Le retour de bâton…

Et voilà, le fameux retour de cette p*te de dame nature. Comment avoir cru que cela pouvait être si facile ?

Apres notre bébé miracle récemment dévoilé, nous y avons pourtant cru. Ça y est. La chance nous souriait à nouveau, enceinte au 3e cycle après le retour de couches.

La pma ? Pfff qu’un terrible cauchemar, nous ne nous reverrons plus ma bonne dame.

Mon IO ? Eh bien il faut croire qu’ils s’étaient trompés ! Nous sommes donc de ces couples normaux désormais? Nous avons même glissé dans le luxe de ceux qui s’inquiètent de la logistique de deux enfants rapprochés.

Yen a une qui devait bien se marrer là haut a nous faire cette bonne blague. AHAHAHHAHAH C’EST QU’ILS Y CROIENT EN PLUS CES CONS ! ATTENTION AU VIRAGE HEIN !

Et le voilà, le putain de platane derrière le virage. Echo T1 : « je vois une nuque épaisse » furent les premiers mots une fois la sonde posée. Depuis je ne suis plus moi même.

Une nuque à 5. Un œdème généralisé. Une biopsie du trophoblaste. Et l’attente de résultats qu’on souhaite sans appels.

Jai pris ma décision : je ne le garderai pas quelques soient les premiers résultats, je ne supporterai pas l’accouchement par voie basse si les résultats d’après confirmaient le mauvais pronostic, je veux un curetage et vite – et pour cela je n’ai que quelques jours devant moi.

On nous a bien fait comprendre que malgré des résultats chromosomiques normaux on ne saurait jamais vraiment si tout va bien avant que l’enfant ne naisse et ne se développe bien. Je ne suis pas prête à cela.

Pourquoi nous ? On ne saura jamais. C’est la tuile comme on dit.

Des nouvelles

Il est temps de vous donner des nouvelles. Je vous ai quittés en juin 2018 (putain c’est loin) après une énième tentative foirée, des espoirs réduits à peau de chagrin, une psy qui me préparait au pire.

J’allais mal. Très mal. J’envisageais le pire. Je regardais le vide de ma fenêtre avec attirance. Mon existence n’avait aucun sens.

J’ai consulté ce nouveau médecin, Professeur dans un grand hôpital parisien, mon dossier sous le bras, 3 FIV et 1 IAC plus tard sans la moindre accroche. Je raconte mon parcours, avec des doses d’analyse par ci et là étant devenue experte de mon propre cas, il m’écoute attentivement. Et me bâche. Me taille une analyse psychologique à deux balles, m’explique que je suis dans le sur-contrôle, que j’ai surement un pb avec ma mère et par la force des choses avec mon conjoint, et me pose enfin la question qui tue : « mais madame, combien de rapport avez vous par semaine avec votre mari ». J’avais envie de l’étriper. Comment te dire, mec, que 3 FIV et 1 IA en 6 mois ça laisse pas trop la place aux parties de jambes en l’air ? Je suis incapable de lui répondre : je n’en sais rien et ça veut tout dire.

« Madame, vous avez le dossier d’une patiente en PMA depuis 10 ans et vous n’y êtes que depuis 6 mois. Vous êtes dans le sur-contrôle et vous êtes surmédicalisée. Votre parcours n’a aucun sens. Prenez des vacances, on se revoit en septembre et on verra ce qu’on fait ».

Dévastée, vener et le glaive en main, je sors du rdv me jurant de ne jamais retourner le voir. Mon mari, lui, était satisfait : on nous disait de nous calmer, il voulait qu’on se calme, right to the point. Il était de plus en plus convaincu qu’on avait pas de pb (allez savoir pk hein, car IOP + fragmentation ADN au plafond + MTHFR + rien qui accroche malgré doses de cheval).

