Préambule :
La Curie Roumaine, à force de ne pas plier au sujet du mariage des prêtres, finira comme le chêne dans la fable de Jean De La fontaine : « Le chêne et le roseau »*
Image du net tronquée !
Les défroqués par amour,
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Sœur Angélique :
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Elle avait choisi Angélique
A la fin de son noviciat
Sœur Angélique elle aimait ça
Ça sonnait bien belle musique.
Au couvent avant d’être adulte
C’était le choix de ses parents
Elle était encore une enfant
Quand ils l’avaient poussée au culte.
Aux alentours de la trentaine
Pour ne pas dire vingt-cinq ans
Sous la tunique chaud dedans
Ça sentait fort la prétentaine !
Frère Simon :
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Lui était entré dans les ordres
Suite un gros chagrin d’amour
Cela avait encore cours
Quand les têtes étaient en désordre.
Il était dans son monastère
Chargé du ravitaillement
Et tout le monde était content
Il assurait son ministère !
Mais il avait pris ses distances
Avec son vœu de chasteté
Il s’autorisait à fauter
Sans en demander pénitence !
L’aventure :
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Lors de leur première rencontre
Ils avaient compris sur-le-champ
Qu’ils allaient s’aimer pour longtemps
Que de temps perdu à la montre !
Cela dura une année pleine
Des rendez-vous un peu partout
Des gros câlins et des poutous
Dans les granges ou dans les plaines !
Elle lui lançait malicieuse:
« Tu n’as pas peur petit biquet
De finir ta vie boulotté
Par une amante religieuse ? »
Ils partaient alors en fou rire
Difficilement contenu
Et ils remettaient le menu
Que je ne peux ici décrire !
Mais un jour ils en eurent marre
De se dérober pour s’aimer
Ils rendirent leur tablier
Sans vague et sans tintamarre.
Prenant le taureau par les cornes
Ils rompirent tous deux leurs vœux
Et là ils jouèrent franc jeu
Envoyant balader les bornes !
Parmi les sœurs et les frères
Ils virent des regards envieux
Rien n’empêche de servir Dieu
En écrémant dans son bréviaire !
En emportant très peu d’affaires
Ils partirent sous d’autres cieux
Ils n’étaient pas du tout soucieux
Ils avaient du travail à faire.
Dans des œuvres caritatives
Ils s’engagèrent tous les deux
Pour aider les plus malheureux
Menant une vie très active !
Épilogue :
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Si seulement au Vatican
On arrêtait cette hérésie
Bien entachée d’hypocrisie
De chasteté d’un autre temps !
On éviterait les tourments
Des religieux et religieuses
Torturés par une impérieuse
Envie de rompre leur serment !
Et aussi les égarements
De bien des prêtres pédophiles
Qui sans cette attitude débile
Rentreraient vite dans le rang !
Mais que fait Dieu pendant ce temps ?
Il reste inerte et impassible
Cela est incompréhensible
Mais c’est comme cela pourtant !
Certainement qu’il est absent
Quelque part dans la galaxie
En vacances de prophéties
Où simplement inexistant !
Je crois que c’est la bonne option
Il ne pourrait pas laisser faire
Pareille bourde sur la terre
Avis à la population !
Pierre Dupuis
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Le Chêne et le Roseau
Le Chêne un jour dit au Roseau :
Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.
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