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Projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public : Intervention de Robert Badinter au Sénat (séance du 14 septembre 2010)

Madame la présidente, madame la ministre d’État, mes chers collègues,

toutes les convictions qui se sont exprimées au cours de ce débat sont honorables, et je conçois parfaitement qu’une diversité d’approches se manifeste, notamment sur le plan juridique, dès l’instant où, unanimement, nous condamnons le port de la burqa ou du niqab.

Je commencerai par deux observations d’ordre juridique.

Je souhaite d’abord adresser une recommandation à Mme la présidente, en ce qu’elle représente le président du Sénat. Quel que soit le texte voté, il faut que le président du Sénat, comme celui de l’Assemblée nationale, le défère au Conseil constitutionnel. Je rappelle que le Premier ministre a demandé l’avis du Conseil d’État, mais qu’il ne l’a pas suivi, en tout cas pas complètement, et que, sur cette question, l’Assemblée nationale a adopté une position différente. Par conséquent, le risque existe. Je n’aurai garde de prendre part à la discussion sur l’étendue de ce risque. Il revient maintenant au Conseil constitutionnel de se prononcer pour savoir si ce texte est constitutionnel ou non. Il doit être saisi immédiatement pour éviter que ne perdure une sorte d’indécision juridique, toujours préjudiciable quand il s’agit d’une question de cette importance, et que l’on soit contraint d’attendre l’inévitable question prioritaire de constitutionnalité. Je souhaite que cela soit fait. Je ne suis pas absolument convaincu que ce ne soit pas déjà l’opinion du président du Sénat et de celui de l’Assemblée nationale.

Sur la conventionnalité, ensuite, je formulerai deux remarques. Dans un arrêt du 13 février 2003, la Cour européenne des droits de l’homme a adopté une position très claire sur les mesures d’interdiction de tous ordres prises par le gouvernement turc, soulignant qu’elles étaient parfaitement compatibles avec la Convention européenne des droits de l’homme. En 2010, une nouvelle décision est intervenue, dont il a été fait état au cours de ce débat : il s’agissait d’hommes portant des tenues montrant leur adhésion à une fraction religieuse extrême. Je le précise pour une raison simple : la Cour européenne des droits de l’homme a souligné que le problème était d’ordre religieux. Or la question dont nous débattons aujourd’hui n’est pas celle de l’atteinte à la laïcité. C’est celle de l’égalité des femmes et des hommes, de l’égalité de droits, de condition, de la dignité et de la liberté des femmes, toutes choses qui n’étaient pas soumises à la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt du 23 février 2010. Il n’est pas indifférent de le rappeler.

J’en viens à mon propos essentiel : pourquoi vais-je voter ce projet de loi ?

N’étant pas naïf, je sais très bien quelles étaient les motivations politiciennes à l’origine de ce besoin soudain de légiférer dans ce domaine. Je laisse toutefois cela de côté… Certains se rendent dans les pays du Golfe et y constatent les progrès accomplis en matière de condition des femmes. D’autres, comme moi, s’intéressent à la vie des instances des Nations unies, en particulier du Conseil des droits de l’homme à Genève.

J’ai eu l’occasion de le dire aussi bien à la commission des affaires européennes qu’à la commission des affaires étrangères, nous ne devons pas nous aveugler : nous sommes en présence de deux visions des droits de l’homme et nous vivons l’un des affrontements idéologiques les plus durs que nous ayons connus depuis les années de la guerre froide. Ce conflit n’est pas, en effet, sans rappeler le temps où les communistes considéraient que s’opposaient deux visions des droits de l’homme, l’une bourgeoise, l’autre socialiste. Aujourd’hui, toutefois, il s’agit d’autre chose.

Au sein de ces instances, nous avons constamment face à face, d’un côté, tous les États démocratiques, qui soutiennent le principe de l’universalité des droits de l’homme, et, de l’autre, les États qui répondent que les droits de l’homme sont un cadeau fait par Dieu à l’homme pour le rendre plus heureux sur cette terre, mais qu’ils doivent être interprétés à la lumière de la charia.

Je pourrais citer un nombre important de textes qui reprennent cette position. Il n’est qu’à lire la dernière résolution proposée et votée sur l’initiative de la République islamique d’Iran lors de la 35e session du conseil des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique, qui réaffirme cette doctrine. Nous sommes bien là en présence d’un conflit majeur, en particulier pour les laïcs que nous sommes.

Lorsqu’interviennent des questions essentielles, telles que la peine de mort ou la résolution adoptée par le même conseil des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique en 2004, à la suite d’une protestation de l’Union européenne, sur la lapidation des femmes, cela prend tout son sens. La réponse fut : cela ne vous regarde pas, l’Union européenne n’a pas, au nom de sa conception des droits de l’homme, à nous donner de leçons sur ce que doit être la loi islamique.

Or il est des principes avec lesquels nous ne pouvons transiger, notamment celui qui nous occupe aujourd’hui, à savoir le principe fondamental, presque primordial, de l’égalité entre hommes et femmes. Nous ne cessons d’œuvrer pour le faire entrer plus avant dans nos sociétés.