Nous sommes partis en vacances. Et voila comment je suis devenue une putain de Gertrude pimbêche qui tombe enceinte  quand elle a lâché prise. tout ce que j’ai vomi pendant mon parcours. Cet infâme « moi je connais qqn » inaudible, tellement insupportable que j’ai eu du mal à m’entendre le raconter, donc silence radio de honte.  Mon mari aux anges : « je te l’avais dit », ma belle mère aux anges :  » je te l’avais dit », le monde aux anges : « on vous l’avait dit ». Bref. Evidemment, j’étais aux anges, mais honteuse pendant des mois. Honteuse vis à vis des infertiles d’être tombée enceinte en vacances, honteuse vis à vis des fertiles qui me bassinaient de « tout ça c’était dans la tête ».

Mon poussin est né en mai 2019, nous sommes les plus heureux du monde, je mesure notre chance à chaque instant. Je relis avec émotion les articles de mon blog lors de cette période dramatique de ma vie. Avec vertige, je réalise que mon bonheur n’a tenu qu’a une partie de jambes en l’air forcée par mon mari car je n’en avais pas la moindre envie et qu’on était trop tard ds le cycle donc, useless. J’ai ovulé tard, c’était le bon ovocyte et ça a marché. C’est vertigineux, encore maintenant. Je me dit avec naïveté qu’on aurait certainement trouvé un moyen d’être heureux si cela n’avait pas marché, mais je ne le saurais jamais vraiment, c’est tellement facile à dire et à penser désormais – et ça insupporte la Pouleta 2018 d’entendre la Pouleta 2020 dire un truc pareil (qu’est que t’en sais toi qui est passé de l’autre coté ce que c’est de se dire que ça fonctionnera peut etre jamais ?).

Pouleto m’a obligée demandée à donner des nouvelles. Je sais à quel point ce type d’article est un coup de poignard pour celles qui sont tjs à quai, je ne supportais pas l’idée de vous faire du mal. J’ai préféré la fermer.

Je me suis cependant souvenue du temps, infini, un puits sans fonds, qu’on peut passer sur internet, les forums, les blogs pour trouver des cas similaires aux siens et se rassurer sur l’issue de telle ou telle histoire. Les cas qui se finissent bien se comptent souvent sur les doigts d’une main (et encore), car quand tout va bien, on n’en parle pas. Et ça aussi, c’est désespérant.

Alors voila, je suis là pour ça : avec un amh à 0.2, 3 FIV négatives, une IAC négative, je suis tombée enceinte naturellement et j’ai eu un fils. Ce n’est pas un cas exceptionnel.

Je pense à vous toutes, que je connais ou non et espère que l’année 2019 ne fut pas trop mauvaise ou à défaut, que 2020 vous offrira de merveilleuses surprises.

Coucou je suis de retour !

Comme certaines l’ont remarqué, j’ai mis le blog en privé après une petite phase de paranoïa aiguë (impression que le monde entier me voulait du mal  –> que ma gynéco était tombée sur le blog –> qu’elle ne m’aimait plus –> qu’elle n’allait plus m’aider –>  panique –> appel au secours à ma psy pour lui demander si qqn savait pour le blog à part elle –> « détendez-vous » –> j’ai fait le ménage sur mon blog –> j’ai vu ma gynéco et elle me faisait pas la gueule –> j’arrête de croire que je suis le centre du monde –> je suis de retour).

A part ça, tout va bien (bizarrement… j’attends la descente).

On a vu ma gynéco ce matin pour débriefer de la dernière tentative qui m’avait mise en colère tout rouge suite au CR du labo :

