Ce dimanche, 18 janvier, c’est la fête de la confession de saint Pierre, tandis qu’une semaine plus tard, le dimanche 25 janvier, on fête la conversion de saint Paul. Les deux fois, la Messe aura lieu à 10h50.
Horaire 11 janvier
Le dimanche 11 janvier, la Messe aura lieu à 10h50.
Prochaines Messes
Samedi 6 décembre, à 9h, Messe de la Saint-Nicolas.
Dimanche 7 décembre, à 10h50, Messe du 4ème dimanche de l’Avent, avec mémoire de saint Ambroise.
Lundi 8 décembre, à 20h, Messe de la conception de Marie.
Samedi 13 décembre, à 9h, Messe de la Sainte-Lucie.
Dimanche 14 décembre, à 16h, Messe en français, pour le 5ème dimanche de l’Avent.
Dimanche 21 décembre, Messe pour le 6ème dimanche de l’Avent et pour la fête de saint Thomas, à 10h50.
Mercredi 24 décembre, veille de Noël, Grand’Messe paroissiale à 10h50.
Miércoles 24 diciembre, en Noche Buena, Misa en español a las 23:45 (medianoche menos quarto).
Sermons sur YouTube
N’hésitez pas à revoir les homélies du père Georges sur YouTube, à l’adresse suivante: https://www.youtube.com/@paroisse-inclusive/videos

Prochaines Eucharisties
Samedi 1er Novembre, 9h, Messe de la Toussaint.
Dimanche 2 novembre, 10h50, Messe des défunts en espagnol, 21ème dimanche après la Pentecôte. Domingo 2 de noviembre, día de los muertos, Misa en español a las 10:50 de la mañana.
Dimanche 9 novembre, à 14h, Messe du 22ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 16 novembre, à 18h, Messe du dimanche de l’Avent.
Vendredi 21 novembre, à 18h, Messe de la fête de l’entemplement de Marie.
Samedi 22 novembre, à 19h, Messe de la vigile du 2ème dimanche de l’Avent et de sainte Cécile.
Sábado 29 de noviembre, Misa del Adviento y de San Andrés a las 4 PM (16h), luego cena para quienes quieren quedarse.
Dimanche 30 novembre, 10h50, Messe du 3ème dimanche de l’Avent, suivi de repas communautaire, pour ceux qui veulent rester.
Samedi 6 décembre, à 9h, Messe de la Saint-Nicolas.
Dimanche 7 décembre, à 10h50, Messe du 4ème dimanche de l’Avent
Lundi 8 décembre, à 20h, Messe de la conception de Marie.
Samedi 13 décembre, à 9h, Messe de la Sainte-Lucie.
Dimanche 14 décembre, à 16h, Messe en français, pour le 5ème dimanche de l’Avent. (La Messe en italien sera reprogrammée.)
Dimanche 21 décembre, Messe pour le 6ème dimanche de l’Avent et pour la fête de saint Thomas, à 10h50 (horaire à confirmer).
Prochaines Messes
Dimanche 5 octobre, à 10h50, 17ème dimanche après la Pentecôte.
Mardi 7 octobre, à 18h30, Messe pour la fête des Ss Serge & Bacchus.
Dimanche 12 octobre, à 14h, 18ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 19 octobre, à 18h, Messe pour le 19ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 26 octobre, à 10h50 (horaire à confirmer), Messe pour le 20ème dimanche après la Pentecôte.
Samedi 1er Novembre, 9h, Messe de la Toussaint.
Dimanche 2 novembre, 10h50, Messe des défunts en espagnol, 21ème dimanche après la Pentecôte. Domingo 2 de noviembre, día de los muertos, Misa en español a las 10:50 de la mañana.
Dimanche 9 novembre, à 14h, Messe du 22ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 16 novembre, à 18h, Messe du dimanche de l’Avent.
Vendredi 21 novembre, à 18h, Messe de la fête de l’entemplement de Marie.
Samedi 22 novembre, à 19h, Messe de la vigile du 2ème dimanche de l’Avent et de sainte Cécile.
Sábado 29 de noviembre, Misa del Adviento y de San Andrés a las 4 PM (16h), luego cena para quienes quieren quedarse.
Dimanche 30 novembre, 10h50, Messe du 3ème dimanche de l’Avent, suivi de repas communautaire, pour ceux qui veulent rester.
Samedi 6 décembre, à 9h, Messe de la Saint-Nicolas.
Dimanche 7 décembre, à 10h50, Messe du 4ème dimanche de l’Avent
Lundi 8 décembre, à 20h, Messe de la conception de Marie.
Samedi 13 décembre, à 9h, Messe de la Sainte-Lucie.
Domenica, 14 di dicembre, alle 4 pomeriggio (16h), Messa in italiano, per la 5a domenica di Avvento, con una cena per quelli che vogliono rimanere dopo la Messa.
Dimanche 21 décembre, Messe pour le 6ème dimanche de l’Avent et pour la fête de saint Thomas, à 10h50 (horaire à confirmer).
Messe du 27 septembre
Samedi 27 septembre, Messe dominicale à 16h.
Yom kippour et souccoth
C’est la semaine des quatre-temps d’automne. Il s’agit de la conflation d’une férie et d’une fête avec octave, que nous héritons de l’Ancien Testament: le yom kippour, « jour du pardon », et souccoth, « les cabanes » ou fête des récoltes d’automne.
Transposées dans le calendrier solaire, ces féries sont observées par les chrétiens goyim dans la semaine qui suit l’Exaltation de la sainte Croix. Traditionnellement, on jeûne mercredi, vendredi et samedi, avant les Messes vêprées.
À Saint-Servais, nous observerons un seul jour, ce mardi 16 septembre, avec Messe vêprée à 17h30.
Messes de la rentrée
28 août, à 19h: Messe (décollation de saint Jean-Baptiste et fête de saint Augustin d’Hippone).
Dimanche 31 août, à 10h50, Messe du 12ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 7 septembre, à 10h50, Messe du 13ème dimanche après la Pentecôte.
Samedi 13 septembre: vigile de la Sainte-Croix: Messe communautaire à 18h, suivie d’un souper pour ceux qui veulent rester.
Domingo 14 de setiembre: fiesta de la santa Cruz: Misa en español a las 6 PM, seguida por una cenita pa’ los que quieren quedarse un poco después de la Eucaristía, pa’ comer y platicar.
Messe de l’Assomption
Le 15 août, fête de sainte Marie, Messe à 10h50.
Horaire des Messes été-automne
Dimanche 20 juillet, à 10h. Fête du saint prophète Élie, mémoire du 6ème dimanche après la Pentecôte.
Mercredi 6 août, fête de la Transfiguration. Messe à 9h.
Dimanche 10 août, 9ème dimanche après la Pentecôte, fête de saint Laurent. Messe à 8h.
Vendredi 15 août, fête de sainte Marie, Messe à 10h50 (assomption).
Dimanche 24 août: fête de saint Barthélemy, 11ème après la Pentecôte. Messe à 8h.
Dimanche 7 septembre, 13ème dimanche après la Pentecôte. Messe à 10h50.
Samedi 13 septembre: vigile de la Sainte-Croix: Messe communautaire à 18h, suivie d’un souper pour ceux qui veulent rester.
Domingo 14 de setiembre: fiesta de la santa Cruz: Misa en español a las 6 PM.
Prochaine Messe
Samedi 12 juillet à 18h.
Horaires juin 2025
Jeudi 19 juin: Fête-Dieu (fête du saint Sacrement): Messe à 19h30.
Samedi 21 juin: samedi dans l’octave de la Fête-Dieu: Messe à 17h.
Dimanche 22 juin: dimanche dans l’octave de la Fête-Dieu: Messe à 8h du matin.
Mardi 24 juin: nativité de saint Jean-Baptiste: Messe express à 7h du matin.
Dimanche 29 juin: Ss Pierre & Paul: Messe à 8h du matin.
Rogations – Ascension – Pentecôte
Prochaines Messes:
25 mai, dernier dimanche de Pâques, à 8h du matin.
Jeudi 29 mai, Ascension, à 10h50.
Dimanche 1er juin, à 8h.
Dimanche de Pentecôte, 8 juin, à 10h50.
Lundi de Pentecôte, 9 juin, Messe communautaire à 18h.
Horaires temps pascal
Sábado 10 de mayo, Misa en español a las 7 PM (19h).
Dimanche 11 mai, Messe en français à 8h du matin.