Or, ce principe est défié. Et ceux qui le défient le font, croyez-moi, en connaissance de cause, pour tester nos facultés de résistance.

On ne peut pas transiger avec ce principe, s’accommoder d’un signe, d’un signal, d’une tenue. Car le voile est porté où, et par qui ? Ce sont les talibans qui contraignent les femmes à porter la burqa. Dès que les talibans prennent ou reprennent le pouvoir, la burqa devient obligatoire et, parallèlement, les filles sont retirées des écoles. C’est à ce moment-là que le port de la burqa prend toute sa signification. Au-delà même du port du voile intégral dans la rue, il faut voir le symbole qui est transmis, exprimé, inscrit dans cette tenue. Nous devons donc réagir. Il s’agit, je le répète, d’un principe avec lequel nous ne pouvons pas transiger, que nous ne pouvons pas abandonner.

Je rappelle simplement, mais c’est essentiel, que le droit à la liberté d’opinion figure dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. À l’époque, on avait précisé, ce qui était singulier, « même religieuse » ! Alors, la liberté d’opinion religieuse ? Oui ! La liberté de pratiquer sa religion ? Oui ! La laïcité les garantit à chacun.

Mes chers collègues, en interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, vous n’empêchez personne de pratiquer sa religion. Ce n’est pas une dragonnade ou une inquisition ! Nous favorisons au contraire, comme je le souhaite, par la construction de mosquées et par l’expression constante de notre sympathie, de notre amitié, la garantie à tous ceux qui le veulent d’exercer leur croyance et leur foi.

En interdisant le port du voile dans l’espace public, vous n’empêchez pas celles qui le veulent de pratiquer leur religion, mais vous ne tolérez pas que les éléments les plus intégristes et les plus fanatiques affichent et proclament leur vision, que nous ne pouvons pas accepter, d’une société où les femmes disparaissent de l’espace public et ne sont plus que des fantômes.

Cela, non ! Et c’est la raison pour laquelle je voterai ce projet de loi. (Applaudissements sur l’ensemble des travées.)

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Polé polé, hakuna matata !

JAMBO !!
 
ça veut dire "Bonjour" en swahili
 
J’ai passé des vacances maaaagiques !
Nous avons passé 10 jours au Kenya, c’était magnifique, un voyage de privilégiés, de pachas, d’enfants gatés. Nous avons visité des parcs nationaux pour voir les animaux en liberté, pendant une semaine, c’était grandiose. On avait un "chauffeur – guide qui s’occupait de tout, en français et avec le sourire ! Même quand on est tombés en panne en pleine savane il est resté très pro, il a appellé un pote avec la CB et … mais je vous raconterais peut être une autre fois.
Fille troisième a pris des milliers de photos splendides, elle étrennait son tout nouvel appareil photo avec des objectifs qui permettaient des photos de loin. Ceci dit, quelquefois les bestioles étaient vraiment tout près, on était dans un minibus Nissan avec toit soulevé en mode "safari", tout bien.
On était logés dans des "lodges" luxueux, même la fois où on était "sous la tente" il fallait voir la "tente" !! Il fallait juste jamais jamais boire l’eau du robinet (on avait des pastilles pour traiter l’eau pour se laver les dents) et se tartiner d’anti-moustique.
On a fini le séjour " à la plage" dans la région de Mombassa, dans un hôtel "holywoodien" et là on a bullé à la piscine, on a passé du temps au salon de beauté, trop gatés c’est sûr !!
On lit partout que les Kenyans sont gentils, hé bien pour autant que je puisse en juger c’est vrai, on nous a chouchoutés, jambo jambo karibu (bienvenue) et des sourires tout le temps.
Voilà, le retour a été rude, et quand j’ai vu les affiches dans le métro, j’en avais la chair de poule…
Ils nous disaient "vous revenez l’année prochaine!" et quand on leur explique que c’est trop cher, " vous travaillez beaucoup beaucoup et vous revenez vite !"
Plein de souvenirs en tous cas, et les photos …
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Polé  Polé
c’est la première chose qu’on nous appris : en Afrique il faut y aller "polé polé" doucement doucement
Hakuna matata ce n’est pas une invention des studios Disney, c’est une phrase en swahili qui veut dire "pas de problème" "tout est ok" l’équivalent du "pa ni pwoblèm" des antillais !
 
 
 
 
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Bon, ça, c’est fait …

 
Bon, Fille troisième a eu son bac avec mention Assez Bien, elle a loupé Bien de peu, on est fiers comme tout.
 
J’ai bien fêté mon 50° anniversaire, ça m’a donné du boulot mais franchement ça vallait le coup, je suis très contente.
Presque tous mes invités ont pu venir, je n’ai pas pu passer autant de temps que je souhaitais avec chacun, mais j’ai l’impression que c’était réussi.
J’ai vu mes filles danser, j’ai eu de beaux cadeaux, tout était super.
J’ai noté que Pierre et Banana n’ont pas souhaité mon anniv, je suis qu’à moitié déçue, Pierre y me fait la tête depuis que j’ai oublié le sien, d’anniv, et Banana, ben c’est pas son truc, mais bon quand même…
 
 
 
Et maintenant, je prépare notre départ en vacances, je serais partie du 23 juillet au 2 août, je ne dis pas où mais j’espère avoir de super photos à partager au retour !
 
