’il accorde la démocratie au peuple le demandant gentiment. Ça n’a aucune chance de se produite et si le gouvernement acceptait, c’est qu’il aurait toutes les cartes en main pour biaiser, frauder ou piétiner un résultat qui ne lui convient pas comme après le « Non » au TCE de 2005.

Parmi les derniers venus de la contestation, il y a Nicolas-qui-paie et tous ceux qui se rassemblent derrière ce slogan publicitaire pour demander l’arrêt des dépenses de solidarité : « Je paie pour ma poire. Les autres peuvent crever ». Ce n’est peut-être pas le gouvernement qui a inventé Nicolas mais il s’en sert abondamment .La chasse aux vieux est ouverte. Ça permet de faire croire que les retraités sont responsables de la dette. Les ennemis de Nicolas, sont les petites mamies qui osent encore faire leurs courses dans les supermarchés un samedi. Elles ont le culot de ne pas se cacher. Quand on demande à Nicolas ce qu’il attend des boomers il répond : « Qu’ils se sacrifient pour nous laisser la place ».

Si Nicolas manifeste le 10 septembre, je conseille aux boomers de ne pas se joindre à ces gens qui veulent les éliminer. Mais les Nicolas préfèrent s’en prendre aux vieux plutôt que de courir le risque de se trouver en face des CRS. En 2018 les boomers courageux se trouvaient sur les ronds-points ; Certains ont été éborgnés et ils se battaient pour toutes les générations.

Reste le dernier né des mouvements « Les Gueux « d’Alexandre jardin. J’ai déjà dit ce que je pensais de l’écrivain. Il se confirme qu’il a envie de jouer un rôle politique majeur en vue de la présidentielle de 2027. S’il ne parvient pas à obtenir ses parrainages, il soutiendra le candidat LR s et n’oublions pas la présence de Xavier Bertrand à l‘un de ses rassemblements. Xavier Bertrand défendant les gueux ? C’est nouveau !

Si tout ce petit monde parvenait à unir ses colères ça donnerait une curieuse cacophonie : Syndicats détestés parce que traites, aux côtés des Nicolas qui ne rêve que de zigouiller les boomers foccultant les confinés volontaires invisibilisés boycottant les supermarchés après avoir rempli un coffre de provisions achetées en grande surface,. Il y aura aussi les pros des manifs , gauchos antifafs et les zemouriens qui ne voudront pas défiler aux milieu des drapeaux palestiniens et des symboles arc-en-ciel ? Alexandre Jardin sera là avec ses gueux et ses motards en colère. Sans oublier le black bloc qui mettra tout le monde d’accord en permettant à la police de sortir ses nouveaux blindés.

Ce n’est un inventaire à la Prévert mais est-ce à la hauteur de la gravité de ce que nous vivons ? Malades appelés à se responsabiliser en ne se soignant plus, factures d’énergie qui explosent quand les gens ne peuvent plus se nourrir correctement, vaccins à l’ARN bientôt obligatoire et euthanasie pour remplacer les soins coûteux, éleveurs assistant impuissants à l’abattage de leur troupeau pour une maladie facile à soigner, menace de guerre avec la Russie. Au milieu de ce chaos, la colère des motards, ce n’est pas un peu bling bling ?

La plupart d’entre nous sait que la colère autorisée ne servira à rien peut-être même pas à se défouler . Pourtant, beaucoup, iront car ils n’en peuvent plus et espèrent déborder du cadre imposé.

Sommes nous encore un peuple capable de nous unir autour d’un projet ? Rien n’est moins sûr. La société est atomisée.

Face à la violence d’état, si la peur ne change pas de camp, c’est foutu. La contestation pacifique a atteint ses limites. Maintenir l’illusion qu’il existe des solutions non-violentes permet à la mafia mondialiste de nous enchaîner toujours plus. Dans 1984, chaque jour les deux minutes de la haine servent de soupape pour supporter la tyrannie. Mais nous arrivons à un point de non retour où il va falloir choisir de se battre pour les virer ou accepter de disparaître. Aux armes, citoyens !