Lundi 12 mai, fête patronale de saint Servais, Messe à 18h.
Samedi 17 mai, Messe en français à 18h.
Domingo 18 de mayo, Misa en español a las 10h50.
Vendredi 23 mai: Messe à 18h en français.
Horaires
Jeudi 1er mai, fête des saints apôtres Philippe et Jacques le Mineur, et du prophète Jérémie: Messe à 20h.
Dimanche 4 mai: Messe à 19h: troisième dimanche du temps pascal (du Bon Pasteur).
Horaire de Messe
30 mars, dimanche de Lætare, Messe à 10h50.
6 avril, dimanche de la Passion, Messe à 10h50.
13 avril, dimanche des Rameaux, horaire à préciser.
14-15-16 avril, Lundi-Mardi-Mercredi-Saints, Messe à 17h30.
17 avril, Jeudi-Saint, Messe à 16h.
18 avril, Vendredi-Saint, Messe des présanctifiés à 16h.
19 avril, Samedi-Saint, Messe de la vigile pascale à 16h.
20 avril, dimanche de la Pâque: Messe à 10h50.
20 de abril, domingo de Pascua: Misa a las 4 PM (16h).
21 avril, Lundi de Pâques: Messe communautaire à 16h, avec visite de Mgr Brian et Mgr Geoffrey.
Carême et Pâque
5 mars, Mercredi des Cendres: imposition des cendres et Messe à 19h.
9 mars, premier dimanche du carême: Messe à 10h50.
16 mars, deuxième dimanche du carême: Messe communautaire à 17h.
23 mars, troisième dimanche du carême: 8h.
25 mars, Annonciation: Messe à 17h30.
30 mars, dimanche de Lætare, horaire à préciser.
6 avril, dimanche de la Passion, horaire à préciser.
13 avril, dimanche des Rameaux, horaire à préciser.
17 avril, Jeudi-Saint, Messe à 16h.
18 avril, Vendredi-Saint, Messe des présanctifiés à 16h.
19 avril, Samedi-Saint, Messe de la vigile pascale à 16h.
20 avril, dimanche de la Pâque: Messe à 10h50.
20 de abril, domingo de Pascua: Misa a las 4 PM (16h).
21 avril, Lundi de Pâques: Messe communautaire à 16h, avec visite de Mgr Brian et Mgr Geoffrey.
Messes quinquagésime
Samedi 1er mars à 16h.
Dimanche 2 mars à 9h du matin.
Mémoire de saint Charles le Bon, martyr et comte de Flandre.
Messe sexagésime
Dimanche 23 février, dimanche dans la sexagésime: Messe à 10h50.
Prochaines Messes
Le 9 février, cinquième et dernier dimanche de l’Épiphanie, Messe à 8h du matin, puis déposition de l’alléluia.
Le lundi 10 février, fête du naufrage de saint Paul, Messe à 18h.
Le mardi 11 février, rogation des Ninivites, Messe à 17h30.
Le 16 février, dimanche dans la Septuagésime, Messe à 10h50.
Le lundi 17 février, Messe à 18h.
Le 23 février, dimanche de la Sexagésime, Messe à 10h50.
Prochaines Messes
Samedi 18 janvier: fête de la confession de saint Pierre, Messe à 8h du matin.
Dimanche 19 janvier: Messe à 9h du matin.
Samedi 25 janvier, fête de la conversion de saint Paul, Messe à 17h, avec mémoire du dimanche .
Dimanche 26 janvier: Messe à 8h.
Samedi 1er février: vigile de la Chandeleur. Procession aux flambeaux à 17h30 (à partir de l’arrêt de bus de la Cité Germinal), et Messe express à 18h30 dans la chapelle.
Lettre pastorale de Mgr Brian
Voici la lettre pastorale de notre évêque, le père Brian Rodford:
Chèr‧e‧s frères et sœurs en Christ, chèr‧e‧s ami‧e‧s,
Notre Nouvel An civil tombe toujours au milieu de la saison de Noël-Épiphanie. Dans la plus haute Antiquité, Noël n’était pas célébré en dehors du cadre de l’Épiphanie. Cet élément était déjà impliqué dans l’impératif d’une compréhension de la révélation de l’Incarnation divine. Traditionnellement, en Occident, l’Épiphanie célèbre et souligne les trois éléments théologiques : la manifestation de Dieu incarné (dans la chair), la manifestation de la Sainte Trinité sur le Jourdain lors du baptême de Jésus, et la manifestation de la gloire de Jésus aux noces de Cana. La séparation séquentielle liturgique erronée de ces expressions intimement liées dans la révision du milieu du XXe siècle ne contredit cependant en rien la signification profonde que nous attachons à cette période. Ainsi, alors que je prie pour que vous profitiez d’une année 2025 fructueuse et heureuse, je le fais, à juste titre, en désirant pour vous la joie et les bénédictions, la grâce, la paix et le sens vivifiant de l’incarnation du Christ. La durée du cycle complet de la fête de la Nativité exprime son importance en tant que fête du salut rattachée dans son but essentiel à la Pâque, la promesse éternelle de la puissance absolue de l’Amour Divin. Dieu s’est manifesté en tant que Jésus Christ. Lorsque nous faisons mémoire de cette manifestation de Dieu cette année-ci, nous la voyons juxtaposée à nos préoccupations en cette période de luttes humaines, de conflits, de discorde, d’inégalités rampantes et de guerres sanglantes dans de nombreux pays.
Si l’on se base sur des sources internationales crédibles telles que l’ONU et sur notre expérience commune des media grand public, le monde est témoin d’un nombre incalculable de conflits et de crises humanitaires depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Il n’est pas difficile d’être horrifié par les descriptions de Gaza comme étant actuellement l’endroit le plus meurtrier pour les civils de la planète, dépourvu même des nécessités de survie les plus élémentaires. Dans ce contexte déchirant de douleur et de désespoir inimaginables, entourés partout par l’odeur de la mort et des mourants, d’enfants sans défense, malades, blessés et vulnérables, nous ne pouvons pas non plus échapper aux cris de pitié qui surgissent d’une multitude d’autres conflits meurtriers ailleurs dans le monde. Morts, souffrances et déplacements inimaginables, avec plus de 24 millions de personnes dans le besoin humanitaire extrême au Soudan, violence cruelle, peur et carnage en Ukraine, besoin humanitaire choquant en RDC pour plus de 25 millions de personnes, causé par le conflit armé et exacerbé par la catastrophe économique, puis, le Yémen, le Myanmar, le Niger ; la liste effroyable est longue.
Il y a une observation simple et pourtant incroyablement profonde à faire de ce contraste entre l’espoir d’un côté et le désespoir de l’autre. Cela n’a rien de nouveau, cependant, puisque la Croix de souffrance du Vendredi Saint est vue dans toute sa promesse d’espoir, dans l’illumination de la proclamation de la Croix vide de la résurrection, annonciatrice de possibilités étonnantes de transformation.
En vérité, cependant, je crois que nous, témoins de l’inhumanité pure et inimaginable de ces événements de vengeance cruelle, trouvons difficile de faire autre chose que de nous cacher autant que possible de ce que nous essayons de faire comme si cela n’était pas en réalité. Cependant, une autre observation effroyable, je crois, le confirme. En cela, nous sommes peut-être en quelque sorte impliqués dans ces horreurs, un peu comme ceux qui incitent réellement au massacre et aux attaques, et qui engendrent des massacres et des attaques mutuelles, avec peu de conscience de part et d’autre. Ceux qui vivent dans une inimitié active, comme nous le faisons sans doute tous à certains moments et dans certaines circonstances, le font en fin de compte volontairement, sans tenir compte du véritable point commun qui existe entre nous. Avant toute chose, nous parvenons trop souvent à maintenir la croyance que « moi seul, je suis au centre de la réalité ; moi seul, j’ai une valeur singulière. »
Je demande votre indulgence si vous pensez que ce que je m’apprête à écrire vous semble, dans ces circonstances précises, banal. Lors de notre récente liturgie de Noël, j’ai oublié l’Alléluia écrit pour l’occasion, qui devait être chanté avant la proclamation de l’évangile. Une fois l’Évangile terminé, quelqu’un m’a chuchoté : « Tu as oublié l’Alléluia! » J’ai répondu avec un peu d’ironie : « Mieux vaut plus tard que jamais. » Certains ont souri ! En vérité, être prêtre peut être attaché de manière irréprochable à la conduite soigneuse de la liturgie eucharistique, même si, je crois vraiment, elle manquera toujours de toute suffisance absolue, à moins qu’elle ne soit principalement attachée à l’impératif de rien de moins que mon amour pour tout ce que Dieu aime. Et voici le hic : il aime ceux que je pourrais considérer comme mes ennemis, tout autant qu’il m’aime moi. Et son amour ne s’arrête pas là ; il aime chaque personne, chaque créature vivante, chaque arbre, chaque fleur, chaque brin d’herbe, tout ce qu’il a créé.