 
 
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Les jours du bac …

 
Fille troisième passe le bac.
 
 
Elle est partie ce matin, dans un léger effluve de Givenchy Absolutly Irresistible, en chantant "Waka waka" la chanson de Shakira pour la coupe du monde.
 
Y paraît qu’y en a qui stressent, y paraît ….
 
Aujourd’hui elle passait la philo : "L’art peut il se passer de règles ?", demain c’est l’histoire-géo.
 
 
Je lui ai demandé de se fouler un peu l’os du foie pour avoir une mention, on verra si ça a servi. Pas de menace, pas de promesse, ni carotte ni bâton, juste qu’elle en est capable et que ça nous ferait plaisir, voilà.
 
Résultats le 6 juillet.
 
 
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Level up

Dans sept semaines, je "level up"
 
 
50 carats = 10 grammes de citrine
 
50 bougies sur le gâteau, ou alors une bougie et 50 gâteaux, c’est plus mon genre
50 balais pour pousser les chagrins et faire de la place aux prochains petits bonheurs
50 piges pour garder l’esprit ouvert et curieux
50 berges pour aborder les prochaines premières fois
50 étés et combien d’autres à venir ?
J’ai jamais fait de liste " à faire avant d’avoir 50 ans" alors j’ai pas de "retard sur mon programme"  
Quand j’avais 20 ans, je pensais que je passerais ma vie en guadeloupe, que je serais gynécologue et que j’aurais 5 enfants, 3 garçons et 2 filles.
Rien ne s’est passé comme "prévu" mais aucun regret, je me trouve bien chanceuse dans l’ensemble.
 
 
 
Sans transition, une petite devinette en image : qu’est ce que ceci ?
 
 
 
Ce sont des préservatifs sur le bureau de l’infirmier au lycée
 
 
 
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Cui cui cui

 
Nous aimons beaucoup les "oiseaux du ciel", alors nous leur donnons à manger.
 
 
La vieille mangeoire était bien délabrée après de longues années de bons et loyaux services,
 
 

 
 
 
 
 
alors Zig en a refait une neuve,
 
 
 
 
 
 
 
et je l’ai peinte.
 
 
 
pour le moment elle sèche, quand elle sera en place je referais une photo.
 
 
 
ET VOILÀ !!
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Au zoo de Montpellier

 

On rencontre tout plein de personnages intéressants, voyez plutôt :

Pierre sur la plage au Maroc

 

 

Chananna et Roudoudou

 

Ray-nocéros

 

 

Zag en pleine forme après son hibernation

 

Grace avant la visite chez l’esthéticienne

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Et ça continue !

 
Il neige à gros flocons sur Montpellier, c’est la première fois cet hiver, jusqu’ici on était les seuls à y avoir échappé !!
 
 
 
 
 
 
 
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On se gèle !

 
Nous avons passé le week end du 13 février dans la région d’Orange, on a utilisé la Smartbox-cadeau de Noël de Noël  ^^ .
On a visité Orange, le théatre antique, l’arc de triomphe,
On est allé voir Chateauneuf du Pape et on a trouvé une cave ouverte pour acheter du vin, ensuite on s’est balladé à l’Isle sur la Sorgue (c’était jour de marché dimanche), puis Fontaine de Vaucluse et Gordes.
 
Hé ben on a eu FROID mais FROID ! on s’est gelés, pelés, glagattés !
C’était super comme ballade, mais on était contents d’avoir gants, bonnets, écharpes.
À Chateauneuf du Pape, les vignes poussent dans la BANQUISE, à l’Isle sur Sorgue il y a des roues à aube COUVERTES DE GLACE, à Gordes il y avait un mur entier nappé de stalactites de glace !
 
C’est officiel, le cercle polaire passe maintenant à Nîmes, et encore, pour combien de temps ??
 
 
 
 
 
 
                                  
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L’herbe sous les pieds

 
 
               Le type est entré, a levé le bras, visé, tiré.
  Pourquoi ? Je ne le saurai jamais. On est lundi. Il est 11h28 et je suis mort.
  La semaine commence bien.
  C’était la première fois que je voyais une arme. En vrai. Ça m’a été fatal.
  Cinq balles, cinq victimes. Carton plein.
  A la fête foraine, le gars aurait décroché le gros lot. Sûr.
 
 
            

 
 
Ce sont les premières phrases du premier roman de Rémi Viallet.
Je l’ai pas encore lu, je l’ai acheté lors d’une "rencontre avec l’auteur" il y a quelques jours.
Rémi est acteur, photographe, auteur de plusieurs pièces de théatre, et depuis peu romancier.
Il a lu quelques extraits de son livre, ça donnait vraiment envie.
Quand je l’aurais lu, je vous dirais ce que j’en pense
vous pouvez aller voir son site de photographe  et aussi ça
 
 
                         
 
 
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