  • Malgré les 3 cellules à j2 – selon elle vu mon âge les stats sont bonnes même avec ce type d’embryon. Elle y croyait donc vraiment et nous a un peu calmé sur le « c’était foutu d’avance ».
  • Elle se demande si y a pas souci implantation car j’ai quand même eu 5 embryons transférés + 1 blasto. J’ai une mutation hétérozygote du gène MHTFR et a donc prescrit un caryotype + MHTFR a pouleto + un bilan d’implantation ÉNORME pour moi (doit y avoir 15  trucs à tester j’y comprends rien j’ai l’impression d’être débutante en PMA).
  • On est revenus sur un souci du spermo de Pouleto qui me prend la tête. Il y a 3 mois, tout était normal sauf son taux de fragmentation ADN trop élevé (30%) : il a été mis sous cure de vitamines + anti oxydants et normalement ça améliore le résultat mais on a jamais re-testé (le biologiste avait été plutôt rassurant et avait dit qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter à l’époque). Cela étant, si ça ne s’est pas amélioré depuis, il est aussi possible que la fragmentation pourrave associée à mes ovocytes fragiles ne donnent pas bcp de chances d’évolution à nos embryons. Si c’est ça ça me fait vraiment flipper car c’est genre la méga CATA (ça veut dire que la porte de sortie est potentiellement TRES TRES TRES TRES TRES compliquée). Donc Pouleto est bon pour un nouveau spermo fin juillet.
  • Elle me propose une nouvelle FIV à la rentrée avec – sur le cycle d’avant – un scratching.
  • En attendant… on va faire une pause OU essayer une IAC (non non vous ne rêvez pas, ne me grondez pas !!! je crois que je suis devenue une PMA-ADDICT !!! C’est moi qui ai demandé si ça valait pas le coup d’essayer…. Elle m’a dit qu’on pouvait essayer avant la prochaine fiv pour ne pas perdre de temps.. Elle a pas l’air super convaincue mais j’ai vu pas mal de cas d’IO *coucou les forums* qui fonctionnent avec des IA après plusieurs échecs de FIV…).
  • Et puis… en insistant un peu bcp… Elle a fini par nous dire qu’il ne fallait pas encore qu’on pense au DO (c’est la première fois qu’elle nous en parle. Même si c’est pour nous dire de pas y penser, c’est la première fois qu’elle nous en parle quand même – et ça m’a plutôt soulagée) parce que j’étais trop jeune et que j’avais pas assez essayé (il est vrai que malgré mes 3 fiv au compteur ça ne fait que 10 mois d’essai… c’est vraiment n’importe quoi quand j’y pense notre parcours…).

Et puis sinon, j’ai décroché mon rdv avec Hope à la rentrée ! Merci Lucienne  et Charlie Wonka pour les infos précieuses !!!!

 

 

 

FIV3 – La pire attente de ma vie. L’enfer.

On ne peut pas dire que je patiente dans la sérénité. Non. Vraiment pas.

Je vis un enfer depuis 4 jours, chaque jour je m’enfonce un peu plus dans le désespoir. J’ai sincèrement l’impression que les jeux sont faits et j’en AI MARRE d’avoir à espérer « parce qu’on sait jamais ».

Suite au transfert des 3 boulettes vendredi, j’avais bien senti que ça sentait pas bon l’optimisme dans l’attitude de ma gynéco.

Premier coup de massue indice « le 4eme n’est pas au top »

Alors oui c’est con mais ça m’a plombé le moral, comme je le disais dans mon article sur le transfert. J’en ai un peu raz le cul de me ramasser la gueule au moment fatidique de la création des embryons, un peu raz le cul d’espérer des miracles, un peu raz le cul de jamais avoir eu d’embryon congelé parce qu’ils sont tout pourris.

Deuxième coup de massue indice : des boulettes de qualité « ça va »

Moi les deux pattes en l’air, au moment où la gynéco entre dans la salle du transfert :

  • moi : « Ils sont comment les embryons ? « 
  • ma gynéco : « Ça va »

Bon, déjà là, ça sentait quand même très mauvais. A quel moment répondre « ça va » peut être bon signe ? Sérieusement ? Alors que la dernière fois elle avait eu recours à une MULTITUDE d’adjectifs pour les décrire (« ils sont évolutifs, pas trop fagmentés, réguliers…non vraiment ils sont biens hihihih ») là j’ai droit qu’à un pauvre « ça va » ? Ça va quoi ? Ça va ils existent ? Ça va ils sont pas encore complétement morts ? Ça va c’est pas des embryons de kangourous ?

Ce « ça va » m’a HANTÉE tout le week-end bordel. Je n’ai pensé qu’à ça et en tirant la ficelle, j’ai compris que c’était très mal barré.