La justice ne provient pas du rituel religieux, mais de ce qui, en réponse aimante au religieux, au spirituel et au rituel, en découle, et qui éclaire notre compréhension et notre engagement moral en Dieu. Nous devons nous rappeler que la liturgie est elle-même une activité rituelle collective ; elle s’adresse à la communauté, à toute la communauté, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est là que s’exprime la bonté universelle et déterminée de Dieu.
De même, nous comprenons que le salut, qui se trouve au cœur de notre discernement chrétien de ce que proclame l’Évangile, n’est jamais exclusivement personnel. Bien sûr, nous devons, en tant qu’individus, assumer la responsabilité de nos propres vies, de nos propres choix, en affrontant nos propres circonstances, par le biais de la responsabilité personnelle. Cela est absolument indissociable de la responsabilité sociale, à la fois locale et mondiale. Notre responsabilité personnelle est de participer au discours public, de lutter implacablement pour la justice économique et sociale, la paix et la préservation de l’écologie et des espèces. Le spiritualité est donc une responsabilité personnelle et, toujours, au service de la responsabilité sociale la plus large.
Nous sommes tous familiers avec l’inclusion dans nos liturgies formelles de ce que nous exprimons comme le Notre-Père. Le message central de Jésus sur le salut concerne ici l’immanence du royaume des cieux, du royaume de Dieu. Car Jésus, dont la Bonne Nouvelle est que « le royaume est proche », comme il l’exprime dans la prière qu’il nous a enseignée, ne se préoccupe pas uniquement des besoins personnels. Je ne prie pas le Père pour ma propre nourriture ou mon pardon personnel. Nous prions Abba, notre Père intime, pour qu’il nous accorde notre pain collectif, notre pardon collectif. Les moments sociaux quotidiens de partage des repas nourrissent bien plus que le corps physique ; ils nourrissent aussi l’amitié et une plus grande générosité. Nous pensons trop vite que nous sommes les seuls vraiment fidèles, mais la prière, cette prière, concerne la transformation globale. Jésus nous a appris à nous adresser au Père aimant de tous.
L’affamation gratuite des plus faibles et le massacre des corps fragiles et sans défense doivent cesser, et nous devons, par tous les moyens possibles, prendre notre part. Puissions-nous, par tous les moyens possibles, être des instruments efficaces pour une paix profonde et aimante, en commençant toujours là où nous sommes. Chacun de nous possède un potentiel pour un plus grand amour personnel, dans une communauté avec un potentiel pour un plus grand amour, dans une nation avec un potentiel pour un plus grand amour, dans un monde avec un besoin absolu d’amour global. La haine meurt avec ceux qui haïssent : l’amour seul résonne à travers l’éternité. Jésus, le Prince de la Paix, nous montre que nous devons chacun vivre la prière ; pour la paix dans nos cœurs, pour la paix dans le monde ; cette paix commencera par « moi ». « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. »
Je prie aussi pour votre joie et votre bonheur, alors que l’amour saint et la paix deviennent de plus en plus votre objectif et votre force inattaquables en 2025.
Grâce, paix et amour, comme toujours,
+Brian
Dimanche dans l’octave de l’Épiphanie
Dimanche 12 janvier: Messe à 10h50.
Messes de l’Épiphanie
Dimanche 5 janvier, Messe de la vigile de l’Épiphanie à 14h10. Elle sera précédée (pour ceux qui veulent) de la bénédiction de l’eau du Houyou à 14h00, à l’endroit où le Houyou passe en-dessous du ravel (au bbq public):

Le lundi 6 janvier, jour de l’Épiphanie: Messe à 17h.
Messes autour de Noël 2024
Dimanche 15 décembre, à 10h50: Messe du 5ème dimanche de l’Avent (Gaudete).
Samedi 21 décembre, à 14h: Messe des IV temps d’hiver (avec chalendes), et de saint Thomas.
24 décembre, à 9h30, Messe en français. Messe de minuit en français, à 23h45.
25 décembre, jour de Noël: 9h30. Messe en espagnol, Misa en español.
26 décembre, à 9h30. Messe en wallon, Messe e walon.
29 décembre, à 9h30. Messe en italien, Messa in italiano.
1er janvier, à 10h50: Messe de la fête de la Circoncision du Seigneur.
Vidéos
Voici l’adresses des vidéos sur YouTube: www.youtube.com/@paroisse-inclusive/videos
Prochaine Messe
Le 24 novembre à 10h50: Messe du deuxième dimanche de l’Avent.
Horaire des Messes
Le vendredi 1er Novembre, Messe de la Toussaint à 10h00.
Le samedi 2 novembre, jour des défunts: Messe des défunts à 18h en espagnol, avec mémoire de la résurrection. Misa de los muertos.
Le dimanche 10 novembre à 10h50: Messe du dimanche.
Le dimanche 17 novembre, à 10h50: Messe communautaire de l’Avent (premier dimanche de l’Avent).
Horaire des Messes
Le dimanche 6 octobre, à 10h50: Messe du 20ème dimanche après la Pentecôte, avec mémoire de saint Bruno.
Le lundi 7 octobre, à 15h: Messe de la fête des saints Serge et Bacchus.
Le dimanche 13 octobre, à 10h50: Messe communautaire, 21ème dimanche après la Pentecôte.
Prochaines Messes
Ce vendredi 20 septembre, à 15h, la Messe des quatre-temps d’automne, avec mémoire de saint Matthieu. Les quatre-temps d’automne ne sont rien d’autre que les yom kippour et succot hébraïques. La Messe se célèbre après un jour de jeûne complet.
Dimanche 22 septembre, à 10h50, Messe du 18ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanche 29 septembre, à 10h, Messe de la Saint-Michel, avec mémoire du 19ème dimanche après la Pentecôte.
Horaires des Messes
Le samedi 14 septembre, fête de l’Exaltation de la Sainte Croix: Messe à 18h, avec mémoire du dimanche. La célébration sera suivie d’un petit goûter pour ceux et celles qui veulent rester après.
Le dimanche 8 septembre, Messe de la nativité de Marie à 8h.
Horaire des Messes
Samedi 24 août à 17h: Messe de la fête de saint Barthélemy, mémoire du 14ème dimanche après la Pentecôte.
Jeudi 29 août à 7h: Messe de la fête de la décollation de saint Jean-Baptiste.
Samedi 31 août: Sábado 31 de agosto: Misa (Eucaristía) dominical en español.
Prochaines Messes
Le samedi 10 août à 7h du matin.
Le dimanche 11 août à 7h du matin.
Le mercredi 14 août, à 17h30: vigile de la fête de Sainte Marie la Grande (Assomption), Eucharistie communautaire suivie du souper.
Prochaines Messes
Dimanche 23 juin à 16h: vigile de la nativité de saint Jean-Baptiste; mémoire du 5ème dimanche après la Pentecôte.
Samedi 29 juin à 18h: fête des saints Pierre & Paul; mémoire du 6ème dimanche après la Pentecôte.
Dimanches 7 et 14 juillet: Messe à 8h.
Dimanche 21 juillet à 10h50: Fête nationale, mémoire du 9ème dimanche après la Pentecôte.
Samedi 3 août à 16h: Messe du 10ème dimanche après la Pentecôte.
Lundi 5 août à 16h: Vigile de la Transfiguration.
Messe se repas communautaire: le 15 août (heure à préciser).
Prochaines Messes
Samedi 8 juin, veille des élections: Messe dominicale à 17h.
Les deux prochains fins de semaine, il y aura bien sûr la Messe, horaires à confirmer.
Le samedi 29 juin, fête des saints Pierre & Paul, Messe à 18h.
Horaire des Messes
Dimanche 13 avril: Pâques, Messe à 9h.
Dimanche 21 avril: Pâques et saint Anselme. Messe à 10h. Le père Georges et sa famille participeront à la Marche pour la vie à Bruxelles à 14h.
