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Pour les « croqueurs de môts » Défi n°318

Défi 318 mené par Martine. 

Recette à la Mijo ou comment rater ce qui ne devrait jamais l’être. 

Ceindre sa taille d’un joli tablier vert –

Chercher en vain l’oignon rouge qu’on a oublié d’acheter et se rabattre sur l’oignon jaune légèrement germé ! 

-se saisir d’un couteau autrement qu’en le prenant par la lame ! (Malheureuse, mais fais donc attention, maugrée le mari peu confiant !)

-tourner le dos à ce défaitiste et couper menu menu les lamelles d’oignon. Surtout ne pas pleurer ! (Saleté de legume !)

-mettre l’oignon dans le wok, ajouter un peu d’huile d’olive (ramenée du Portugal ! Souvenirs, souvenirs)

-BIEN surveiller les petits morceaux qui dansent joyeusement dans leur bain, ne pas les quitter des yeux, les remettre dans le bon sens avec une cuillère en bois. 

-renouveler l’opération autant de fois que nécessaire. 

-BIEN surveiller leur coloration, attendre encore un pour obtenir un plus joli bronzage…encore un peu…encore un peu…

-tiens, notification sur le téléphone. C’est qui ? Ah, ma copine ! Comment vas-tu ? 

Et patati et patata… Et je ris, et je parle et je m’éloigne de la cuisine, il y a trop de bruit tout d’un coup !

-c’est quoi cette odeur ? 

-oh boudiou ! Les oignons ! 

Ils ne chantent plus, ils crient à l’agonie, ils se tortillent sous la puissance des flammes, ils se recroquevillent avant que je n’ai eu le temps de minimiser la force du gaz. 

Merdum ! 

Tout est à refaire ! Mais avec la participation exceptionnelle de Sydney Bechet. Lien plus bas.

À vos tabliers…

Félibre…aquéres mountagnes…

Message de JETPACK (application de wordpress sur téléphone).

-C’est l’heure de blogger aujourd’hui-

Moi, je veux bien, mais que vous dire ? Parce que c’est bien pour VOUS dire quelque chose que cette application me titille ! Alors, j’y vais, en ne me creusant pas la cervelle outre mesure ! Une idée, comme ça, qui vient de me passer par la tête. Il faut que je la suive vite avant qu’elle ne s’envole et me laisse comme un flan sur le bord de cette page. 

Félibre 

Le début d’ « aqueras mountagnes… » fredonné à mi-voix, apporte  un rythme  un peu plus soutenu  à mes pas qui se faisaient paresseux. La plaque d’une rue réveille mon imagination, me donne l’idée de ce petit texte.

 Il m’est arrivé moult fois de chanter ou parler dans ma langue béarnaise. Avec peu ou prou de succès, il faut bien le dire !  

Le parler, c’est encore dans mes cordes. Mais l’écrire, c’est une autre paire de manches. 

Je n’ai pas été immergée dans la langue d’Oc, comme l’a été notre petit-fils. Mais c’est avec lui, que j’ai retrouvé le plaisir de cette langue si savoureuse. 

Qui pourrait dire au père Noël  (LO  PAYROLET) «  qu’il faudra qu’il se couvre bien s’il ne veut pas  se peler de froid (dehora que’t vas peler de rét ) ou se moquer du vent qui, changeant de cap, «  que’s vire de cu » sans que certains sourcils ignorants mais bien-pensants 😉, ne se froncent devant ces expressions qu’ils pourraient trouver vulgaire ? 

Ah le bon parler d’autrefois ! Avec des mots et expressions si proches de la réalité de chaque jour, de chaque peine, de chaque labeur mais aussi de chaque liesse. Et ils chantent avec l’accent du Sud-Ouest, ils roulent les « R » comme le gave roule ses galets. Ils s’exclament haut et fort sur le carreau des halles, marchandant avec malice les produits du terroir. 

Més en pe pregan, quine pègue ! Adichatz, quin pe ba ? Que boulibi parla en biarnés dab bousauts. Tout aco, permou quen aquésté matî, en estan compra lo pâ, que’éy bis û caminau que s’aperabe « CHEMIN DU FÉLIBRE ».

FÉLIBRE… aquésté mout m’a questionat ! Que bóu dìsé ? Me bremba quàuqu’arré ! Més quio ! Û « félibre » es û escribâne en lengua d’Oc. 

(Le piètre félibre que je suis, ne vous laissera pas la langue pendante, à se demander si je n’ai pas pris un « pet au casque » ! La traduction de ce petit texte sera visible plus bas.) 