Troisième coup de massue indice : la technique du changement de conversation Après le « ça va »,  j’avais beau être en mode sur-protection (donc hors de question que je lui pose la question de la classe des embryons frontalement), j’ai trouvé un moyen détourné d’en savoir un peu plus :

  • moi : « par rapport à la fiv d’avant ils sont comment ? »
  • elle : « mais c’est fou, tu veux toujours comparer tous tes résultats, tu tiens un excel ou quoi ? »

Et là  on se marre, je lui dis qu’en effet j’ai comparé la vitesse de croissance de mes follicules (sur un excel et tout), « ahahah, c’est drôle » et la biologiste est arrivée avec les trois boulettes.

Sur le coup : j’ai pensé à rien, j’étais encore en mode surprotection, j’ai pas insisté pour avoir les réponses que j’avais peur d’avoir.

Mais en ressassant tous les moindres détails du transfert avec le coup de poignard du « ça va », dans la nuit de dimanche à lundi aux alentours de 2h du mat’, ça a fait « chtiiiiiinnnng ». J’ai compris. La meuf a juste détourné la conversation car ils étaient de moins bonne qualité que la fois d’avant. Sinon elle aurait répondu. Or la fois d’avant ils étaient pas ouf ouf non plus. Ça veut donc dire que là ils sont pourraves de chez pourraves. Ah la salope. La saloppppe. Laaaaaaaaa saaaalooooopppppe !!! Llllllllaaaaaa ssaaaaallooooopppppeeee !!! (oui comme dans ma vie est un longue fleuve tranquille, vraiment, tout pareil).

La déjà, je commençais à avoir un sérieux faisceau d’indices attestant l’idée d’un transfert équivalent à du yaourt dans la chatte.

Quatrième coup de massue indice : la confirmation (PIRE QUE CE QUE JE PENSAIS) de la pétasse de biologiste

J’attendais des nouvelles du 4ème éclopé lundi ou mardi. Vu ma petite enquête personnelle : autant vous dire que j’avais clairement décidé de ne PAS répondre à l’appel et d’envoyer Pouleto à la charge pour qu’il se prenne la mauvaise nouvelle dans la gueule, en frontal, pour une fois.

Lundi : pas de nouvelles. Mardi 12h pas de nouvelles.

Pouleto me demande si je veux pas appeler, je l’envoie chier  lui propose gentiment de prendre son courage à deux mains et d’appeler lui même, moi j’en ai raz le cul de faire la soupape. MERDE.

Il me  rappelle :

  •   « bon il n’a pas tenu, mais ils m’ont dit que les trois autres étaient bons »
  •  » t’es sûr ? ils t’ont dit que ceux qu’ils m’ont transferés étaient bons ? Ils te l’ont dit ? »
  • « oui oui vas y appelle les si tu veux ça va te rassurer »

Je les appelé. Je me suis effondrée.

Ils ne sont pas « bons ». Ce n’est pas ce que la biologiste a dit.

  • La pétasse de biologiste : soupir exaspéré – « Oui comme on a dit a votre mari : on a mis les bons » (sous-entendu : ils sont mieux que celui qui a crevé dans son éprouvette).
  • Moi : « Ok mais ils sont vraiment mieux ? « (sous entendu : j’ai compris que l’autre était vraiment pourrave donc dis moi qu’on a plus d’espoir s’il te plait)
  • La double pétasse de biologiste : « Ils sont un peu mieux »
  • Moi : – …cœur qui saute…. jambes qui chancellent…envie de pleurer…envie de pleurer…envier de pleurer… – « C’est à dire un peu mieux ? Ils sont pas bcp mieux ? Ils sont pas bons en fait ceux du transfert ? »
  • La triple pétasse de biologiste : « Ils sont un petit peu mieux que l’autre mais bon pas top c’est sûr, pour des j2, y a 1 deux cellules, et 2 trois cellules. Mais bon comme ils se divisaient ça se trouve ils étaient pas vraiment irréguliers. Et bon pour les fragments, c’est vrai qu’il y en avait, faut voir. Autre chose ? « 
  • Moi : « non merci je vais me jeter du 28ème étage en pleurant silencieusement, au revoir ».