Mardi 23 avril: saint Georges. Messe à 7h.
Jeudi 25 avril: saint Marc. Messe à 7h.
Vendredi 26 avril: Messe à 7h.
Dimanche 28 avril: Pâques. Messe à 10h50.
Mercredi 1er mai: Saints Philippe, Jacques et Jérémie. Messe à 8h.
Samedi 4 mai: Dernière Messe de Pâques à 18h.
Jeudi 9 mai: Ascension. Messe à 10h50.
Dimanche 12: Fête patronale de Saint-Servais: Messe à 16h.
Samedi 18 mai: Messe de la Vigile de Pentecôte à 15.
Dimanche 19 mai: Pentecôte: Messe à 10h50.
Lundi 20 mai: lundi de Pentecôte: Messe à 16h.
Dimanche 26 mai: Trinité. Messe à 13h.
Programme de Pâques
Dimanche de la Passion, 17 mars: 10h50 Messe.
Dimanche des Rameaux, 24 mars:
10h30 Bénédiction des Rameaux;
10h50 Messe de la Passion.
25 mars: fête de l’Annonciation & Lundi-Saint. 15h30 Messe.
26-27 mars: Mardi-Saint et Mercredi-Saint: Messe à 7h du matin.
Jeudi-Saint: 28 mars: Lavement des pieds & Messe de la Dernière Cène à 15h30.
Vendredi-Saint: 29 mars:
7h Chemin de Croix;
15h30 Messe des Présanctifiés.
Samedi-Saint: 30 mars: 15h30: Messe de la Vigile Pascale
Dimanche de la Pâque, 31 mars: 14h Messe en espagnol.
Lundi de Pâques, 1er avril, à 16h: Messe « communautaire » en français. Également signature d’intercommunion.
Carême
Imposition des cendres et Messe du début du carême: ce mercredi des cendres, 14 février à 15 heures.
Dimanche 18 février à 10h50: Messe du premier dimanche du carême et imposition des cendres.
Semaine pour l’unité des chrétiens
Entre la fête de la confession de saint Pierre (18 janvier) et celle de la conversion de saint Paul (25 janvier), on considère que c’est la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Concrètement, nos Églises anglicanes de Belgique et des Pays-Bas (membres de la Communion Anglicane Libre Internationale) ont commencé des pourparlers en vue d’un accord de pleine communion avec la Petite Église vieille-catholique de Belgique. Mgr Rudy et Mgr Geoffrey sont venus hier à Saint-Servais pour discuter avec le père Georges. Notre collaboration avec eux avait, de fait, commencé plus tôt, lors du sacre épiscopal de notre évêque Mgr Brian, le jour de la Pentecôte 2023.

Dans la seconde lecture de l’office divin de ce jour (Actes 12), saint Pierre est emprisonné à Jérusalem. Lorsqu’il sort miraculeusement de prison, il se rend à la maison de saint Marc (maison qui servait également de lieu de culte, où l’Église de Jérusalem se réunissait pour l’Eucharistie), et son premier souci est que saint Jacques (le frère du Seigneur et l’évêque de Jérusalem), soit au courant de la chose. Autrement dit, saint Pierre, bien qu’il soit le premier des apôtres, reconnaît l’autorité de saint Jacques comme chef de l’Église de Jérusalem. Saint Pierre ne prétend aucunement à aucune soi-disant « primauté universelle ».
Chaque diocèse est une Église à part entière. Chaque évêque est le successeur de Pierre, et le représentant du Christ devant l’Église locale. Tel est le sens de καθολική Εκκλησία en grec, integra Ecclesia en latin de Hesbaye. Chaque diocèse contient tous les éléments essentiels de l’Église, et n’est incomplet en rien.
Prochaines Messes
Vendredi 2 février à 17h30, marche au flambeaux (à partir de l’arrêt de bus « Cité Floréal »), suivie de la Messe à 18h30 dans la chapelle habituelle, ensuite dégustation de crêpes.
Samedi 3 février à 17h: Messe de Sexagésime, avec mémoire de la Chandeleur.
Prochaines Messes
Samedi 13 janvier à 16h: jour-octave de l’Épiphanie.
Dimanche 14 janvier à 10h50: deuxième dimanche de l’Épiphanie.
Prochaines Messes
Saison de Noël-Épiphanie
Horaire des Messes
Mercredi 20 déc., à 15h
Vendredi 22 déc., à 15h
Samedi 23 déc., à 15h
Dimanche 24 déc., à 10h50 et 22h (en espagnol)
Lundi 25 déc., à 10h50
Mardi 26 déc., à 10h50 (en wallon)
Mercredi 27 déc., à 10h50
Dimanche 31 déc., à 10h50
Lundi 1er janvier, à 10h50
Vendredi 5 janvier, à 14h30
Samedi 6 janvier, à 14h30
Dimanche 7 janvier, à 10h50
Messes et journée communautaire
Mise à jour, à cause des conditions météo.
Le dimanche 13 août: Messe à 9h, puis journée au Lac de Bambois: covoiturage à prévoir.
Le lundi 14 août: Messe de la vigile de l’Assomption à 16h.
Le mardi 15 août: fête de Sainte Marie (Assomption): Messe à 10h50.
Le dimanche 20 août: Messe à 10h50.
Le samedi 26 août: Messe à 18h.
Messes et journée communautaire
Le samedi 5 août: vigile de la Transfiguration à 16h.
Le dimanche 6 août: Messe de la fête de la Transfiguration: 10h50.
Le samedi 12 août, nous organiserons une journée au Lac de Bambois: covoiturage à prévoir. Puis retour à Saint-Servais pour la Messe en fin de journée.
Le mardi 15 août: fête de Sainte Marie (Assomption): Messe à 10h50.
Le dimanche 20 août: Messe à 10h50.
Le samedi 26 août: Messe à 18h.
Prochaines Messes
Dimanche 2 juillet: 10h50: fête de la Visitation.
Dimanche 9 juillet: 10h50: sixième dimanche après la Pentecôte.
Qui est ma chair?
Ceci représente un article écrit par Noah Marsh (l’original ici), traduit par Georges Staelens.
Qui est ma chair ?
La Mise à découvert de l’honneur familial dans le Lévitique 18:7-23
« Et le Seigneur parla à Moïse, disant : “Parle aux fils d’Israël, dis-leur : Je suis le Seigneur votre Dieu ; vous ne vous conduirez pas selon les mœurs de l’Égypte, où vous avez demeuré ; vous ne vous conduirez pas selon les mœurs de Chanaan, où je vous mène ; vous ne marcherez point suivant leurs lois. Vous exécuterez mes jugements, vous observerez mes préceptes, et vous marcherez selon ce qu’ils prescrivent : je suis le Seigneur votre Dieu”. » (Lévitique 1:1-4). Le chapitre 18 du Lévitique, qu’on pourrait qualifier de “sexuel”, commence avec ce qui ressemble à un programme xénophobe. Or, c’est juste le contraire. Le Lévitique 18:6 définit la famille du lecteur, la « chair », comme quelque chose dont on doit protéger l’honneur. Dans les seize versets suivants, l’honneur est présenté dans trois séries. Enfin, tout le chapitre 18 du Lévitique exige du lecteur de protéger l’honneur de tous les humains, car tout honneur vient du Seigneur. Ainsi, le Lévitique 18 considère que tous les humains sont la famille du lecteur, même les nations qu’il semble exclure dans les premiers versets1.
Après une brève introduction pour dire au peuple d’obéir aux commandements du Seigneur (18:1-5), le Lévitique 18:6 commence une longue liste de préceptes. Toute les autres interdictions parlent à la deuxième personne du singulier, alors que celle-ci parle au pluriel. L’utilisation du pluriel et le fait qu’il se trouve en tête de la liste des préceptes signifient que cette interdiction fonctionne comme introduction vis-à-vis de tous les préceptes2.