Chaque région de France et d’ailleurs possède son parler propre, son patois, celui de nos grands-parents, de nos parents, peut-être, pas sûr ! 

Une recrudescence est pourtant visible, en Béarn, les calendretas voient leur classes s’étoffer,  de jeunes enfants prennent le relais, souvent poussés par des parents qui n’ont jamais parlé cette langue.  

Peu importe, c’est dans le goût du jour….et puis, pourquoi pas ? Nos petits ont une puissance de mémorisation que nous n’avons plus. Enfin, là, je parle pour moi ! Bien entendu ! 

Mais pardon, quelle idiote ! Bonjour, comment allez-vous ? Je voulais vous parler en béarnais. Tout ça, parce que ce matin, en allant chercher le pain, j’ai vu un chemin qui s’appelait « chemin du Félibre ».  Félibre…ce not m’a interpellée ! Que veut-il dire ? Il me rappelle quelque chose ! Mais oui ! Un félibre est un écrivain en langue d’Oc. 

Voilà ! J’espère que JETPACK va me lâcher un peu, j’ai répondu à son appel… Adichatz. 

Mea culpa, mea maxima culpa…

Et j’en ris encore, en bonne diablesse que je suis ! Une façon de finir l’année en beauté ! Je sais, il y a encore la journée de la Saint Sylvestre, tout peut encore arriver ! Je vais donc me contenter, pour l’instant, de relater la mésaventure d’hier, chez ma copine Huguette ! Ou plutôt, de mettre ici le petit mot (!) que je lui ai envoyé hier soir ! Tel quel !

-« PAUVRE HUGUETTE !

Un vrai martyr. Tu as vécu un calvaire avec un stoïcisme qui force l’admiration. 

Combien sommes-nous à t’être tombé dessus , les uns avec sarcasme, les autres avec ironie ; j’en ai même vu une qui a légèrement touché sa propre tempe alors que tu avais le dos tourné.  Mais où est passé ton téléphone ? 

Il te semblait bien qu’il était près de toi lorsque nous sommes arrivés. Tu étais dans ta cuisine avec ta fille, toutes les deux absorbées par de succulentes et odorantes préparations culinaires. Notre venue a perturbé le bel ordre de la maison. 

Nous sommes installés dans le salon, nous papotons alors que tu as sûrement autre chose à faire. Et puis….mais où est ton téléphone ? Il était là, il y a deux minutes, il a disparu de la circulation ! 

Et nous voilà tous, partis à sa recherche. 

Je ne suis pas la dernière à soulever les coussins des canapés, à regarder sous la table du salon, à t’accompagner dehors « pour voir si par hasard, tu n’aurais pas laissé tombé le tel dans les plates-bandes ! »

Retour dans la cuisine, ouverture et inspection des tiroirs, des placards, jusqu’à soulever les épluchures des légumes jetés dans la poubelle. N’ai-je pas eu la malice de regarder dans le réfrigérateur et dans le congélateur ? Sait-on jamais ! 😂

Tu avais l’air désespéré, cela nous faisait rire pourtant….c’est fou ce qu’on te croit capable de faire ! 

Aucun de nous te t’accordait une once de confiance ! Ton mari affichait un air désabusé, ta fille avait renoncé depuis un bon moment à ses velléités de détective, Jean riait en douce ou presque, Clément n’osait rien dire et moi….j’ai remis mon manteau , j’ai remonté sa fermeture éclair et j’ai mis mes mains dans ses poches ! 

MISÈRE, HONTE ET DÉSHONNEUR….qu’est-ce que je sens sous mes doigts ? 😱

TON téléphone ! 

Mais qu’est-ce qu’il fait là ? 🤔

Qu’il l’a mis là ? Moi ? 😱

Mais quand ? 🤔

J’ai tellement ri que je ne regrette pas mon étourderie. 

Et puis, tu es si soulagée d’avoir retrouvé ton petit trésor que tu n’as pas l’air de m’en vouloir. 

Bon, pas la peine de s’attarder non plus, il faut être prudent, la foudre pourrait frapper à retardement !..  Au revoir la famille et à la prochaine !.. 😉 »-

Heureusement, ce matin, le ciel est bleu !

Parce que cette nuit, quelle horreur ! 