Putain mais les mecs sont cons parfois. PUTAIN MAIS CE QU’ILS SONT NAÏFS. Il a le CHIC pour voir le MONDE avec des PUTAINS de lunettes roses. Mais c’est dingue ça quand même !!!! ILS SONT PARFAITEMENT INCAPABLES D’INTERPRÉTER LES SOUS TITRES D’UNE CONVERSATION. Mais genre INCAPABLES.

Et l’autre pétasse de biologiste. ELLE EST OBLIGÉE DE ME BALANCER TOUT CA EN UNE PHRASE ? SANS PINCETTES ? On est vraiment OBLIGES de passer de « pas d’info claire » à  » pas assez de cellules, irréguliers et fragmentés, merci, bonsoir ».  MAIS QUELLE ÉNORME PUTE.

La j’étais hors de moi. Je me suis effondrée au boulot et j’ai fait quelque chose de mal, de très mal, je suis descendue, j’ai acheté un paquet de clope, j’ai fumé une moitié de clope….

Bon. J’ai finalement eu un autre gentil biologiste le soir au téléphone qui a été très humain, qui m’a demandé mon parcours, qui m’a dit de continuer d’y croire (j’ai entendu « c’est de la merde mais on sait jamais » mais c’est déjà ça) et ça m’a un peu apaisée par rapport à l’autre pétasse de l’après-midi.

En conclusion : je n’ai AUCUN espoir. J’ai juste envie d’en finir. Je suis très en colère de la façon dont tout ça s’est passé. Je suis TRÈS en colère. J’ai juste hâte d’avoir le résultat qui sera négatif vu qu’on m’a transféré de la bouse, que je fasse ma fiv4, que ça marche pas, et qu’on passe à autre chose. Je ne veux plus qu’on me fasse chier, je ne veux plus d’espoir, plus que personne de mon entourage y croit et me rabâche des messages d’espoir à la con, je veux que ce soit fini que plus personne n’y croit, et moi non plus et passer à autre chose.

FIV3 – Transfert (en demi-teinte) effectué !

Bon alors ça y est : les trois boulettes sont dans la marmite. JE REPETE : LES TROIS BOULETTES SONT DANS LA MARMITE !

Une boulette pas top qualité doit encore pousser jusqu’à j5 pour voir si c’est possible de la congeler.

J’ai des sentiments négatifs partagés. C’est la première fois qu’on a un transfert de 3… c’est plutôt positif. Mais ce qui m’a plombée c’est la biologiste qui nous a accueillis en nous disant avec sa voix de greluche que « comme prévu on vous en transfert 3, le 4ème n’étant pas d’assez bonne qualité on le fait pousser jusqu’à j5 et on vous dira si on le congèle ou si on le fout dans les chiottes »

Ça m’a pourri le transfert. C’est toujours la même musique. Toujours. « Ils sont évolutifs mais on peut pas les congeler ». Putain mais merde à la fin. C’est pas possible d’avoir une fois un truc un peu rassurant ? Qui nous donne un peu de putain d’espoir ? Qui ne ferait pas que si ça marche ça relève du miracle ? Des BEAUX embryons c’est trop demander bordel de merde ?

On peut pas de temps en temps tomber du bon côté de la pièce ? Arrêter d’espérer parce « parfois ils sont moches mais ça prend, on ne sait jamais hihihihi !!! »

PUTAIN MAIS MERDE A LA FIN. J’en ai marre d’espérer parce que « parfois » ok ???? Est ce qu’une fois bordel de cul je peux espérer parce qu « en général » ???? « Parce qu’en général quand ils sont si beaux c’est bon signe ». C’est trop demander ?

Ça fait chier putain. c’est toujours pareil au moment du transfert j’ai l’impression qu’on me fout des trucs difformes avec 4 nez et 5 jambes et qu’on me demande ensuite d’aller prier à Lourdes pour que ça se transforme en bébé tout rose. MERDE. MERDE. MERDE.

Bon, si je devais tenter de m’auto-raisonner, en réalité on ne m’a rien dit sur la qualité de mes 3 boulettes dans la marmite. La remarque désobligeante de l’autre connasse, c’était que sur la 4ème.