En tant qu’introduction, le Lévitique 18:6 présente le principe se référant à chaque précepte du chapitre, à savoir : « Personne ne s’approchera d’un parent de sa chair, pour mettre à découvert sa nudité : je suis le Seigneur. »3
Dans le Lévitique, le syntagme « mettre à découvert la nudité » apparaît seulement dans ce passage, ainsi que dans le parallèle Lévitique 20 ; donc on doit regarder ailleurs, pour voir ce que ce syntagme signifie. Ailleurs, la Bible hébraïque mentionne la « mise à découvert de la nudité » huit fois4. Dans ces huit cas, mettre à découvert la nudité de quelqu’un, c’est le punir, lui faire honte, le déshonorer.5 C’est pourquoi, lorsque le Lévitique interdit que l’on mette à découvert de la nudité de quelqu’un, il s’adresse à la personne qui lit, donc au lecteur, en lui interdisant de déshonorer ce quelqu’un. Ainsi, le Lévitique 18:6 considère l’honneur comme point de départ de tous les interdis qui suivent6.
Après avoir interdit formellement que l’on déshonore la « chair », le Lévitique 18:7 applique cela à la famille biologique du lecteur, en commençant par sa mère et son père, pour passer à toute une série de gens de sa famille : sa belle-mère (18:8), sa sœur et sa demi-sœur (18:9), ses petites-filles (18:10), sa sœur adoptive (18:11), ses tantes paternelle (18:12) et maternelle (18:13).
Le Lévitique identifie la personne directement comme parente biologique du lecteur (18:7, 9, 11), ou il dit que la nudité de celle-ci est celle d’un parent biologique du lecteur (18:8, 10)7.
Deux de ces préceptes vont plus loin qu’un parent biologique. Le Lévitique 18:12 et 18:13 reprennent le verset introductif, en utilisant le mot « chair » pour nommer la parenté8.
Ces trois passages sont les seules mentions du mot « chair » dans des constructions de phrase, dans tout le chapitre. Ceci suggère que la « chair » fonctionne comme une anaplodiplose9, en indiquant que les interdictions du contenu font savoir au lecteur qui est sa « chair ». En effet, cela est souligné par une seconde anaplodiplose10. Le Lévitique 18:7 et 18:13 sont, dans ce chapitre, les seuls exemples du syntagme « elle est […] ta mère ». Ainsi, ces sept versets signifient que les parents biologiques du lecteur sont sa chair, et lui interdisent de les déshonorer.
Alors que le Lévitique identifie qui est la chair du lecteur, la liste semble courte, étant donné toutes les possibilités de parenté biologique. Évidemment, le passage n’exclut pas la fille même du lecteur. On a beaucoup essayé d’expliquer pourquoi la fille du lecteur n’est pas explicitement mentionnée, mais il ne faut pas chercher d’explication. La liste des parents ne se veut pas exhaustive. Elle fait le tour des parents biologiques sur les quatre générations d’une maisonnée juive. Le Lévitique commence par la génération au-dessus du lecteur (18:7-8), puis il passe à la génération même du lecteur (18:9)11. Puis le Lévitique passe aux deux générations au-dessous du lecteur (18:10), puis il revient à la génération du lecteur (18:11), avant de finir avec la génération au-dessus du lecteur (18:12-13). Cette façon fait le tour de la famille tout entière du lecteur12.
Des quatre générations, l’énumération met l’accent sur la génération en-dessous de deux façons. Tout d’abord, le Lévitique parle d’elle au début et à la fin. Deuxièmement, le Lévitique lui accorde une trop grande attention par rapport aux autres générations. La génération en-dessous occupe quatre versets sur les sept au total. Aussi, quatre parents de la génération au-dessous sont mentionnés, alors que les trois autres générations sont représentées par seulement cinq parents au total. Ces interdictions mettent l’accent sur la génération au-dessus du lecteur, car c’est la génération de laquelle vient l’honneur du lecteur13. Dans l’ancien Israël, les membres de la famille tiraient leur honneur du chef de la famille14. Si un patriarche décédait, la génération suivante de mâles devenaient les chefs de leurs familles respectives. Par exemple, le Lévitique 18:10 interdit de déshonorer ses petites-filles, parce que « c’est ta propre nudité », ce qui veut dire que l’honneur des petites-filles du lecteur l’honneur même du lecteur. Ainsi, déshonorer sa petite-filles, c’est se déshonorer soi-même.
Bref, ces sept premiers versets (Lév. 18:7-13) mettent l’accent sur l’honneur de la génération ascendante, parce que l’honneur du patriarche est l’honneur de la maisonnée. Si un parent biologique se fait déshonorer, le déshonneur tombe sur le chef de famille du lecteur, et enfin sur le lecteur même.
Ayant défini la « chair » comme étant d’abord la famille biologique, le pas suivant est d’inclure des parents non-biologiques dans cette définition. Avant de passer au pas suivant, le dernier parent biologique dont s’occupe le texte est l’oncle paternel. Le Lévitique 18:14 dit au lecteur de ne pas approcher (לא תקרב) la femme de son oncle paternel. Même si l’oncle paternel est un parent biologique, néanmoins, s’il est le plus âgé de la famille, c’est lui qui deviendrait le patriarche d’une autre maisonnée. Ainsi, cette interdiction étend l’intérêt du lecteur à des gens qui ne sont pas de sa maisonnée.
On s’étend avec plusieurs interdictions, pour finir avec le Lévitique 18:19, qui est la troisième fois dans ce chapitre où l’on interdit au lecteur de s’approcher (קרב) d’une femme. De ce fait, le lien terminologique entre le 18:14 et le 18:19 indique que ces deux versets-ci forment une anaplodiplose englobant une deuxième série. Il est intéressant de voir que la seule autre fois où l’on parle de « s’approcher », c’est le 18:6. Cette section est également liée à l’interdiction, à l’infinitif, de « mettre à découvert » (לגלות) ; les quatre seules circonstances de cet infinitif dans la Bible hébraïque se trouvent dans le 18:17-19 et le 18:6. Voilà pourquoi ces connexions terminologiques indiquent que cette deuxième série devrait être lue comme une autre sous-section d’interdictions introduites par le 18:6. Ainsi, ces six versets continuent à élargir la définition de « chair » en l’étendant à ceux dont le lecteur doit protéger l’honneur.
Comme dans la première série, la deuxième série présente une catégorie de gens que le lecteur doit ne pas déshonorer. Après avoir commencé par la femme de l’oncle paternel (18:14), le Lévitique interdit au lecteur de mettre à découvert la nudité de sa bru (18:15), de sa belle-sœur (18:16), d’une femme et sa sœur (18:17a, 18), d’une femme est ses petites-filles (18:17b), et d’une femme ayant les règles (18:19). Le dénominateur commun entre toutes ces personnes, c’est le fait d’être apparentées au lecteur à travers le mariage ; elles lui sont parentes par alliance. Alors que la première série se limite à définir les parents biologiques comme étant sa « chair », la deuxième série s’étend aux parents par alliance.
Comme la première série, les préceptes de la deuxième parcourent les quatre générations de la maisonnée, énumérant implicitement toute parentèle par alliance. L’accent, cependant, n’est pas mis sur la génération ascendante, mais sur la génération du lecteur. Quatre des six versets (18:16, 17, 18, 19) font référence à une relation de la génération du lecteur, alors que chacune des trois autres générations sont traitées en un verset chacune. Ainsi, sur les huit interdictions, quatre parlent de la génération du lecteur.
La seconde série met l’accent sur la génération du lecteur, parce que l’honneur de la maisonnée s’étend aux parents par alliance à travers l’épouse à travers le mariage. Lors du mariage, la femme du lecteur et tous ceux dont elle est responsable entrent dans la maisonnée. Ainsi, en tant que membres de la maisonnée du lecteur, la femme et tous les siens ont accès à l’honneur de la famille seulement à travers leur relation avec le lecteur. C’est pourquoi, ces six versets interdisent de jeter la honte, de « mettre à découvert la nudité » des parents non-biologiques, parce qu’une telle chose déshonorerait le lecteur même, et cela déshonorerait finalement le chef de la maisonnée dont il tire lui-même son honneur. Puisque le lecteur fait graviter autour de lui l’honneur de ses parents par alliance, c’est sur sa génération qu’on met l’accent. Déjà le Lévitique a mis l’accent sur l’honneur de la génération ascendante, dans la première série, étant donné que le lecteur y puise son honneur. La deuxième met l’accent sur l’honneur même du lecteur, car c’est à travers lui que ses parents par alliance auront leur honneur, de la maisonnée dont il est le chef.
