18 heures 27

Son visage pourrait se dessiner lentement entre les volutes de fumée, un cigarillo aux notes de cuir peut-être, l’angle de la mâchoire qui ferait penser qu’il est encore jeune laissant entrevoir des favoris poivre et sel, ou l’aile du nez ni trop charnue, ni trop émaciée encore ouverte pour humer les saveurs du tabac, ouPoursuivre la lecture de « 18 heures 27 »

Ce jour

D’ici, tout est linéaire et clair. Les petits cubes blancs montrent chacun les dos bigarrés des livres, ou plutôt les lettres noires des livres de poche, crème des livres de classe, dorées des livres d’étude. Chaque casier possède ainsi son harmonie de taille et de couleurs, de majuscules et minuscules, un peu sur le garde-à-vous,Poursuivre la lecture de « Ce jour »

l’émoi du silence

Je lève la tête du livre que j’étais en train de lire. Tout est silence. Mais de ce silence dont ne commence à en pénétrer le sens qu’en écoutant l’écho produit en soi. Tôt ce matin, j’étais allé jusqu’à la mer. Par ce temps de pluie, je traverse des rues où l’homme est rare, lesPoursuivre la lecture de « l’émoi du silence »

Bibliothèque des livres envolés

Ma bibliothèque n’est pas très grande, quatre étagères (et encore) sur deux mètres cinquante. D’autres espaces sont autant de bibliothèques apprivoisant les lieux, mais celle-ci est, pourrait-on dire, le lieu solide et certain du regard extérieur et intérieur sur les mots et leurs histoires. Encore que solidité ne soit qu’un substantif évanescent au point dePoursuivre la lecture de « Bibliothèque des livres envolés »

pataphysique de l’ espressino

Si la tristesse de ne plus trouver en sa mémoire l’odeur du mimosa, celle des pierres chauffées au soleil ou de la brise qui agite mollement les feuilles sèches a pu ternir mon regard; si un certain désespoir de ne plus sentir dans mon cœur ce brusque élan comme cette rougeur aux joues au regardPoursuivre la lecture de « pataphysique de l’ espressino »

Schizzichèa

Gris impalpable du ciel, feuilles vert sombre égratignées par les quelques gouttes voletant dans l’air, l’air qui pétille au contact du visage qui voudrait l’exposer tout entier à la pluie légère mêlée au vent. On ne peut. Alors, les yeux avalent goulûment les couleurs lumineuses, le frais des arbres, les gris de la ville. Alors,Poursuivre la lecture de « Schizzichèa »

Persévérer

Comme une main noueuse, les doigts s’enfonçant dans la chair de la terre, la souche restait fermement ancrée au sol. L’image le troubla par ce vivre intense alors que le tronc était scié net et perdu, ailleurs, autre chose de bois. Mais l’arbre était bien là, non pas un fantôme, mais bien un arbre d’âmePoursuivre la lecture de « Persévérer »