Mais toujours est il qu’on ne m’a rien dit non plus de rassurant sur les 3 donc j’ai psychoté toute l’aprem et maintenant j’ai les boules. Voilà.

Putain ça fait qu’une aprèm, l’attente va être longue.

LA PONCTION [edit]

Putain j’ai mal. Et qu’est que j’ai eu mal pendant. Plus j’en fais et plus j’ai mal. J’ai crié au moment du passage de l’aiguille et pleuré de douleur (ça fait LONGTEMPS que j’avais pas pleuré de douleur en fait). La gynécologue a été surprise – selon elle l’anesthésie n’a pas marché (AH BAH MERCI BORDEL DE CUL).

Ah et moment drôle à la pause du spéculum : je sais pas ce qu’elle a foutu mais ça m’a pincé. Du coup j’ai hurlé en toute délicatesse « ahhhhhhhhhh ça pince !!!!!!!!! ». Et là elle me répond : « merde je t’ai pincé ou ? », « bahhhhhhhh sur la chatte en fait, LOL ».

Mise à part ça : youhou c’est pas si mal ! J’ai pas une récolte d’OPK hein faut pas rêver, on se refait pas, mais pour une IO je suis pas trop mécontente (impossible de dire que je suis contente cela dit).

Résultat des courses…. 6 ovocytes dans la danse pour se faire taquiner la membrane par un gentil têtard (on en a eu 7 à la ponction mais y en a un qui était moche).

Sachant que j’en ai toujours eu que 4 pour la fiv 1 et 2, c’est quand même mieux ! On a eu l’impression que la gynécologue était contente, donc on essaye de rester optimiste.

Voaaaalaaaaa ! Merci à toutes pour vos gentils mots !!!!!!!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️


Appel du labo : 4 fécondés pour le moment, un cinquième en attente pour voir si ça finit par prendre et un dans les choux.

Transfert demain !

Ma nuit pré-ponction très lol.

Est ce que je dois m’épiler avant ?

Mais est ce que ça pique la betadine si je m’épile avant ?

Comment je fais pour mettre mon suppo anti douleur « une heure avant la ponction » (dixit l’ordonnance) sachant que je dois être à l’hôpital une demi-heure avant la ponction et que je mets plus d’une demi-heure pour aller à l’hôpital ? (PRISE DE TÊTE PUTAIN).

Où est ma carte d’identité ? Où est ma carte d’identité ? Où est ma carte d’identité ? Où est ma carte d’identité ? Où est ma carte d’identité ? (se lever pour aller chercher sa carte d’identité et la mettre dans son sac)

Mais que se passerait il si j’y oubliais ma carte d’identité ? (Je dois bien avoir une photocopie dans mes mails…)

Mais que se passerait il si j’avais pas de copie dans mes mails ? (Ça a forcément dû arriver un jour à quelqu’un. oh les boules.)

Est ce que pouleto a pris sa carte d’identité ? Est ce que pouleto a pris sa carte d’identité ? Est ce que pouleto a pris sa carte d’identité ? Est ce que pouleto a pris sa carte d’identité ? (Lui demander de la mettre dans son sac – s’entendre dire que c’est déjà fait).

Putain j’espère qu’ils vont m’en mettre deux.

Tiens c’est quoi le syndrome transfuseur – transfusé ? (tour du google : ah ouais quand même).

« Lache les écrans bordel et dors » (pouleto 5h30).

J’ai l’impression que j’oublie un truc. Relire les instructions mot à mot. MOT.A.MOT.

Se réveiller après un assoupissement d’une heure à 8h30.

Prise de panique car Pouleto est déjà parti au travail (on se rejoint là bas).

Demander à Pouleto s’il a pris sa carte d’identité.

S’entendre dire : va voir le mot sur la table.

« J’ai pas voulu te réveiller, rendez vous 11h30, j’ai ma carte d’identité ».

Putain je crois que je stresse 🤞.

Est-il possible d’être plus con et cruel ? Je ne crois pas.

Chères Pmettes, ça ne vous a pas échappé, dimanche c’était la fête des mères.