Malgré que les Américains considèrent de nos jours la famille biologique de l’épouse comme la leur, l’Israël ancien ne partageait pas nécessairement ce point de vue. Au contraire, la maisonnée était patrilocale ; lors du mariage, la femme quittait sa famille biologique pour rejoindre celle de son mari. La femme était incorporée à la maisonnée du mari, mais le mari n’était pas considéré membre de la famille d’origine de sa femme. Par conséquent, lorsqu’il est interdit au lecteur de mettre à découvert la nudité de ses parents par alliance, le Lévitique élargit la sollicitude pour l’honneur en l’étendant également à la maisonnée d’origine de la femme15. La troisième et dernière série, Lévitique 18:20-23, élargit les frontières encore davantage. Elle incorpore dans la famille du lecteur tout Israélite et tout être humain, parce que finalement tous les humains tirent leur honneur du Seigneur.
Plutôt que d’interdire de « mettre à découverte la nudité » d’un membre de la famille, le Lévitique 18:20 interdit au lecteur d’avoir des rapports sexuels et enfants avec la femme d’un compatriote. Les interdictions cessent le vocabulaire de la nudité et de la parenté (aucune des relations des deux séries précédentes n’est mentionnée)16, parce que l’on ne se préoccupe pas des menaces intestines vis-à-vis de l’honneur familial. Maintenant on se soucie de la menace extérieure vis-à-vis de l’honneur familiale, à savoir la prédation sexuelle sur les femmes17. La sexualité d’une femme, euphémiquement son lit, était le droit exclusif d’un seul mâle (cf. Prov. 6:27-29) ; toute violation de ce droit exclusif était un affrontement de l’honneur de l’homme en question. Puisque l’honneur était une perle rare, si un homme arrivait à coucher avec la femme d’un autre homme, alors son honneur croissait, pendant que l’honneur de l’homme de la femme violée décroissait. C’est pourquoi le Lévitique 18:20 interdit au lecteur de croître en honneur aux dépens de l’honneur de son prochain18.
Pendant que l’honneur reste le thème principal, il ne s’agit plus de l’honneur du lecteur, comme dans les séries précédentes. Au fait, cette interdiction empêche le lecteur d’augmenter son honneur, en contradiction apparente avec les interdictions précédentes. Comme nous avons vu, la préoccupation de l’honneur de la maisonnée est un outil pour définir qui est considéré la « chair » du lecteur (18:6). Celui-ci ne peut plus déshonorer un autre Israélite pour son propre honneur. Par conséquent, en se souciant plutôt de l’honneur de l’Israélite prochain, le Lévitique 18:20 déclare que l’Israélite prochain est un membre de la « chair » du lecteur.
Jusqu’à ce point, l’extension de la « chair » du lecteur a progressé doucement, mais maintenant, avec l’inclusion de toute un groupe de gens, on a affaire à un changement radical. Plutôt que d’expliquer cette “mission civilisatrice”, le Lévitique la justifie par une nouvelle interdiction. Encore une fois, le Lévitique 18:21 parle d’un autre honneur que celui de la progéniture du lecteur. Il s’agit de l’honneur du Seigneur, dans deux propositions liées. Certains commentateurs pensent que la seconde proposition serait une interdiction distincte, mais grammaticalement celle-ci ne fait que clarifier la première. Chaque fois que le Lévitique 18 introduit une nouvelle interdiction, le verbe est en deuxième position ; or dans la seconde proposition de 18:21, le verbe est en position initiale (ולא תחלל). Ainsi, il convient de considérer le Lév. 18:21 comme étant une seule interdiction, dont la seconde proposition est une apposition qui clarifie la première. De ce fait, la meilleure traduction de ce verset serait : « Tu ne donneras pas tes enfants pour qu’ils servent Moloch, à savoir, tu ne souilleras mon nom saint : je suis le Seigneur. »
La première proposition interdit d’offrir des enfants à Moloch, sans précision (Lév. 18:21a). Souvent les commentateurs pensent que ce verset parle du sacrifice d’enfants19, mais il suffirait d’y voir une simple consécration à Moloch (cf. I Sam. 1)20. Quel que soit le cas, l’enfant n’appartient plus au lecteur. Maintenant l’enfant appartient à Moloch. Dans l’Israël ancien, le transfert d’enfant entre deux maisonnées rabaisse la famille qui donne l’enfant, tout en élevant l’honneur de la famille qui reçoit l’enfant21. Pour cela, tout transfert de progéniture vers Moloch augmente l’honneur de Moloch, aux dépens du lecteur.
La deuxième proposition explique par la suite pourquoi il y a cette interdiction : donner sa progéniture à une autre divinité souille le nom du Seigneur. Selon cette interprétation, c’est au Seigneur qu’appartient la progéniture du lecteur. Ceci ne devrait pas nous surprendre, étant donné qu’ailleurs, le Lévitique appelle Israël le peuple du Seigneur : « Je marcherai avec vous, je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. » (Lév. 26:12). En effet, les enfants israélites n’appartiennent pas aux Israélites. Ce sont les enfants du Seigneur, d’où le fait qu’Israël rachète ses premiers-nés : « Consacre-moi tout premier-né, tout être qui aura ouvert les entrailles maternelles parmi les fils de mon peuple, depuis l’humain jusqu’aux bestiaux ; il est à moi. » (Exode 13:2, italiques ajoutés)22. Ainsi, le lecteur est empêché de dédier ses enfants à une autre divinité, car ce faire déshonorerait le Seigneur. Au fait, les interdictions de la préface se justifient de la même façon : « Personne ne s’approchera d’un parent de sa chair, pour mettre à découvert sa nudité : je suis le Seigneur. » (Lév. 18:6). Le Lévitique se préoccupe de l’honneur du lecteur, car le Seigneur est le chef de la famille, et son honneur est en cause. Le Seigneur est celui dont le lecteur tire son honneur. C’est sur base de cette hypothèse que le Lévitique élargit la définition de « chair » toujours davantage.
Une fois que le Lévitique a fait dépendre du Seigneur l’honneur du lecteur, l’interdiction suivante s’étend au-delà d’Israël23, 24. Comme dans 18:20, le Lévitique 18:22 interdit au lecteur d’accroître son propre honneur en violant la femme d’un autre homme. Mais cette interdiction est rédigée d’une façon différente25. D’habitude, le substantif תשכב associé à une personne est traduit par « lit » de la personne (comme dans tous les autres passages où cela se trouve dans le Lévitique, sauf pour le précepte parallèle dans 20:13)26. Par exemple, la Bible présente l’épisode de David et Bersabée ainsi : « Sur le soir, David se leva de sa couche (משכבו) et se promena sur la plate-forme de la maison royale. » (2 Sam. 11:2)27. Autrement, si « lit, couche » est utilisé comme un euphémisme sexuel, à l’instar de « connaître » (ידע), alors la meilleure façon de traduire le verbe et l’état-construit est la traduction idiomatique, en y voyant un rapport sexuel. Par exemple, lorsque les Israélites razzient Jabès-Galaad, on leur dit : « Tout homme et toute femme ayant connu la couche d’un homme (וכל־אשה ידעת משכב־זכר), vous les anathématiserez. » (Juges 21:11)28. Il faut souligner que, dans le cas de l’euphémisme sexuel, l’état-construit désigne avec qui la personne a eu des relations sexuelles29. Le Lévitique 18:22 n’utilise pas le verbe « connaître », mais un autre euphémisme pour les rapports sexuels : « coucher » (שכב, p. ex. Lév. 15:24). Ainsi l’état-construit « lit d’une femme » indique que le rapport sexuel a lieu, en réalité, avec une femme. De ce fait, l’interdiction devrait être traduite idiomatiquement : « Avec30 un homme, tu ne coucheras31 pas avec une femme (משכבי אשה) ; car c’est une abomination. »32
En d’autres termes, le Lévitique 18:22 interdit au lecteur d’avoir des rapports sexuels avec une femme, si celle-ci a déjà des rapports avec un autre homme, étant donné que la sexualité de cette femme était le droit exclusif d’un seul homme33. Si deux hommes couchaient avec elle, cela déshonorerait l’un d’eux. Similaire à l’interdiction de coucher avec la femme de son prochain, ce verset élargit la définition de la chair, en interdisant au lecteur d’abuser de la sexualité de la femme d’un autre homme. Mais cette interdiction va encore plus loin : cet homme n’est pas nécessairement un Israélite. La « chair » du lecteur s’étend au-delà d’Israël34.