Et les images défilaient, les scènes se succédaient, aussi pitoyables les unes que les autres. Que faisais-je dans cette galère ? Dramaturgie burlesque,  drame, opéra tragique, théâtre du silence…je ne sais quel nom donner à ce que je vécus cette nuit. J’errais parmi la foule, les regards me fuyaient et ceux qui osaient me regarder le faisaient de bien vilaine manière. Je me voyais aller à leur rencontre, misérablement, cherchant une explication à leur comportement, mais, au fur et à mesure de ma quête, hommes et femmes me tournaient le dos en s’éloignant. Avais-je la peste ? Qu’avais-je fait pour mériter autant de mépris ? L’opprobre était si perceptible que l’angoisse ne cessait de grimper en moi ; mains tendues, regard suppliant, je n’étais plus qu’une ombre, un ectoplasme ambulant. Images en noir et blanc, visages aux contours flous…

Et puis, la montagne, en couleurs ; je gambadais par monts et combes, je glissais tout mon saoul avec un petit groupe de personnes qui n’avaient pas l’air hostile. Enfin ! 

C’était trop beau pour être vrai, ils se sont arrêtés et assis sur un banc, ils ont ouvert leur panier de pique-nique et alors que je croyais l’affaire dans le sac, je les ai vus manger tranquillement, ignorant ma main encore tendue et mes yeux larmoyants !   

Alors quoi ? Était-il temps de me réveiller et de sortir de ce cauchemar qui n’en finissait plus ? 

Faudrait-il que je consulte un onirologue ? Un psychiatre pratiquant l’hypnose onirique ? 

Non, les obsessions et les enchantements maléfiques,  j’en ai eu plus que ma dose cette nuit ! Et si je me levais et allais prendre mon petit-déjeuner ? 

En évitant, bien entendu, de scruter le fond de ma tasse de café ! Sait-on jamais ? 

Tout pourrait recommencer ! Oh boudiou !

Eh voilà ! Au suivant…

25 décembre 2025. 

Et puis c’est le silence ! Un silence inhabituel, tout spécial ! Un instant suspendu, un cocon de bien-être, doux, tranquille, si gentil qu’il mettrait la larme aux yeux. Il y flotte encore le froissement des papiers cadeaux, les exclamations quelquefois faussement surprises…il faut jouer le jeu, autrement ce n’est plus du jeu ! 😉…Ce silence est chaud, moelleux et parfumé, comme un doudou dans lequel se sont blottis les sourires et les rires qui viennent pourtant de franchir la porte. 

Nous les entendons encore un peu, dans les escaliers, plus loin, dans la cour. Portières claquées, moteurs lancés et puis, le silence…encore. Plus profond, à peine bousculé par les flammes se jetant à l’assaut de la vitre de l’insert. Les jeunes ont alimenté le foyer, leurs petits vieux soupirent, heureux, repus de tant d’amour.  Ils peuvent retrouver les fauteuils de la veille, au coin du feu. 

C’est de nouveau l’heure de la trêve, peut-être même l’heure d’une petite sieste ! 

Allez savoir !.. 

Joyeux Noël

24 décembre 2025…j’ai la tête qui tourne, un peu, agréablement, juste ce qu’il faut pour que j’enfonce mon pauvre corps fatigué dans le creux du fauteuil. Trop près de la cheminée, mes joues ont pris de belles couleurs. Non, non, ce n’est pas à cause des deux coupes de champagne que j’ai bues ! Voyez comme vous êtes prêts à la critique ! Et l’esprit de Noël ? Il est où ? Nous ne sommes que tous les deux, un peu déboussolés après avoir préparé une grande partie du repas de demain. Fatigués aussi , les années passent et se font plus pesantes sur nos épaules, nos lombaires. Ah ces escaliers qu’il faut gravir plusieurs fois et redescendre (pardi) autant de fois pour aller à la recherche de ce qui pourrait égayer la maison ! Dernière guirlande, dernière touche de couleur, dernière fantaisie….point trop n’en faut ! 😉 la table est mise : nappe rouge, assiettes blanches, serviettes laborieusement pliées suivant les conseils d’un influenceur du net 😉 on est de son temps ou pas, 😉 le sapin brille, clignote tout en se demandant pourquoi on l’a perché si haut, cette année. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas parce qu’on l’appelle « le roi de la forêt » qu’il va manifester sa mauvaise humeur chez moi ! Je l’ai pris en photo, je la lui ai mise sous le nez , il n’a plus moufté ! -« je vous trrrouve trrrés beau ! » 😂 Et comme quand les enfants étaient petits : encore un dodo et le papa Noël sera passé. Il me tarde de voir ma petite famille réunie sous le sapin , il me tarde d’entendre leurs rires et exclamations de joie. Qu’ils aient 17 ans pour le plus jeune, 55 pour la plus grande…ce sera le même plaisir, la même joie, le même grand amour qui nous unira. Joyeux Noël

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