En pleine fiv3 et à quelques jours de ma ponction, cette fête des mères (la première depuis que je sais que j’ai un problème et depuis j’ai commencé la PMA) avait un goût amer.

Le goût de la fête des mères que t’es plus trop contente de souhaiter sans qu’on te la souhaite.

Le goût de la fête des mères qui te fait réfléchir à « est ce qu’un jour je serai concernée? ».

Le goût de « et si ça marchait cette fois ci? et si ça ne marchait pas? ».

Le goût de « aujourd’hui je suis la seule femme de la famille à qui on ne fête rien ».

Le goût de « demain matin à 7h j’ai rdv pour savoir quel jour serait ma troisème ponction ».

Le goût amer. On le connait toutes, ce goût de fête des mères.

Et j’ai réussi à sortir la tête de l’eau. J’ai envoyé un sms à ma mère la folle pour lui souhaiter une joyeuse fête, dimanche. Pas de réponse.

Hier (le lendemain de la fête de mon cul), j’ai eu ma dernière écho de contrôle (hiiiiiiiii oui j’étais contente). Dans la foulée, soulagée, je repense à ma mère et lui dis « j’espère que tu m’en veux pas de pas avoir fait de cadeau hier, je suis un peu ailleurs en ce moment, je me rattraperai ». Pas de réponse.

Hier soir, je l’appelle. Deux fois. Je lui dis que je m’inquiète de son silence. Pas de réponse.

Mon père a fini par prendre la plume et m’envoyer un mail.

« Juste un petit mot car ta mère ne sait pas quoi te répondre.

Tu as de gros problèmes, tu n’es pas bien, nous le savons.

Et il est toujours difficile de savoir quoi te dire.
Je ne veux pas te culpabiliser car tu dois le savoir en ton fors intérieur, mais pour répondre à ta remarque (nldr : quand je lui ai dit par sms hier matin que j’espérais qu’elle m’en voulait pas de n’avoir « que » envoyer un sms et différé le cadeau, cf supra), oui, un – tout petit – coup de fil et un – tout petit – bouquet n’auraient sans doute pas été de trop… Avec Internet, cela prend 5 minutes. »

 

Ça m’a dévastée. Je n’ai jamais été aussi blessée de ma vie.

S’en est suivi un coup de fil de Pouleto à mon père (qui n’arrêtait pas de se justifier et d’expliquer en quoi ma mère avait été profondément blessée que je n’envoie « que » un sms et en quoi j’étais une vraie égoïste depuis ma naissance) et un échange de textos (ou un monologue de ma part) pour me venger de ce coup de poignard. L’avant veille de ma ponction. Pendant ma troisième fiv en 6 mois ? Comment peut-on être si égoïste ?

J’ai fini par dire à ma mère qu’elle avait la chance d’être mère et que plutôt que de m’attendre au tournant, elle ferait mieux d’en profiter, parce qu’aujourd’hui, mon souhait le plus cher, c’est qu’un jour quelqu’un oublie de me fêter la fête des mères.

J’ai énormément de mal à me calmer depuis hier. Je tourne en rond. J’oscille entre la haine et la souffrance. Mais demain, c’est ma ponction. Et il faut que je me calme même si j’en ai gros sur la patate.

 

 

 

FIV3- ON FUCKING DECLENCHE !

Ca y EST !!! Après exactement 1 mois et 1 jour de putains de piqures,  J’AI ENFIN DROIT AU DECLENCHEMENT !!!!!! OUUUUUIIIIIIIIIIIIII!!!!!!

  • 10 jours de stim de cheval
  • 8 follicules entre 17mm et 20mm, 4 entre 10mm et 14mm – ce qui est pas mal nan pour une amh pourrave ??
  • Oestradiol à 2200 – j’avoue que ça me fait un peu flipper car j’ai jamais eu aussi haut….
  • Déclenchement ce soir et ponction mercredi midi !!!!
  • ON CROISE LES OID.

(J’avais rédigé un long article avec des mercis et des pas-mercis mais je viens de réaliser que le parcours est LOIN d’être terminé avant le putain de transfert alors je me détends et je me le garde sous le coude pour plus tard, hein).