Cette extension de la famille ne peut être faite que lorsque le lecteur reconnaît que son honneur et l’honneur de toute autre personne vient du Seigneur. Le verset final de notre section, Lévitique 18:23, attire à nouveau l’attention du lecteur sur le fait que l’honneur concerne également toute femme. La première moitié du verset interdit à l’homme de ne pas utiliser de bête comme jouet sexuel, car sinon le rapport sexuel le souillerait, autrement dit, il le déshonorerait : « Par35 une bête tu n’auras36 pas de coucherie, pour te souiller avec elle. » Le mot « elle » qui désigne ce qui souillerait le lecteur, peut faire référence à la fois à la coucherie et à la bête (féminin singulier). Mais, vu la proximité de « elle » avec « coucherie », il y a plus de probabilité que le premier se réfère au second. Comme nous avons vu, violer une femme, c’est déshonorer son mari. Violer une femme en utilisant un animal, c’est encore plus déshonorable. Si le lecteur souillait une femme, il déshonorerait son mari, mais aussi le Seigneur. Puisque le lecteur tire son honneur aussi du Seigneur, le lecteur se déshonorerait soi-même. La seconde moitié du verset revoit tout simplement la même interdiction, mais du point de vue de la femme. Ainsi, les interdictions réciproques soulignent que le lecteur ne peut déshonorer personne, surtout à travers la sexualité d’une femme.
Dans tout le chapitre, cette dernière étape est unique en ce qu’elle met l’accent sur un autre honneur que celui du lecteur, étant donné que le point de départ est l’honneur du Seigneur. Le lecteur doit protéger l’honneur de sa famille, parce qu’il s’agit également de l’honneur du Seigneur.
Pour finir, chacune des étapes ou séries du passage Lévitique 18:7-23 se rattache au principe qui les unit : « Personne ne s’approchera d’un parent de sa chair, pour mettre à découvert sa nudité : je suis le Seigneur. » (18:6). Par considération pour l’honneur, les trois séries redéfinissent qui est la « chair » du lecteur. La première série interdisent au lecteur de déshonorer sa parentèle biologique. Ensuite, la seconde série prolonge l’honneur à la parentèle par alliance (18:14-19). Finalement, la troisième étape inclut toute l’humanité dans la sollicitude du lecteur pour l’honneur, étant donné que tous les humains tirent leur honneur du Seigneur (18:20-23). En étendant l’honneur d’Israël aux non-Israélites, le Lévitique ordonne au lecteur de traiter Chanaan et l’Égypte comme eux ne l’avaient pas traité : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (19:18; cf. 19:34)37. Ainsi, le Lévitique 18 met Israël à part, par rapport à Canaan et à l’Égypte, en traitant Canaan et l’Égypte comme de la famille.
1Traditionnellement, les biblistes divisent le Lév. 18:7-23 en deux sections : Lév. 18:7-17 et 18:18-23, par convention. Pour un débat et une analyse détaillés des différentes positions, voyez Joanne M. Dupont, Women and the Concept of Holiness in the « Holiness Code » (Leviticus 17-26). Literary, Theological and Historical Context (thèse de doctorat, Université de Marquette, 1989) pages 92-96. Dans cette étude, personne ne suggère une division entre Lév. 18:19 et 18:20. Alors que la forme de 18:18-23 est différente de 18:7-17, cette division double ne tient pas compte de l’absence abrupte du syntagme-clef « tu ne mettras pas à découvert la nudité » à partir de 18:20. – NDA
2Adrian Schenker, « Quel rapport y a-t-il entre les prohibitions de l’inceste et les autres prohibitions du Lévitique 18 et 20 », in The Book of Leviticus. Composition and Reception, dir. Rolf Rendtorff et Robert A. Kugler, VTSup, SBL Press, Atlanta, 2003, page 163. Schenker pense que le Lévitique 18:6 est une introduction seulement pour le passage Lév. 18:7-18, étant donné que 18:19-23 ne traite des rapports familiaux d’aucune sorte. – NDA
3On ne peut pas ignorer la connexion du Lévitique 18:6 avec 18:7-23. C’est le seul précepte apodictique de tout le chapitre 18. Le 18:6 met en avant des termes qui seront répétés tout au long du passage : « chair », « ne pas s’approcher », « mettre à découvert sa nudité », « Je suis le Seigneur. » – NDA
4Exode 20:26 ; Isaïe 47:3 ; Ézéchiel 16:36-37 ; 22:10 ; 23:10, 18, 29. – NDA
5On fait honte à quelqu’un pour l’encourager à se corriger. Voyez le débat sur la honte chez Matthews, Gender-Related Legal Situations, pages 97-112, surtout 98. – NDA
6Même si le Lévitique 18:20-23 n’utilise pas le vocabulaire de la nudité mise à découvert, néanmoins, c’est l’honneur qui y est en jeu. Nous reviendrons à ces quatre versets en détail plus tard dans cet article, afin de comprendre comment ils élargissent le thème de l’honneur qui se trouve dans les autres interdictions. – NDA
7Il est intéressant de noter que les préceptes alternent entre ceux qui font référence à un parent biologique et ceux qui parlent des gens dont la nudité est celle d’un parent biologique. On aura une alternance similaire dans la troisième série de préceptes. – NDA
8James W. Watts, The Rhetoric of Ritual Instruction in Leviticus 1-7, in The Book of Leviticus. Composition and Reception, dir. Rolf Rendtorff et Robert A. Kugler, VTSup, SBL Press, Atlanta, 2003, pages 79-100. Watts considère la répétition et la modification comme figures de styles tout au long du Lévitique. – NDA
9L’anaplodiplose, en latin et anglais inclusio, est une figure de style, qui consiste en un motif qui entoure un texte, apparaissant à la fois au début et à la fin dudit texte, en bouclant la boucle. – NDT
10L’affirmation du Lévitique 18:7, « C’est ta mère (אמך הוא) ; tu ne mettras pas à découvert sa nudité » revient dans 18:13 : « Tu ne mettras pas à découvert la sœur de ta mère, car elle est la chair de ta mère (כי־שאר אמך הוא). » – NDA
11Toutes les sortes de sœurs y sont comprises. – NDA
12Il est communément admis que la famille israélite s’étend sur trois générations (la génération du chef de famille et les deux en-dessous) ou sur quatre (la génération du chef de famille, la génération au-dessus, les deux générations au-dessous) ; cf. Exode 20:6. Pour des explications détaillées sur la structure généalogique de la maisonnée israélite, voyez S. Bendor, The Social Structure of Ancient Israel. The Institution of the Family (BEIT’AB) From the Settlement to the End of the Monarchy , Simor, Jérusalem, 1996, pages 48-66 ; Philip J. King et Lawrence E. Stager, Life in Biblical Israel, Westminster John Knox, Louisville, 2001, pages 36-61 ; Madeline Gay McClenney-Sadler, Recovering the Daughter’s Nakedness. A Formal Analysis of Israelite Kinship Terminology and the Internal Logic of Leviticus 18 , dir. Claudia V. Camp et Andrew Mein, vol. 476, T & T Clark, New-York, 2007, pages 26-75 ; Leo G. Perdue, et al., Families in Ancient Israel, dir. Browning and Evison, Westminster John Knox, Louisville, 1997). Un compte-rendu des différentes explications pourquoi la fille n’est pas mentionnée dans ce code “exhaustif” de l’inceste peut être consulté chez Jonathan R. Ziskind, The Missing Daughter in Leviticus XVIII, 46, n° 1 (1996), pages 125-130. Ziskind suggère que la fille n’est pas mentionnée pour ne pas saper l’autorité paternelle dans sa propre famille. Si c’est le cas, cela apporte un argument en faveur de notre article. Mais il y a une autre explication : les relations énumérées sont représentatives de chacune des générations, ce qui élargit la liste de ceux qui sont la « chair » du lecteur. – NDA
13Pour plus de détails concernant l’organisation de la maisonnée dans l’Israël ancien, voyez S. Bendor, The Social Structure of Ancient Israel, pages 48-66. – NDA
14Victor H. Matthews, Honor and Shame in Gender-Related Legal Situations in the Hebrew Bible, in Gender and Law in the Hebrew Bible and the Ancient Near East, dir. Victor H. Matthews, et al., Journal for the Study of the Old Testament. Supplement Series , Sheffield, 1998), pages 104-108. – NDA
