
Il était là, dans sa cage. Ses ailes étaient d’une beauté incomparable mais en les regardant, l’oiseau ne voyait que désespoir. Ses ailes si belles et si pures, n’avaient jamais voler. Sans cesse, il était retenu au sol par les barreaux qui l’entouraient. Par contre, l’oiseau, pour survivre, volait dans sa tête. Il aimait croire qu’il pouvait s’envoler vers la liberté.Mais qu’est-ce la liberté ? Ce mot qui dans son monde voulait tant dire, ne prenait alors aucun sens. Il était attaché à cette vie et la seule goutte de liberté qu’il pouvait percevoir était celle du vent, qui au travers de ces barrières, pouvait le faire voyager. C’était lorsqu’il sentait le vent, qu’il savait qu’Il était fait pour voler.
La vie autour de nous est un amas d’amertume. La vérité est que je suis cet oiseau qui parfois goûte la liberté du bout des lèvres, par le vent. Je suis cet oiseau, forcé de demeurer attaché alors que mes pensées voudraient voler. Vous savez, elles arrivent à voler, en silence, dans ma tête. Si elles le pouvaient, elles rejoindraient la lune. Mais souvent, je suis forcée de redescendre sur terre et de bien ancrée mes pieds dans le sol avec ces idées d’avenir. Car la réalité est que même si l’oiseau en moi voudrait voler, cette cage autour de moi, est beaucoup plus oppressante que l’on ne pourrait le croire. La personne qui détient la clé ne me laissera pas partir, cette personne me tient attachée, cette personne, c’est moi. C’est une guerre éternelle entre mes ailes et ma tête qui ne cesseront jamais de dire le contraire. Comme si en fait, j’étais deux. Comme si la réalité et l’imaginaire se mêlaient pour donner un ensemble, un oiseau, moi.
Dans ce champ de bataille, ma force s’affaiblit. J’espère un jour trouver la voie de la raison, celle qui fera l’équilibre entre celle qui veut s’envoler et celle qui veut rester.
Et jusqu’à ce moment, je m’efforce de garder une petite place pour celle qui veut s’envoler, celle qui devrait gagner, mais souvent, elle ne fait que gagner les quelques instants, où me yeux se perdent dans le vide, où je m’envole vers la lune, où je tombe dans ses cratères, où celle que je cherchais trouve enfin sa voie.

