Riflessioni da Il mondo di Maria /2 – Cambiare il mondo con la schwa

Come dicevo nella mia recensione de Il mondo di Maria, il Pallavicini mi pone un paio di spunti di riflessione.
Del primo ho già scritto.

Ecco quindi tre citazioni che hanno contribuito ad infiammare il salotto di casa mia.

Il maschile al plurale, da che esisteva la lingua italiana, era sempre stato usato come neutro. Patriarcato? Era la grammatica italiana, era com’erano stati scritti i libri che avevo letto per tutta la vita, era come scrivevo i miei articoli, era come parlavo e come pensavo. E come si faceva a non sbuffare davanti a un testo scritto con la schwa?

Lei si indignava, ma la schwa mi mandava fuori dalla grazia di dio. Perché se qualcuno davvero reputava la gente così imbecille da lasciarsi influenzare da un plurale maschile usato come neutro, e da quello derivarne un atteggiamento maschilista, tanto da dover imporre l’uso della schwa come medicina, ebbene questo qualcuno doveva essere pieno di una spocchia insopportabile. Ma chi si credevano di essere? Loro avevano compreso il sottile segreto del linguaggio patriarcale e intendevano impedire che noi poveri scemi diventassimo maschilisti perché non ci eravamo accorti di quanto ci condizionasse? «Ma per favore!»

Mi era capitato di discutere delle fissazioni della sua generazione per il cambiamento del linguaggio, l’inclusività, la revisione della storia, le statue abbattute, e tutto l’arsenale. Non ce la facevo. Erano idee troppo proterve, anzi troppo ridicole perché un anziano come me potesse mai digerirle, ma, avevo detto a mia figlia, non doveva preoccuparsi: lei e i suoi coetanei le portassero avanti quanto credevano, tanto a me e ai miei, di coetanei, restava talmente poco da vivere. Si trattava solo di avere un po’ di pazienza, poi saremmo schiattati e loro avrebbero fatto come gli pareva.

I cambiamenti culturali non avvengono da un giorno all’altro, neanche da un anno all’altro. I cambiamenti culturali (soprattutto quelli linguistici) impiegano anni, decenni, non si possono imporre dall’alto, figuriamoci dal basso. Quanto tempo, ad esempio, impiegherà la schwa ad entrare nel lessico comune? Il tempo che impiegheranno i giovani che oggi la usano e la rivendicano a diventare culturalmente egemoni. Il tempo che impiegheranno i vecchi di oggi a morire tutti.

Pilule

Due anni fa, in piena trans da musica francese (dalla quale non sono ancora uscito) mi sono imbattutto in questa canzone di Saez.

Sono rimasto fulminato e subito ho pensato a come trasformarla in Italiano. Non ho neanche pensato a tradurre il testo o a farne un adattamento, ho solamente preso la prima frase e su quella ho costruito il mio testo.

Io sono abbastanza soddisfatto del risultato, l’ho proposta al resto del gruppo ed abbiamo provato a sdemoikarla. È venuta diversi bpm più lenta ed abbiamo registrato le tracce di basso e batteria. Manca la mia voce perché solo io potrei cantarla come me la sono immaginata e manca tutto l’arrangiamento delle chitarre perchè i miei soci non hanno idea di cosa fare e non hanno nessuna intenzione di ascoltare l’originale per trarne una qualche ispirazione.

Peccato, immagino non vedrà mai la luce, nel caso ve lo faccio sapere. Avevo anche già messo da parte il materiale per registrare un video.

Intanto questa è la fantastica versione originale.

PILULE

Je me lève et je prends des pilules pour dormir.
je prends le métro dans la meute je rêve de partir dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde, loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe.
Je me lève et je prends des pilules pour dormir.
Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir quand on a rien pour soi, que le chèque de fin d’mois, la télé, le canapé et le crédit à payer.

Je vais les rues, je vais les lieux où on ne m’attend pas, ceux que je croise au fond des yeux non, ne me voient pas.
Je parle à des gens comme moi qui n’ont l’air de rien, des esclaves en muselière qui n’en pensent pas moins.
Je fais le mort, je fais le fier, je fais celui qui existe mais dans l’ombre du miroir je ne vois que du triste.
Parano dans les rues putain je parle seul, toxico au pognon je vais droit au cercueil en or s’il vous plaît je voudrais qu’on m’inhume mais j’ai les moyens que de la fosse commune.
Un jour c’est vrai je vais finir par me trouver un flingue et je descendrai dans la rue, si tu bouges je déglingue!

Ils me mettront au fond du trou une balle dans la tête mais putain ça sera pas pire que mon putain de quotidien.

Je me lève et je prends des pilules pour dormir.
je prends le métro dans la meute je rêve de partir dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde, loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe.

J’ai des amis, j’ai des amours, je connais pas leur nom on surfe tous au gré des toiles, sûr qu’on est pris dedans, sûr qu’on est rien de rien, que du vide, que du vent, sûr qu’on est rien, rien, que des morts, que des morts vivants.
Je rêve un jour de rencontrer les filles de Miami et les stations s’enchaînent moi je sors à Vitry dans les couloirs du métro je crache sur les murs mais la nation me guette, mais la nation me guette.
Je suis un homme mort, coincé entre quatre murs.
Je suis je suis, je suis je suis un homme moderne, je me cogne la tête et j’essaie de m’enfuir mais les miradors guettent ouais les miradors guettent.

Je sais qu’ils me regardent en haut, du haut des satellites dans mes rêves d’Amérique moi je tente de fuir. Le lendemain qui m’attend ? Le couteau, le couteau dans le dos.
Je sais bien au fond de moi-même qu’ils veulent me faire la peau.
Trois jours dans le métro moi je suis le troupeau, direction l’abattoir à quatre pattes sur le dos ils me mettront comme ils ont mis mes parents et les tiens pour qu’un putain d’actionnaire nage avec les dauphins.

Je me lève et je prends des pilules pour dormir.
je prends le métro dans la meute je rêve de partir dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde, loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe.
Je me lève et je prends des pilules pour dormir.
Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir quand on a rien pour soi, que le chèque de fin d’mois, la télé, le canapé et le crédit à payer.

Amphétamine sous lexomil, extasie sous valium, l’héroïne de mes nuits des acides dans les chewing-gums. Des cachets pour maman, des antidépressiants. Du viagra pour les vieux et des calmants pour les enfants.

Neuroleptiques toujours, sûr qu’on cherche le jour où nous verrons lumière dans tant de contre-jours. Société c’est perdu nos amours sous tranquillisants qui sommeillent dans les cœurs des métros de perdants.
Dis quand viendra le jour où nous retrouverons flamme ?
Ici tout est fini Paris n’est plus Paris, chez les gauchistes dans la droiture, chez les anars de mon pays y a que les télés qui s’allument et les filles qui disent oui.

Satellite extasie, somnifère sur mon esprit, est-ce que je verrai un jour les filles de Miami ?
Temps modernes à la mine je cherche qui je suis, pour un coup de soleil faudra payer le prix.
Les pornos et les joints non, ne me font plus rien.
Moi je crache mon venin à la face du destin.
Les stations de métros sont mon unique route, sous l’acide des pluies, passer entre les gouttes alors la nuit je traîne comme un loup dans la plaine, qui pourra remplacer le poison dans la veine ?

Et je cherche aux étoiles à qui donner mon corps dans les boîtes à cochons je baise sur les dancefloors, dancefloors.. Dans les boîtes à cochons je baise sur les dancefloors ..

@ DAMIEN SAEZ