15Plusieurs exemples bibliques attestent qu’une telle chose n’était pas habituelle à des époques plus anciennes ; par exemple Jacob a épousé à la fois Rachel et Léa (Genèse 29-31). – NDA
16Une anaplodiplose délimite, cette fois-ci aussi, les limites de la troisième série. Le Lévitique 18:23 répète la phrase : « Tu ne coucheras pas pour te souiller avec » (לא־תתן שכבתך לטמאה־בה), également présente dans 18:20 : « לא־תתן שכבתך […] לטמאה־בה ». Sans même apparaître dans l’anaplodiplose de la troisième série, le vocabulaire du Lév. 18:6 apparaît quand même dans la série finale. À part dans les sections qui encadrent le chapitre, la phrase « Je suis le Seigneur » n’apparaît que dans 18:6 et 18:21. Ainsi, le lecteur traverse les trois séries ; il commence par la chair de toute parente, puis il est question d’autres personnes, pour finir avec le Seigneur. La forme de Lévitique 18:20 déplace doucettement le lecteur vers la troisième et dernière série d’interdictions. Le Lévitique 18:20 commence ainsi : « Avec la femme de ton prochain tu ne coucheras pas pour la progéniture » ou, plus littéralement, « Et à la femme de ton prochain tu ne donneras pas tes coucheries à semence » (ואל־אשת […] לא־תתן […] לזרע). Cette forme, « à la femme [une telle] ne fais pas X pour Y » est parallèle au début du passage Lévitique 18:19 : « Et de la femme qui a ses règles tu n’approcheras pas pour mettre à découvert sa nudité » (אל־אשה […] לא תקרב לגלות). – NDA
17David D. Gilmore, Introduction. The Shame of Dishonor, in Honor and Shame and the Unity of the Mediterranean (réd. David D. Gilmore, American Anthropological Association, Washington D.C., 1987), pages 10-11 ; Maureen J. Giovannini, Female Chastity Codes in the Circum-Mediterranean. Comparative Perspectives, in Honor and Shame and the Unity of the Mediterranean , op. cit., pages 61-74 ; Victor H. Matthews et Don C. Benjamin, Social World of Ancient Israel 1250-587 BCE, Hendrickson, Peabody, 1993, pages 180-181. – NDA
18De même, le détail « pour la progéniture » est dû, vraisemblablement, au fait que plus une maisonnée avait d’enfants, plus grand en était l’honneur (cf. Prov.). – NDA
19Jacob Milgrom, Leviticus. A Book of Ritual and Ethics, Fortress, Minneapolis, 2004, pages 197-200, 205-206. – NDA
20Cette seconde interprétation permet de comprendre le mot « donner, passer » (להעביר) de deux façons : l’une métaphorique, l’autre littérale. L’interprétation métaphorique s’imagine que la progéniture change de territoire géographique lorsqu’elle est dédiée à une autre divinité. L’interprétation littérale serait le fait que la progéniture déménagerait vers un pays où l’on adore Moloch (cf. la version samaritaine), en devenant ainsi la propriété de Moloch. – NDA
21Julian Pitt-Rivers, The Fate of Schechem or the Politics of Sex. Essays in the Anthropology of the Mediterranean, Cambridge Studies in Social Anthropology 19, dir. Jack Goody, Cambridge University Press, Cambridge, 1977, page 166. – NDA
22Cf. Exode 13:13-15 ; 34:20 ; Nombres 18:15-16. – NDA
23Milgrom, Leviticus, pages 196-197 et 206-207. Milgrom croit qu’il s’agit d’une interdiction de l’homosexualité, limitée à un groupe restreint. De plus, Milgrom pense que le principe derrière tous les préceptes de Lévitique 18 serait la perte de sperme, source de vie. – NDA
24Plus exactement, Jacob Milgrom, op. cit., dit que « les relations neveu-oncle, grand-père-petit-fils, beau-père-beau-fils sont interdites aussi. Ceci implique que l’interdiction homosexuelle ne se réfère pas à toutes les relations entre deux mâles, mais seulement à celles entre des membres du cercle familial. Toutefois, les relations homosexuelles entre non-parents ne sont ni interdites, ni pénalisées. » – NDT
25La femme appartient à un autre homme, puisque lui seul a accès au lit de celle-ci. Olyan considère que זכר est un terme plus général et universel pour « homme » (Jerome T. Walsh, Leviticus 18:22 and 20:13. Who is Doing What to Whom ? 120, n° 2, 2001, page 205). – NDA
26Lév. 15:4, 5, 21, 23, 24, 26. – NDA
27Gen. 49:4 ; Exode 7:28 ; 21:18 ; Lév. 15:5, 21 ; 2 Sam. 4:7, 11 ; 11:2, 13 ; 13:5 ; I Rois (III Règnes) 1:47 ; II Rois (IV Rois) 6:12 ; Job 7:13 ; 33:19 ; Ps. 4:5 ; 36 (35):5; 41 (40):4 ; 149:5 ; Prov. 7:17 ; 22:27 ; Eccl. 10:20 ; Cant. 3:1; Isaïe 57:2, 7, 8 ; Ézéchiel 23:17 ; Osée 7:14 ; Michée 2:1. – NDA
28Nombres 31:17, 18, 35 ; Juges 21:11, 12.
29Cette phrase nous semble le clef de la traduction du passage qui nous intéresse ; c’est pourquoi nous la mettons en gras. – NDT
30En général, את associé à un substantif sans article – en l’occurrence « [un] homme » – indique qu’au plus souventאת signifie « avec » (William L. Holladay, את dans A Concise Hebrew and Aramaic Lexicon of the Old Testament, version 7.0.012g. 2006) – NDA
31תשכב est au singulier, parce que cela s’adresse encore au lecteur ; les actes d’un autre homme ne sont pas interdits par ce précepte. Ceci veut dire que l’autre homme est responsable de la femme, qui est, donc, son épouse ou sa concubine. – NDA
32Mary Douglas, Leviticus as Literature, Oxford University Press, Oxford, 1999, pages 166-169, dit que תועבה devrait être traduit par « haïssable », qui exprime mieux le fait que תועבה exprime une action. – NDA
33On ne précise pas si cette relation est simultanée, c’est-à-dire un ménage à trois ou une partouze, ou bien s’il s’agit de deux hommes ayant des rapports avec une femme à des moments différents, à savoir une aventure ou une liaison adultère. – NDA
34Ceci a des implications intéressantes sur l’endogamie d’Israël, surtout en rapport avec les compréhensions anthropologiques de l’endogamie, comme chez Carol Delaney, Seeds of Honor, Fields of Shame in Honor and Shame and the Unity of the Mediterranean , dir. David D. Gilmore, American Anthropological Association, Washington D.C., 1987, pages 35-48 ; ou chez Lester E. Grabbe, Leviticus , dir. Whybray, Sheffield Academic, Sheffield, 1993, pages 78-79. – NDA
35Grammaticalement, la prépositionב avec un verbe désigne souvent un instrument ou un moyen par lequel l’action est accomplie. Dans ce cas, la préposition indique que le lecteur ne peut pas avoir de rapports sexuels en utilisant un animal. – NDA
36Dans le dictionnaire de Brown-Driver-Briggs, נתן ne fait pas partie des verbes avec lesquels la préposition indiquerait un complément d’objet, comme c’est le cas pour : toucher, serrer, frapper, atteindre, remplir, gouverner, ainsi que les verbes de perception, émotion ou parole. – NDA
37Rainer Kessler, The Social History of Ancient Israel. An Introduction, trad. Maloney, Fortress, Minneapolis, 2008, pages 57-59. Voyez également J. Joosten, People and Land in the Holiness Code. An Exegetical Study of the Ideational Framework of the Law in Leviticus, 17-26, vol. 67, Brill, New-York, 1996), pages 76-77. – NDA
Communion Anglicane Libre Internationale
Notre communauté a transitionné depuis la Convocation des Églises Épiscopales en Europe à la Communion Anglicane Libre Internationale.
La Communion Anglicane Libre s’est formée en 1897 par l’union de trois Églises. Depuis lors, elle s’est étendue dans le monde entier (24 pays à ce jour, dont 5 en Europe). Elle est une union d’Églises nationales, autonomes. Étant donné qu’en Belgique nous sommes la première congrégation, et que nous n’avons pas d’évêque belge, nous sommes rattachés à Mgr Laurent Lenne, évêque de La Seyne-sur-Mer (France), et primat pour l’Europe.
Les Églises européennes de notre Communion remontent à Mgr Carlos Duarte Costa, ancien évêque catholique-romain brésilien excommunié par Rome parce qu’il avait dénoncé des abus du Vatican.


